oct 252013
 

Je suis tombée la semaine dernière sur ce billet d'un chroniqueur sexo du Plus, journal qui a déjà eu quelques soucis avec le viol et ferait bien, au passage, de relire certains textes de ses chroniqueurs avant de persister sur un sujet d'évidence pas maîtrisé (et je reste gentille).

On va le dire tout net un homme ne peut pas donner de conseils sur le viol aux femmes. Non il ne peut pas ; qu'il en donne aux hommes sur le sujet s'il veut, qu'il apprenne aux centaines de milliers d'hommes agressés à se défendre, aux dizaines de milliers d'hommes violés à se défendre mais pas aux femmes.

Comme nous l'avons déjà vu, les femmes sont éduquées à inhiber leurs comportements agressifs. Je vous l'avais montré par différentes expériences ; très tôt, on éduque les filles à ne pas être agressives, à ne pas se défendre et à être passives.
Il va ensuite leur être enseigné d'avoir peur et surtout du viol, le méchant loup des filles de plus de 12 ans. Le viol va être vu comme la chose la pire pouvant arriver, devant le meurtre, devant la mort, devant tout. Cette peur du viol peut devenir si paralysante, si présente que des femmes, comme Virginie Despentes, disent avoir tout à fait été capables de réagir quand on les agressait non sexuellement mais qu'il était impossible de le faire lorsqu'il s'agissait d'un viol.
Tout cela, un homme ne le vit pas car il est socialisé différemment. Même si un homme peut être violé, on ne l'éduque pas avec cette peur du viol ; pire on l'éduque avec l'idée que cela n'arrive pas aux hommes, aux faux hommes peut-être.

De plus, avant d'enseigner quoi que ce soit au sujet du viol, il convient de se souvenir d'une chose ; seulement 10% des femmes portent plainte. 90% n'ont pas porté plainte. Ces femmes -là nous lisent et je n'ai aucune envie, à quelque moment que ce soit, de leur faire ressentir l'idée qu'elles n'ont pas fait tout ce qui fallait, qu'elles ne se sont peut-être pas assez débattues ou je ne sais quoi. Avant toute chose, le but est d'inciter les femmes à porter plainte et je doute qu'un texte maladroit qui les culpabilise les incite à le faire.

Revenons donc au texte de notre ami Courbet.

Le mot "animal" qui est employé pour désigner les violeurs est évidemment profondément maladroit. On a suffisamment parlé de culture du viol pour éviter ensuite de parler "d'animal" sous-entendant ainsi qu'il s'agit d'un comportement naturel ou loin de ce que pourrait faire un homme normal.

Courbet nous dit alors "Car les messages de prévention "fais attention", "méfie-toi des gens" sont certes utiles mais insuffisants" ; utile à quoi, utile à qui ? Se méfier de quels gens ? Faire attention à quoi ? Cet espèce de conseil parfaitement vague qui vise juste à distiller une peur prégnante chez les femmes sert juste à limiter leurs mouvements et à les confiner chez elles, dans un des lieux, où, tiens donc, elles ont le plus de risques d'être violées.

S'en suivent une série de conseils qu va du meurtre d'hommes innocents (les hommes assassinées au Mexique l'étaient) . Est-on conne de ne pas avoir pensé à buter tous les hommes pour éviter d'être violées. S'en suit l'antienne autodéfense tiré d'un site qui fait son beurre sur la peur des femmes. Vous noterez l'expression "violeur occasionnel" ; je ne sais pas trop ce qu'ils entendent par là. Est-on censé adapter notre attitude après avoir demandé au violeur s'il le fait occasionnellement ou de façon habituelle ? Rappelons une nouvelle fois que vous risquez peu d'être violée dans un parking, peu d'être embarquée à bord d'une voiture , donc tous ces conseils sont bien gentils mais absolument pas adaptés au cas habituel ; je fais quoi si un mec en qui j'ai toute confiance et que j'ai invité à boire un dernier verre tente de me violer ? Je fais  quoi si c'est mon mec ? mon père, mon cousin ? La réalité est celle-là. Pas un espèce d'Emile Louis qui surgit du fin fond des âges.

Continuons avec les conseils suivants qui m'ont laissée pantoise ; uriner ou déféquer pour dégoûter le violeur. Mais comment vous dire. Dans une situation aussi sidérante que le viol, le corps se met souvent en stand by. je ne sais si Courbet est au courant mais on ne défèque pas sur commande et encore moins dans une situation de stress immense. Quant à cette phrase "Et à moins de tomber sur un scato-urophile, la méthode peut porter ses fruits.", j'en viens à me demander si tout ce texte n'est pas un vaste troll, une grosse plaisanterie où l'on peut, parce qu'on ne se sent pas concerné, vaguement discuter, entre la poire et le fromage (demain tu me feras un sujet sur les sex toys coco) du viol.

