juin 282013
 

Causette,

Grâce à toi, aujourd'hui, j'ai appris que j'étais musulmane. Selon toi, il y a un lien direct entre le fait d'être choqué par l'agression sexuelle d'une gamine de 14 ans par sa professeur et la religion musulmane. Comme tu le dis : "dans les familles musulmanes du quartier, où la virginité au moment du mariage a toujours du sens,  une affaire comme celle-là ne passe pas". J'ai bien compris que ta journaliste, Stéphanie Maurice, avait mené une enquête sociologique de terrain pour conclure que le musulman ne saute pas de joie quand il confie sa fille à un prof qui en abuse. Je vais t'apprendre une chose étonnante ; le non-musulman non plus. Chez peu de gens, ces "affaires là" "passent", en fait.

Tu nous as vus un peu énervés sur twitter suite à ton article (à lire en trois parties ; il relate la même histoire que celle dénoncée par Gaëlle-Marie Zimmerman) et tu t'es fendue d'un petit communiqué pour nous expliquer.

Tu nous as évidemment causé droit : "Pour information, cette affaire sera jugée le 23 septembre en correctionnelle : si elle avait, aux yeux de la justice, relevé de la pédophilie, elle aurait conduit l'enseignante face à une cour d'Assises. Or, c'est l'"atteinte sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité" que le parquet a retenue." Oserais-je te rappeler que la "pédophilie" n'existe pas dans le droit pénal français. Oserais-je également souligner qu'il n'est pas rare de voir correctionnaliser une affaire ? Te dirais-je enfin  que l'atteinte sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité n'est pas pour autant, une relaxe ?

Tu dis également que tu respectes la déontologie journalistique et que "Rien dans cet article ne suggère que Causette cautionne cette histoire." et "en plus, seule l'enseignante emprunte au champ lexical de la passion amoureuse, lequel n'apparaît donc dans l'article qu'au détour de ses citations.". De deux choses l'une Causette, soit tu nous prends pour des connes, soit tu ne relis pas tes articles, soit la professeure est en fait embauchée chez toi car il me semble qu'il y a bien plus que deq citations qui "empruntent au champ lexical de la passion amoureuse".
Quelques menus exemples. Un détail, le titre. Oui désolée quand on intitule un article parlant d'une agression sexuelle "une liaison particulière, j'ai le regret de te dire que cela n'est pas neutre. Quand on continue en parlant de "passion particulière" "amante", de "liaison amoureuse" ou d'"amours illicites". Quand on parle de "mots qui claquent durs" également, pour parler d'un chef d'accusation (indice : "dur" est une prise de position). Quand on parle d'"écrits trop tendres", alors qu'il est question de SMS à connotation sexuelle envoyés par la professeur à son élève.
Comme tu l'avoues toi même, toujours dans la plus parfaite objectivité qui te fait tant honneur, "ce serait si tentant de tirer les comparaisons, entre amour de cinéma et passion réelle. Si romanesque".

Il ne viendrait à l'idée de personne,  Causette, d'assimiler l'hétérosexualité à l'agression d'une gamine par un professeur masculin. Alors pourquoi instrumentaliser l'homosexualité ? Pourquoi dire que cette histoire a quoi que ce soit à voir avec une histoire homosexuelle ? Pourquoi laisser entendre que ceux qui ne tolèrent pas cette histoire là, seraient homophobes (et musulmans hein evidemment) ? Homophobe de penser qu'une gamine de 14 ans n'a pas à avoir des relation de quelque ordre que ce soit avec quelqu'un de deux fois son âge qui plus est son professeur ? Vous rendez un bien mauvaise service aux homosexuelles en laissant entendre que leur combat de ces derniers mois à quoi que ce soit à voir avec cette saloperie.

La culture du viol c'est aussi cela. Le sexisme c'est aussi cela. C'est laisser entendre qu'une femme agresseure, cela n'est pas pareil. C'est presque plus doux, presque tendre. