mai 062014
 

Ils sont nombreux ces petits mecs au cours des 15 dernières années à m'avoir expliqué la vacuité de mes combats féministes.
Les bars interdits aux femmes seules ? Oui mais le viol c'est plus grave.
La féminisation des noms de métier ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les femmes à moitié nues dans des vitrines de grands magasins ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les chanteurs qui massacrent leur compagne ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Le Mademoiselle ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les scénaristes de série à succès qui disent des conneries sexistes ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les humoristes qui embrassent de force des filles dans la rue ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les femmes interdites dans les sous-marins ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les stabilos pour femmes ? Oui mais le viol c'est plus grave.
Les photos volées ? Oui mais le viol c'est plus grave.

La burqa en Afghanistan avait apporté, au début des années 2000, une grande bouffée d'air frais à ces petits mecs qui ne savaient plus bien quoi évoquer pour qu'on ferme nos gueules. Instrumentaliser ce que vivaient les femmes afghanes a permis à tout ces petits mecs d'essayer de nous faire taire. En vain.

Mes combats n'étaient pas assez sérieux. Pas un vrai combat. Occupe toi des vrais combats, occupe toi du viol, m'a-t-on dit. Alors j'ai parlé du viol. Mais j'en ai mal parlé dites donc. J'ai culpabilisé les hommes. Je n'ai pas été assez pédagogue. J'ai fait peur. J'ai fait croire qu'il y avait des violeurs partout. C'est qu'elle ne veut pas nous éduquer.  C'est qu'elle ne veut pas nous parler alors qu'on cherche juste à dialoguer lorsqu'on la traite de connasse à moitié folle. Mais pourquoi n'ai je pas parlé du viol comme les petits mecs voulaient que j'en parle ?
Oh je ne suis pas la seule. Toutes les féministes parlent mal du féminisme. Toutes les féministes dégoûtent les pauvres petits mecs du féminisme  et après ils ne veulent plus l'être alors qu'ils étaient totalement impliqués à la base, si on vous jure.
Les petits mecs avaient cru comme leur père et leur grand-père que le féminisme coïnciderait avec une libération sexuelle où les femmes seraient à leur disposition pour baiser, sans exiger le mariage et sans les faire chier plus que cela. Mais c'est qu'on ne s'est pas arrêté là dites donc et qu'on a exigé des droits. C'est qu'on n'est pas malines nous autres, à rien faire qu'à embêter les hommes, pourtant plein de bonne volonté. C'est qu'on est pénible à leur signaler que les discriminations vécues par les femmes ont peut-être un quelconque rapport avec eux.

La crise et la totale dépolitisation de ces sales petits mecs les a conduits à adopter une vague posture cynique, vaguement détachée - sauf devant un page rank evidemment - qui consiste à courageusement attaquer sur tous les réseaux sociaux, les minorités. Un combat un peu beau, un combat un peu propre, un combat un peu compliqué et ils viennent avec leur haine sous le bras comme un gosse resté au stade anal.
Ils pensent que te traiter de gouine mal baisées est juste une figure de style un peu exagérée, une façon de parler. Te comparer aux nazis devient juste un moment un peu rigolo entre potes où on "énerve les féministes".
Pensez, ils se sont persuadés que le mâle était en pleine crise identitaire. La génération Beigbeder qui a cru que bosser dans la pub et niquant des gamines à peine majeures faisait de toi quelqu'un de cool.
Ils ne foutent rien, jamais - t'expliquant que cela ne sert à rien donc mieux vaut rester assis sur son cul - ; les réseaux sociaux c'est pas du sérieux hein vous nous faites chier. Et va donc t'occuper des vrais combats dans la vraie vie. N'encombre pas les réseaux avec tes problèmes de bonne femme.

Ils se pensent ouverts d'esprit parce qu'ils regardent une triple anale, l'air détaché, en bouffant leur repas paléo dégueulasse. Le mec de droite avance à découvert et nous explique clairement que l'égalité hommes/femmes, homos/hétéros ne passera pas par lui. Le sale petit mec, qui se pense vaguement libertaire, ne réalise pas encore tout à fait que la perte de ses privilèges l'emmerde. Il n'arrive à pas à s'avouer qu'il est une merde réactionnaire qui, passées ses trois blagues de cul, est aussi confit en dévotion qu'une vieille bigote. Alors il trolle. Alors il hait.
Oh il aime bien les homosexuels hein. Aucun souci. M'enfin on va pas exagérer et arrêter de se traiter de pd entre potes. On déconne on te dit. Tu nous fait chier sur un "pd" alors qu'il y a des lois anti homosexualité en Ouganda ? Il est où ton vrai combat ?

Il se persuade que le politiquement correct c'est le féminisme. Ou est-il allé chercher cela ? A quel moment exact de sa vie d'âne inculte a-t-il cru que les femmes avaient les mêmes droits que les hommes ? A quel moment a-t-il pensé qu'on formait un lobby puissant, tellement puissant qu'on n'a aucune place dans aucun cercle de pouvoir ?

Nous étions 50 hier devant l'ambassade du Nigeria. 99% de femmes. Aucun de ces sales petits mecs donneurs de leçons. Aucun de ces sales petits mecs à la moralité de curé. Aucun de ces sales petits mecs trop contents de rester planqués derrière leur smartphone, à ne rien foutre, trop occupés à préparer leur prochaine punchline.
J'ai vaguement cru - comme à chaque fois - que des lycéennes enlevées, violées, battues, par un groupe de tarés et dangereux arriverait à mobiliser l'attention de ces sales petits mecs. J'ai vaguement eu l'espoir qu'ils pouvaient et nous troller la gueule et se mobiliser.
Glorieuse et totale indifférence. Ils sont curieusement, totalement silencieux. Je réalise à chaque fois, parce que je suis optimiste, parce que je ne veux pas y croire, parce que je n'arrive pas à croire, qu'ils se contrefoutent des droits des femmes.

Ces sales petits mecs. Si haineux. Si droits dans leurs certitudes du F2 dans Paris à 1500 euros par mois.  Où étiez vous hier.

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  190 réponses sur “Les sales petits mecs”

  1. Wahoo. Un texte parfait. :)

  2. Oui mais tu comprends y'a plus grave parce que [Argumentum ad nauseam]...

    Merci de ne jamais avoir baissé les bras CrêpeGeorgette ;)

  3. Je n'étais pas au courant de cette manif', mais je suis de tout coeur avec vous. Ne laissez personne dicter ce que votre conscience vous dit de faire, surtout pas ces petits cons. Texte très fort!

  4. Avoir quand même pu mobiliser 50 personnes en quelques jour pour des filles noires enlevées dans un pays de sauvages par des sauvages, et qui ne ressentent pas le viol comme aussi grave que pour nous parce qu'elles sont noires et donc encore un peu animales, c'est une belle prouesse... ;-)

    Sans rire, c'est peut-être mon naturel optimiste, mais les manifs devant les ambassades réunissent rarement les foules. Même quand ce sont des groupes organisés comme des syndicats et des partis politiques qui appellent à un rassemblement, on atteint rarement les 1000 personnes. Donc franchement, c'est une belle opération d'avoir réuni 50 personnes juste par les réseaux sociaux pour une cause assez lointaine pour le commun des Français. Félicitation !

  5. MERCI Valérie!

  6. Merde, Valérie, t'as toujours le mot juste.

  7. [...] Ils sont nombreux ces petits mecs au cours des 15 dernières années à m'avoir expliqué la vacuité de mes combats féministes. Les bars interdits aux femmes seules ? Oui mais le viol c'est plus grave. La féminisation des noms de métier ? Oui mais le viol c'est plus grave. Les femmes à moitié nues dans [...]  [...]

  8. Le texte est fort, sa conclusion étrange. Un mec c'est rien, 49 filles, c'est pas beaucoup au regard de la situation. Alors indifférence, fatalisme (ce qui serait pire) ou mode de protestation peu mobilisateur parce que peu convainquant ?

    • heu, tu veux dire que les mecs se sont pas laissé avoir EUX, a ce mode de protestation tellement inutile par rapport a rien faire ???

      • Drôle d'interprétation. Il me semble que ça veut plutôt dire que la majorité des femmes ont considéré que cela ne servait à rien (49 présentes, c'est une ultra-minorité, même si on se restreint à la population militante).

        Intuitivement, il me semble que, malheureusement, manifester devant une ambassade c'est un peu comme pisser dans un violon. Un pays étranger a peu de raisons de se soucier de l'opinion publique française (je me trompe ?).

  9. J'ignore si vos combats sont vains, mais cet article l'est.

    • "Cet article est vain". Le Juge a parlé, Amen! Pas un seul argument? Sérieusement?
      Moi j'en ai un: Mais qui êtes-vous pour imaginer que votre avis compte? Pour vous il est vain, pour d'autres il ne l'est pas. Ça n'aidera pas les femmes dont il est question en pratique, mais n'est-ce pas humain de penser à quelqu'un qui vit un tel cauchemar? Non même pas? Valérie au moins est sur terre pour quelque chose. Pathétique, et là vous voyez, mon avis est très subjectif contrairement au vôtre...

    • Cqfd. Tu viens de démontrer par ton commentaire ce que Crêpe Georgette explique justement dans son article.
      Oh, ironie !

  10. "Oh il aime bien les homosexuels hein. Aucun souci. M'enfin on va pas exagérer et arrêter de se traiter de pd entre potes. On déconne on te dit. Tu nous fait chier sur un "pd" alors qu'il y a des lois anti homosexualité en Ouganda ? Il est où ton vrai combat ?"

    Pour le coup, et sans que ça n'enlève rien à ta critique du caractère suffisant et arriéré des "petits connards" dont tu parles, l'appropriation du terme pd comme un synonyme d'homo acceptable me semble une meilleur alternative que le bannissement de son utilisation. On donne beaucoup plus de pouvoirs à l'expression si on l'interdit.

    D'autant qu'en terme de rythme, ça sonne beaucoup mieux dans une phrase, et qu'on manque cruellement de façons d'évoquer les gays. (considération d'esthète, certes)

    • J'ai buggé sur ta phrase.... j'espère que tu ne voulais pas dire que "pd" était synonyme de "homo acceptable"? (si oui, tu viens de me choquer! Quand on traite /définit quelqu'un de "pd" , c'est tout sauf faire référence à quelqu'un d'acceptable, c'est une insulte et ça ne fera jamais référence à quelque chose/quelqu'un d'acceptable)...
      Peut-être que tu voulais dire que c'est "l'appropriation du mot" qui est "acceptable" ?.
      "on donne plus de pouvoirs à l'expression si on l'interdit"... Oui et non. Certains mot ont finit par devenir peu commun parce qu'on a fini par comprendre la dégueulasserie que sous-entendait ces mots.
      Le N-world n'est pas plus puissant qu'avant.... il est toujours connoté du même caractère raciste... c'est juste que les gens ont "enfin" compris à quel point l'utilisation du mot l'était.
      Ça sera la même chose avec certains mot comme "pd", "tafiole" etc, quad les gens se rendront compte à quel point leur utilisation est homophobique, ils arrenteront peut-être de l'utiliser !
      Mais nier son caractère homophobique, c'est se voiler la face.
      La même chose pour "salope/pute" pour désigner une femme...

      "on manque cruellement de façon d'évoquer les gays".
      tu as oublié de préciser "de manière neutre ou non péjorative".
      Car ouvres un dico des synonymes, y en a plein mais tous connoté péjorativement ....
      Donc oui le mot "cruellement" est bien choisi... c'est cruel, triste, et révélateur de voir que tous les mots français se référant aux homosexuels (et particulièrement masculins) sont péjoratifs....
      Personnellement j'ai plus de considérations pour la sémantique que pour l'esthétique. Surtout quand il s'agit de s'adresser à quelqu'un avec respect, ou qu'on discute simplement de l'opportunité d'utiliser ce mot!
      Argumenter que "pd" ça sonne mieux donc laissez moi l'utiliser .... euh ... je vois juste quelqu'un qui veut continuer à utiliser un mot péjoratif sans se soucier de son sens. Inconscience ? Déni de privilège ? Abus de domination ? continuité de la discrimination ? Stigmatisation d'une population ? Discrimination sur une pratique sexuelle ? Mépris de l'individualité pour la ramener à une pratique sexuelle ? Ah non , c'est juste que ça sonne mieux !
      Ah bah si ça sonne mieux ... hein...