Continuons avec le sempiternel "balançons des insanités à un violeur (pardon un bâtard, Courbet n'aime pas les violeurs, il doit nous le dire) et enfin le merveilleux témoignage de Mina tiré du non moins merveilleux site "Apprendre à manipuler les gens".  Alors là j'avoue que je me demande si Courbet a conscience des liens qu'il utilise. On parle du viol, il nous sort un site appelé "apprendre à manipuler" qui utilise les techniques classiques pratiquées par tous les PUA pour arriver à leurs fins.

Enfin on arrive aux accessoires anti viol (qui n'existent pas en France mais détail que voilà) avec le fameux collant anti viol.. Mais qui peut sérieusement penser - à moins d'écrire un texte sans maitriser le sujet - qu'une collant même moche va arrête un violeur ? Qui peut sérieusement écrire ca ? Un collant pareil provoquera juste des réactions hyper agressive de type "vas y salope qui fait sa maligne montre ce qu'il y a dessous".

Enfin le paragraphe de fin. Magique.

"Toutefois, en cas d’agression, et que le viol ait réussi ou non, la priorité reste de dénoncer un tel acte criminel. Dans la mesure du possible, l’objectif serait de pouvoir préserver les preuves : traces de doigt, poils, sang, sperme qui permettront de chopper l’ADN et accélérer l’arrestation. Ne pas sous-estimer le danger sanitaire non plus en vous rendant éventuellement aux urgences pour un suivi médical et/ou psychologique. 
Mais surtout en parler. Le garder pour soi risque de vous peser très longtemps et ne fait que minimiser l’acte et parfois perdurer les mythes sur le viol."

Non ce n'est pas le fait de se taire qui fait perdurer les mythes sur le viol ; il convient de lire et comprendre les textes que l'on lit. A aucun moment, Antisexisme n'évoque le fait que se taire conduit à faire perdurer un mythe. Dire cela c'est juste une nouvelle fois faire perdurer l'idée que la victime, en ne parlant pas, sera responsable des éventuels viols que son violeur pourrait commettre. or, soyons clair, le seul responsable est le violeur.
En parler peut s'avérer extrêmement violent et cela serait mentir aux victimes que de ne pas leur dire. La priorité n'est pas dénoncer un acte criminel mais d'aller bien et de s'en sortir. Ca passera par plein de méthodes dont aucune n'est l'obligation à faire quoi que ce soit. Est-ce qu'on peut ne pas dire à une victime de viol qu'elle risque de s'en prendre plein la figure ? d'être traînée dans la boue ? Reparlons donc de Créteil tiens. Reparlons de toutes les fois où après avoir dit le viol à sa famille, ses amis, des femmes se sont vues interroger, questionner sur leur tenue, leurs fréquentations, leur vie sexuelle passée. Les femmes porteront plainte quand la société toute entière aura compris que quoi qu'elle ait fait, qui qu'elle soit, une victime de viol n'est jamais responsable.

Donc soyons simple. Laissez les femmes discuter entre elles des techniques à adopter. Ne vous en mêlez pas. Ne venez pas, comme la dernière fois, m'expliquer que je devrais être moins agressive et sourire pour demander à quelqu'un de me laisser sa place. Sourire c'est un luxe ; une femme qui sourit à un mec dans le metro risque de se le coltiner sur 20 stations tant il pensera qu'il a une chance.
Si on a envie de vos conseils, peut-être qu'on vous en demandera. Ou pas.
Vous voulez être utiles aux femmes ? Déconstruisez la masculinité. Occupez-vous de déconstruire tous ces comportements expliquant qu'un mec a besoin de baiser sinon il mourra dans d'atroces souffrances, les couilles explosées.

ps ; tout  post conduisant à donner des conseils sans intérêt pour se prémunir du viol sera censuré. oui je ne suis pas ouverte au débat.

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  47 réponses sur “Quand un chroniqueur du Plus se prend pour un chevalier blanc contre le viol”

  1. Outre la culture du viol, il y a une constance dans les sociétés patriarcales: les hommes veulent jouer au chevalier blanc, et prendre la défense des femmes et enfants contre les "méchants". C'est une façon commode d'affirmer sa supériorité. "Moi, l'homme qui sait tout, vais t'expliquer à toi, femme ignarde, ce que tu dois faire". Rien que cette attitude est contre-productive puisqu'elle rabaisse les femmes, insiste sur leur infériorité et est tout le contraire de ce qu'il faut faire pour les rendre plus confiantes en elles.

    Evidemment, c'est plus gratifiant (et surtout beaucoup plus simple) pour ces hommes de jouer au chevalier blanc face aux femmes (qui sont inférieures et faibles à leurs yeux), que de prendre le risque d'affronter les hommes en leur donnant des conseils pour ne pas violer.

