août 142013
 

Lorsqu'une femme est agressée, force est de constater que les réactions sont toujours du même type : elle l'a cherché.

Il est particulièrement stupéfiant de lire les réactions à l'agression d'une femme pour constater que nous ne sommes jamais à notre placez, toujours dans l'erreur, dans le mensonge ou dans l'exagération.

« il y a très, très longtemps, les femmes dirigeaient le royaume. Les hommes commencèrent à trouver que ce n’était pas une bonne chose, et appelèrent à une réunion pour discuter de ce qu’il y avait lieu de faire. Ils décidèrent de réunir les femmes et de les faire danser nues devant eux. Quand les femmes arrivèrent et que les hommes leur dirent ce qu’elles devaient faire, elles refusèrent car, dirent-elles, elles avaient honte de faire une telle chose. Les hommes répliquèrent que quand on dirige un royaume, on ne doit pas connaître une chose comme la honte. Il fut décidé d’avoir une autre réunion des hommes et des femmes ensemble afin de résoudre la question. Les femmes vinrent à la Réunion, en amenant leurs enfants. Elles discutèrent longtemps jusqu’à ce qu’il commença à faire froid et obscur. Une à une, les femmes partirent parce qu’elle avait peur que leurs enfants souffrent du froid. Cela trancha la question. Les hommes venaient de réaliser que non seulement les femmes avaient honte de danser nues devant eux, mais aussi qu’elles avaient peur. ils décidèrent que de telles personnes étaient totalement indignes de régner et que la meilleure chose qu’ils avaient à faire était de leur ôter le pouvoir »
Nicole-Claude Mathieu, L'anatomie politique. Mythe kikuyu.

 

Une femme voilée est agressée ? (pardon "dit avoir été agressée") Elle avait oublié la loi inexistante qui interdit le voile en France et qui justifierait donc qu'elle soit agressée pour cela, pour lui apprendre peut-être. On aime bien apprendre aux femmes, à coups de tartes dans la gueule où se situe leur place. Ainsi la place d'une une femme voilée est jugée par certains hors de l'espace public, confinée chez elle ; alors ils lui apprennent. Mieux que des islamistes dites-donc.
Pour autant, une femme en minijupe, n'a pas non plus droit de cité et si, elle est agressée, sera jugée coupable de l'avoir cherché, voire provoqué, voire aimé.
Il y aurait donc un entre deux entre la minijupe et le voile, entre-deux qu'on ne connait pas bien mais qui serait admissible, tolérable pour ne pas être agressée dans la rue ; entre-deux qu'on n'a toujours pas défini mais qui serait du domaine de l'acceptable, du non provocateur.

On nous demande d'obéir à des règles qui changent en permanence, qu'on ne connait pas, qui seraient implicites mais peu claires.  Habille toi comme ceci mais pas comme cela.
Sois sexy mais pas trop ; où est le pas trop ?
Surtout ne sois pas trop couverte.
Surtout ne sois pas trop découverte.
Habille toi à destination des hommes mais sans trop le leur montrer.
Sois féminine.
Ne sois pas féminine.

Un femme voilée est agressée ? On renvoie à cette jeune femme violée hier.
Une femme est violée hier ? On renvoie à ces viols de masse ailleurs.
La souffrance d'autres femmes est toujours instrumentalisée pour nier celle de toutes.

Toujours plus grave, jamais assez.

Les femmes mentent sur leurs agressions.
Les femmes cherchent leurs agressions.
Les femmes provoquent. Trop habillées, pas assez.
Les femmes perdent des foetus. Que faisaient-elles dehors à cette heure là ?
Quand elles sont musulmanes en plus.
Qu'elles aillent vivre ailleurs.

QU'EST CE QU'ON FAISAIT DEHORS A CETTE HEURE LA.

Je crois qu'on ne mesure plus la violence de cette phrase qui nous dit que des lieux nous sont interdits à certaines heures.  Qu'on n'a pas à y être. Qu'on cherche, si on y est. Pour certaines, toutes les heures et tous les lieux sont interdits. Leur présence était "une provocation". Une incitation ? Que font-elles en France. Pas d'islamophobie ; merci Valls. pas de sexisme ; merci Fourest. Une femme voilée agressée est niée deux fois ; ni femme, ni musulmane.
Je les lis hurler à l'islam "cette religion rétrograde" et je les lis se demander ce qu'une femme faisait dehors à telle heure, et pourquoi était-elle là et qu'est ce qu'elle y faisait. Qui est rétrograde ?

Donnez nous les règles.
Dites nous comment nous habiller.
Dites nous comment nous comporter.
Dites leur quelle religion arborer.
Doit-on sortir ? Jusqu'à quelle heure ? Seule ? Accompagnée ?
Donnez des longueurs de vêtements acceptables, de cheveux, de couleur, de tissu.

Minijupe, voile ou pantalon, une femme ment. Une femme cherche. Une femme provoque. Une femme n'a eu que ce quelle méritait. Une femme ne respecte pas des règles non dites et qui n'existent pas mais qu'elle devrait connaitre.

Qu'est ce qu'elle faisait dehors à cette heure-là.

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  68 réponses sur “Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ?”

  1. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  2. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  3. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  4. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  5. ISLAMOPHOBIE, UN DEVOIR CITOYEN, PAS UN DÉLIT !

    Femme ou pas, c'est une ennemie de la France. On reconnaît un militaire hostile par le port d'un uniforme, et le voile fait bien partie de l'uniforme de l'armée d'invasion islamique.

  6. audoucet ; j'aime cette virilité tranquille qui transpire de ton commentaire, cette force de conviction, ce sentiment inébranlable d'être dans le vrai. J'aime ces gens comme toi qui se branlent quand ils entendent "militaire" et se pissent dessus quand ils croisent un arabe. Ton monde est mort et c'est tant mieux.

  7. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  8. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  9. C'est où l'Islamie ? Ca fait 20 min que je galère à trouver ce pays qui veut nous envahir... :'(

  10. Je rappelle à toutes fins utiles que l'incitation à la haine est illégale ainsi que les propos encourageant à commettre des actes de violences envers autrui.

  11. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

  12. Je me bat tous les jours contre ce genre de remarques, à la pause café, lâchées comme ça... Le plus souvent par mes collègues féminines, les hommes bien éduqués n'osant pas le dire, les hommes "normaux" ne le pensant pas, tout simplement.

  13. Cela fait peu de temps que je parcours les sites féministes (blogs, vidéos etc.), je découvre avec stupéfaction le monde dans lequel certaines femmes vivent.

    - - -

    Il y a des femmes qui mettent leur sexualité en avant, décoleté, mini-jupes, etc et certains hommes peuvent penser que ces femmes sont "sexuellement disponibles".

    La faute à la femme "provocatrice" ? J'en doute. Si un homme dit avoir des "pulsions" jusqu'a aggresser/violer une femme , il ne vaut pas mieux qu'un animal. Ce n'est plus un "humain". Les individus qui ont violé cette femmes sont des animaux.

    En Corée du sud, de nombreuses femmes sont habillées court, Japon aussi et même chez les europpéennes ayant le même style vestimentaire là bas, il y a vraiment peu de soucis. Pour ne pas dire "il n'y a pas" de probleme.

    Chére auteure, est-ce que ce problème ne serait pas typiquement français pour vous ?

    Syb.

    Nota: Pour ce qui est "du code vestimentaire féminin imposé par les hommes aux femmes", je ne comprend pas trop deux derniers paragraphes. Les hommes ne dictent pas au femmes comment s'habiller, c'est la société (femmes comme hommes) qui génère ce jugement.

  14. Je rejoins un peu syb pour souligner qu'il faut être un peu tordu(e) pour accorder un quelconque crédit à l'affirmation que la femme victime d'une agression l'aurait cherché / provoqué.
    N'oublions pas en passant qui est l'agresseur, histoire de remettre les choses en perspective...

    Quant à la tenue vestimentaire, chacun choisit quoi acheter, et pioche volontairement ses habits de bon matin, sauf si comme moi ton stock de linge propre est invariablement équivalent à 20% du stock de linge sale...
    Ce que je veux dire par là, c'est que tu achètes tes habits, et choisis de les porter. On pourra argumenter que c'est la société qui te montre en permanence quoi aimer choisir.
    Foutaises...
    Tu achète toi-même ce magasine qui t'explique quoi acheter. Même quand tu n'as pas à payer tu paies avec ton temps de cerveau disponible : devant la tv, sur tel blog... tu paies ta communication (active passive selon le media) avec le monde externe avec ton propre temps libre, et tu fais tes choix par envie, préférence, flemme... mais c'est aussi ton choix.

    Donc... ce choix te reviens aussi. du moins si tu habites dans un monde suffisamment civilisé et technologisé (ouais, flemme de le faire en 3 mots) pour t'offrir assez de variété de médias et de loisirs pour que ton choix puisse s'exprimer. Et manquer de courage pour oser s'affirmer c'est aussi un choix. Du moins quand on habite en france.

    Donc ta tenue, c'est ton choix, pas celle de la société. Que tu sois capable d'assortir tes tenues à tes destinations est préférable, mais pas toujours grave. tu ne vas pas à l'enterrement de ton oncle en short à frous-frous seins à l'air et en tongs mauves. tu ne vas pas non plus à ton entretien d'embauche ainsi. tu ne pars pas bronzer par 38° en tailleur serré avec chemise à manches longues et veste cintrée. Et bien si tu sais assortir tes tenues à ta destination, c'est que tu sais faire la nuances entre ces destinations, et t usais qu'il y en a à éviter. Et ce n'est pas à cause de ta tenue, mais à cause de qui la regarde. Et ce n'est pas qu'une question de sexe. Car il regarde ausi ton téléphone, ou ta moto. Ou ma gueule qui lui reviens pas plus que ta tenue.
    Il s'agit donc bien plus de savoir reconnaitre les problèmes lorsqu'ils arrivent afin de changer de trottoir avant qu'ils soient là, que de demander quelle tenue tu as le droit de porter. Ou de faire le choix d'aller courageusement au devant de son problème. Ca tombe bien il a l'air bourré et il a amené son chien...