      Sinon crepegorgette , bravo pour ce texte ! j'aime tous tes textes d'ailleurs, même si c'est mon premier commentaire chez toi, mais je voulais t'encourager à continuer malgré tout!
      Ton texte exprime tellement bien ce que les féministes subissent :
      -je parle de ça --> non mais c'est ridicule, y a plus important
      -je parle d'un truc "important" --> non mais tu exagères , et puis y a des pays où c'est pire, estimes toi heureuse de vivre ici
      -Je parle d'un truc important et horrible qui se passe pas en France -> non mais c'est des barbares, on sait que c'est pas bien, ça fait pas avancer le débat. et puis c'est ailleurs, d'où ça te concerne ? Tu risques pas de vivre ça ici!
      Et la boucle recommence!
      Pfffff *fatigue fatigue*

      • Il fallait effectivement comprendre acceptable vis à vis de son utilisation.

        Les sens et les mots changent, le slang rentre dans le dictionnaire et des mots disparaissent de la bouche des gens.

        Quand un pote t'appelle bâtard (je m'avance un peu en supposant que tes potes le font) après que tu l'aies charrié (je m'avance également en supposant que tu charries tes potes) j'imagine que tu ne le prends pas comme le renvoi à ta condition d'enfant illégitime comme c'était le cas il y a quelques siècles de cela ?

        Je pense - peut-être candidement - que d'un point de vue d’efficacité, s'approprier un mot tel que pd et rendre banalement nominative a plus de chances de réussite que l'arrêt de son utilisation. De toute façon, les homophobes l’utiliseront quoi qu'il arrive, donc à mon sens, autant rendre inefficace leurs balles. Je ne suis pas dupe, il y aura éventuellement un mot pour remplacer le précédent si ce dernier perd de son caractère offensant (ou ils se contenteront de rajouter "sale" devant).

        Dans les faits, je serai prêt à parier qu'on arriverait plus rapidement à des résultats si unilatéralement les média et les gens se mettaient à utiliser l'expression sans arrière pensée négative pour parler de la communauté gay qu'en fronçant les sourcils dès qu'un nonchalant "pd" est lâché dans une conversation. Et on pourrait savouré nonchalamment ce nouveau mot inoffensif durement gagné. D'ailleurs il est amusant de rappeler que ce fut la démarche anglo-saxonne vis à vis du mot "queer" (rendant ma démarche tristement moins originale :q)

        Je concède que mon point de vue est probablement appuyé par ma vision du dialogue qui se soucie davantage sur le message qui a voulu être transmis que sur la forme utilisée pour le faire. Il est admis qu'un même mot peut-être autant être porteur d'un préjudice malsain, d'un sens uniquement factuel ou même un signe d'affection. En inondant l'économie verbale avec un sens factuel on peut ainsi dédaboliser une expression.

        PS: La partie sur l'esthétique du mot s'est plutôt glissée avec humour (teintée de vérité: gay et homo manquent cruellement de peps). J'admets qu'on peut la trouver hors de propos.

        • Le terme de "bâtard" est aussi détestable que celui de "pd", hein. D'autant que le problème, et ça n'est pas une excuse, c'est que justement la plupart de ceux qui utilisent ces mots ignorent ou font mine d'ignorer leur véritable sens.

          Pour beaucoup, "pd" est de fait un synonyme de "homosexuel". Que des homosexuels s'approprient le mot pour y résister, ça c'est une chose, mais on ne peut pas pour autant faire mine d'ignorer sa connotation péjorative.

          C'est un peu comme ces fameuses interjections à partir de "ta race" : même si la majorité de ses locuteurs n'y voient rien de raciste (quand ils ne sont pas eux-mêmes victimes de racisme), l'expression reste violente et problématique.

          Le fait que des gens utilisent certains mots à tort ne les vide pas pour autant de leur sens. Comme vous le dites vous-même, "pd" est un terme employé par les homophobes : donc, même en considérant ce mot comme "acceptable", comment on fait pour différencier l'insulte du simple qualificatif ?

  11. Je suis un sale petit mec. Oui j'étais intéressé à la base. Oui je ressens régulièrement de la honte face à toutes les atrocités perpétrées par les représentant de mon sexe.

    Oui je cherchais sur des blog comme le vôtre des ressources théoriques/conceptuelles et des conseils concrets pour changer de cap, pour ne pas reproduire la domination masculine dans mes rapports avec les autres, dans l'éducation de mes enfants...

    Mais oui, je reste un sale petit mec. Je regarderai toujours ce féminisme excluant et caricatural envers les hommes avec pitié et dédain car il est incroyablement inefficace pour faire évoluer les mentalités du plus grand nombre.

    Restez dans votre coin entre professionnelles de la lutte. Continuer à exclure et culpabiliser les hommes "interessés" avec ce genre d'article. Je pense que vous commettez une erreur stratégique en nous traitant de "sales petits mecs" sans nuance.
    Je reste persuadé qu'aucune avancée n'est possible sans l'adhésion des "bourreaux modérés", capables de convraincre/désavouer leurs potes bourreaux moins modérés..

    Je pensais être un allié potentiel, je suis un ennemi désigné...Moche.

    • mais rien ne t'empêche de monter ton propre groupe.
      je ne suis pas excluante au point que tu ne puisses venir aux manifs, si ?
      tu vas vraiment tenter de faire croire que si vous vous désintéressez du sort des femmes nigerianes par exemple, c'est notre faute ?
      rassure moi tu n'y crois pas vraiment au fond de toi.

      et donc tu viens chialer sur ton sort au lieu de te concentrer à modifier le tir et faire ce que tu peux, par exemple pour les lycéennes nigerianes. pathétique.

      • Sincèrement, je ne pleure pas sur mon sort ! Dans mon 1er com, je pleure davantage sur les chances de faire évoluer qqch sur le terrain des discriminations de genre avec cette stratégie du "Vous tous-le diable- contre nous".

        Et quand tu demandes : "je ne suis pas excluante au point que tu ne puisses venir aux manifs, si ?"

        Bha si! Justement ! pour un citoyen comme moi c'est quelque chose de participer à une manif ! en 2014, on est beaucoup comme ça (rappel, vous étiez 50)
        T'imagines une femme non militante, intéressée, un peu fade, mais pas terriblement bien informée ( pile comme moi). ... Pour la motiver, tu la traite de "sale petite gonzesse / jument inculte"... ou pas ?

        • allez pousse un peu et dans 3 coms tu vas arriver à nous expliquer que si les lycéennes ne sont pas libérées plus vite c'est à cause des féministes qui excluent les gentils garcons comme toi.

          • Rien à voir avec les lycéennes, évidemment. Je parlais de lutter contre la reproduction du patriarcat et de la domination masculine. Ca me semblait être le thématique générale de ton blog.

        • Des femmes non militantes, intéressées mais pas terriblement bien informées, j'en ai croisées hier (fades, je ne saurais pas dire). Elles étaient venues à la manif. Ce qui les avait motivées ? L'injustice, la colère, le silence des médias.

          De ce que je lis de votre premier commentaire, vous semblez penser que Valérie s'adresse à TOUS les hommes. Ce n'est pas le cas, et la nuance me paraît très claire au contraire.
          Elle s'adresse à tous ceux (et celles je pense, il y en a aussi) qui répètent à chaque nouvelle initiative féministe qu'il y a des combats plus importants (le viol, les femmes afghanes...). Et qui ne lèvent pas le petit doigt quand il se passe enfin quelque chose qui devrait rentrer dans leurs critères d'importance.

          Êtes-vous de ceux qui critiquent systématiquement le féminisme lorsqu'il parle de discrimination à l'embauche, de partage des corvées, de marketing genré ? Si non, vous n'êtes pas un sale petit mec et ce billet ne parle pas de vous.

          Si en revanche vous vous êtes senti visé, vous avez peut-être une réflexion à mener sur vous-même.

          • Il fait partie des hommes qui ne s'intéressent au féministe que pour pouvoir la ramener encore un peu.
            Il reste un endroit où il n'est pas majoritairement représenté, il va y aller pour renverser la vapeur vite fait, non mais.
            Il s'engage en féminisme mais il faut qu'on parle de lui, qu'on l’encense. Hors de question de n'être qu'un élément parmi d'autres.

            Dans mon parcours militant j'ai rencontré des hommes vraiment intéressés, discrets, à l'écoute, soucieux d'aider. Mais les sales petits mecs ne sont pas de ceux là :(

          • (y)

    • "L'adhésion d'un bourreau modéré": cette tournure de phrase est à mon avis particulièrement illustrative !!!

      Pour ma part je trouve que ça n'existe pas les bourreaux modérés, que c'est une notion absurde et qu'il n'y a aucun besoin de bourreaux hommes "modérés" pour édifier les bourreaux hommes "moins modérés".

      Et les édifier à quoi d'ailleurs au juste? A une échelle de valeur que le bourreau modéré et """"sympa""""" se permet de poser sur les souffrances des victimes???

      Du genre "Ah non désolé, mais moi en tant que bourreau modéré, je te dis que la privation de sommeil, ça fait moins mal que la torture au chalumeau donc t'as pas le droit de t'en plaindre."

      "Alors tais toi, espèce de victime chiante, et apprécie le fait que grâce à des bourreaux sympas comme moi les bourreaux pas sympas soient un peu gênés d'utiliser le chalumeau désormais, et que tu puisses avoir une vie de victime légèrement plus cool "

      Non mais franchement, vous ne voyez pas l'obscénité de vos propos ??!!!

      Ce qui peut éventuellement être utile je crois, c'est des "hommes non bourreaux du tout"", en accord avec Ie fait que "et ben si c'est grave, les bars interdits aux femmes seules, les femmes à moitié nues dans des vitrines de grands magasins, les chanteurs qui massacrent leur compagne, la "drague" dans la rue, le Mademoiselle, etc etc "...

      Et que cela forme un tout de machisme, d'éventuelles gradations dans la gravité de chaque point n'impactant pas la nature fondamentale du mépris et de l'infériorité dans lequel les hommes tiennent les femmes en général ...

      Vous vous sentez culpabilisés, tant mieux, c'est le but, et quelque chose me dit que c'est largement justifié, on ne se sent culpabilisé que quand on n'a pas "les fesses propres" ...

      Moi il m'est arrivé et m'arrive encore régulièrement de me sentir """culpabilisé""" par certaines choses en lisant ce blog et d'autres, et c'est tant mieux, ça me sert à tenter de corriger au mieux mon comportement en fonction, au lieu de me dire "non mais ça va quoi faut arrêter avec les plaintes" ...

      • Mdr 2 ans que je lis des bouts des blogs féministes...Je commençais seulement à me faire à l'idée qu'il n'existait pas d'homme respectueux et justes, qu'on était TOUS complices et coupables. Nous reproduisons tous (consciemment ou inconsciemment) la domination masculine et le patriarcat. C'est bien pour cela que j'utilise l'expression "bourreaux modérés" pour les mecs conscients de ces questions.

        Mais non, surprise ! On me dit maintenant qu'il y a moyen de n'être "pas bourreau du tout." comme quoi on avance !

        "Vous vous sentez culpabilisés, tant mieux, c'est le but, et quelque chose me dit que c'est largement justifié, on ne se sent culpabilisé que quand on n'a pas "les fesses propres" ..."
        MDR, moi, homme lecteur régulier de crepegeorgette, Violeur récidiviste et cogneur d'épouse MDR (vous vous rendez-compte a quel point vous êtes excluente?)

        • ton ego ne m'intéresse pas et cela n'est pas le lieu ni le moment de te préoccuper de ce qu'on pense de toi. encore moins de rire sur le viol.
          va te bouger. tu nous fatigues et nous fais perdre du temps.

          • Je ne suis qu'une merde. c'est pas important.
            On veut aider. Je te jure.

          • Quand on veux aider, on reste humble, on ferme son clapet, on arrêter de chouiner en se touchant la nouille et on agis. POINT.

        • Si des gens sont exclus ici, c'est sur la base de leur propos, pas sur le simple fait qu'ils soient d'un genre ou d'un autre.

          ne pas perpétuer la domination machiste, ce n'est pas pour être bien vu, mais simplement parce que c'est juste. Si tu viens pour avoir un cookie, tu risque de rester sur ta faim parce que la distribution de médaille n'est pas au programme...