  2. Merci.
    J'avais lu cet article, j'étais épuisée d'avance à l'idée de répondre à ce cretin.
    Alors merci

  3. "Ne vous en mêlez pas. Ne venez pas, comme la dernière fois, m'expliquer que je devrais être moins agressive et sourire pour demander à quelqu'un de me laisser sa place. Sourire c'est un luxe ; une femme qui sourit à un mec dans le metro risque de se le coltiner sur 20 stations tant il pensera qu'il a une chance"

    J'ai vu des situations où les gens en sont pratiquement venus au main en raison d'un comportement agressif, j'ose croire que tu confonds agressivité et distance. La politesse, c'est avant tout une question de civilité, on ne peut prétendre à vouloir que tout le monde se comportement parfaitement si on est déjà pas soit même pas en mesure de faire le minimum avec son prochain. C'est à dire avoir une attitude courtoise. Je précise que je ne suis qu'un homme et je ne comprends bien que tu te fiches de notre avis, mais j'ai déjà échappé à des agressions physiquement simplement en souriant et en répondant poliment à des gens qui avaient au départ l'intention de me détrousser avec en accessoire me passer à tabac.

    Enfin, je ne crois absolument pas à ta règle du un sourire = un lourdeau, je ne sais pas sur qu'elle planète tu vis pour nous faire croire que cette situation existe et ceci n'est pas un débat, c'est un fait, Parce que la réalité, c'est que si tu me parles dans le métro, le plus probable c'est que je te réponde par oui ou par non et que je me remette à ma lecture.

    Bye

    • Le sourire qui empêche l’agression sexuel. Sacrebleu, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ?!

      Autre chose sur les probabilités. La phrase de départ est "une femme qui sourit à un mec dans le metro RISQUE de se le coltiner sur 20 stations tant il pensera qu'il a une chance."

      Le mot "risque" suggère que ce n'est pas à chaque fois.

      "le plus probable c'est que je te réponde par oui ou par non."

      Et vous l'aviez bien compris en utilisant "le plus probable" dans votre commentaire.

      Donc en quoi votre phrase contredit quoique ce soit à la déclaration de CG ? Même si le risque est de 1/1000 de me faire emmerder, ben tant pis, je ne le prends pas. Même s'il y a beaucoup de gens souriants comme vous qui vont "probablement" lire leur livre.

      • Et à quel moment vous comprendrez qu'une attitude jugée agressive risque de provoquer une agression ? Vous pensez qu'un comportement agressif car ici vous ne parlez pas de "distant" ce qui serait la normalité, tout à fait normal vu les fous que l'on peut croiser, va vous protéger d'un lourdeau ? Je pense le contraire. Vous ne vous protégez ce faisant de rien et vous polluez mon monde voici la raison de mon dérangement, car un jour vous allez me demander un service de façon discourtoise que je vous aurais de toute façon accordé, et vous allez me gâcher ma journée.

        Un conseil basique, vous avez un service à demander mais vous ne savez pas vous comporter autrement que de façon agressive pour ne pas risquer de vous coltiner le suspicieux serviteur pendant 20 stations. Que faire ? La solution est simple, ne lui demandez rien. Renoncez.

        • "Un conseil basique" il t'aura fallu deux posts. clap clap.

        • je suis toujour courtoise mais je ne sourris pas forcement....

        • Il y a quand même du vrai dans ce que dis Vousdelirezvousaussi.
          On ne demande pas un service en faisant la gueule. Cela dit, c'est pas tout à fait dans le sujet car demander à notre entourage de ne pas avoir de comportements sexistes n'est pas demander un service, c'est un combat.

          Il est possible que dans certains cas (ça dépend du contexte, de la personne en face), on peut éviter une agression par un comportement calme. Mais sentir que c'est possible/trouver exactement le bon ton et les bons mots/le faire avant que la situation ait irrémédiablement basculé se limite sûrement à des cas assez rare.

          JER : quand tu dis "Même si le risque est de 1/1000 de me faire emmerder, ben tant pis, je ne le prends pas", c'est un peu trop abrupt.
          Personnellement, je refuse de considérer tous les hommes comme des lourds ou des violeurs potentiels. Je vais plutôt décider de mon attitude (plus ou moins réservée) envers un interlocuteur en fonction de son comportement général (je suis plus froide avec le mec qui se pose tout de suite dans le charme qu'avec celui qui est neutre).

          • de quel service parles tu très exactement ?
            notre conversation portait sur les mecs qui s'etalent dans le métro sur 2 sièges. ils ne me rendent pas service en se tenant sur un siège ; ils font qq chose de normal.
            un mec est intervenu en disant que lui souriait en leur demandant de se pousser. moi non. je dis "pardon" d'un ton sec et en général ils pigent très bien.
            amusant de constater une nouvelle fois que le comportement agressif de depart est celui du mec mais on note juste le mien.

          • Ok, je me suis emmêlé les pinceaux.
            Effectivement, demander à quelqu'un d'arrêter de se conduire impoliment n'est pas un service, c'est un rappel à la civilité.

            Dans ce cas, cependant, j'ai aussi tendance à sourire ou du moins éviter de montrer ma désapprobation, car ça passe mieux et se résout plus vite. Tout ce que je veux, c'est m'asseoir, pas me prendre le bec avec un impoli qui a tendance à être agressif parce qu'il n'assume pas d'être dans son tort (le raisonnement est le même que la personne impoli soit homme ou femme).
            Mais je comprends que tout le monde n'agisse pas ainsi. A un certain niveau d'impolitesse en face, ce ne devrait pas être à nous de faire des efforts.