    Quand tu as le malheur d'habiter certaines de ces destinations ou la tenue n'a pas d'importance car peuplée d'agresseurs potentiels... et bien un conseil : fait tes valises pour un autre coin. quitte cette merde ou elle te bouffera crue.

    Bref.

    Je parle surement comme un con. mais un con en vie. et ayant parfois croisé le chemin de problèmes sur patte. Et ma foi, à ce moment, heureux de ne pas avoir à courrir en talons hauts.

    Que veux tu, une population à l'échelle d'un pays implique obligatoirement qu'un certain pourcentage que j'espèrerai plus faible ne soit pas capable de se montrer humain. je n'ose utiliser le mot civilisé ici, même un gros con malpoli et libidineux serait un net progrès en regard de la brute que vous croisez.

  15. (re.) bien tiens tu vois, tu m'aura éduqué. moi parfait naïf que je suis, je viens de tomber sur les chiffres des situations et lieux de viols, et... ma foi c'est effarant la proportion de victimes d'un acte commis par une personne connue ou dans un lieu habituel voire au domicile.
    Non pas que j'en ignore l'existence, évidemment, mais je ne me doutait pas que la proportion fusse si élevée. comment reconstruire sa confiance quand on est si cruellement touchée dans son cercle de confiance.
    Monde de merde.
    A moi ma vodka, que je noie un peu plus le génome humain !

  16. @Poulpos : Je crois qu'il est vraiment très maladroit de parler de "droit" ou de "non-droit" de porter une tenue en raison de l'existence d'aggressions. Le fait de s'auto-censurer par prudence est le pire genre de comportement, qui légitime ainsi les individus qui les bafouent, tes droits à toi.

    Je crois que le dernier paragraphe répond bien à cet illogisme : "Une femme ne respecte pas des règles non dites et qui n'existent pas mais qu'elle devrait connaitre".

    Les aggressions existent, mais plutôt que d'essayer de les enrayer du côté des aggresseurs, apprenons plutôt aux victimes à "éviter les problèmes" comme tu dis...
    On devrait donc changer tous nos comportements à cause d'une part infime de la population inhumain ? Excusez-moi, mais ça ne devrait pas être l'inverse ??

  17. @Poulpos
    Ton argument concernant "la façon de s'habiller" se tient aussi. Il y a des gens qui pensent par eux-même et d'autres qui sont aussi victimes de nos amis du marketing.

    <>
    C'est justement ce qu'on l'air de reprocher les féministes: ce comportement n'a pas lieu d'être car la femme ne doit pas être vue comme cible sexuelle.

    ça fait tellement monde utopique je me demande si j'ai bien compris le concept...

    Coté réaliste, je te rejoins totalement. Un violeur en puissance sera plus enclin a violer une femme plus "dénudée" qu'une autre habillée 'plus long'. Faute à la femme ? Non néanmoins cela augmente l'envie animale du violeur.

    Non, je ne veux pas de burka pour toutes. Je pense juste qu'il y a des déséquilibrés dans ce monde.

    Oui, les chiffres sont impressionnants et peut-être même sous-évalués. Sur mes contacts féminins, au moins la moitié à subi un attouchement/agression/viol.

    ---

    Pour en revenir à cette histoire de viol, ce passage:
    "Un femme voilée est agressée ? On renvoie à cette jeune femme violée hier.
    Une femme est violée hier ? On renvoie à ces viols de masse ailleurs.
    La souffrance d'autres femmes est toujours instrumentalisée pour nier celle de toutes."

    Est totalement disproportionné, il y a des cons, des hommes qui rabaissent les femmes pour gonfler leur égo mais de là à en faire une forme de généralité, il y a un gouffre.

  18. syb ; il y a des violeurs dans le monde entier. Quant à croire qu'il n'y a pas de viol en Corée ou au Japon.. les victimes de viol sont extrêmement mal vues au Japon comme dans beaucoup de pays. Le taux de déclaration de viol est très faible et la plupart des victimes sont considérées comme l'ayant cherché. Ainsi la séparation entre h et f dans les metro te montre bien combien le sexisme et l'agression sexuelle sont des phénomènes prégnants dans la société japonaise.
    http://www.japantoday.com/category/lifestyle/view/victims-are-finally-learning-to-speak-out-against-japan%E2%80%99s-outdated-rape-laws : 11% de viols reportés
    http://en.wikipedia.org/wiki/Chikan_%28body_contact%29#Japan : 70% de femmes agressées sexuellement.

    au passage le viol est éminemment culturel donc je ne vois pas bien ce que viennent faire les animaux là dedans.

    "Je rejoins un peu syb pour souligner qu’il faut être un peu tordu(e) pour accorder un quelconque crédit à l’affirmation que la femme victime d’une agression l’aurait cherché / provoqué."
    beaucoup de gens sont en ce cas tordus puisque des études ont montré qu'avec des questions ouvertes 60% des gens croient aux mythes sur le viol (dont le fameux "elle était en mini jupe").

    Pour le reste.. ton second post montre que tu as compris que tu étais à côté de la plaque.

  19. dites. je comprends bien l'envie café du commerce mais ca serait BIEN de lire un peu avant de poster n'importe quoi.
    donc
    - non un violeur ne répond pas à des pulsions
    - non un violeur n'est pas un animal
    - non une femme habillée court ne risque pas plus le viol qu'une en burqa
    - non un violeur n'est pas un déséquilibré

    merci de lire les multiples articles de ce blog sur le viol AVANT de dire n'importe quoi et d'alimenter des mythes.

    "Est totalement disproportionné, il y a des cons, des hommes qui rabaissent les femmes pour gonfler leur égo mais de là à en faire une forme de généralité, il y a un gouffre."
    comme déjà dit. plusieurs études montrent qu'entre 40 et 65% des gens accréditent les mythes sur le viol (elle l'a cherché, elle a provoqué etc). encore une fois il ne s'agit pas d'être "con" ; juste d'être élevé-e dans une culture ou la victime d'une agression sexiste en est tenue pour responsable.

  20. @Valérie,

    J'ai expliqué qu'il y en avait moins, pas aucun.
    Où avez vous vu que le metro japonais avait une ligne homme et une ligne femme ?

    "le viol est éminemment culturel". Pardon ?!
    Vous avez des exemples concrets au moins ?

    "Pour le reste.. ton second post montre que tu as compris que tu étais à côté de la plaque."
    Où me suis-je trompé ? expliquez-moi.

    Je viens juste de tomber sur votre site, sur ce post suite à un RT. Lorsque je tombe sur un blog, je ne lis pas les précédent posts. Lorsque vus vous abonnez à un journal, lisez vous tous les précédents numéros ? : /

    Qu'est ce qui pousse un violeur à agir si ce n'est pas ses pulsions ?
    40 à 65% wow. Je veux voir l'étude !
    J'ai sans doute été élevé dans un environnement où l'on respecte les femmes alors.

  21. " - non une femme habillée court ne risque pas plus le viol qu'une en burqa"
    Et quand bien même (et je précise bien que c'est hypothétique), ça ne justifierait rien et une femme n'a pas à craindre pour sa sécurité à cause de sa tenue.

    Concernant ce que tu dis sur le fait que pas mal de gens accrédite la culture du viol, faut aussi que les gens aille lire les articles sur les viols. Y'a SYSTEMATIQUEMENT des remarques laissant penser qu'elle l'a cherché (lieu et heure, tenue, consommation d'alcool, etc...), y compris quand ça concerne une ado. :-/

  22. "Où avez vous vu que le metro japonais avait une ligne homme et une ligne femme ?"
    http://en.wikipedia.org/wiki/Women-only_passenger_car
    Et note bien qu'au japon la raison est le fait de trop d'agressions sexuelles ("groping"). C'est en REACTION a des abus !

  23. syb ; je t'invite à taper rame de métro pour femmes au Japon et tu verras qu'il existe des wagons réservés aux femmes.

    des exemples du viol culturel ? euh..
    donc définissons la culture ; ensemble de comportements dans une société donnée qui ne sont pas innés. le viol n'est donc pas génétique, biologique ou physiologique il est donc culturel.
    deuxième chose en quoi n'est il pas pulsionnel. on va dire que tu entends pulsion comme un comportement irréfléchi et irraisonné, tu peux donc lire ceci
    http://www.crepegeorgette.com/2013/03/20/comprendre-la-culture-du-viol/
    http://www.crepegeorgette.com/2013/07/29/les-mythes-autour-du-viol/
    enfin si la plupart des violeurs (50 000 viols par an ca fait un paquet de violeurs) sont mus par "des pulsions", comment font ils, le reste du temps quand on sait que la plupart des violeurs sont des gens totalement intégrés et insérés ? en gros c'est pulsionnel mais quand il veut, le violeur sait se controler ? donc ca n'est pas pulsionnel en clair ?