          Perso je sais que je n'ai pas l'attitude "idéale" mais ça ne m'empeche pas de continuer, et lorsqu'il y'a des reproches, plutôt que de dire "ouais mais c'est pas cool, je suis quand même gentil à la base" et bien j'essaye de me remettre en question, et surtout d'être en accord avec moi même. Une fois encore, si tu dois recevoir une récompense pour avoir des idéaux, alors tu mérites les reproches que tu estimes avoir reçu.

          • "Si des gens sont exclus ici, c'est sur la base de leur propos"
            Seriously ?
            Ce n'est pas parce que l'on souhaite mettre à bas un système oppressif, inégalitaire, ne garantissant les libertés que pour une minorité qu'il convient d'exclure les représentants de cet ordre. Ou alors c'est qu'ils ont proféré des propos condamnables par la loi et de ce fait seront exclus via la case prison.
            J'ai comme idée que la démocratie c'est être d'accord de nos désaccord, pas de former des communautés dans lesquelles on ne voit qu'une seule tête. J'aime bien le blog de Valérie, je n'ai pas le même point de vue, je ne viens pas défendre mon point de vue ici, ce n'est pas le lieu ; mais lire, et je suis sûr que c'est une maladresse de formulation, que l'exclusion se pratique ici, fuck.

          • relis moi bien : j'écris que SI des gens ont été exclu, c'est parce qu'ils tenaient des propos qui ne respectaient pas la liberté que tu évoques.

            Bien sur qu'il faut être ouvert au débat, et ma remarque était justement là pour souligné que les détracteurs sont acceptés et écoutés, et s'ils dépassent les bornes, ils sont remis à leur place.

            la personne à qui je répondais se plaignait d'être mis sur la touche parce que c'était un mec, et je lui signifiais que ce n'était pas ce qu'il était, mais bien ce qu'il disait qui était critiqué.

            Alors pour conclure, non il n'y à pas d'exclusion : les gens ne sont pas dégagé systématiquement pour ce qu'ils sont, cependant les propos qui ne respectent pas les autres et les individus qui les tiennes sont invité à prendre la porte. C'est ça que j'appelle "exclure" en l'occurence

    • Je ne comprend pas votre problème.

      Vous vous sentez attaqué ? Mais elle ne parle pas de vous !

  12. très bon texte une fois de plus, merci ...

  13. Donc ceux qui n'ont pas participé à la manifestation sont des sales petits mecs. Merci à vous.

    • les sales petits mecs n'ont pas participé à la manifestation. pas l'inverse.
      en revanche les sales petits mecs viennent chouiner dans mes commentaires que je suis très méchante. je te laisse en conclure ce que tu veux.

      • Allas, il semble pourtant que vous les accusiez d'être responsable du peu de succès de votre manifestation (on dirait que je ne suis pas le seul à avoir lu ceci dans votre texte). Au temps pour moi et au revoir.

  14. Les filles qui n'ont pas assisté à la manif sont-elles des sales petites meufs ?

    • et donc on va se répéter. celles et ceux à qui je m'adresse sont celles et ceux qui au cours des 15 dernières années m'ont expliqué "qu'il y avait des combats plus importants" et que je n'ai JAMAIS vu en 15 ans faire quoi que ce soit pour autant.

      • Chacun choisit pourquoi il s'engage. Les sales petits mecs que vous citez manifestent peut-être contre le mal-logement, donnent aux restos du coeur ou autre... Le problème à genrer comme vous le faites, c'est que la réalité devient binaire....

        • les gens que je vise - et que je connais donc - ne s'engagent dans rien, ne manifestent pour rien, ne donnent rien. tu TE sens visé-e c'est ton problème en fait.
          les militants qui se battent contre le racisme, le mal logement, les prisons, que sais je, ne viennent pas me donner des lecons eux. ils militent et ont autre chose à faire.
          en revanche les trolls et haterz qui emmerdent à longueur de journée les féministes sur les réseaux sociaux ne font rien de tout cela.

          mais oui on va se rassurer comme ca. en fait ils font plein de choses mais ils sont tellement modestes qu'ils le cachent. j'aurais du y penser.

        • Ils manifestent peut-être pour d'autres choses et c'est tout à leur honneur s'ils le font. Mais là n'est pas le problème.
          Moi-même je ne m'occupe pas des problèmes de logement. Et si passais mon temps à expliquer que les gens qui se battent pour ça s'y prennent mal et qu'ils devraient se consacrer à [tel problème très important des SDF], et que je ne faisais rien moi-même le jour où j'en ai l'occasion, je serais une petite conne hypocrite.

          Le problème c'est pas de pas militer pour la cause féministe. Le problème, c'est ceux qui critiquent perpétuellement en prétendant mieux savoir quelles sont les vraies causes féministes à défendre, et qui ne font rien quand elles se présentent.

          • On peut mettre en valeur ce commentaire ?
            Celui-là il devrait éclairer du monde, non ?

  15. Vous connaissez donc toutes les activités de toutes les personnes qui ne partagent pas votre avis. Impressionnante faculté.

    • tu persistes à penser que je vise ici les gens qui "ne partagent pas mon avis". impressionnant troll.

      • Et hop me voilà donc un "troll", qualificatif bien pratique pour discréditer un discours qu'on ne veut pas entendre. Ce type d'attitude fermé rejoint celles que vous dénoncez, c'est dommage. Bonne continuation à vous en tout cas.

        • La tienne n'est pas fermer peut-être?

        • La mauvaise foi procédé bien pratique pour discréditer un discours qu'on ne veut pas entendre en feignant de ne pas comprendre ce que l'auteur du billet explique clairement. Ce type d'attitude fermée souligne merveilleusement bien celles qu'elle dénonce, c'est bien. Bonne continuation à vous en tout cas.

  16. L'égo des gens, c'est lourds, quand même... On parle des donneurs de leçon qui au final bougent jamais de leur canap. Si vous vous sentez visé, demandez vous pourquoi.

  17. Matant j'ai l'impression qu'il y en a qui ne savent pas lire : les sales petits mecs décrits là sont des mecs qui viennent sustematiquement hurler qu'on sert a rien qu'on se trompe de combat que le viol c'est plus grave et les afghanes aussi. On ne l'invente PAS. Ce sont leurs propos. Ils sont très très très nombreux, tous les jours j'en ai personnellement qui viennent me l'expliquer. Et DONC on se dit légitimement que quand il y aura un VRAI TRUC GRAVE de qu'ils ont dit que c'était dans la liste des vais trucs graves, là ils oublieraient un peu les clivages et viendraient donner de la voix. Mais NON. Jamais, là ils sont silencieux. On en conclut que leur but est plus de nous enfoncer par plaisir sadique que de concentrer la efforts sur l'efficacité des luttes. Bonne fin de journée.

    • Je ne crois pas que ce soit un souci de lecture. Le texte d'origine est clair, y a pas vraiment d'ambiguïté potentielle dans la façon de le lire et l'interpréter.

      Les réactions de type "ah bon on est tous des sales types parce qu'on est pas venu blablabla" sont à vue de nez très peu sincères et relèvent plus d'une stratégie de "fouteurs de m...." typiques d'internet.

      C'était hélas prévisible, en lisant le texte de valérie, je me suis dit "les réactions de mauvaise foi dans l'interprétation ne vont pas tarder", tentant de noyer l'idée de base dans un flot de raisonnements bancals et hors sujet pour le """plaisir""" de polémiquer dans le vide ...

      Quelque part, ça continue d'ailleurs à illustrer ce qu'elle dénonce au départ, sous un angle à peine différent ...

      • complétement d'accord. Ils s'enfoncent.

      • Les réactions de type "ah bon on est tous des sales types parce qu'on est pas venu blablabla" sont à vue de nez très peu sincères et relèvent plus d'une stratégie de "fouteurs de m...." typiques d'internet.

        AMHA c'est souvent sincère, c'est juste que c'est franchement confus dans leur tête.
        (beaucoup de gens pensent sincèrement être contre le sexisme, les discriminations, etc. - y compris moi - et c'est pas évident d'admettre que cette position de principe est en fait un minimum syndical politiquement correct, plus qu'un engagement franc et sincère)

  18. j'ai tout lu, j'en ai pleuré ...la généralisation est le pire des crimes, dont vous vous rendez coupable. Et sans même généraliser, vous sous-entendez que ceux qui ne bouge pas, ne font rien....merci moi qui suis handicapé. Chapeau !!, belle leçon machisme à la sauce féministe, comme quoi les hommes et les femmes sont aussi cons, les uns que les autres.

    bonne continuation dans votre combat féministe anti-humaniste.

    • a quel moment je dis que si on ne PEUT rien faire on est coupable de quoi que ce soit ?

      • salut all,
        whouwhou !! ça chauffe dans le coin ^^

        Perso, je pense pas que Johan est vraiment tout lu, mais néanmoins, je comprend un peu sa réaction et sont ressenti...
        Quand j'ai commencé à lire ton article, j'ai ressenti de ta part un énorme mépris envers les hommes, cependant après lecture complète il n'en ai rien et on comprend clairement t'es désire et ton énervement.
        Je m'essayez à un petit freestyle:
        "on pisse jaune et ont a le sang rouge, cela veux dire qu'on est pareille voir mieux que pareille, complémentaire."
        Les règle doivent s'appliquer de la même manière que l'on soit un homme, une femme, de couleur différente et d'orientation sexuel différente. Les petits machos ou ultra féministes qui pense le contraire sont eux, le véritable danger.
        Et là, je rejoint à minima Johan (enfin si je l'ai bien compris :-) ), dans le sens, ou le combat de la femme n'est pas le combat de la femme, mais un combat pour l'amélioration de la condition humaine. Il est vrai que le terme féministe fausse le message car il représente pour certain d'entre nous, dont moi (sorry) l'opposer absolue du terme 'machiste'. Une étiquette 'humaniste' serait plus approprié, et je pense sincèrement que cela permettrai à chacun d'entre nous de pouvoir s'identifier au débat, car perso, je me sens pas feministe pour 2 sous, mais je me sens pleinement humain et quand je vois que ma femme gagne moitié moins que sont collègue, oui ça me révolte clairement.....enfin bref c'est ma façon de voir les choses et je pense que Johan voulais en venir là (je dis bien je pense)

        ++

    • Non, le texte dit que ceux qui critiquent systématiquement ET ne se bougent pas sont des hypocrites.

      Si vous critiquez mais que vous vous donnez la peine d'agir autrement, ok, pourquoi pas.
      De même, si vous ne bougez pas (pour quelque raison que ce soit) mais ne critiquez pas toute initiative juste pour troller, alors vous n'êtes pas visé non plus.

    • "anti humaniste".
      Seriously ? A quel moment ? On a lu le même texte ?

    • Et encore quelqu'un qui fait semblant de comprendre de travers pour mieux cracher sur le féminisme dans son entièreté la phrase d'après. Mais bien sûr monsieur expliquera qu'il n'avait pas d'idées préconçues sur le féminisme avant de lire ce texte "ignoble" pour mieux finir par une sentence sans appel.

      Et puis jouer la confusion sur inaction de troller patenté donneur de leçon et immobilité physique pour mieux couper la chique est pas mal dans son genre.

  19. Publié il y a moins d'une heure et déjà tant de haine.

    Gens de peu de morale que ceux qui refusent aux femmes, à nos mères, nos voisines, nos femmes, nos amies, nos filles, la simple équité à laquelle elles ont droit, sous couvert de causes "plus urgentes".

    Ouais je parle de toi là, celui qui trépigne déjà de la réponse salée sur laquelle il va se pignoler.

    Toi qui t'endors avec ta haine, avec les dents serrées.
    Toi qui interdit à certains le bonheur, tu sais que nous on te le refuse pas ?
    Désserre ta machoire, vis équitablement et tu verras, la vie est bien plus belle que tu ne le crois.
    Tu es trop occupé à hurler sur ceux qui veulent aussi la part de bonheur que tu te le refuses même à toi.

    Prends, c'est gratuit, nous on t'aime comme on aime tous les humains, on t'aimera juste un peu moins con mais on a espoir.

    Et baisse ces petits poings d'enfant que tu agite en vain, ils font rire tout le monde.
    Arrête aussi de taper ce clavier comme ça, tu te vois chez toi, ridicule, énervé ?

    Allez viens, viens dans le calme et l'égalité simple.

    Tendrement,
    Ludovic.

  20. (on t'aimeraIT juste un peu moins con mais on a espoir.)