    • Il y a tromperie sur la marchandise ! On avait dit un fil de commentaires sans Lumières Masculines Qui Viennent Nous Éclairer et hop, il y a cette intervention qui nous explique comment faire et puis qu'agression et agression sexuelle, agression sur un homme et agression sur une femme, c'est pareil.

      Deux conséquences : d'abord la négation de tout le propos du blog qui explique que le viol n'est pas une manière (pas bien) de se vider les couilles mais participe d'un schéma d'oppression des femmes.

      Ensuite la négation du caractère spécifique de l'expérience des femmes dans une société patriarcale ("moi aussi, hein, j'ai failli me faire agresser"). Et ce réflexe d'avoir son mot à dire à égalité avec les femmes sur les questions de genre aboutit à un "moi aussi je veux ma place dans le féminisme et je vais pas me la faire moi-même en me remettant en cause, je la veux pile là où des femmes se sentent bien sans moi, entendues et respectées" qui finit par être une violence. Et à la négation du féminisme, un billet ici-même expliquait pourquoi on ne peut pas devenir féministe avec seulement de bonnes intentions universelles : http://www.crepegeorgette.com/2013/10/11/pourquoi-le-mot-humanisme-ne-peut-remplacer-le-mot-feminisme.

      J'ai un frangin libéral-libertaire et universaliste-humaniste (donc pas le genre à prendre en compte l'existence de dominations spécifiques, puisqu'on est tou-te-s égaux/ales à ses yeux, femme ou homme, SDF ou dentiste) et un jour on se baladait dans Paris. A cause de travaux, je me suis retrouvée devant ou derrière lui, soit ressemblant à une femme marchant seule dans la rue. Le genre de meuf à qui on peut adresser un bonjour libidineux. Bonjour libidineux donc, et mon frère de me demander s'il avait bien entendu un connard m'adresser un "bonjour" qui ne vient de nulle part, sûrement pas de moi, qui me force dans une interaction, et qui au final est une grossièreté, une manière de marquer son territoire sur des femmes. Le bonjour libidineux fait l'objet de différentes interprétations anti-féministes, y compris de la part de femmes qui y sont confrontées ("faut pas voir le mal partout", "c'est quand plus agréable de se dire bonjour", etc.), des interprétations qui nient le fait qu'ils sont adressés par des hommes exclusivement à des femmes "seules" exclusivement, parce que les autres bonjour passent par une interconnaissance préalable ou une interaction désirée par les deux parties (moi qui entre dans le boulangerie, toi qui m'as fait un sourire). Mais il a suffi à mon frangin (universaliste bon teint, rappelez-vous) de l'entendre pour comprendre ce qu'il y avait derrière. Sa conclusion : ben merde, je savais pas que c'était comme ça pour vous.

      Bref, cette anecdote un peu longuette pour expliquer qu'il y a plein de choses que les hommes ne savent pas de notre expérience de tous les jours. Et le dialogue entre hommes pro-féministes et féministes peut être constructif à partir du moment où il est fondé sur cette _reconnaissance_, qui signifie que nous avons en effet une expérience spécifique, et que si vous voulez être à nos côtés il faudra avant tout l'écouter et pas vous dépêcher de tout ramener à vous.

      • tu oublies le cas magique "oh dans le sud nous on se dit tous bonjour c'est juste un truc amical". BIEN SUR.

        • Hi hi, le sud je le connais de la Provence à la Gascogne et on se dit bonjour parce qu'on se connaît ou qu'on va être amené à interagir et qu'on y consent. Soit le/la voisin-e ou à la boulangerie, comme ailleurs, les mêmes situations en peut-être plus cordial. En-dehors de ces situations, retour à la page gros relou. Et chez les Ch'tis et les Belges qui sont vachement sympa, pareil !

          Sérieux, il faudrait faire la liste de ce qu'est un bonjour libidineux (marquage de territoire, réassignation de la meuf libre, tentative désespérée de choper) et de comment on n'a pas y répondre. Parce que c'est un truc qui s'apprend lentement. Je me souviens ado du nombre de bonjour contraints que je me suis forcée à adresser à des types pour qui je n'étais que le sac à foutre ou la cuisinière égarée sur le territoire des hommes.

          Et j'ai pas été super claire dans ma réponse, mais je suis trouve ça vraiment choquant, quand on vient faire un tour ici, sur un blog qui fait tant pour dénoncer la culture du viol, le sens politique et la spécificité de cette agression, de répondre en tant qu'homme potentiellement victime d'agression. Ben oui, mais non, là on parle d'une violence intégrée à un système d'oppression.

    • Une des mes amies proches avait tendance a être naturellement souriante plus jeune. Croyez-le ou non, dans le métro et le RER elle s'est récoltée un paquet d'attouchements, nettement plus que moi qui le suis moins. Je suis triste de voir ça, mais ce simple constat est un fait aussi.