    "Lorsque vus vous abonnez à un journal, lisez vous tous les précédents numéros ? "
    non sauf si je prétends expliquer à des gens travaillant sur un sujet depuis 15 ans qu'ils ne savent rien. en ce cas je me documente un minimum avant.

    tu lis ceci : http://antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/ et tu as les sources
    Buddie AM & Miller AG. Beyond rape myths: A more complex view of perceptions of rape victims. Sex roles. 2001;45(3-4):139-160.
    et Carmody DC & Washington LM. Rape Myth Acceptance Among College Women: The Impact of Race and Prior Victimization. Journal of Interpersonal Violence. 2001;16:424-436.

    tu dis "J’ai sans doute été élevé dans un environnement où l’on respecte les femmes alors."
    et tu as dit "Un violeur en puissance sera plus enclin a violer une femme plus « dénudée » qu’une autre habillée ‘plus long’."
    félicitations tu as alimenté un des mythes sur le viol et tu fais partie des 65% sans même qu'on t'ait posté une question :)

  24. Merci pour toutes ces informations, je vais y jeter un oeil :)

    Je ne vous rejoins toujours pas sur votre concept du viol-culturel étant plutôt lu des documentations sur le viol-pulsion.

    Néanmoins, j'espère que les articles cités plus hauts m'aideront à ouvrir mon point de vue sur le sujet donc :)

  25. "Il n’est pas exact que les victimes ne disent rien quand elles se font violer. Elles hurlent sans bruit du début à la fin....
    Mais une autre raison pousse certaines femmes à garder le silence: elles ont intégré l’idée que si c’est à elles que c’est arrivé, c’est parce que quelque part, profondément, inconsciemment, elles l’ont provoqué, cherché, voire voulu." via http://www.slate.fr/story/76104/viol-silence-honte-temoignage
    J'ai beau lire et relire certains commentaires qui suivent souvent ces articles ou qui figurent sur ce blog ou sur d'autres ; j'ai beau lire et relire les art qui concernent la "culture du viol" je n'arrive toujours pas croire qu'on puisse penser "elle l'a cherché".
    J'ai beaucoup de respect pour Valérie qui tient ce blog (et qui twitte), pour d'autres qui écrivent ailleurs : essayer encore et toujours de lutter contre toute cette haine, cette bêtise ; s'en prendre plein la poire au passage. Et garder cette humanité, cette attention aux autres qui permet de répondre à des témoignages douloureux.

  26. @Syb : Le viol est évidemment culturel. Dans certaines sociétés, le viol est rare et puni très sévèrement, dans d'autres, il est presque excusable (chez nous, la victime l'a cherché; quand des femmes sont violées durant les fêtes de Bayonne, on appelle ça un "dérapage"; quand on accuse DSK d'avoir violé une femme de chambre, certains pensent qu'après tout, ce n'est "que" du troussage de domestique. Bref tu saisis l'idée).
    Le viol tient davantage de l'affirmation d'un pouvoir sur autrui que de la pulsion.

  27. @Syb
    "Je ne vous rejoins toujours pas sur votre concept du viol-culturel étant plutôt lu des documentations sur le viol-pulsion."

    Il faut citer ces documentations sinon c'est sans aucune valeur. Sinon tout le monde peut invoquer dix milles sources comme ça l'arrange et - ce qui est bien pratique pour vous - sans que personne puisse les critiquer. S'agit-il d'articles scientifiques, tirés de revues à comité de lecture ?

    En réponse à l'article, outre le sexisme qu'on connaît bien, je suis en ce moment particulièrement choquée par la montée du racisme anti-musulman, d'ailleurs alimenté par certaines féministes. Merci pour cet article, ça fait du bien.

  28. Cette croyance en la pulsion alimente les mythes concernant le viol - nécessairement commis par des types en manque de sexe, la bave aux lèvres, qui, d'un coup, ont une pulsion et sautent sur la première filles (de préférence habillée en minijupe) qu'ils croisent dans la rue.

  29. @Poulpos : "Je rejoins un peu syb pour souligner qu'il faut être un peu tordu(e) pour accorder un quelconque crédit à l'affirmation que la femme victime d'une agression l'aurait cherché / provoqué"

    Cette affirmation est soit très naïve, soit pleine de mauvaise foi. La provocation présumée est sans cesse en sous-texte du viol. Dire qu'une victime l'a quand même un peu cherché (parce qu'elle était habillée en minijupe, parce qu'elle avait bu, parce qu'on lui avait bien dit de ne pas sortir si tard, parce qu'elle a provoqué son agresseur, parce qu'elle n'avait qu'à pas se faire offrir un verre par un inconnu, aussi, etc) et mettre sa parole en doute est une norme dans nos sociétés.

  30. @syb je crois que le "Pour le reste.. ton second post montre que tu as compris que tu étais à côté de la plaque." s'adressait plutôt à moi, qui exprimait ma méconnaissance dans un re-post sur les proportions des chiffres des viols (lieux connus, et connaissance de l'agresseur en particulier) :)

    @coky : justement je ne partage ni ne véhicule cette notion de droit. je dis clairement que la question d'un prétendu droit n'est pas à poser, et qu'il s'agit en fait de savoir voir venir une situation à problème pour l'esquiver avant qu'il ne soit trop tard. ("Il s'agit donc bien plus de savoir reconnaitre les problèmes lorsqu'ils arrivent afin de changer de trottoir avant qu'ils soient là, que de demander quelle tenue tu as le droit de porter.") tout comme plus jeune je voyait bien venir de loin les ennuis pouvant finir en bagarre à mon désavantage (joie d’être maigre et grand, ha ha).
    Malheureusement, et c'était là le sens de mon post suivant, cela ne concerne au final qu'un faible proportion des viols/agressions. Car si tu peux surement plus facilement t'esquiver d'un souci potentiel dans la rue ou au travail (par exemple en rejoignant aussitôt un lieu ou une pièce avec d'autres personnes, afin de désamorcer la capacité de l'agresseur potentiel à agir en la présence d'autres personnes), comment faire quand cela arrive chez toi ? comment tu te protège de ton mari ou de ton père ? ma méconnaissance de l'importance de la proportion de ces viols rend donc ce commentaire caduc dans, hélas, de trop nombreux cas.

    @valerie : Excuse mon parallèle "animal", il est en effet malhabile.
    Je ne partage par contre pas ta vision très catégorique du concept de "céder à ses pulsions" et je m'explique : L'homme n'est pas un ordinateur, et oui il est plus proche de l'animal de ce coté. sinon il cèderai du premier coup à ses pulsions, ou au contraire jamais. Mais ce n'est pas non plus un pur animal : il a reçu une éducation, une culture, des coutumes, et a une faculté de dialogue et de réflexion lui permettant de trouver bonheur et plaisir de façon infiniment plus raffinée qu'en répondant simplement à ses besoin sexuels et alimentaires.

    Un homme qui commet un viol à 40 ans n'a très certainement pas subitement été tenté pour la première fois de sa vie. Il aura résisté jusqu'à ce qu'un jour, son envie le dépasse, qu'il puisse penser que le contexte s'y prête, (tiens elle a trop bu, ou on est seul dans les bois) je ne sais pas trop comment formuler çà, mais tout çà pour dire qu'il aura eu des pulsions précédemment dans sa vie sans y céder. Et un jour il cède. admettons qu'il s'en sorte sans être aucunement inquiété par la loi. il est tout aussi imaginable qu'il résiste à ses pulsions suivantes. Soit pour toujours, soit un temps. avant de céder à nouveau.

    Excusez moi d'écrire çà simplement comme çà sur un forum ou des personnes ont du traverser cette épreuve, je ne veux blesser personne. J'exprime juste ceci : oui on a des désirs, des pulsions. On en a tous. les nier serait mentir en tant qu'humain. Et oui, on ne s'y soumet pas pour autant, car notre capacité de réflexion et notre culture et notre éducation fait que nous sommes des machines pensantes, donc tout acte devient la conséquence d'une réflexion.
    Rien qu'hier je n'ai pu m’empêcher de désirer cette superbe demoiselle qui prenait les transports en commun à coté de moi. Heureusement d'ailleurs. vous imaginez vivre 80 ans de vie sans désir ? autant devenir un programme en basic ! Mais ai-je cédé à ce désir sans me demander si en fait je ne préfèrerai pas une relation saine avec cette personne plutôt qu'un geste impose ? ai-je occulté le respect que je dois aux autres tout comme j'aime à ce que l'on me respecte ?
    Non.
    Parce que c'est ce que je suis. Voire ce que j'ai choisi d'assumer dans ce qu'on m'a inculqué. Oui il est plus facile d'appliquer des concepts en lesquels on croit que se forcer à reproduire un pan de culture qu'on nous a enseigné auquel on ne croit pas.
    Mon respect de mon/ma prochain(e), l'envie de partager une relation heureuse plutôt que de voler minablement ma part de pulsion sexuelle, et probablement un certaine timidité font que je n'ai pas fait un geste qui puisse l’importuner. tout au plus lui aurai-je souri si elle m'avait regardé.
    Au final, je pourrai regretter de ne pas avoir tenté d'entamer la conversation. mais bon, autant épargner le classique du gros lourd qui veux te parler dans le métro à cette jolie fille surement pressé de finir sa journée devant sa télé.

    Tout çà pour en arriver où ? Et bien : il n'ya pas de touche pause sur le cerveau. Par conséquent chacun de mes désirs est forcément associé à une réflexion (ca vole pas forcément haut selon les cas, mais ton ciboulot fonctionne) et c'est là que tu te comporte en tant qu'humain.

    Si on a affaire à un agresseur qui arrive à assumer son besoin de répondre à ses pulsions sans émettre la moindre pensée, alors à mon avis il faut l'enfermer. pour longtemps. trèèèèès dangereux çà : j'ai-besoin-j'agis-sans-réféléchir.
    Ca mène pas juste au viol, la liste est longue : vol, meurtre, tout ce que vous voulez. Si un type n'a pas la moindre pensée face à ses pulsions, alors c'est un animal.