  21. Bien l'article. Par contre la phrase au sujet du terme pd est un peu balancée a la va vite. Mes potes je les appelle pd, et certains en sont. Mais ca ne nous choque pas, c'est plutot affectueux en fait, evidemment ca dépend a qui on s'adresse. Pour rappel les noirs américains se faisaient appeler négro, c'était péjoratif, maintenant ils s'appellent comme ca entre eux, ils se sont réappropriés le mot. L'interdire dans les conversations est juste débile, faire attention a son utilisation me parait déja plus pertinent. Bon il est vrai que les sales petits mecs cités vont avoir du mal a comprendre mais a la rigueur s'ils restent cons tant pis pour eux.

    • Le problème, je crois, n'est pas l'interdiction stricte du mot "pédé". C'est plutôt son utilisation par des hétéros sous prétexte que des homos l'ont repris et que donc maintenant, on peut tous s'en servir sans distinctions.
      Deux noirs peuvent tout à fait se donner du "négro", mais qu'un blanc appelle un noir "négro"... bof. De même avec les homos. J'ai des amis homos qui balancent du "pédé" à tour de bras, mais jamais je n'aurai l'idée de le leur dire. De la même manière, pour moi, on ne balance pas du "pédé" et du "enculé" en manif, parce qu'on ne sait jamais qui on va blesser dans son propre camp et surtout parce que c'est tout simplement une injure patriarcale, qui n'a rien à faire en public.
      Je ne sais pas si c'est exactement ce qui est évoqué dans le cas présent, mais je sais que c'est le raisonnement qui s'est mis en place dans les réflexions, que j'ai eu sur cet usage du mot avec mes propres amis et camarades.

      Par ailleurs, on notera que si "pédé" est une interpellation injurieuse mais "commune", il est plutôt clairement masculin et qu'il n'y a guère d'équivalent pour interpeler les lesbiennes ("gouine" n'est je trouve pas autant utilisé, ni utilisé de la même façon) ?

      • salut,

        ^^ je suis rose comme un cochon, mon poto d'enfance est black, tu sais comment je l'appel "sale noir" et lui "sale blanc"....no comment

        pour ma part Gigi as 100% raison, tout dépend le contexte. Qui va m'interdire d'appel mon pote 'sale noir' tant que cela ne représente pas du mépris ou une discrimination quelconque envers la personne concerné, je vois pas le souci.

        • Oui en effet, ça dépend du contexte. Ce que je pense pouvoir dénoncer, c'est le fait d'appeler quelqu'un pédé / négro, lorsqu'on est hétéro / blanc, parce que quelqu'un d'autre l'a fait avant nous, voire pire, parce que des homos / racisés ce le sont "permis" entre eux. En tant que dominants, c'est juste un simple cas de "attention aux privilèges": si la personne est un ami qui a explicitement dit que c'était ok, je vois pas où est le problème. Maintenant, que des dominants reprennent pédé, négro ou autres sous prétexte que de toute façon, tout le monde le dit, sans se remettre en cause, parce que selon eux ils ont déjà tout déconstruit et qu'ils sont "tellement au dessus de ça", c'est juste non. Voir même, un-e homo lançant à un autre homo "pédé" sans sommation, sans savoir si la personne visée est ok, pour moi, c'est offensant.

          N'oublions pas que les mots sont adressés à des gens, même si on ne le sait pas (manif, etc...). Lorsqu'on utilise des mots offensants en particulier des insultes homophobes, racistes, sexistes et j'en passe, je pense que c'est la moindre des choses que de faire attention. Je trouve ça presque limite de défendre le droit d'utiliser des insultes discriminatoires (lorsqu'on est soi-même dominant), mais bon...

          Pour ma part, j'essaie de ne pas en utiliser, non pas que ce soit toujours facile parce que les mots s'échappent parfois plus vite qu'on ne le voudrait, mais parce que c'est aussi ma tâche que je m'impose en tant que dominant.

          Je pense personnellement que se séparer de mots comme "pédé" et "négro", c'est pas une grande perte.

          Petite brochure sur les insultes par ailleurs :
          http://www.infokiosques.net/spip.php?article1086

          PS: Et sinon, vous vous présentez comme "humaniste" - ce qui je trouve n'est pas très compliqué lorsqu'on est un homme blanc - mais vous défendez votre droit d'utiliser des mots genré ou "racisés" ? Si vous êtes vraiment "humaniste" (rien de personnel mais je déteste ce terme) pourquoi avez-vous besoin de tels termes ?

          • exactement, je me permet d'utiliser n'importe quelque terme de ma langue maternel, car ma langue n'appartient à une caste. Comme je le dit, le contexte, fait tout.....
            petite anecdote express pour que tu puise comprendre:
            "lors d'un contrôle d'identité, ou nous étions un peu amoché mon pote et moi, un flics as dit à mon pote.
            -vu que t'es un sale noir, on peu pas te frapper donc tu va en garde à vue, mais ton pote mais lui va manger pour toi [...]"

            bref, le contexte et l'histoire de chacun, fait tout, et par de là ça reste notre histoire et un souvenir commun fort qui nous appartient et c'est petit nom dout, nous rappellerons à jamais cse que l'on est l'un pour l'autre au yeux des autres.
            Mais bon il semblerai que vous soyez soumis à la règle des préjugés et généralisation, c'est bien dommage pour vous, a vouloir tout imposer on finira par vivre dans un monde stérile, à l'image unique de certains prétentieux, qui pensent que leurs vécus leurs permettent de prétendre à une quelconque connaissance absolue de l'être humain qu'ils ont en face de eux. Pensez vous sincèrement que cela aide les causes que chacun pense défendre (moi compris)....j'ai un gros doute sérieux

          • p'tite correction désolé: ma langue n'appartient PAS à une caste...

          • Votre langue n'appartient pas à une caste... vraiment ? Vous pensez que la langue n'est pas une construction de pouvoir, construction sociale faite à l'avantage des dominants ? Pour ce que ça vaut, il suffit de regarder l'Académie Française pour voir que : sisi, certaines langues appartiennent bien à certaines castes, sinon point besoin d'argot par exemple.

            Vous me reprochez mon manque d'ouverture d'esprit. Je parle avant tout de ce que je connais, ce que je sais et fais. Je vois mal comment faire autrement. Mais vous me dites cela en l'illustrant par votre propre histoire... ? J'ai alors du mal à voir la cohérence du propos. Vous ne prétendez pas arriver à une forme d'universalisme par votre propre exemple, alors pourquoi l'amener autant de fois ?

            Ce que je dis justement, puisque le contexte fait tout, c'est que tant qu'on ne connaît pas ledit contexte, il faut faire attention. Me diriez vous que c'est la liberté de dire pédé et négro qui fait que ce monde n'est pas stérile ? Si je voudrais imposer quelque chose, c'est bien que les dominants conscients de leur privilèges (dont je fais largement partie étant un homme blanc hétéro) fassent justement attention, ne marche pas sur le monde comme des conquérants en se donnant tous les droits sous couvert d'universalisme. Facile de dire que votre langue n'a pas de caste lorsque vous faites partie de la caste qui fait la langue (à votre prose j'ai l'impression que vous êtes un homme blanc, mais peut-être que je me mets le doigt dans l’œil). C'est facile de se donner le droit d'utiliser tous les mots de sa langue lorsqu'on fait partie des classes dominantes (encore une fois, j'en sais quelque chose). Tout ce que je veux dire c'est : faites attention aux mots que vous maniez, soyez attentif aux gens auxquels vous parlez et à leurs « spécificités » (femmes, racisé-es, opprimé-es de tout type), tous ne sont pas votre ami noir avec lequel vous arrivez à déconner au delà des barrières racistes, j'espère que ça vous vous en rendez compte.

            « Les mots sont comme des flèches, une fois lancés, ils ne peuvent être rattrapés »

  22. Oui, oui, il y a toujours plus grave.
    Une façon de penser qu'on nous inculque dès notre tendre et douce enfance : "Finis ton assiette, il y a des gens dans le monde qui n'ont rien à manger." Façon pour nos parents de nous dire de nous contenter de ce que l'on a. Absurde : si je finis mon assiette, ils n'en auront pas plus (peut-être moins).
    Tout est là : on doit culpabiliser, se résigner et accepter.
    Pour les droits féminins et par conséquent universels, c'est la même chose.
    Pour les "sales petits mecs" le genre est une identité, ils sont d'accord avec ceux qui estiment que les féministes veulent détruire "l'identité masculine" (parfois même sans s'en rendre compte et/ou sans se l'avouer) alors qu'elle n'existe simplement pas.
    Le féminisme politique (y en a-t-il un autre ?) souffre, hélas, du privilège social que partage les hommes (hétéros et blancs pourrait-on ajouter). Certains veulent l'ignorer (les "sales petits mecs") mais se vexent comme des poux quand on le pointe du doigt, d'autres le revendiquent (les réacs), peu le savent et s'en désolent, encore moins luttent pour sa disparition.
    Les "sales petits mecs" trouvent tout à fait normal qu'un homme discourt gravement sur l'avortement, la PMA ou sur la contraception féminine mais poussera des cris quand une chirurgienne parlera des dysfonctionnements de la prostate et des moyens de les résoudre ("Mais de quoi elle se mêle celle-là !"). Peu s'en étonneront (Tiens ! Une femme qui parle d'un problème masculin.), se rendront compte que c'est une ânerie de penser ça et se traiteront d'abruti de l'avoir pensé.

    Quant aux insultes : tout épithète dite publiquement ou en privé, portant un jugement de valeur à caractère discriminatoire est une insulte. Et c'est puni par la loi. Point barre !

    Enfin, les marins femmes (les marines ?) ne sont plus proscrites dans les sous-marins français, le "Canard Enchaîné" (que j'aime par ailleurs) à fait un jeu de mots qui a bien fait rire (grassement) les "sales petits mecs" : "Des femmes dans les sous-marins, ils ne sont pas prêts de refaire surface."
    De bout en bout, ce jeu de mots (pas très bon) est absurde ; un sous-marinier est un soldat, une sous-marinière (?) est une femme.
    Quand un jeu de mots ne s'adresse pas à mon intelligence et flatte mon privilège de mec, il ne me fait pas rire.

  23. Je comprends qu'il soit fatiguant de devoir supporter des "sales petits mecs" qui donnent des leçons mais ne bougent le cul pour aucune cause, pour autant je m'interroge sur la finalité de votre texte. Il s'agit de régler des comptes avec certaines personnes désignées ? Quel intérêt pour la cause féministe ?

    • C'est son blog et elle y fait ce qu'elle veut. Y compris râler contre les hypocrites qui la saoulent. D'où serait-elle tenue de se justifier sur "l'intérêt pour la cause féministe" de chacun de ses billets ?

      • Elle n'est tenue à rien et elle fait ce qu'elle veut, c'est acquis. Et pour autant, si les commentaires sont ouverts sous son billet, c'est bien qu'on peut y poser des questions, non ? Donc je pose une question, c'est tout. Elle répond, elle répond pas, elle m'envoie chier, elle m'ignore, ça ne m'empêchera pas de poser ma question.

        • tu n'as pas bien compris. quand des milliers de gens (pas 2, pas 3 mais des milliers) viennent, à chaque combat féministe t'expliquer qu'il y a plus important et que tu ne les vois jamais, ne serait ce que relayer, le jour du combat très important, c'est une tendance lourde collective, pas des comportements individuels.
          et pourquoi ce billet ? qu'ils prennent conscience. peut-être. pour un ou deux d'entre eux. et soit se taisent et cessent de troller, soit agissent.

  24. Ton texte est parfait.

    Et il résume bien l'inretie des groupes de mecs, où le cynisme est élever au rang de valeur primordial!

  25. Les hommes féministes ne sont pas très militants, on dirait :)

  26. Très très bien !!!

  27. C'est quoi le rapport avec le carnisme et le F2 dans Paris ? Just asking.

  28. Je voudrais juste vous dire, parce que je vous perçois (à tort ou à raison) comme lasse, que je crois comprendre un peu votre message, que je ne suis certainement pas le seul, et qu'il faut -si vous pouvez- que vous continuiez à tenir ce blog parce qu'on y apprend beaucoup; que les 'petits mecs' qui viennent baver jusque dans vos commentaires (misandrie ! vous vous trompez de combat/d'ennemi/de stratégie ! pas tous les hommes !) sont à mon avis les mêmes faux alliés qu'on retrouve partout, toujours, les dominants qui prêchent la patience aux dominés, les réacs de gauche, les connards simplets qui crient au politiquement correct si on leur met le nez dans leur bêtise, etc.