  4. Juste en aparté (et on s'en fout un peu) : Émile Louis n'est pas un bon exemple d'"animal", ce n'est pas l'inconnu du parking, il violait des filles qu'il connaissait et qu'il avait en confiance. Il a aussi été condamné pour le viol d'une de ses compagnes. Guy Georges colle mieux au prototype.

  5. je crois quinconsciemment

  6. Pour de vrais conseils utiles sur le viol et les agressions sexuelles mais aussi le dragueur lourd et et le harcèlement sexuel et moral, il y a non c'est non d'Irène Zeilinger

    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=60

    Un petit livre qui reprend les principes de l' autodéfense féministe...

    David Courbet c'est le mec qui t'explique que t'as pas d'humour et que tu te trompe de combat

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/953385-dessin-de-wolinski-pour-le-pcf-confondre-sexisme-et-humour-c-est-se-tromper-de-combat.html

    David fait du manplaisning :

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/918331-penelope-cruz-realise-une-pub-lingerie-quand-une-femme-se-fait-l-agent-du-sexisme.html

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/951011-rihanna-twerke-dans-son-clip-pour-it-up-l-emancipation-ne-passe-pas-que-par-le-cul.html

    Et David se plaint qu'on l'accuse de mansplaining :

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/960178-je-suis-un-homme-feministe-l-emancipation-des-femmes-se-fera-avec-et-non-contre-nous.html

    Bouhou !!!!! Pourquoi vous m'acceptez pas comme féministeeeeeeeeeeeeeeux ?

  7. C'est marrant ce que tu dis parce que dès que je croise le regard d'un homme je baisse le mien systématiquement de peur de me l'agripper sur deux pâtés de maisons. Et après je me dis que je ne suis pas sympa (on m'a souvent reproché de ne pas être souriante etc.)
    Je ne suis donc pas une exception.

    Sinon, merci pour ta patience à déconstruire un à un les torchons pondus par d'autres, je me sers souvent de tes articles pour étayer mes propos.
    Et je salue ta décision de censurer les trolls car je trouve souvent qu'on passe plus de temps à s'irriter sur les causes perdues qu'à discuter entre gens constructifs :p

    • nunue : c'est pour ca que dans dans la parodie sur le viol j'ai dit que les femmes avaient le tort d'avoi des yeux, et que cela excite les hommes.
      j'ai deja entendu des femmes dire "oui je l'ai regardé et ca a suffi pour qu'il m'emmerde".

      • Pas étonnant parce que j'ai déjà entendu des hommes dire: "elle m'a regardé, ça veut dire qu'elle voulait"!

  8. Azucenat, ce que j'aime dans la référence que vous donnez c'est la description de l'auteur :

    "
    Rassurez-vous, après avoir lu ce livre, vous ne verrez pas des dangers partout, vous ne serez pas devenue paranoïaque. "

    Devinez à qui je pense fortement ;)

    Pour Valérie, merci pour ce clapclap, je l'ai lu avec un certain empressement non dissimulé quoiqu'un peu déçu par son caractère bref, et devinez où ? Dans le métro. Heureusement, je me suis rappelé avant de terminer mon message, à quel point il était inconvenant de vous répondre en ce lieu et sur ce lieu surtout que votre clapclap ne pouvait être interprété comme un quelconque encouragement.

    Pour le conseil, je le confesse, il était prémédité, l'amener en deux temps, au détour d'une réponse, diantre, les hommes sont incorrigibles. Bye, je laisse ce blog à vos bons soins ; Je renonce.

  9. L'histoire du sourire, ce n'est pas aussi culturel ?
    A Paris, tout le monde ou presque fait la gueule.
    Il m'est arrivé de regarder la personne en face de laquelle je m'asseyais dans le métro, voire de faire un demi-sourire juste pour faire savoir que j'avais remarqué que j'avais devant moi un être vivant. Je vous assure, homme ou femme, quel que soit l'âge j'ai senti qu'elle se sentait agressée.
    Dans mon sud-ouest, on regarde , on dit bonjour et parfois ce ou cette parfaite inconnu se met à raconter sa vie. C'est normal.
    De même n'ai jamais été tripotée dans un bus provincial pris deux fois par jour. Alors que dans mes rares voyages en métro ...

    • Ben moi la première fois que je me suis fait tripoter c'est dans un bus à Bordeaux, putaing cong c'était bonn enfang. 15 ans, un type qui se colle contre toi l'air de rien, et tu sais pas quoi faire pour ne plus avoir son truc dur qui te plombe le ventre, à part te tourner un peu pour qu'au moins il ne soit que sur le côté.

  10. Sérieux, les mecs qui viennent ici, lisent un post et n'arrivent pas à se retenir de lâcher un conseil, une critique un contre-argument pour dire "non, en fait, c'est pas comme ça qu'il faut faire/penser/dire/voir les choses... ils sont vraiment sans surprise.

  11. Je ne crois pas que Courbet soit méchant, je pense juste que son billet est bête dans son ahurissante bonne volonté. Car il ne comprend pas que ce qui motive le violeur ou la violeuse (ça existe), ce n'est pas le « désir » ni même le plaisir...

    La seule chose que le violeur désire, c'est le viol.