    Par contre... si un type cède à ses pulsions en ayant pris le temps d'y penser. Danger aussi, mais d'un tout autre type. car même s'il n'a pas forcément évalué le pour et le contre de ce qu'il s’apprête à faire, il a tout de même intellectualisé l'acte : fait une stratégie, trouver un moyen d'avoir une emprise, attendu le moment propice selon ses critères etc.

    Et à mon sens, ce genre personne, et c'est là mon point de vue que je donnais en fin de premier post, fait partie du socle de gens que tu ne change pas. c'est trop tard pour changer ce type de personne. donc tu éduque la société, et si tu fait bien les choses, avec le renouvellement des générations, y'en a juste de moins en moins. Mais réussir à faire changer des personnes qui passent sciemment à l'acte, et pas forcément pour la première fois, ben je suis très pessimiste malheureusement. Et c'est une mauvaise nouvelle car le renouvellement des générations on le vois pas passer, c'est un mouvement qui par définition nous emporte tous. Donc ce monde meilleur que tu éduque, tu le construit malheureusement (ou pas) plus pour ta fille que pour toi.

    Bref. y'a pas assez de fautes dans mon post, j'ai été trop léger sur la vodka.

  31. @la chatte
    On ne m'aura pas avec ce stratège : je fais très bien la différence entre un prétexte et une vérité.
    il se trouve que notre société actuelle aime à trouver des prétextes quand ca l'arrange afin de ne pas regarder en face une vérité assez moche.
    Ma naïveté me viens surtout de mon honnêteté face aux faits.

    Après tout : on poursuit bien les voleurs qui pillent les riches. et pourtant... "il l'avait bien mérité, il n'avait qu'à pas être riche, c'est une provocation." ha tiens, sous marx ca serait passé, mais en 2013 en france on sent comme un petit décalage non ? Et ben c'est pareil, pour qu'ne fille l'ai bien cherché, la mini jupe ne suffit pas : prouvez moi qu'elle l'a chauffé pendant une heure avant de rentrer seule en voiture avec lui et on pourra rediscuter de cet argument foireux, en attendant mettre des jupes ou des talons ce n'est pas brandir un pancarte "mettez moi du scotch large des menottes et c'est free party". mais alors pas du tout :)

  32. Je suis toujours effaree de voir combien d'hommes blancs csp+ rappliquent ici pour dire qu'il "suffit" de ne pas ceder au marketing, a la mode, aux regles non-dites. C'est le cas aussi de certaines femmes parfois. Une collegue est venue avec des cheveux frisees metis court sans les tirer elle s'est fait convoquer chez la rh. Une autre a des collants verts, la violence des remarques est hallucinante. Donc c'est bien gentil mais les gens ont besoin de liens sociaux, et assumer une difference (aussi petite que de porter des collants fantaisie en province alors que c'est glamour a paris dans la meme entreprise) c'est epuisant. J'admire profondemment les personnes qui assument leur difference mais que les dominants se la ferment parce qu'ils n'ont aucune idee de ce que les dominees doivent subir pour faire la meme chose qu'un dominant.

  33. Ben... oui je le pense, on peut résister la plupart du temps au marketing. et généralement je le fait.
    ca fait 35 ans que j'ai pas de télé, car désintéressé par la boite à rendre con. Ayant fait entre autres des études portant sur la com' je reconnais d'autant bien les vendeurs de soupe et leurs messages. ca vaut pour le commerce comme pour la politique.

    par contre laisse moi te dire 2 choses :

    1. blanc csp+ : mouais. ne surtout pas croire que je culmine ds la société. j'habite un appart merdique ds le 13eme et enchaine les galères. donc professionnellement parlant j'le sens pas vraiment dans la peau de l'image que tu tentes de véhiculer. si par contre ca veut dire "t'es blanc issu d'une famille aisée et ayant été éduqué", ben... excuse moi hein, c'est des critères qu'on décide pas soi-même.

    2. quand tu parle toi-même de dominant/dominé, tu adopte le langage qui forge ta propre cage. changer çà est urgent, à mes yeux c'est déjà assumer dans la société une place que l'on aime pas mais que l'on finit quand même par occuper.
    Ne te définis pas comme dominée, sinon tu finira par en renvoyer l'image à tes détracteurs.
    Tu as tellement d'autres mots pour te définir. Femme. ton métier. tes goûts. gauchère/droitière. croyances. engagements. hobbies. etc...

  34. Grand merci a toi de me dire ce que je dois faire!

  35. bref. bonne journée à toutes et à tous.
    dommage que le dialogue puisse devenir un exercice si difficile de nos jours.

  36. Je lol sur le commentaire "on choisit de s'habiller, pas la société". Donc tout type de vêtement est disponible à n'importe quelle période de l'année, dans n'importe quelle année ? Y'a pas des années où les magasins sont majoritairement remplis de slims plutôt que de bootcuts ? Y'a pas de différence entre les magasins de fringues des années 7o et de maintenant ? Les gens ont tous choisi de changer de style, comme ça, comme une espèce de réaction collective tout à fait accidentelle, cette chose appelée "mode" n'existe pas ? Oui, on choisit nos fringues, mais on choisit nos fringues parmi les fringues disponibles, qui sont définies selon la période de l'année, l'année, etc. Apparemment il n'y aurait aucune pression sociale pour choisir son type de vêtement, selon toi, Poulpos. On voit bien que t'es un mec : aucun connard n'est venu te faire la réflexion que "quand même, t'es pas très féminine, tu mets jamais de jupes et de robes" ni quoi que ce soit.

    Ensuite, les pulsions. Oh, les pulsions. Ce sujet tellement apprécié des gens qui veulent mettre de la distance entre le viol et eux, bien affirmer que eux sont des gens normaux et surtout pas des violeurs, parce que violer c'est pas bien et les violeurs c'est que des fous. Demandez donc à des victimes de viol. Les violeurs sont des gens normaux. Pas 99% de folie, de handicap mental, de pulsions meurtrières ni rien. Et les pulsions irrépressibles, la bonne blague ! Mettez un flic à côté d'un de vos mecs "à pulsions", et vous verrez sa réaction : il ne va tout bonnement pas broncher. S'il avait vraiment des pulsions, le contexte d'une agression potentielle ne le perturberait absolument pas, il attaquerait en pleine rue, devant des gens. Or, ce n'est pas le cas, que ce soit pour le "fou armé d'un couteau dans le buisson" ou le violeur de base, aka connaissance de la victime.
    Alors calez vous vos pulsions là où j'pense. Ce n'est pas une pulsion. Les violeurs sont des gens qui cherchent des victimes, EN TOUTE CONSCIENCE, en repérant les moments opportuns, où personne ne peut les déranger, où ils ont le plus de chance d'avoir le dessus. Ca, c'est pas une pulsion : c'est une REFLEXION. Oui, les violeurs réfléchissent. Ils ont des cerveaux. Ce sont des humains. Pas des animaux. Ils choisissent délibérément d'agresser d'autres êtres humains parce qu'ils en ont le pouvoir, point. S'ils carburaient aux pulsions, on entendrait des tas d'histoires sur des agressions en pleine rue, devant des tas de gens, où ils ne pensent pas à la réaction de leur victime. Or, ils savent qu'ils peuvent compter sur notre magnifique culture, qui fait peser le poids de l'agression sur les victimes, ce qui les empêche bien souvent de réagir (je pense ici au harcèlement de rue, considéré comme de la drague, et aux victimes d'attouchements dans les transports en commun, regardées de travers quand elles osent ouvrir leur gueule pour dire "le mec il m'a touché le cul", allez me dire que ces mecs ne savent pas qu'ils agissent quasiment en toute impunité).

  37. Et si vous considérez qu'une pulsion c'est "mettre du ghb dans un verre" ou "faire boire une nana jusqu'à ce qu'elle perde connaissance", vous êtes vraiment cons.

    • Re-réponse donc car cette histoire de "pulsions" semble très ancrée décidément. Je suppose donc, car le terme n'a pas été défini, que "pulsion" répond à une envie soudaine, irraisonnée et incoercible. Il y aurait donc des gens qui seraient totalement aptes à se maîtriser 99% du temps, chez qui la couche culturelle a prise et qui à des moments lambda ne le pourraient plus et, sous le coup de pulsions, deviendraient incontrôlables.
      - c'est assez ennuyeux de penser cela car clairement cela les dédouane et les derresponsabilise.
      - ca l'est également car on ne peut pas faire grand chose si l’éducation ne peut rien faire mis à part construire des milliers de prison et les y laisser à vie (c'est un choix de société hein)
      - et enfin cela ne s'explique pas bien que ces gens là soient capables de se controler pour TOUT (il y a peu de meurtres comparés au nombre de viols par exemple) mais PAS pour le viol. Il y aurait donc "une pulsion de viol" qui ne toucherait QUE les hommes étrangement mais ces hommes là n'auraient pas d'autres pulsions. On me permettra donc de m'étonner.

      valerie : Excuse mon parallèle « animal », il est en effet malhabile.
      "L’homme n’est pas un ordinateur, et oui il est plus proche de l’animal de ce coté.
      "
      cette phrase ne veut encore une fois rien dire. Un animal n'est pas un être fait de pulsions. Un animal - restons en du moins aux mammifères - a des couches culturelles et ne répond pas aux stimuli de façon systématique et irréfléchie. Il serait bon de cesser d'évoquer la part animale à tout bout de champ ; cela ne veut rien dire. Pour exemple. Un jeune chien doit comprendre à quoi correspond la soudaine envie qu'il a devant une chienne en chaleur. la première fois mon jeune chien n'a rien pigé et a voulu la mordre ; il sentait qu'il se passait un truc mais quoi... Bien souvent les éleveurs doivent guider le chien (donc lui APRRENDRE).