    Voilà-voilà. Continuez, s'il-vous-plaît.

  29. La finalité de ce texte très fort ? Ah bon, parce qu’il faut absolument que chaque texte d'une féministe tenant un blog fasse avancer le schmilblick de la cause des femmes ? Une blogueuse féministe ne peut pas juste râler un bon coup pour relâcher la pression ?

    • Rien à voir avec le féminisme en tant que tel. C'est le propre des blogs engagés de manière générale de défendre une cause. Or ce billet ne défend rien, il règle en public des comptes privés.

      • Je pense que les "comptes privés" en question concernent des millions de personnes (disons des centaines de mille au moins, et en tout cas pas mal de personnes vu l'affluence dans les commentaires).
        Mais si le billet vous semble vain (votre droit), ergoter dessus l'est sans doute plus encore.

      • Au contraire je crois que ce règlement de comptes est important. La lutte féministe a pour objectif de faire respecter les droits des femmes à travers la lutte contre le viol, le harcèlement sexuel, le harcèlement de rue, les violences en général, les inégalités salariales, etc. Le problème est qu'à chaque fois qu'on pointe une inégalité, la lutte est minimisée par ce que "il y a plus important, comme le viol dans les pays d'Afrique par exemple". Ces messages mobilisent beaucoup de temps et d'énergie, il faut réussir à passer à travers ces murs pour enfin mettre en lumière l'inégalité dont on voulait parler. Ces messages/comportements étant systématiques on fini par conclure que RIEN, aucune inégalité ne mérite d'être souligné à part le viol dans les pays très lointains. Ce billet de blog souligne que là, au moment où on est en plein dans "une vraie lutte" selon ces personnes, he bien personne ne vient.

        Si on pouvait montrer à ces personnes l’hypocrisie et l'absurdité de leurs propos, peut-être qu'ils la fermeraient et qu'on pourrait enfin en venir au but, à savoir les inégalités et les discriminations (qu'il s'agisse de viols ou non).

  30. Très bon article, comme d'habitude.

    Et je dois avouée que je suis admirative devant tant de patience fasse à tout ces haineux qui vomisse leur bêtise dans les commentaires.

  31. Très pertinent et très juste. Bravo pour ce texte et merci de l'avoir ecrit !

  32. @Caroline : en vois lisant j'aimerais beaucoup qu'on puisse liker un commentaire de blog ;) je pense qu'on pourrait arrêter les commentaires là en fait. Vous avez tout dit ;) Merci

  33. Le texte est bien écrit et le fond est essentiel. Néanmoins, pour adopter une logique intellectuellement honnête, il faudrait aussi revenir sur les différentes pratiques du "féminisme": combattre les a priori sociaux faisant figurer la femme comme un objet (vitrine, pub sexistes, régimes à répétition, etc.) ne doit pas occulter le fait que cette lutte à de nombreux travers. Un exemple récent dont j'ai fait l'expérience, une femme farouchement opposée au sexisme qui a fait l'égalité devant les tâches ménagères un combat reproduit l'image machiste et cléricale de la femme reproductrice. Penser que l'accomplissement de la femme passe par la reproduction enracine la femme dans un rôle biologique, celui qui lui fut conféré par l'Eglise et les hommes pendant de nombreux siècles.

    Tout ça pour tenter d'expliquer que, oui les combats féministes sont important mais que souvent, bien trop souvent, il a y des travers et des contradictions...notamment dans le titre de l'article: "les sales petits mecs"...la domination masculine n'est pas imposée par les hommes mais résulte de l'interaction entre l'intériorisation chez les hommes et les femmes de ces critère. Nombre de femmes vous ressortiront les "mais c'est le viol le plis important"...ou "elle est lesbienne, elle a un chromosome en mois".

    • " oui les combats féministes sont important mais"
      ce bout de phrase est tellement exceptionnel.

      sinon si tu tentes de dire que le sexisme est un système social véhiculé par les hommes et les femmes, bravo tu as inventé l'eau chaude.
      manque de pot mon article ne porte pas du tout sur ce sujet là.
      et donc tu as rencontré une femme sexiste. mais c'est exceptionnel ! fou ! jamais vu !

  34. sexiste et qui prêche ce qu'elle ne peut s'appliquer à elle même....notamment sir l'ironie de bas étage. en gros, si les commentaires vont dans ton sens, ça va, si on dit un peut autre chose, ça sort les dents. classe!

  35. (à part constater et subir, plutôt). Pour le "droit des femmes"....personnellement je pense plus en terme de "droit des individus" pour arrêter de penser dans l'opposition homme/femme et agir identiquement avec un homme et une femme. le viol (que vous mettez en avant dans l'article) touche hommes et femmes (je sais "j'invente l'eau chaude") dont quand je prend position contre le viol, c'est contre les deux.

    sinon, au quotidien j'essaye d'adopter un comportement paritaire.

    • Jean, vous venez chouiner chez Valérie sur une unique expérience personnelle qui vous fait condamner le féminisme dans sa globalité. C'est un poil irritant, sachez-le.
      Sinon, vous dites qu'il y a des contradictions chez les féministes, et j'ai envie de dire certes ! C'est vrai ! Un peu comme chez tous les humains, finalement.
      Vous dites que le viol concerne les hommes et les femmes... Re-certes ! Sauf que ça concerne vachement plus les femmes que les hommes en nombre de victimes d'une part, et d'autre part les agresseurs sont vachement plus souvent des hommes aussi.
      Et ça apporte quoi que vous, Jean, vienne dire tout ça à Valérie en commentaire d'un de ses articles qui dénonce l'hypocrisie des "sales petits mecs", au juste ? Je veux dire, c'est quoi l'intérêt de votre contribution, selon vous ?

      • Le problème avec les gens comme vous, cher petit Jean, c'est dès que vous ouvrez la bouche ça pue le male tears.

        C'est que dès que vous allez lire un article, vous allez D’ABORD pensé à votre petite personne.

        Le problème c'est quand dans vos commentaire on ne lis que du "Moi moi je moi moi je je moi moi je " ....

        Ça on s'en mange H24, c'est juste intolérable d'entendre un de ces chouineurs pleurer sur ça situation pendant que 200 jeunes femmes (pour la plus pars mineures) sont traitée comme de la merde!

        Y à pas comme un problème dans votre façon de voir les choses "petit Jean"?

  36. Natoussia, je ne considère pas "venir chouiner" mais plutôt m'exprimer sur un article que j'ai lu. Candidement, je me dis qu'une personne qui tient un blog et publie des articles veut être lue et, oui, j'aurais pu poster un "super article, j'adore, j’adhère" mais j'ai préféré apporté une autre vision. Pour vous répondre, le "but" de mes commentaires consiste a expliquer que ces jugements globalisants et un brin archétypiques (à mon avis) ne font pas avancer les choses.

    C'est marrant cette manie de ne pas vouloir discuter du fond et de se crisper sur "il ne pense pas pareil que nous et émet des doutes sur certains aspects: on va dire qu'il pleurniche et que ce qu'il a à dire est nul".

    Par ailleurs, il ne s'agissait pas d'une "unique expérience", c'était un exemple. On peut trouver plein de cas où le "féminisme" n'opte pas pour une égalité homme-femme (ou femme-homme, n'y voyez pas un traitement de faveur) mais consiste simplement à dire "bouhhhh les hommes" et à adopter un comportement revanchard. J'ai tendance à penser que si nous voulons un monde un peu meilleurs, faudrait s'y mettre ensemble plutôt que de tacler à tout va.

    Le problème de fond que j'ai, c'est le terme "sale petit mec"...ça recouvre tout et rien. si je rédigeais un billet de blog sur les "sales petites pouf"....ouch, vos commentaires seraient encore moins gentils et ouverts à la discussion; c'est pour dire.

    • Si je peux me permettre, le féminin de "sales petits mecs" ce n'est pas "sales petites pouf" mais "sales petites nanas"... Bizarrement vous remplacez le terme "mecs", qui est neutre, par "pouf" qui a une connotation sexuelle... Bravo, c'est un bel exemple de sexisme ordinaire. Avant de donner des leçons de féminisme, commencez d'abord par vous interrogez sur le langage que vous utilisez pour parler des femmes.

      • je ne donne aucune leçon de féminisme! où avez-vous vu ça? je donne simplement un point de vue un peu différent...par ailleurs, je ne dis pas que "pouf" est le féminin de "mec"...c'est bien faible comme "exemple de sexisme ordinaire" et je ne "parle pas des femmes"...j'ai l'impression que vous voulez juste tacler, comme ça, pour le plaisir. Soit

        • Vous ne parlez pas "des femmes" (en général), d'accord. Alors vous arrivez à comprendre que Valérie ne parle pas "des hommes" en général ?

          Si "pouf" n'est pas le féminin de "mec" pourquoi le choisir comme exemple d'inversion H/F ? Ce n'est pas une question piège, les mots ont un sens, réfléchissez-y.

          "c'est bien faible comme exemple de sexisme ordinaire"
          Merci pour votre condescendance, heureusement que vous ne donnez pas de leçons.

          "J'ai l'impression que vous voulez juste tacler, comme ça, pour le plaisir"
          Comment dire... ce n'est pas ce que vous faites depuis le début ??? Vous vous attendez à quoi comme réponse ?

          Si vous n'appréciez pas l'article car vous vous y êtes reconnu, je suis désolée pour vous, sincèrement. Inutile d'en rajouter, et bonne continuation.

      • au passage, "pouffiasse" n'est pas forcément un terme avec une connotation sexuelle.

    • "Faudrait s'y mettre ensemble" ben pourquoi vous venez pas aux manifs alors?

      PS : et sans déconner, les messages qui nous expliquent ce que c'est le féminisme alors que visiblement vous n'avez jamais rien lu sur le sujet....

  37. Waouh ! Merci merci merci pour cet article ! Et merci de continuer encore et encore... Tes articles me font du bien !!

  38. J'adore tous ces hommes qui se reconnaissent dans cette description "ces sales petits mecs au cours des 15 dernières années à m'avoir expliqué la vacuité de mes combats féministes". Comme auto-dénonciation, c'est pas mal. :-)

    • si vous faites référence à mes propos c'est que vous avez dû mal les comprendre

    • Tout à fait d'accord !

      • Bon, bah restez à parler entre vous. C'est dommage de ne pas arriver à échanger. Je n'ai jamais dit que je n'appréciais pas l'article et même si c'était le cas, ça voudrait dire que je n'ai pas le droit d'y réagir ?!

        Relisez ce que j'ai écrit, je pense "comme" vous mais j'émet des bémols... à vous lire ça ressemble à une déclaration de guerre. Si vous prenez mon premier commentaire et la réaction qu'il a suscité, vous devriez comprendre mon désarroi.

        • " vous devriez comprendre mon désarroi..."

          Donc c'est à sens unique ? ne devriez vous pas comprendre le désarroi de l'auteure de ce texte qui en à marre d'une situation qu'elle et d'autres vivent 24/24 ? ne devriez vous pas éviter de vous focaliser sur une tournure qui vous choque et vous concentrez sur ce qui compte vraiment ? Ne devriez vous pas éviter les exemples fantasmés et les "oui mais" ??

          Lorsque vous dites "je pense "comme" vous... mais" c'est une manière filou de dire "je ne suis pas d'accord".

          Pensez comme quelqu'un... et bien c'est pensé comme lui. Si ce n'est pas tout à fait pareil... et bien c'est different ! et à la limite pourquoi pas ? il n'est pas nécessaire d'être 100% sur la même longueur d'onde. Par contre j'aimerai bien que les gens arrêtent hypocritement de dire ce genre de chose.

          NON vous n’êtes pas d'accord avec ce qui est dit, et vous essayez par le truchement du langage de vous faire passer pour un progressite incompris victime d'un groupe à la pensée figée. Sauf que votre argumentation se tricote sur l'air du "un pas en avant deux pas en arrière"...

          Gardez vous des formulations ampouleuses et des leçons de vie sur la manière de dire les choses ou la façon de menez les combats.

  39. Bon et bin j'espère que tu as le moral Valérie pour lancer un tel pavé dans la mare des male tears :p
    En tout cas moi ça me fait du bien cet article, j'aime bien que ma rancœur soit partagée par d'autres.
    Ras le bol de devoir passer la moitié de mon temps militant à rassurer les mecs qui se sentent visés.
    Mecs qui comme tu le dis ne se sentent absolument pas concernés par la cause féministe, mais veulent juste être sûrs que même là bas, dans ce coin où ya l'air d'avoir que des gonzesses, on est quand même bien en train de parler d'eux.