    Alors, les arguments qui désarçonnent, les collants plein de poils et le reste, hein...

    • entierement d 'accord , la pulsion sexuelle irrepressible ne prime pas dans l 'intentionnalite du violeur . c'est le desir du controle absolu , le POUVOIR de donner la mort et la jouissance qui lui est consubsentielle

    • je n'en ai rien à faire qu'il soit "mechant". i lest sexiste, il est paternaliste, il véhicule des mythes sur le viol et pire il culpabilise des victimes.

  12. """...qu'il en donne aux hommes sur le sujet s'il veut, qu'il apprenne aux centaines de milliers d'hommes agressés à se défendre, aux dizaines de milliers d'hommes violés à se défendre mais ..."""

    Je ne suis pas du tout d'accord.

    • ali ; oui enfin sans nous expliquer pourquoi tu comprendras que...

      • Je ne vois pas pourquoi il serait plus compétent pour donner des conseils aux hommes. Parce qu'il est un homme ?
        Ainsi, une femme sait pour toutes les femmes, un homme pour tous les hommes, un-e asiatique pour tou-te-s les asiatiques-e-s etc... ?

        Dans ton texte, tu pars du principe que les femmes sont éduquées à rester passives, et les hommes... le contraire.
        Et tu conclue par "les hommes foutez nous la paix, occupez vous à déconstruire la masculinité".
        Depuis des années que je te lis, je suis étonné que pour toi, le "monde des hommes" soit toujours aussi caricatural.

        A lire les blogs féministes, j'en conclue que toutes les femmes sont socialisées de la même manière (vu que je suis de l'autre planète je ne peut pas savoir et me contente donc de croire ce que je lis), mais je sais qu'il en est autrement pour les individus de sexe masculin. J'ai tout un tas d'exemples d'hommes pour qui les problèmes existentiels ne tournent pas autour de la masculinité, mais de leur statu d'être humain tout court.
        Bien sur, il y a les machistes abondement décrits par les féministes d'internet, ils sont partout dans le paysage. Mais on ne peut pas toujours tout réduire à eux.

        Le pseudo "journaliste" (pfff...) dont tu parles ne peut pas plus se mettre à la place d'un homme violé. Qu'est ce que vient faire la masculinité là dedans ?
        Un homme violé est une personne dominée, comme l'est une femme violée.
        Le chroniqueur en question, dans sa posture de donneur de leçons, ne peut rien comprendre à ce qu'est être dominé-e.
        De penser qu'il y a un point commun entre lui et des hommes violés, parce qu'ils sont des mâles, est un a-priori sexiste.

        • ce ne sont pas des mâles mais des hommes ; la différence est nette. il y a socialisation dans un cas et nature dans l'autre.
          Je ne dis pas qu'il peut se mettre à la place d'un homme violé ; je dis qu'il connait mieux le processus de socialisation masculin qu'une femme pour la bonne et simple raison qu'il le connait ; pas forcément parce qu'il y correspond ou y adhère absolument mais parce qu'il l'a vu en face à face ce qui n'est pas le cas d'une femme.
          si je te prends toi que je connais virtuellement depuis longtemps, je sais que tu ne corresponds pas à ce mode masculin là (cela n'est pas une critique loin de là tu le sais) mais je sais aussi car tu en as parlé fut un temps que tu as été confronté et que tu l'as rejeté. pour rejeter qq chose il faut l'avoir vu.
          une femme n'a pas subi la socialisation masculine par definition.
          ainsi si je prends le viol, je peux avoir une vague idée de ce que cela signifie pour un homme d'être violé mais cela ne correspond pas du tout à ce que cela signifie pour une femme. ce qu'on reprochera à un homme violé n'est pas ce qu'on reprochera à une femme violée (pourquoi n'a t il pas utilisé ses gros muscles d'homme pour se défendre ? n'est pas ce qu'une femme violée entend).
          est on tous socialisé de la meme manière : non.
          est ce qu'on tente tous de nous faire rentrer dans un mode soit masculin, soit féminin ? oui. on connait donc ce moule.
          par ex sur mon article sur la peut du viol ressenti par les femmes. il est bien évident que les femmes n'ont pas toutes la peur du viol (dieu merci). en revanche toutes peuvent faire état de reflexions familiales, sociales, amicales qui ont tenté de leur insuffler cette peur.
          mon propos envers Courbet était une boutade car je doute en effet qu'il soit apte à parler à des hommes violés.
          en revanche, je ne m'amuserais pas moi à donner des conseils aux hommes violés par exemple ; pour une bonne et simple raison. même si je peux comprendre ce qu'ils ressentent, ca reste purement intellectuel.

        • "J'ai tout un tas d'exemples d'hommes pour qui les problèmes existentiels ne tournent pas autour de la masculinité, mais de leur statu d'être humain tout court."

          Ali, moi je ne te connais pas du tout, mais il me semble que c'est un luxe, de ne pas avoir à s'interroger sur ces questions. Nous, femmes qui nous faisons assigner ou réassigner tous les jours à ce que c'est qu'être une femme socialement, sommes obligées d'en passer par là, d'interroger notre "statut d'être humain" à ce prisme. Entre autres.