      "Un homme qui commet un viol à 40 ans n’a très certainement pas subitement été tenté pour la première fois de sa vie."
      Sauf que cela ne se passe pas comme cela. Un violeur lambda (je ne parle pas du type qui a violé une femme il y a deux jours qui a un profil TRES particulier) n'a souvent pas conscience de l'acte qu'il commet parce que nous lui avons justement enseigné que ce qu'il commet n'est pas un probléme. Nous lui avons enseigné qu'un homme a des pulsions incoercibles et que les femmes sont là pour les étancher. Ainsi un violeur ne pense pas céder au viol, il pense avoir un rapport sexuel puisque dans la majeure partie du temps, les violeurs pensent qu'il s'agit là de sexe. Il convient de comprendre qu'on n'ait pas face à des sadiques (dans la majeure partie des cas) et c'est pourquoi il est SI LONG et SI IMPORTANT de travailler avec les violeurs sur ce qu'ils ont commis.
      Ce que nous savons c'est qu'une grosse partie de la société adhère aux mythes sur le viol. Environ 20% des hommes si on les questionne sur des situations sans prononcer le mot viol, (ex "vous êtes avec une fille qui vous plait qui vous a invité chez elle, elle est ivre morte, avez vous des rapports sexuels avec elle : réponde oui dans 20% des cas alors qu'on et dans une situation de viol). Ces gens là ont donc été CONSTRUITS CULTURELLEMENT pour devenir des violeurs et c'est bien nous qui avons construit cette société.

      Rien qu’hier je n’ai pu m’empêcher de désirer cette superbe demoiselle qui prenait les transports en commun à coté de moi. Heureusement d’ailleurs. vous imaginez vivre 80 ans de vie sans désir ? autant devenir un programme en basic ! Mais ai-je cédé à ce désir sans me demander si en fait je ne préfèrerai pas une relation saine avec cette personne plutôt qu’un geste impose ? ai-je occulté le respect que je dois aux autres tout comme j’aime à ce que l’on me respecte ?
      ca n'est pas le propos. Un violeur n'a que peu ou pas de désir sexuel pour une femme qu'il croise. Tu confonds désir sexuel et volonté de domination.

      "Si on a affaire à un agresseur qui arrive à assumer son besoin de répondre à ses pulsions sans émettre la moindre pensée, alors à mon avis il faut l’enfermer. pour longtemps. trèèèèès dangereux çà : j’ai-besoin-j’agis-sans-réféléchir.
      Ca mène pas juste au viol, la liste est longue : vol, meurtre, tout ce que vous voulez. Si un type n’a pas la moindre pensée face à ses pulsions, alors c’est un animal
      ."
      tu as conscience que ce genre de personne n'existe pas ? (et tu veux enfermer tous les animaux ? :) ) .

      "Par contre… si un type cède à ses pulsions en ayant pris le temps d’y penser. Danger aussi, mais d’un tout autre type. car même s’il n’a pas forcément évalué le pour et le contre de ce qu’il s’apprête à faire, il a tout de même intellectualisé l’acte : fait une stratégie, trouver un moyen d’avoir une emprise, attendu le moment propice selon ses critères etc."
      ce ne se passe pas comme cela.. les séries policières ont vraiment commis des dégâts hein...

      Tu as tellement d’autres mots pour te définir. Femme. ton métier. tes goûts. gauchère/droitière. croyances. engagements. hobbies. etc…
      il se trouve que dans notre société, le genre, la couleur de peau, la CSP définissent des oppressions. je suis sans nul doute très contente d'être droitière et d'aimer le violet mais ca n'a pas grand intérêt ici lorsque je cherche à définir quelles sont mes oppressions et comment lutter contre.
      en tant que femme donc, je suis sujette à des discriminations et je lutte contre.
      enfin ce qu'on tentait de te dire (et ca ne fait pas de toi Bill Gates pour autant) c'est qu'en tant qu'homme, blanc, cisgenre, hétérosexuel, tu pars avec un certain nombre de bonnes cartes dans la vie.
      tu peux chercher sur ce blog la notion d eprivilège par exemple.

  38. @Poulpos

    Merci pour ce voyage au pays du Yaka Yakapa (http://lesquestionscomposent.fr/les-aventures-de-yaka-et-yakapa/), si tu le permet c'est à moi de passer guide. Yaka se renseigner sur le mouvement féministe avant de poster, Yaka écouter la parole des femmes, se poser et réfléchir avant d’émettre des jugements à l'emporte pièce et nous assener tes vérités sur des sujets que tu as à peine survolé mais que nous vivons dans notre chair depuis notre naissance.

    @Anon

    Je ne pense pas que les violeurs soient tous conscient de ce qu'ils font, mettent tous en place une stratégie.
    J'ai été violée à plusieurs reprises par un de mes ex compagnon. Un mec sympa, bien intégré socialement, pas le genre bave aux lèvres qui harcèle des filles en mini-jupes la nuit dans des rues sombres, juste un mec lambda convaincue que mon corps lui appartenait et qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait. Il pensait comme beaucoup qu'une femme n'a pas les mêmes besoins qu'un homme, que si elle n'avait pas envie il fallait la motivée un peu, que parfois elle dit non alors qu'elle pense oui, enfin tous les mythes qui trainent sur la sexualité féminine.

  39. @Syb:

    Une amie qui a passé un an au Japon m'a expliqué que la société japonaise était aussi sexiste et encline à décréter que la femme "l'a bien cherché", mais les Japonais ont juste des critères différents pour déterminer qui l'a "cherché".
    Par exemple, les jambes nues sont la norme pour les jeunes filles au Japon (voir les uniformes des lycéennes) ; alors qu'en France, la mini-jupe vous catalogue directement dans "celles qui cherchent les ennuis".
    Au contraire, le décolleté est plutôt la norme pour les femmes en France, il est porté quotidiennement par la majorité des femmes sans qu'on les embête systématiquement ; alors qu'au Japon, une fille avec un décolleté est conspuée, assimilée à une prostituée, c'est elle qui "cherche les ennuis". D'où pas mal de filles japonaises qui portent un t-shirt au col ras-du-cou en-dessous de leur débardeur et les Européennes qui arborent des décolletés qui passent pour des traînées au Japon.

    Exemple qu'elle m'a raconté et qui vaut son pesant d'or :
    Une de ses amies européenne en voyage d'études au Japon avait une poitrine très conséquente, et les Japonais lui lançaient tout le temps des regards torves dans la rue, quand ce n'étaient pas des réactions directement agressives. Un jour où elle portait un vague semblant de décolleté à cause de l'ampleur de sa poitrine, il y a même une vieille Japonaise qui s'est approchée d'elle en lui faisant "Sssshhhhh ! Sssshhhhh !" pour la chasser comme si c'était un être démoniaque.
    Après cette mésaventure, elle a passé tout le reste de l'été avec des débardeurs à col roulé masquant à 100% sa poitrine... et s'est mise pour la première fois à porter des mini-mini-mini-shorts qu'elle n'aurait jamais osé porter en France. Eh bien elle ne s'est plus jamais faite emmerder au Japon. (Mais n'a jamais osé porter ces shorts en France.)

    Tout ça pour dire que le mécanisme de critique de la femme pour son vêtement est présent dans toutes les sociétés de type patriarcal. Et les différentes formes culturelles qu'il prend ne montrent qu'une chose : le "tu l'as bien cherché" et autres "sa tenue était une provocation" prennent la forme qui arrange les hommes ici ou là. Il n'y a aucun fondement "naturel" et "rationnel" en la matière, si ce n'est la logique de contrôle du comportement et de la tenue des femmes par la société.

    Est-ce que l'on va accuser un homme qui a été tabassé et dévalisé de son téléphone portable parce qu'il a "osé" sortir son téléphone pour envoyer un texto et que c'était une "incitation" et une "provocation" vis-à-vis des caïds et pickpockets ?
    "Monsieur, vous ne devriez pas sortir votre téléphone portable dans la rue, c'est une provocation ! è_é"

  40. @Newt:
    Je me reconnais bien dans cette histoire que tu racontes à Anon...

  41. Tiens, en parlant de se définir, par exemple, en tant que gauchère ou droitière...

    Est-ce que vous avez oublié que pendant longtemps les gauchers ont été discriminés ?
    On les forçait à cacher le fait qu'ils étaient gauchers, on voulait les "corriger", qu'ils écrivent avec la main "droite", la main "juste", la main "bonne". Combien d'enfants ont eu, il n'y a pas si longtemps que ça, la main gauche attachée dans le dos pour les forcer à écrire de la main droite ? Et été accusés d'y mettre de la mauvaise volonté ou d'avoir le diable au corps quand ils "s'obstinaient" à utiliser leur main "gauche", la "sinistre" comme disaient les Romains, la main "maudite" ?

    Maintenant ça nous fait rire : mais pourquoi les gauchers étaient discriminés et considérés comme anormaux, dites donc ? O_o
    Pourquoi les gens se rendaient-ils pas compte que s'il y avait quelque chose de diabolique, c'était moins le fait d'être gaucher que le fait de se considérer comme supérieur aux gauchers et de leur donner des leçons ?
    Ce qu'ils étaient bêtes, les gens, avant, ma parole !

    ...Ah oui ? Et pourquoi est-ce que ce serait dans l'ordre des choses que les femmes soient discriminées par le harcèlement, le viol, parce qu'elles "s'obstineraient" à porter des tenues qui prétendument exciteraient ipso facto le désir masculin ?
    C'est quoi, le problème ? D'être gaucher ou une femme ? Ou bien la bêtise des gens qui considèrent que certaines catégories sont toujours en tort et méritent bien les traitements qu'on leur inflige pour être tels qu'ils sont nés ?