    • donc c'est les "gonzesses" ensemble et les "mecs" de l'autre côté? pas d'échange? soit

      • Non, de l'autre côté il y a juste les sexistes ou ceux dont la seule "contribution" au féminisme consiste à critiquer les féministes.

        Ok, Jean tu estimes que l'article ne fait pas avancer les choses. Et toi, tu fais quoi pour faire avancer les choses ? Tu nous racontes ?

        • ok le Listre Connu, donc c'est soit t'es misogyne soit t'es féministe, rien entre les deux. On n'a pas le droit d'adhérer au féminisme et de ne pas être à 100% d'accord avec les dires de ceux qui se revendiquent du féminisme?

          je ne dis pas que l'article ne fais pas avancer les choses (ça serait bien de lire avant de réagir) et pour la seconde partie j'ai déjà apporté une réponse partielle!

          Serait-ce trop demander d'avoir un réel débat? Sincèrement, ce genre de réaction "si t'es pas d'accord avec ce qu'on dit c'est que t'es anti-féministe" est sûrement contre-productif pour la cause féministe.

          • "ça serait bien de lire avant de réagir"
            Entièrement d'accord avec ceci !

            Où j'ai donc écrit qu'il est impossible "d'adhérer au féminisme sans être à 100% d'accord avec les dires de ceux qui se revendiquent du féminisme" ?

            Si tu me fais dire ce que je n'ai jamais dit, je ne vois effectivement pas comment il pourrait y avoir un débat.

            Ceux que je mets dans le même panier, ce sont les sexistes et ceux qui critiquent les féministes sans apporter quoi que ce soit eux-mêmes (j'avoue ne pas avoir vu la réponse partielle que tu évoques : c'est dans quel commentaire ?). Bien sûr qu'il y a une infinité d'autres possibilités. Il y a des gens qui ne sont pas féministes militants mais ont le mérite de ne pas venir polluer le débat avec leurs "male tears" et faire perdre du temps à les rassurer. Et il y a énormément de personnes qui font parfois preuve de sexisme, et à d'autres moments de féminisme. Et il y a aussi différents courants dans le féminisme.

            En fait, à la lecture de l'article et des commentaires, je n'ai pas l'impression que ce soient tellement les féministes qui font les gros amalgames baveux.

  40. Juste parfait ce coup de gueule ! Rien à ajouter.

  41. Juste une simple interrogation:

    Les femmes sont-elles les seules à être légitime pour parler du féminisme?

      • C'est bien ce que j'avais peur de comprendre....en somme "les hommes, taisez-vous! lisez-nous, écoutez-nous, baissez les yeux et, surtout, ne rentrez pas dans les sujets féministes".

        Nous sommes tous concernés par l'enjeu de la parité homme/femme mais le fait qu'un homme émette un avis, une interrogation ou soit critique vis-à-vis d'une publication - sans remettre en question le bien fondé du féminisme - et là c'est la guerre!

        C'est dommage

        • A mon avis -dont on se fout, c'est bien compris, cf lien plus haut- c'est surtout la raison pour laquelle il n'y aura pas d'avancées, sauf à la marge, sur les enjeux de féminisme dans ce pays.

          C'est du même niveau que les divisions de la "gauche de la gauche" en politique: ils sont tous plus ou moins d'accord sur un cœur minimal de politique économiques, mais n'arriveront jamais au pouvoir pour l'appliquer car occupés à se diviser et subdiviser en micro-groupes tous plus purs les uns que les autres, qui s'excommunient mutuellement et découragent les soutiens plus modérés en les considérant comme des ennemis de classe.

          C'est amusant à observer, mais ne fait pas avancer les choses, et est un peu décourageant quand on souhaite simplement pour ses enfants des conditions de vie un peu meilleures que celles qu'on a pu connaitre.

          • j'ai tellement hâte que tu me donnes tous les liens montrant toutes les actions que tu as entreprises pour qu'il y ait plein d'avancées ailleurs qu'à la marge !

        • donc jean si je résume.
          tu n'as visiblement aucune connaissance féministe. cela n'est pas un reproche - on ne peut s'y connaitre sur tous les sujets - mais arriver en brandissant un fier "il y a aussi des hommes violés", "il y a des femmes sexistes" et "vous détestez les hommes", la première fois en 1902 ca a du faire sourire. en 2014, après avoir entendu cela 550 fois on fatigue un peu.
          Tu vois c'est un peu comme si tu allais voir un astronaute "au fait les gars. la terre hein et belle est ronde".
          donc là je t'ai laissé discuter toute la journée. tu as egrené les poncifs et quand on t'a renvoyé dans les cordes on a droit à un magnifique "vous me laissez pas parler".
          et là 18.12 : "mais le fait qu'un homme émette un avis". mais donnez moi un euro chaque fois qu'un mec a dit ca sérieusement. tu vois il se trouve que je sais qui parle derrière beaucoup de pseudos. O SURPRISE plein d'hommes t'ont parlé pour te dire que tu disais de la merde. plein d'homes sont venus me dire qu'ils approuvaient mon texte. donc en réfléchissant un peu, tu dois arriver à conclure que tu dis juste des âneries et que ton genre n'est pas en cause.

          au lieu d'avoir "peur de comprendre" des sujets dont tu ne maitrises visiblement rien, je te conseille d'aller lire un peu. tu ne comprends pas, tu poses des questions. mais tu n'arrives pas avec tes certitudes d'ignorant car c'est parfaitement fatigant et une perte de temps.

        • C'est quand même dingue que les hommes aient "un mot à dire" UNIQUEMENT quand on pointe du doigt le fait que vous ne disiez JAMAIS rien d'habitude. Marrant.

    • Le mot légitimité est lourd de sens.
      Lorsque Yvon Gattaz s'exprime sur les bas salaires, il est légitime en ce sens qu'il exprime les idées du patronat sur ce sujet, pas vraiment s'il prétend parler au nom des smicards. :-)
      Lorsque tu parles du féminisme, quelque soit ton discours, tu es un mec qui parle de la condition faite aux femmes.

  42. Le mec de droite avance à découvert et nous explique clairement que l'égalité hommes/femmes, homos/hétéros ne passera pas par lui. Le sale petit mec, qui se pense vaguement libertaire, ne réalise pas encore tout à fait que la perte de ses privilèges l'emmerde.
    Complètement d'accord, je préfère à la limite faire face au type qui assume son argumentation réac à celui qui avance masqué derrière sa "coolitude" de mec ouvert d'esprit. D'ailleurs quand tu lui feras remarquer qu'il n'y a pas tellement de différence entre ses idées et celles de la droite, il va s'offusquer, prendre ça personnellement au lieu de chercher ce qui ne va pas. Bref, que des apparences et du superficiel chez ce genre de personnes.

    Aussi c'est marrant comme on dit dénoncer la domination masculine et néanmoins vouloir toute l'attention concentrée sur ses propres sentiments de mâle blessé, qui plus est au sein d'un blog féministe tenu par une femme.

    Sur ce merci pour votre post et votre blog en général! :D

    • On peut être concerné, simplement parce que la question nous paraît importante. tout n'est pas histoire d'ego mal placé. Sincèrement, c'est caricatural.

      • Sauf que vous n'êtes pas victime de la domination masculine non? Si vous vous intéressez, écoutez les personnes qui luttent contre une oppression qui les vise directement, et arrêtez de vous poser en incompris.

        Vous voulez agir? Agissez, mais ne vous vous mettez pas à une place qui n'est pas la votre, car si vous êtes bien un homme, vous ne souffrez pas du système sexiste (en tout cas pas dans des proportions comparables), vous y contribuez pour nourrir votre place de dominant, consciemment ou non. Accorder de l'importance au féminisme ce n'est pas accorder de l'importance à votre voix dans le féminisme, et vous pouvez très bien vous rendre utile à la cause à votre manière:
        http://www.crepegeorgette.com/2014/02/19/les-hommes-qui-voudraient-sinteresser-au-feminisme/
        http://www.crepegeorgette.com/2013/10/30/detruire-la-virilite/

        Je précise avant qu'on me le reproche: non il ne s'agit pas d'une attaque personnelle, même si évidemment il s'agit d'ego, vous êtes loin d'être le seul rassurez-vous.

        • précisons aussi qu'on peut leur conseiller un groupe d'hommes qui travaillent sur la virilité, qui seront heureux de les accueillir.

      • J'ai cru comprendre justement que le sujet de l'article, c'est qu'on peut débattre (votre revendication) comme homme UNIQUEMENT SI on a d'abord fait un travail sur le fait qu'on représente la domination masculine et qu'on la perpétue notamment en pontifiant depuis son canapé. Un travail actif, militant.
        En s'engageant (par exemple à cette manif évoqée par CG).
        Nous en sommes loin (et vous ne paraissez pas très impliqué). Nous sommes quasiment tous avec encore le cerveau 'couché dans le canapé masculin' (jadis on disait 'sur le balcon à regarder la manif qui passe'), même quand nous sommes au café ou dans la tribune de foot, ou encore dans divers engagements citoyens.
        Le féminisme est un bel objet de débat, comme tout objet de débat. Surtout quand cela n'engage à rien.
        (s) un vieux schnok (cherchant la poudre miracle pour lessiver ses aspects 'petit mec' !).

  43. Je suis à peu près d'accord, mais je préfère m'occuper des femmes dont les copines vont manifester........Tout comme pendant les matchs de foot, je reste avec les filles et ne rate jamais la victoire......

  44. Une grosse merde de troll qui passe son temps a.......troller(oh tiens quelle surprise !)tout ce qu'elle peut, et qui va aux "manifs" par ennui, d'une vie totalement ratée et insipide qu'elle continue encore et toujours, et grâce a internet, de troller. Mais toi Valérie, tu n'est pas comme caaaaaaaaaaaaaaaaaaaa bien entenduuuuuu non tu n'est pas comme caaaaaaaaaaaaa (reprends un cookie tu l'as bien mérité ma caille).

  45. Merci pour le texte.
    Je me suis marrée en lisant le passage du sale type qui n'est plus féminisme depuis qu'il nous connaît car c'est le même qui était sportif avant mais zut là on est arrivée trop tard...

  46. En fait il y a deux questions dans cet article :
    -la place des hommes dans le mouvement féministe, ou à côté ;
    -le fossé entre les bonnes intentions qui s'affichent sur le net, les indignations à pas cher, les commentaires faciles et le désinvestissement du militantisme, du vrai, celui ou il faut négocier avec d'autres, donner de soi, se bouger le cul pour vraiment *faire* et cesser de parler.

    Et les deux se rejoignent quand on voit des hommes donner des leçons de féminisme à des femmes engagées. D'abord ce sont des femmes et le machisme, elles savent que ce n'est pas réservé au club des admirateurs d'Éric Z. Et ensuite elles sont engagées, ça veut dire que le sexisme elles y pensent pas seulement en passant, elles en discutent IRL (et permettez-moi de rappeler qu'une réu c'est deux heures d'arguments suivis, pas 5' en passant sur un forum, c'est plus impliquant donc plus riche), elles polissent leur pensée, elles s'engagent, sortent de leurs convictions, filent des coups de main sur des causes qui a priori ne suscitaient pas leur intérêt.

    Pendant que les mecs sur les forums des blogs féministes, ceux qui souvent donnent des leçons, consomment du féminisme, par exemple en trouvant le débat sur la prostitution plus rigolo que la situation des femmes de ménages qui n'arrivent jamais au smic.

    Alors oui, tout le monde a un clavier, mais toutes les paroles politiques ne se valent pas, et il n'y a pas d'appli qui permet de se bouger le cul, les paroles sur le net restent des paroles sur le net et c'est le mérite de Valérie de rappeler qu'il y a un monde en-dehors des blogs, un monde ou de fait les femmes consacrent du temps et de l'énergie à changer la vie des femmes. Ou à essayer...

  47. Oui mais le viol d'enfants c'est plus grave ;-)
    Oui mais le viol de bébés c'est encore plus grave ;-)
    Occupe-toi déjà du viol des bébé-e-s filles et garçons en France ;-)

    Ne se sentent culpabilisés que les hommes qui s'identifient aux bourreaux et pas aux victimes : qui sente morveux qu'il se mouche !

    Pour tout ce que vous dénoncez si bien, CrepeGeorgette, je n'ai pas beaucoup de "potes", j'évite presque tous mes collègues, je mange seul(e)...