          Et sur le viol, quand j'en appelle à la modestie pour les discours masculins, même s'ils se pensent bienveillants et peuvent trouver que ma réaction est dégueulasse, je voudrais préciser que :
          1-moi je n'ai pas vécu de viol et je n'oserais jamais expliquer ce que ça peut être et donner des conseils aux copines qui ont vécu ça (bien vu, Valérie, de noter que si nous sommes toutes concernées, même sans avoir peur, c'est par le discours autour du viol qui se développe à notre attention) ;
          2-je suis persuadée qu'on peut trouver des expériences masculines proches, avec le croisement d'autres dominations (de classe, de race, etc.).

          Tout est question de l'expérience du social qu'on est amené à faire parce qu'on est né comme ci ou comme ça et qu'ensuite les attentes des autres nous façonnent.

  13. Ecoutez cette émission de France Inter du 25/10/13 sur la prostitution et le soit-disant désir masculin.
    Admirez le choix des "autres' invités, voyez comme l'animateur ne peut s'empêcher de revenir sur le cas des hommes victimes
    http://www.franceinter.fr/emission-service-public-la-passe-a-la-casse-faut-il-en-finir-avec-la-prostitution

  14. Bonjour,
    Je suis un homme. Je rejoins en tous points les idées qui sont développées dans ce billet.
    Merci CG de nous ouvrir les yeux sans complaisance.

  15. Bonjour,
    Merci Crêpe Georgette de remettre ce David Courbet à sa place. Je lui avais déjà fait des remarques concernant la misogynie d'un de ses anciens articles (il en venait aussi à y dire que les femmes sont au fond responsables d'être dominées). Il avait alors justifié son approche en disant qu'il était "clairement féministe". Je vois qu'il continue encore aujourd'hui. Et personnellement, ça m'inquiète un peu, parce que ce n'est pas la première fois que des hommes continuent à se prétendre "féministes" ou "pro-féministes" alors même que des féministes s'opposent à eux. Le glissement vers le masculinisme n'est alors pas très loin... La brochure Un mouvement contre les femmes. Identifier et combattre le masculinisme décrit comment des hommes "pro-féministes" ont progressivement pris des distances avec les féministes et leurs analyses, et ce dès les années 70/80 (voir notamment la partie "II – Une histoire des hommes interpellés par le féminisme, de leurs positionnements politiques").
    Merci encore pour cet article !

    • tu parles de l'article sur Penelope Cruz (sous vetements je crois ?) ; mais quelle connerie cet article...

    • Désolée de la ramener encore mais je voudrais mettre en valeur le propos de Red Cashew : "ce n'est pas la première fois que des hommes continuent à se prétendre "féministes" ou "pro-féministes" alors même que des féministes s'opposent à eux. Le glissement vers le masculinisme n'est alors pas très loin..."

      Le manque de modestie d'hommes à s'emparer des questions de genre est vraiment problématique : ça va des types qui te prennent ta bourse de thèse à la fac (sérieux, les femmes se sont fait minoriser dans les départements d'informatique, bientôt ce sera dans les études de genre ?) à ceux qui squattent les forums féministes pour t'expliquer de l'extérieur ce que tu dois penser en tant que femme, en passant par tous les militants qui posent les priorités avec une autorité dont ils ne prennent pas la peine de se rendre compte. Alors oui, au final c'est comme le masculinisme, mais en gentil : des hommes qui, avec les outils de leur domination (grande assurance ou agressivité), reconfigurent les questions de genre de la manière qui leur apparaît à eux neutre masculin qui pense tellement mieux que nous plus intéressante ou efficace... ou profitable, l'air de rien (je soupçonne beaucoup d'entre eux d'être sincères, mais qu'ils examinent les bénéfices qu'ils en tirent). C'est grave !

      Quelques anti-virus sur la place que les hommes pourraient avoir l'intelligence politique ou la simple décence de prendre face au mouvement féministe.

      http://lmsi.net/Rupture-anarchiste-et-trahison : la préface de Mademoiselle au recueil de textes de Léo Thiers-Vidal (une position masculine vraiment respectueuse et respectable)

      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Rupture-anarchiste-et-trahison : ça c'est un billet de blog où je rends compte du bouquin

      http://blog.ecologie-politique.eu/post/trop-queer : et ça ça décrit, pour les plus malins d'entre eux, l'usage de ce qui se fait de bien excitant en matière de pensée du genre pour arriver aux mêmes fins - dire aux femmes ce qu'elles devraient faire et penser dans un grand négativisme de notre expérience

      • Bonjour Aude,

        Que voulez vous dire par : "les femmes se sont fait minoriser dans les départements d'informatique" ? Par qui ? Comment ? Quand ?