  42. @Newt C'est vrai, au début je voulais faire un troisième commentaire pour dire que je parlais des violeurs "conscients" (parce que j'ai vécu ce que tu décris aussi, et franchement je pense que cette situation est une bonne grosse partie des viols), mais je me suis dit "t'en as déjà fait deux à la suite".
    Concernant le Japon, franchement c'est particulier. Une personne de ma famille y est allée pendant plusieurs mois. Un coup, dans la foule, pendant une fête, elle a été touchée par un mec, l'a repoussé plusieurs fois (jusqu'à ce qu'un de ses potes pousse le gars plus loin et qu'il lui foute finalement la paix. Le pote en question était anglais, pas japonais). Les gens autour n'ont absolument pas réagi, ont tourné la tête, et n'ont regardé la scène bizarrement qu'à partir du moment où elle a commencé à le repousser à coups de coude.

  43. C'est rigolo, je glande sur le net et communique quand ca m'intéresse. et là en 3 post je me sens coupable.
    merci l'ambiance.
    donc avant de vous laisser amicalement entre vous, puisque manifestement inopportun, je vais rectifier 2-3 trucs en partant :

    @Anon : merci de m'avoir mal lu et mal compris. mis à part la partie vestimentaire. la faute doit m'en incomber si je n'ai pas su écrire clairement, car en te lisant je ne vois pas tellement ou est le désaccord entre nous sur la notion de pulsions.
    quant à la partie vestimentaire justement : ok on t'as fait des réflexions. et alors ? depuis quand les connards sont source de sagesse et de vérité ? les connards sont justement ceux à ignorer, sinon tu donnes tout simplement poids et valeur à leur façon de penser.

    @newt : désolé si je t'ai offensée/blessé, là n'était pas mon intention. et en effet je ne suis pas expert en la matière. l'envie d'en parler quand même ou d'exposer un avis pour le confronter à d'autres me rend-t-il coupable de quoique ce soit ?

    @valerie : les séries policières ne font pas vraiment partie de mon bagage culturel : 35 ans sans tv ca libère un peu les neurones. je pense que le malentendu vient tout simplement d'un différent d'ordre lexical : je ne défini pas le terme pulsion comme il semble être entendu ici. la faute m'en incombe peut-être d'ailleurs. pour moi c'est de l'ordre du désir subit ou récurent, et non une forme d'ordre mental inamovible ne filtrant à travers aucune réflexion. Donc évidemment si on ne comprends pas les mots de la même façon la discussion est vite un échec.
    Toujours est-il que je comprends et partage la plupart de tes arguments. mais je reste un peu... je ne sais pas comment dire : frustré ? déçu ? de voir que le dialogue semble ici tellement défensif/revendicatif, que la notion même de dialogue devient un art difficile à exercer correctement. Suis-je prédéfini comme l'ennemi potentiel ? n'est-ce point dommage ?
    Après tout les cultures et les points de vue évoluent, certains moins que d'autres, certes, mais tout espoir n'es pas perdu.
    Même si j'exprime un certain pessimisme face à la probabilité de changement de ceux qui passent à l'acte criminel dont il est question ici. Car si un type qui a mis quelques mains aux fesses peut finir par s'éduquer, je doute que le résultat soit aussi plausible avec celui qui a commis un acte irréparable.

    Enfin, ma vision des choses semble n'avoir aucune utilité à être partagée ici, voire malvenue, aussi vais-je éclipser ma présence de ce blog pourtant informatif en présentant mes excuses et vous souhaitant de profiter de votre fin d'été.

  44. @Anon et Pom :
    Je suis désolée que nous ayons ce point commun. Amitiés féministe :) .

    Je crois que nous sommes très nombreuse dans ce cas et, qu'encore une fois, c'est notre éducation qui fait que nous sommes aussi nombreuse à ne pas réaliser ce qui nous est arrivé.

    @Poulpos

    excuses acceptées même si tu ne m'as pas offensée ni blessée, la colère que je ressent fasse aux bullshit déversées en com sur ce genre d'article est un antidote efficace contre ses sentiments.

    J'ai pas le sentiment qu'on t'accuse de quoi que ce soit, juste qu'on te demande de prendre un peu de recul vis à vis de tes aprioris sur les femmes, leur place dans la société, le traitement qui nous est infligé. Avant j’étais comme toi, je pensais que les femmes/filles à qui c’étaient arrivés n'avaient qu'à, aurais dû et puis ça m'est arrivé et je me suis intéressée au féminisme, j'ai découvert les mythes sur le viol, les systèmes d'oppressions, les injonctions et mon regard a changé.

    Pour reprendre l'exemple d'Anon sur le vêtement, j'aime pas les tailles basses, j'aime pas me dire à chaque fois que je me baisse "m**** on va voir mon slip" mais trouver des pantalons qui ne dévoilent pas mon intimité à chaque fois que je me penche est une gageure que je n'ai ni le temps ni l'argent de relever, résultat, c'est moi qui serrait déclarée provocante et qui ne devrais pas me plaindre de ce qui m'arrive.
    Autre exemple, vas faire un tour dans un magasin de sous vêtement et trouves des soutiens gorges qui ne soient pas rembourrés. J'ai pas envie d’être une bimbo à gros seins mais l'industrie ne me laisse pas le choix. J'ai finalement décidé de me débarrasser de ce carcan mais le regard des hommes et des femmes que je croise en rue me font bien comprendre que je suis déviante. Tu peux me dire osef du regard des autres, je te répondrais que je suis un être sociable et que comme tout le monde j'ai envie d’être accepté et non montrée du doigt.

    Dans ton dernier com, tu définis le viol comme un "acte irréparable", ça contribue à enfoncer les victimes. Cette expression me dit "tu ne dois pas t'en remettre, ta vie est finie". On peux se remettre d'un viol comme d'un avortement. J'ai été violée et je vais bien. Je ne me sent ni honteuse, ni souillée, le problème ce n’était ni moi ni mon comportement, mon problème c’était LUI et seulement LUI. Je n'ai pas l'intention de cesser de fréquenter des hommes, seulement maintenant je m'assure d’être dans une relation égalitaire et respectueuse avant de faire quoi que ce soit.

  45. @Poulpos Ok, on va faire un test. Imagine que tu sois une femme (n'étant pas un mec, je ne vais pas parler de choses que je ne connais pas). Imagine que tu sortes dans la rue sans soutif : tu as le droit, il n'y a aucune loi contre le non-port de soutif, et selon toi, "aucune pression" pour porter des soutifs. Il paraît même que c'est meilleur pour le soutien des seins, la peau s'affaisse moins, tout ça, et quand on a pas 3kg de chaque côté c'est vivable.
    Bon.
    Tu sors dans la rue, sans ton soutif. Je peux te jurer que dans un laps de temps de 5mn, tu vas croiser des regards moqueurs, des regards dégoûtés, des regards pervers, la totale. Et que tu auras des réflexions tout le long de la journée. Je rappelle : pas de loi obligeant une femme à porter un soutif. Mais si tu n'en portes pas, tu es vue comme une alien, tout le monde se fout de ta gueule, te prend pour une folle, et te somme d'aller te rhabiller, à coups de "hanlala c'est indécent".
    Deuxième situation, porte des vêtements qui font un peu hippie, bariolés de toutes les couleurs, sarouels et compagnie. Dans un milieu étudiant ? Pas de soucis. Ailleurs ? Regards de travers, la totale.
    Ce que je tente de t'expliquer par là, c'est qu'il existe une putain de pression sociale sur l'habillement. Mets des soutifs, ne t'habille pas avec trop de couleurs, ne mets pas ci, mets ça, etc. Donc non, on ne choisit pas librement ses vêtements. Notre choix est limité par des codes, codes qui disent, en l'occurrence, pour les femmes "hey, fais un peu la fille, tu ressembles à un sac". Concrètement, femmes subir pression pour s'habiller "en femme".
    Essaye de mettre une jupe en étant un mec, observe la réaction des gens, et dis moi que la pression sociale n'existe pas et qu'on choisit librement !
    D'autant plus que ces conneries sont à double tranchant : cède à la pression, fais la fille "féminine" et on t'accusera de l'avoir cherché. Résiste, et on te dira que t'es trop moche pour que ce soit arrivé et que tu mens.

  46. @Poulpos : Non, tu n'es pas prédéfini comme l'ennemi potentiel (là tu tombes dans le cliché féminisme = anti hommes), mais on essaie d'expliquer que notre société fonctionne de telle manière, et toi tu dis, en gros "la société ne dois pas nous dicter ce qu'on doit faire, on doit être plus intelligent que ça".

    "On ne m'aura pas avec ce stratège : je fais très bien la différence entre un prétexte et une vérité.
    il se trouve que notre société actuelle aime à trouver des prétextes quand ca l'arrange afin de ne pas regarder en face une vérité assez moche.Ma naïveté me viens surtout de mon honnêteté face aux faits."

    = et bien si TU es assez intelligent pour penser que non, une victime de viol ne l'a pas cherché, c'est parfait, mais nier que notre société pense en ce sens et nous construit pour penser en ce sens ne fait rien avancer. C'est bien beau par exemple de dire qu'"on choisit de s'habiller" et que la société ne choisit pas pour nous, le problème c'est qu'une fille qui s'habille en minijupe car elle se fout du qu'en dira-t-on, si elle est violée, se verra nécessairement renvoyer sa tenue en pleine poire. "Mais pourquoi vous étiez habillée comme ça mademoiselle, aussi?" (alors même qu'il n'y a pas de corrélation entre tenue/viol, c'est une idée répandue).
    Le problème n'est pas ce qu'ON choisit de se mettre, comme de COMMENT la société juge, ou ce qu'elle présuppose, quand on porte telle tenue (ou agit de telle ou telle manière).