    Parce que mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e).

    Parce que les boeufs et les bourrins, c pas des potes, c TOXIQUE !

    Et je préfère parler d'égalité femme/homme, fille/garçon : ordre alphabétique, tout simplement, et renversement de la perspective ;-)

  48. L'article me semble intéressant et assez juste dans le fond, cependant je ne peux m'empêcher de regretter sa formulation trop vulgaire qui lui fait perdre beaucoup d'impact à la lecture : "la violence est le dernier refuge de l'incompétence" (Victor Hugo), ceux que vous attaquez sont violents, haineux car ils ne savent pas faire autrement : ne vous décrédibilisez pas en tombant dans le même travers, cela porterait atteinte à votre combat que je soutiens par ailleurs.
    Je suis d'accord avec vous sur le fait que ces attaques portées assez facilement au final (en sécurité, derrière son écran) sont abjectes mais elles sont monnaie courante sur Internet, j'ai appris avec le temps à y être moins sensible et c'est à mon avis la solution pour éviter de s'arracher les cheveux devant la profonde bêtise de ces individus.
    Cela dit je félicite l'initiative de défendre le féminisme se trouvant particulièrement critiqué ces derniers temps (c'est un effet de monde dirait-on), car il faut croire en un changement de la condition féminine.

    PS : 99% de 50 reviendrait à 49.5 femmes, y aurait-il un hermaphrodite dans l'assistance?

    • "le problème des féministes c'est leur agressivité".

      • Mauvaise interprétation de mes propos : je suis juste désolé de vous voir vous décrédibiliser par un style mal négocié. Pas la peine de m'affliger votre cynisme, le débat n'avance pas...

    • Femmes: soyez douce et gentille quand vous voulez vous faire respecter bordel de merde !

      • Classes laborieuses, classes dangereuses.
        Et esclaves émeutiers...
        Rien n'est plus douceureux et charitable qu'un bon esclavagiste, un bon capitaliste (un peu de gauche...). Et un homme dominant ouvert au débat... jusqu'à l'heure du repas.

        • C'est exactement ça : l'anti-féministe aujourd'hui ne dit plus rien d'outrancier, ni même de frontalement macho, il se contente de donner des leçons aux féministes. Quand bien même il n'aurait jamais assisté à une réunion il fait des bilans sur "le féminisme contemporain" (qui n'a rien compris, alors que lui, oui) et quand le fond ne le dérange pas, c'est la forme. Nous ne sommes jamais pile comme il nous espère, il se sent menacé... est-ce notre problème ou le sien ?
          En fait, un mec qui donne des leçons à une femme sans un mot de doute par rapport à sa situation, c'est la définition de l'anti-féminisme acceptable aujourd'hui...

      • Et surtout JAMAIS de pamphlets ou de discours politiques pouvant être jugé outrancier...

    • HS, mais je me demande dans quel œuvre de Victor Hugo tu trouve cette citation ? Parce que moi je la connais d'Isaac Asimov, dans la série Fondation.

      Pour revenir au sujet, quand on se défend, quand on se bat pour ses droits, ça doit être au moins ferme, voire virulent. Dans ma cité 93, quand je dis aux enfants de 10 ans de pas dire à leurs cadets de 4ans "bouge ton cul sale pd va te faire enculer on est en retard", j'ai essayé la politesse, pour leur montrer l'exemple: "pourriez vous utiliser un langage plus poli s'il vous plait ? " on m'a répondu "ferme ta gueule connasse chuis polie et bien élevée et jt'emmerde." Je leur serais bien rentrée dans le lard, mais ce ne sont que des enfants de 10 ans, pas responsable de l'éducation quelles ont reçue, et je ne voulais pas plus exposer mon fils à leur grossiereté. Donc j'ai fermé ma gueule devant des mômes quand je l'ouvre bien grand devant des flics qui fument sur le quai de la gare.

  49. [...] Les sales petits mecs [...]

  50. regardez, les mentalité changent ! un femme de 36 ans entraineur d'un club de foot pro !!
    http://www.leparisien.fr/sports/football/clermont-foot-l2-helena-costa-premiere-femme-a-entrainer-un-club-pro-07-05-2014-3822457.php

    bon sinon j'ai des potes homos ( aille suis-je en train de les insulter ? ) qui prennent très bien le fait de que je les traite de PD. D'ailleurs je comprends pas pourquoi on parle des homos dans cet article ?

    • " j'ai des potes homos... qui prennent très bien le fait de que je les traite de PD"

      Et ?

      • ben ça les choque pas plus que ça le terme PD quoi. Non mais c'est un détail de l'article mais ça m'a interpellé, j'ai pas compris ce que ça venait faire là

        • Si cela peut t'éclairer, sur mon expérience personnelle:
          Quand étant un homme tu dit des choses un tant soit peu féministes à d'autres hommes, ces derniers te traitent souvent de PD.

          Empiriquement, quand tu vis cette situation, tu te rend bien compte que féminisme et défense des droits des LGBT sont des causes en partie liées...

      • après lecture de l'article "détruire la virilité", je comprends mieux le rapprochement

  51. Si je ne me trompe, pd est l'abréviation de pédéraste, ancien mot pour pédophile. Traiter un homo de pd revient donc à le traiter de pédophile. Je ne savais pas que Marc Dutroux était homo. Ah bah non, il est bien hétéro, sa femme était même sa complice. Pourtant, ça ne viendrait à l'idée de personne de faire l'amalgame entre hétéro et pédophile.

    • En fait, la pédérastie ne serait pas tout à fait le synonyme de la pédophilie, notamment parce que le mot désigne à l'origine une véritable institution, dans des contextes historiques bien particuliers (en Grèce antique, notamment).

      Je mets ça au conditionnel, je ne suis pas du tout un spécialiste, mais il n'empêche en tout cas que vous avez raison : même à l'époque, je ne pense pas que les hommes qui s'adonnaient à ces pratiques aient pu ou puissent (rétrospectivement) être considérés comme homosexuels.

  52. Vous me mettez dans une situation compliquée. Quand j'ai envie de recevoir une leçon de morale bien dégoulinante qui me promet le paradis si je suis l'auteur et l'enfer si je ne le suis pas, vaut-il mieux aller :
    - à la messe, ce qui fait plaisir à ma grand-mère
    - sur ce blog, ce qui m'évite de sortir de chez moi
    ?

    Vous voyez que vous faites réfléchir, finalement...

  53. @stefs
    pédéraste : du grec "paidos" enfant et "erastès" amoureux
    pédophile : du grec "paidos" enfant et "philos" ami
    La différence était de taille -si j'ose dire- dans la Grèce antique... aujourd’hui en effet traiter un homosexuel de "pédé" est totalement inapproprié indigne et imbécile, mais je suppose que ceux qui le font n’ont pas pris option grec au lycée. En revanche traiter un pédéraste de sale pédé, personne ne le fait et c’est dommage.
    pour en revenir à cet article "ces sales petits mecs" je suppose que la plupart des femmes le trouveront plutôt percutant mais fondé, les hommes en général le trouveront exagéré et malveillant, voire méprisant, et les anti-féministes à l’unisson le trouveront salutaire au moins pour balancer leurs vitupérations sexistes dans les commentaires.. Bref il ne laisse aucune lectrice ni aucun lecteur indifférent, et peut-être faut-il s’en réjouir car ainsi va la diversité des opinions et des gen(re)s.
    Moi qui suis du genre à ne pas avoir envie qu’on m’en colle un (et tellement fière d’être une femme), j’ai trouvé votre article vitriolé implacable et magnifique (et de toute façon nécessaire puisqu’il semble vous avoir servi de défouloir épistolaire au retour d’une manif jugée décevante par l’absence de mobilisation qu’elle a suscitée). Je note au passage que vous, les activistes féministes, avez été les PREMIERE et les SEULES à parler du rapt de ces jeunes filles nigérianes et à relayer l’information. Vous avez été essentielles, et même à 50 devant une ambassade, vous êtes capables du battement d’aile qui déclenche la tornade.. je le redis : tellement fière d’être une femme…
    Alors après avoir lu votre article, j'ai médité en pensant à vous, à votre travail, à votre rage, à votre tristesse parfois peut-être, à mes propres colères, à mes larmes d'impuissance (dernièrement à la lecture d'un article sur les viols de masse en Syrie), à mes « grandes » résolutions féministes (prendre le nom de ma mère a plus de 40 ans.. effacer toute trace de patriarcat à la petite échelle de ma petite personne), à mes engagements qui ne m'engagent pas à grand chose (un clic pour une pétition, un manifeste, une lettre à l’ambassade ou au JDP...), à mes confrontations quotidiennes, épuisantes, rageantes avec ce monde trop immobile ou trop violent, mais toujours visiblement masculin qui n’est pas le mien, dans lequel je dois forcer en permanence pour rentrer (moi qui suis nulle au tétris)… bref à toutes ces choses de ma vie de femme qui a un peu oublié la légèreté dans tout ça il faut le reconnaître…
    et alors j'ai entendu quelque part une phrase bizarre : le bonheur est une manière de se révolter. Elle m’a troublée. Je la médite encore

    • La différence était de taille -si j'ose dire- dans la Grèce antique... aujourd’hui en effet traiter un homosexuel de "pédé" est totalement inapproprié indigne et imbécile, mais je suppose que ceux qui le font n’ont pas pris option grec au lycée.

      Ou peut-être que ce qui est imbécile (étymologiquement : "faible"), c'est de penser qu'un mot est enfermé dans son étymologie...

      Je ne tiens pas à défendre l'utilisation du terme "pédé" à tort et à travers, mais son utilisation dans un registre non-insultant, y compris par des hétéros, est avérée et brandir le spectre de la Grèce antique est à côté de la plaque.

  54. A chaque fois que je vois des renvois à la Grèce Antique, au sujet de la pédérastie / pédophilie / homosexualité, etc. j'ai tendance à légèrement grincer. Rappelons quelque faits même si c'est pas forcément le lieu (c'est au moins l'instant).

    - La pédérastie était loin d'être entièrement diffusée dans toutes les cités-états grecques et dans le monde hellénique en général. Certaines restaient sur le système de classe d'âge et de compagnonnage viril (cf Sparte).
    - La pédérastie, lorsqu'elle existe, est toujours différente d'une cité à une autre : celle d'Athènes est différente de celle de Thèbes, qui est différente de celle pratiquée en Crête. C'est pourquoi dire "la pédérastie en Grèce Antique" est imprécis et lâchons le mot "athènocentrique" (frisson d'horreur dans l'audience).
    - L'homosexualité en tant que concept n'existe pas en Grèce antique, comme dans la République Romaine. Dans une relation sexuelle, il y a un sujet actif et supérieur et un objet passif et inférieur. Ceci dans les pratiques que nous nommons homosexuelles comme hétérosexuelles (c'est pour ça d'ailleurs que le lesbianisme, même en pratique, est pensé comme une absurdité à ce moment).
    - La pédérastie est, comme il a été dit par ailleurs, une institution qui se veut éducative, qui peut même être socialement ou légalement obligatoire. Elle n'équivaut pas à des relations sexuelles (bien que ça arrive, plus dans certaines cités que d'autres), simplement à des relations intimes, de proximité. Pédérastie n'équivaut jamais à pédophilie et parfois, une société qui approuve la première réprouve la seconde. En fait, la plupart des sociétés réprouvent toute forme de pédophilie (entre citoyens), en tout cas hors du cadre pédérastique.
    - La pédérastie n'est pas un chemin vers des pratiques homosexuelles, c'est même parfois le contraire (cf le jeune Alcibiade qui en pince pour le vieux Socrate, qui ne bouge pas, parce qu'il sait qu'il se ferait allumer en place publique sinon). Souvent les sociétés qui pratiquent largement l'homosexualité se "clashent" avec les sociétés qui pratiquent la pédérastie.

    Il faut se rappeler que ce mélange incongru pédérastie / pédophilie / homosexualité est tardif, du temps de la Renaissance. A ce moment là, lorsque la période antique était à la mode, il a bien fallu passer par la case "sexualité" et l'amalgame grossier a alors été fait. C'est surtout un amalgame qui servait à rendre encore plus odieux l'homosexualité et qui se basait sur une incompréhension totale de la manière dont étaient envisagés les relations sexuelles dans l'antiquité. Homosexualité, masturbation, pédophilie étaient mis dans le même grand bain des sexualités déviantes, on ne cherchait pas vraiment à préciser la chose.