        • Au début des années 80, on est passé d'un pourcentage relativement élevé de femmes en informatique à un niveau très bas, malgré certaines tentatives pour remonter (article en). On passe de 40% à 20% en quelques années (exemple université du Wisconsin, dans l'article).
          On y parle de difficultés à se lier avec un mentor homme -sauf que, avec une situation de départ quasiment égalitaire, on devrait pouvoir trouver des encadrants femmes sans problème-, d'abandon de carrière pour cause familiale -peut-être applicable aux US, plus dur à comprendre en France, où les postes académiques en sciences sont dans le secteur public, le moins inégalitaire de tous donc-, on évoque aussi le désintérêt pour la technique, ce qui serait un facteur culturel, construit assez rapidement donc, en moins de vingt ans, et néanmoins fortement intériorisé par les actrices, suffisamment pour les décourager de se lancer dans le champ d'étude.

        • Sur ce sujet (les femmes dans les études, la recherche et l'industrie informatique), lire notamment Isabelle Collet.

          En France, le sujet est sans doute un peu différent des États-Unis, en raison notamment de l'existence des "prépas" en amont d'une bonne partie des grandes écoles. Il y a sans doute pas mal d'autocensure à ce niveau. Prendre en compte également les fusions des écoles normales supérieures de garçons et jeunes filles au début des années 1980, avec chute de la proportion de femmes chez les normaliens en mathématiques.

          Au sujet du secteur "académique": celui-ci souffre de divers problèmes (qui touchent d'ailleurs hommes et femmes, mais sans doute plus ces dernières), à savoir: multiplicité des CDD en début de carrière, exigence de post-doctorat à l'étranger, de mobilité au passage maître de conférence - professeur, évaluation bibliométrique qui peut pénaliser celles (et ceux) qui se sont investis dans leurs enfants, etc. Un certain discours managérial considère le chercheur ou la chercheuse comme une sorte d'agent libre d'aller où il y a les projets intéressants, en occultant totalement les problèmes de conjoint et enfants à faire suivre.

          (À ce propos, j'ai d'ailleurs l'impression que la carrière d'un célèbre mathématicien français très médiatique depuis quelques années n'est possible que parce que sa conjointe mène une carrière modeste d'enseignante de base. Je pense que ce serait injouable avec une conjointe qui serait également dans la course à la notoriété scientifique.)

          Enfin: qu'entendez-vous par "piquer ta bourse de thèse"?

        • J'avais effectivement lu un très bon article de Isabelle Collet dans la revue tic&société : http://ticetsociete.revues.org/955

          • Article intéressant, même si je n'ai pu le survoler que rapidement.
            Un bémol: je ne comprends pas le besoin de ce paragraphe:
            "Plutôt que de s’interroger sur un désintérêt global de la part des femmes, il est plus juste de parler d’un engouement et d’une orientation massive de la part des hommes vers ces filières, ce qui marginalisent des femmes déjà rares. "

            Si le nombre d'étudiant baisse (paragraphe précédent), il n'y a pas d'engouement. Donc pas "d'orientation massive", et donc on ne peut conclure à une simple marginalisation par le nombre des femmes, il faut alors se poser la question du désintérêt, écarté dans ce paragraphe... pour être ensuite traité dans le suivant!!

  16. Décidemment les Courbet et le journalisme, ça fait 2 !

  17. moi aimer comme le coin coin sortit de ça coquille, aimé très longtemps arbre, puis cailloux, moi penser comme petites fourmis asexuées, tous égaux, mais moi naif.
    Moi fermer gueule quand mauvaises choses aux quotidien ce produire sous mes yeux. Moi pas développer plus, moi lâche, assommé par idioties de "hommes modernes".

  18. Je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime TELLEMENT ho merci merci merci! (Je viens de lire ça + ton article sur les Dibrani, je... pardon, je craque)

    Quand j'ai vu que ce type, qui chouinait il y a quelques jours que je (et toi, et Gaelle Marie) l'avais "insulté" (alors que non, mais en fait lui faire remarquer ses conneries, surtout de notre point de vue de femmes, revient à l'insulter : faudrait qu'on apprenne à rester à notre place aussi quoi) sur un de ses articles (payé) sur LePlus, et qu'ensuite il RT un de mes articles en prenant BIEN SOIN de me mentionner, j'ai eu envie de me crever les yeux.

    Et puis en fait, je lui ai juste linké ton bif. Au delà de toutes considérations personnelles (car je dois le dire, un "homme féministe", arf, dont l'avatar est une photo de lui et de ses gros bras en marcel blanc, j'ai d'emblée un peu du mal à titre personnel), j'espère vraiment que ça lui fera prendre conscience et de son abjection, et de la médiocrité de son travail journalistique (même mes billets sont mieux sourcés).

    M'enfin faut pas rêver, j'ai bien peur qu'on soit en présence d'un prototype mâle blanc alpha qui dispose du monopole de la neutralité, de la pondération et de l'objéctivité. Encore un ouais. Et comme de par harsard, il est chroniqueur sexo sur un média, piloté par le même genre de spécimen...

  19. Cet article est écrit avec les pieds !!! Ce type jubile à donner les "conseils" les plus racoleurs qu'il aura trouvés sur des sites et dans des bouquins parcourus viteuf (qui eux sont sans aucun doute bien intentionnés).

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