    Loin de moi l'idée de tomber dans de la misandrie, mais beaucoup d'hommes débarquent ici (ou sur d'autres blogs féministes) et nous prouvent par A+B que eux sont différents, qu'il faut s'affranchir des injonctions sociales, etc. Alors que ce que Valérie (et d'autres) souligne(nt), ce sont des comportements/pensées collectifs, des schémas sociaux, pas des comportements individuels.

    On dit : "la société est oppressive envers les femmes pour telle ou telle raison" et on s'entend répondre que 1/ ce n'est pas vrai, ou que 2/ oui mais moi je ne suis pas comme ça, ou encore que 3/la société a tort, faites-en abstraction, ou enfin que 4/ces oppressions sont le fait de personnes dérangées. Ben oui mais non. Si on se sent oppressées, c'est en raison de comportements intégrés, inconscient parfois, partagés par tous, et pas à cause de deux connards isolés qui penseraient différemment des autres. Et c'est simplement pénible de devoir sans arrêt réexpliquer la même chose.

    On est bien obligées de se définir en tant que femme car c'est ce qui nous stigmatise le plus. On nous revoie toujours notre sexe dans la gueule à un moment donné, et ça, c'est une singularité dont on aimerait se passer. Donc oui, un homme blanc, lui, souffre peut-être d'autres raisons, mais pas de cette discrimination là. Son sexe n'est pas une tare et ne le prédispose pas à être un inférieur.
    Ce qu'on attend de quelqu'un, c'est qu'il ait intégré que nous vivions dans une société oppressive envers les femmes et construite pour l'être. On ne va pas sans arrêt démontrer ça, c'est une réalité, et c'est la base de totue discussion sur le sujet.

    J'espère avoir été claire, je suis assez fatiguée.

  47. @Poulpos, Tu arrive comme une fleure pour donner ton avis sur un sujet que tu ne connait absolument pas. Ta découverte des statistiques en directe sur le blog en témoigne. C'est bien de ta part de le reconnaitre et de réviser un peu ton premier poste, mais si tu as un réel désir d'apprendre, s'il te plait, met ton ego dans ta poche, tait toi et lis les liens qui t’ont été judicieusement conseillés. Le sujet est complexe, ne croie pas que la simple découverte des statistiques puisse te suffire à mesurer ce qui se passe au niveau de la culture du viol.

    Tu as vaguement conscience de pouvoir blessé par tes paroles des victimes, c'est déjà pas mal, mais ca ne t’empêche pas de balancé des clichés. Je t'en cite quelques uns pour que tu voie de quoi je parle :
    Par exemple conseiller de ne pas s’intéresser aux remarques des "connards" ou aux impératifs de la mode, dans les commentaires d'une article qui parle de femmes agresser physiquement dans l'espace publique. Renseigne toi sur le harcèlement de rue, c'est aussi un sujet dont tu semble de pas savoir grand chose.

    Tu parle aussi de pulsion puis tu dit qu'il s'agit de désirs. Alors pourquoi ne dit tu pas "désirs" et utilise tu le mot "pulsion" ? Et même si on remplace "pulsion" par "désir" dans ce que tu raconte, pourquoi les hommes auraient des "désirs" qui les conduisent à violer et peu de femmes ? Veut tu dire que les femmes seraient une espèce d'animal qui ne connait pas le désir ?
    Je pense (et la plus part des féministes le pensent aussi) que les femmes ne sont pas étrangères au désir, elles ont été éduqué à savoir réprimer leurs désirs, les hommes au contraire sont éduqué a les satisfaire. Travailler sur la culture du viol, c'est justement réfléchir aux moyens de changer cette éducation, ce que fait Valérie sur son blog avec par exemple l'article que nous commentons. Il faut d'abord comprendre ce qu'est cette culture pour après la défaire et faire une nouvelle culture. C'est une tache énorme, tu l'as dit toi même dans un de tes comm'. Mais c'est la seule chose qui puisse vraiment faire changer le monde, même si ca durera aussi longtemps que durera le monde.

    Et pour finir, ne te sent pas obligé de me répondre, je préférerait que tu aille lire. J'espère que je ne te paraitrait pas hostile, car je pense ne pas l’être, tu me semble de "bonne foi" et de "bonne volonté" mais il faut vraiment que tu te documente avant de t'exprimer à nouveau si tu veux vraiment ne pas blesser des victimes ou répéter des clichés qui font partie de la culture du viol.
    Bonne journée

  48. J'ai parfois l'impression qu'il suffit que la victime d'un crime soit une femme pour qu'elle doive impérativement prouver son innocence.

    En fait, non, ce n'est pas une impression. Et les questions de voile ou de jupe ne sont que des prétextes.

    Jouons à un petit jeu qui consisterait à remplacer "femme" par "voiture" et imaginons ce que donnerait le dialogue avec la maréchaussée, par exemple : "vous dites qu'on vous a fracturé votre voiture, mais bon, quand on choisit un modèle aussi voyant, faut pas chialer après d'attiser les convoitises", "Vous dites qu'on vous a volé votre voiture, mais vous êtes bien certain que vous n'avez pas prêté les clés à n'importe qui pour l'essayer et vous rétracter au dernier moment?", "Vous n'auriez pas fait un peu exprès de la garer dans un coin un peu à l'écart?", "Manière, quand on a une caisse comme celle-là, on la laisse au garage et on ne roule surtout pas de nuit avec."

  49. Pour la question des "pulsions" et des besoins impérieux des hommes, il suffit d'inverser les sexes pour se rendre compte du ridicule de la proposition : http://blog.monolecte.fr/post/2010/04/22/Des-putains-et-des-hommes

  50. @aon : ben... j'avais une collègue qui était la plupart du temps sans soutif. elle s'en porte plutôt bien et ca passait relativement inaperçu. (sur 4 ans de travail côte à côte je ne peux pas estimer la fréquence sans qu'elle le précise elle-même)
    Et on n'en faisait pas tout un plat. si elle est plus à l'aise sans et que l'on ne vois particulièrement qu'elle n'en porte pas, ca ne fait de mal à personne, et elle a passé une journée plus à l'aise.
    mais tu as raison, il est des milieux notamment professionnel ou l'on en s'habille pas comme on veux. Je me plie moi même à cette rêgle pour le travail. c'est une relation ou contre rémunération j'apporte ma production et représente mon entreprise, l'image en fait partie. Je ne suis pas pour autant en costard cravate tous les jours, juste habillé correctement.
    Le reste du temps je fait comme j'aime, tant pis si mon t-shirt a un trou, si je ne suis pas à la mode, si mon pull a une drôle de couleur, ou si l'on me trouve inattractif, je m'en tape le coquillard comme de l'an 40.
    je ne fait l'effort de me plier aux conventions vestimentaires que contre salaire, ou les jours d’exception (genre je vais pas à un mariage ou un enterrement en jogging. bon d'accord, j'ai pas de jogging, ca aide, mais l'idée ne me viendrai pas.)

    @la chatte : tu as été claire concise est précise, et ton point de vue est compris. et ma foi partagé. Et effectivement on sort d'une culture ou la femme réprime ses envies alors que l'homme les exprime. Même si depuis 10-20 ans ca bouge de ce coté là, il y a quand même bcp de chemin à faire.
    Je n'ai malheureusement pas de réponse sauf évasive sur le "comment s'y prend-t-on pour changer la société". Ca passe aussi je le pense par l'énorme travail que Valérie accomplit sur ce blog, par revoir la façon dont on ancre bien trop tot certains clichés culturel au cours de l’éducation de nos enfants (à domicile comme à l'école). sans çà, changer les mentalités du monde du travail par exemple me semble futile : légiférer ne fait que poser des limites à ne pas franchir, mais ne change pas la culture des gens.

    @meg : habitant à paris je n'ai de cesse de m'étonner devant le comportement des bandes de jeunes que j'y croise, et malheureusement je me dit que la culture du viol et de la domination dont tu parles avec justesse est loin de disparaitre subitement -_-
    Je plains sincèrement leurs pauvres amies obligées de socialiser avec de tels crétins, et en arrive même à me demander pourquoi elles le font. le besoin de s'intégrer est certes réel, mais l'envie de s'intégrer doit je suppose avoir aussi ses limites : si j'étais une fille de leur age je ne vois pas ce qui me pousserait à vouloir faire partie de tels groupes.

    @la monolecte : j'aime bien justement cet exercice de transposition, il montre bien le ridicule de l'argumentaire préfabriqué par/pour notre société. (texte marrant d'ailleurs, et bien imagé, tu as un certain style ^^). Toujours es-t-il que cela traduit la volonté de notre société de ne pas changer de ses valeurs patriarcales. ou plutôt nuancerai-je ainsi : le pouvoir et son exercice est à mon sens l'environnement le plus à même de vouloir conserver ces valeurs, étant exercé par des personnes cherchant à dominer la société quelqu’un soit le sexe. et je ne parle pas là de pouvoir politique uniquement. allez donc assister à un conseil d'administration régional ou national d'une grande banque pour voir fleurir ces clichés non seulement sexistes, mais également racistes et sociaux (la lutte des classes n'a pas été bien digéré par tout le monde croyez moi).
    A partir de ce simple point : comment peux-t-on changer et éduquer une société dont une si grande proportion du pouvoir et des acteurs économiques vont dans un sens opposé au vôtre ? Les seules solutions que j'aurai à proposer me semble suffisamment radicales pour me promettre un aller simple pour l'enfer, si j'y croyais.
    N'y croyant pas... il fait quel type de permis pour aller passer commande chez un armurier ? :)
    j'en rigole, mais on a là un vrai problème, et s'il englobe entre autre le pourquoi d'une société restant patriarcale et dominatrice, il dépasse ce seul champ d'application et est responsable de bien d'autres maux de notre société.
    mais bon, je ne me lancerai pas dans une dérivation politique ou économique. je soulignerai juste qu'on vote pour choisir volontairement nos propres petits chefs. j'appelle çà croire au père noël : le pouvoir corromps l'esprit et enflamme les ambitions. cf qqs conférences de mr chouard pour plus de détail sur un avis que je partage.