    Et disons une chose un peu tordu: insulter un homosexuel de "pédé" fait tout à fait sens dans le contexte européen moderne. "Pédé" n'est pas un qualificatif neutre, c'est une insulte moralement infamante, il est évident que la subtilité et la précision ne sont pas de mise. Traiter un homo de "pédé", c'est le renvoyer dans le grand bac des sexualités déviantes, qu'il est presque suspect de trop connaître. C'est se gargariser d'être dans le bon camp à la sexualité correcte, la reproductive. Comme toujours, l'insulte c'est qualifier "l'autre", et aussi s'ériger comme quelqu'un qui peut juger et qui se retrouve logiquement dans le camp d'en face, le bon.

  55. Réflexion toute fraîche mais je me dis que finalement on écrit beaucoup trop sur ces sales petits mecs. Sur les male tears, sur les not all men, sur la place des hommes dans le féminisme, les hommes, les hommes, les hommes.
    On est féministes merde.
    Il doit bien y avoir un moyen de se débarrasser de ces types sans y passer toute notre vie ?
    On pourrait peut-être "tamponner" ce genre de gars. Tu viens chouiner, hop tu es tamponné "not all men", ton pseudo est grillé et plus personne ne te lis ni ne te répond. Avec une FAQ pour expliquer le pourquoi du comment et éviter d'avoir à réécrire 100 fois les mêmes trucs.
    Ça permettrait de discuter sereinement sans se faire troller tous les deux com ?

  56. bien planquée derrière son écran a troller-entre autres-toutes les féministes avec qui elle n'est pas d'accord, a insulter, a harceler, a diffamer, a stalker, bien planquée, sous différents pseudonymes, derrière ses écrans; tu ne ferais jamais ca hein chère "valérie", pas toi nonnnnnnnnnn tu n'est pas comme caaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa voyons ! reprends un cookie ma chérie. Tu le mérites tellement, plus que tout autre, jolie, honnête, très honnête ohlala-ca-en-est-impressionnant, "valérie".

    • je cherche le pourquoi du valérie entre guillemets.

      • A mon avis il est pas sûr que tu t'appelles bien "Valérie". CrêpeGeorgette pas de doute par contre, mais peut-être Chantal CrêpeGeorgette ? Emilie CrêpeGeorgette ?
        Enfin ces gens qui refusent de donner leur vraie identité sur internet c'est incroyable quoi ya plus de respect.

        • On ne donne pas sa vraie identité sur internet, jamais, c'est une règle de sécurité de base. Tu ne donnes pas la tienne non plus, je te signale, pas plus que tu ne donne ton adresse ni ton numéro de téléphone.
          Et que Crêpe Georgette s'appelle Valérie ou Vultrogothe, ça change quoi au schmilblick ?

  57. Voilà, chère ValérieCG, ce qui ne va pas dans votre texte-choc. Vous vous adressez aux « sales petits mecs » pour leur reprocher de n’être pas venus à votre manif. Mais voilà, à votre manif, il n’y avait pas de sales petits mecs, mais il n’y avait pas non plus de mecs bien. Enfin, si, il y en avait un, qui compte d’ailleurs, dans vos calculs, comme une demi-portion : un homme sur cinquante égale un pour cent. Comme si un mec bien ne pouvait pas être entier…
    La question se pose alors de savoir pourquoi il n’y avait pas de mecs bien à cette manif. Peut-être parce qu’il n’y a pas de mecs bien ? Que dans leur immense majorité les mecs sont des sales petits mecs, et la demi-portion arrive à peine à sauver le genre masculin. On ne peut même pas dire « il existe au moins un mec bien », tout juste homoinzin… demi. Et votre diatribe s’adresse alors bien au genre masculin dans son entier, quoique vous vous en défendiez.
    Mais peut-être en fait vous vous en fichez, des mecs bien. Ce qui vous intéresse, au fond, ce sont les sales petits mecs. Quelle jouissance vous prenez, dans l’insulte, dans l’exclusion, dans la haine, dans la culpabilisation. Ah ! quel plaisir, le troll auquel on mouche le nez, le troll qui chouine, et qu’on écrase d’une réplique cinglante. Vous avez plus besoin des trolls que des trolls n’ont besoin de vous. Enfin, pour moi, en tant que troll, c’est terminé, j’ai fait le tour de la question, je vois la mère-sévère dans sa misère. Et je désobéis à votre admonestation précédente, que vous m’aviez infligé à la suite de mon précédent commentaire, où j’avais osé protester de mon innocence, pensez donc ! : lisez-moi, mais en silence, m’aviez vous dit, et, en bon petit garçon à sa maman, j’avais obéi. Eh bien non, je reprends parole. Mieux, je trahis ma promesse de ne plus vous embêter ! Quelle joie ! Je ne suis pas encore tout à fait châtré.
    Vous allez me dire : tes petits problèmes mon petit gars on n’en a rien à foutre, cela ne fait pas avancer la cause, ici on fait de la politique, on milite. Mais vous ne réalisez pas que dans votre militantisme, dans votre blog « crêpe georgette », ce sont vos problèmes à vous que vous exposez, que vous étalez. Vous nagez en plein narcissisme. Ça déborde de tous les cotés. Vous n’êtes pas plus sensible que moi au problème des femmes nigérianes. Pourquoi le seriez-vous ? Mais vous, vous en faites autre chose, vous l’instrumentalisez pour déverser votre haine, pour vous venger de vos frustrations. Je ne pense pas que vous arriverez à quelque chose comme ça. Sûrement pas à faire avancer la cause féministe, en tout cas.

    • "pour vous venger de vos frustrations." j'avais espéré et puis non. pas une once d'originalité.

    • LOOOL. PTDR.

      Je crois que les mecs qui ne font pas partie de cette catégorie de trolls crétins du web ne se sont à aucun moment reconnus dans ce texte, et en ont approuvé le contenu. Comme quoi visiblement il existe aussi des petis mecs qui n'ont pas besoin d'être rassurés sur le fait qu'on ne parle pas de.tous.les.hommes.car.tu.comprends.il.y.en.a.qui.sont.gentils si si. "Ces cool petits mecs", pourrait on les appeler, ont au moins la décence de savoir que vu leur statut de privilégié dans la société ils n'ont ni besoin de gratification, ni de réassurance, ni de calins, ni de pédagogie. Et que la "haine féministe" jusqu'à preuve du contraire ne tue pas. Alors que la misogynie tue chaque jour. Ca, les cool petits mecs ils le savent et ils viennent pas nous expliquer comment on devrait ou pas s'énerver de situations méprisantes comme celles de ces sales petits mecs qui nous trollent toute la journée.

      Mais merci pour la leçon. Inutile donc.

      BISOUS COOKIES CORDIALEMENT.

  58. J'ai failli te répondre et puis j'ai fini par comprendre que tu ne disais rien en fait... 25 lignes de "rien".
    Signé : un "homme-qui-essaie-d'être-bien" (et qui était là hier, parmi d'autres...)

  59. Merci pour ce texte, bon coup de gueule que viennent illustrer tout un tas de sales petits mecs qui se seraient senti visés? "le mouvement pour le droit des femmes devrait être plus gentil avec les hommes!!!" ben voyons...

    Merci pour ce blog, merci d'exister, etc.

  60. Ok, j’arrêterais de mater des triples anales et de manger des paléontologues.
    On fait la paix, tu veux un cookie ?

  61. C'est un texte qui fait énormément de bien.
    Merci.
    Je reste abasourdie par l'absence de dignité de ces petits merdeux qui, hasardant une argumentation, ne font que dire: "tu as raison d'avoir pondu ce texte, regarde comme je me conforme à ma médiocrité constante, comme je resuce les mêmes poncifs sur l'agressivité, le narcissisme et la frustration supposée des féministes... Tu me reproches d'être bête, lâche et banal? Mais oui, c'est exactement ça! J'en rajoute une couche tiens, cadeau"
    J'ai commencé par être énervée de ces com, mais là je me marre, c'est trop ahurissant. On croirait presque qu'il s'agit de fakes... Des féministes amazones planquées qui œuvrent à détruire Le Mâle en écrivant de faux coms en leurs noms pour les ridiculiser et mobiliser les troupes... Hélas.

  62. Il faudrait surtout parler des "petits mecs et des petites nanas" ou, plus simplement, des "petites personnes". Parce que, là, le billet oublie la moitié de l'humanité !

    • je vais te répondre pour UNE fois. je t'ai bloqué sur twitter, banni ici comme dans tous les lieux où tu persistes à me parler depuis les dix dernières années.
      donc je te le dis plus clairement car tu sembles être un peu lent. JE VEUX QUE TU ME FOUTES LA PAIX ET QUE TU CESSES DE ME PARLER. c'est une demande raisonnable merci de la respecter.

  63. Il n'y a pas un commentaire de Sfefs d'aujourd'hui qui a disparu ?? Ca m'est arrivé aussi avec mes propres commentaires (problème signalé sur Twitter sans obtenir de réponse).

    • ah mais tu es débile donc.
      tu es BLOQUE sur twitter depuis des années je ne te lis pas.
      j'ai effacé tous tes commentaires ici sauf celui ci pour te répondre et forcément celui de stefs donc.
      maintenant hop tu dégages.

  64. "Moi en tant que blanche qui suis anti raciste j'exige que la lire contre le racisme de fasse en prenant d'abord en compte les gentils blancs qui sont pas racistes. Bien sur moi je n'ai jamais été discriminée à l'embauche ni pour un logement ni n'ai subi de délit de faciès, mais je me sens oppressée de ne pas être mieux reconnue. On gagnerait sûrement plus à mettre en avant les exemples de blancs qui ne sont pas racistes qu'a dénoncer les problèmes de racisme. Et puis ça stigmatise trop les blancs qui sont gentils. Moi je n'ai jamais connu le racisme mais je refuse que pour autant on me dise que ça c'est un privilège"
    Whitesplaining = mansplaning même combat : poser en victimes des gens qui ne sont pas victimes de la discrimination en question et qui accusent les groupes réellement discriminées de faire de la victimisation. Age mental : 3 ans. Environ.

  65. C'est vrai que, honnêtement, je m'en tape du combat féministe.

    Mais bon comment on peut sérieusement empathiser pour des des problèmes qui nous semblent aussi lointain que l'encre utilisée pour écrire cet article ?

    Les viols, les maris qui battent leur femme, je les voie dans les journeaux, sur internet, mais quand je me lève le matin je prend le train innocemment et ne voit pas les traces du viol qui s'est déroulé là où je me suis assis.

    Et que puis-je y faire ?

    Un enfant meurs de faim toute les six secondes.
    Et pourtant là aussi je m'en tape.
    Mais quand même pour me donner bonne conscience je donne dix balles à une association, mais au final ça n'est rien.
    Pourtant si j'allais en somalie c'est évident que je ferais plus que donner dix euros à un mourant.

    A tous ces problèmes aussi éloignés de mon bien-être français, comment voulez-vous que j'éprouve une quelconque forme d’empathie ?

    Si j'ai bien répondu à ta question pourquoi je ne fais rien, j'aimerais t'en poser une autre.

    Supposons que malgré le fait que ton problème ne provoque en moi aucune forme de sensibilité à travers l'écran qui fait mal aux yeux de mon ordinateur, je décide quand même d'agir.

    Je constate qu'il y a un vide marquant quand à la question : Comment agir ?
    Parce que demander pourquoi on agit pas, c'est marrant.
    Nous dire comment on peut agir, et s'il te plaît d'une autre manière qu'en criant sur les toits et en s'affichant médiatiquement, c'est mieux.

    • Déjà lis ce blog en long en large et en travers, Valérie a déjà fait l'effort d'expliquer aux hommes ce qu'ils peuvent faire au quotidien pour limiter leur part d'oppression. Ensuite lis, décentre-toi, retrouve un sens de l'empathie (ton aveu de non-empathie est particulièrement flippant), participe aux manifestations, fais circuler l'info : il y a des centaines de choses qu'un AssisDansSonCanapé peut faire.

  66. Merci de CESSER de Répondre aux trolls. J'ai autre chose à faire qu à m'occuper du blog pour l'instant et devoir nettoyer 50 coms m'emmerde. Le premier com de nonon insultait gravement une de mes amies à partir de ce moment la il na rien à faire ici. Cessez donc de lui parler.

  67. Merci pour ton texte Valérie.

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