    • poulpos : on va se passer des citations de Chouard ici merci.
      sinon "habitant à paris je n’ai de cesse de m’étonner devant le comportement des bandes de jeunes que j’y croise, et malheureusement je me dit que la culture du viol et de la domination dont tu parles avec justesse est loin de disparaitre subitement -_-
      Je plains sincèrement leurs pauvres amies obligées de socialiser avec de tels crétins, et en arrive même à me demander pourquoi elles le font. le besoin de s’intégrer est certes réel, mais l’envie de s’intégrer doit je suppose avoir aussi ses limites : si j’étais une fille de leur age je ne vois pas ce qui me pousserait à vouloir faire partie de tels groupes.
      "
      la culture du viol est alimentée par tous et toutes que je sache ce ne sont pas des "bandes de jeunes" qui ont défendu Polanski, défendu DSK, dit que les filles en mini jupe peuvent laisser croire des choses (Eric Raoult), que les italiennes sont violées car elles sont trop belles (Berlusconi), qu'il y a un gène du viol (Sarkozy), qu'il n'y a pas mort d'homme (Lang), qu'il y a troussage de domestique (Kahn), qu'un viol c'est avec un couteau (Levaï, Millet). etc etc.
      Il est bel et bon de penser que la culture du viol ce sont les autre les "bandes de jeunes" mais c'est malheureusement faux.
      Et, à travers la quasi totalité de tes posts tu l'a au passage bien alimenté tant tu véhicules de clichés sur le viol?

  51. @Le Monolecte
    Chouette essai, mais malheureusement la transposition n'est pas vraiment idéale.

    Dans une affaire de viol, il y a les dominants (les hommes) et les dominées (les femmes). Dans le cas que tu décris, le rapport de domination peut être exactement l'inverse.

    Effectivement, si un gros riche vient promener sa grosse bagnole sous le nez des autres (provocation), faut pas qu'il s'étonne si on lui crève ses pneus.

    On trouve des cas extrêmes au Brésil, où si un blanc (riche donc) se promène dans certains quartiers pauvres, il est sûr d'y passer. Pour autant, ce sont bien les riches blancs qui entretiennent la pauvreté.

  52. Ah oui, Chouard, le type qui estime que Soral n'est pas misogyne, ça nous avance bien tiens.

  53. J'aimerai partager ici l'article de Mélange Instable que je trouve bien pertinent et dans la lignée de celui-ci.
    Bonne lecture

    http://melange-instable.blogspot.fr/2013/04/je-ne-supporte-plus-vos-abjections-au.html

  54. J'ajoute celui-ci sur la "culture du viol"
    http://melange-instable.blogspot.fr/2013/06/ne-venez-plus-jamais-me-dire-que-la.html

    Bonne lecture

  55. @valerie : ce que je soulignai c'est que voir ce comportement dans la nouvelle génération implique que le renouvellement de la société se fait sans grand changement. bien que dommageable, voir cette culture dans la tête de ceux qui n'en n'ont plus que pour 15 ans à vivre est une chose, la voir reprise par ceux à qui il reste toute la vie devant eux ne présage rein de grandiose d'un point de vue avancée culturelle. la société avance sur place.

    Évidemment que les jeunes de 16-18 ans ne sont pas les maîtres à penser de notre époque, il n'en n'ont ni le charisme ni les moyens (accès aux médias au pouvoir etc) malheureusement ce sont tout de même eux qui vont également reproduire ces actes incivils à criminels selon la gravité. Et il leur reste bcp de temps devant eux...

    Et je ne pense pas forcément à viol-viol-viol. je souligne que c'est tout de même à cet age que l'on affirme la fin de son adolescence et ses envies. Et ma foi, à les voire draguer, j'ai l'impression de plus respecter mes pâtes en faisant mes courses qu'eux ne respectent leurs interlocutrices.

    C'est bizarre d'habitude j'ai plutôt l'impression d'arriver facilement à me faire comprendre.
    Bref, je pense devoir reconnaitre un défaut de communication. Si quelqu'un connait une école ou je pourrais apprendre à parler aux femmes, il semblerait que j'en aie grand besoin...

  56. @poulpos, Tu te fait très bien comprendre, c'est bien le problème avec toi. Ce qui t’intéresse c'est pas de parler aux femmes, de communiquer avec elles, la seule chose qui t’intéresse c'est de faire savoir que tu traite bien tes spaghettis et que tu n'est pas un "les jeunes". Tu es venu chercher ta médaille de mec gentil qui viol pas, mais ici c'est pas l'amicale des poupouneuses d'ego masculins, on est pas la pour te faire passer le temps, ni pour te féliciter de ton ignorance, de ton manque d’introspection, de ton manque d’empathie, ou de ton incapacité à lire ce qu'on t'écrit.
    Tu veux nous faire part des idées toutes faites que tu crois avoir inventer toi même, alors que tu ne fait que reproduire la culture qui est dénoncé ici, par exemple en mélangeant encore une fois viol et drague, harcèlement et drague et en détournant le sujet pour stigmatiser "les jeunes" histoire de joindre l'ageisme à ton sexisme et peut etre même un peu de racisme, vu que le "des citès" n'est jamais très loin de l'expression "les jeunes". Tout ce qui t'interesse c'est ton trou du cul que tu prend pour le nombril du monde. Tu parle des "jeunes" qui traiteraient mal leurs interlocutrices mais c'est toi ici qui les traite mal en reproduisant la culture du viol, encore et encore et cela malgré les multiples remarques qui t'ont été faites ici, dont les miennes.

    Je te l'ai déjà dit gentiment mais ca n'a pas marché, maintenant je te le dit méchamment. FERME TA GUEULE, FERME LA ET VA LIRE SI TU VEUX APPRENDRE. Mais je sais bien que tu ne veux pas apprendre, parce qu'en plus d'être un macho ordinaire tu est une saleté d'hypocrite, car si tu voulais vraiment apprendre tu serais déjà parti depuis longtemps pour te documenter au lieu de répéter la même merde en boucle et de te plaindre qu'on est pas douces et gentilles avec toi.

  57. wow...
    ok.
    ben y'a d'autre moyen de changer la société à mon avis. vachement pédagogue...
    et non, "en plein 13ème" c'est pas tellement la cité à priori.
    m'enfin...
    à jamais.

  58. Le point "je t'explique comment militer en me tournant les doigts" est donc atteint.

  59. @ clistrim il manque "agressive" et mon bingo etait rempli, chui presque decu...

  60. Pourquoi je perds mon temps à expliquer (presque) calmement les choses, moi? :)

  61. Oui j'ai perdu mon calme, ce @poulos est definitivement perdu a la cause par ma faute entiere. je brûlerait en enfer pour n'avoir pas été douce et attentive aux besoins d'un homme sexiste en demande de care. Vous pouvez me lyncher, mais mon poste énervé ne vous empêche pas d'expliquer calmement les choses a ce brave patriarche si vous en avez l'envie, l'énergie ou/et la patience de la faire.
    Bonne journée

  62. Il est "en piste" pour être champion du monde, mais quel homme... http://www.rmcsport.fr/info/213957/la-victime-de-tamgho-la-prochaine-fois-il-tuera-quelqu-un/
    (ça me rappelle Cleaveland, SURTOUT ne pas briser la carrière d'un immeeeense sportif...)

  63. on peut penser que le vêtement est un code. parfois mal compris et source de malentendus. MAIS qui n'autorise en aucun cas la violence, sexuelle ou pas, qui, elle, est alors liée à un sentiment puissant de légitimité à se laisser aller de façon réactionnelle et impulsive, générant insultes, maltraitance, viol etc; généralement ces agressions sont le fait d'un patriarcat/machisme ambiant assez répandu dans le monde; on a peu de témoignages d'un homme violé ou insulté, ou agressé par une femme parce qu'il l'a bien cherché avec son jean moulant.
    les femmes s'ingénient donc plus ou moins consciemment à fournir visuellement des messages clairs et opportuns non par choix ou par confort mais pour éviter les ennuis; pour draguer ouvrir les boutons du chemisier, pour être tranquille, mettre un jogging malseyant, pour avoir l'air professionnel et sérieux mettre le tailleur strict, pour dormir, la nuisette, etc etc. c'est trés fatigant ce jugement permanent sur la forme, faudrait des fois penser autrement qu'en stimulus visuel, hein les gars?. et en plus quand on change de pays, faut se renseigner. bon, je sais que je suis pas la conversation, tant pis.

  64. à propos du pseudo-argument des 'femmes qui mentent sur leur agression', voici un lien en anglais vraiment intéressant... et horrifiant aussi, le 'trigger warning' est pas là pour faire joli... http://freethoughtblogs.com/almostdiamonds/2013/08/23/i-am-a-false-rape-allegation-statistic/

  65. [...] Qu’est ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là ? [...]

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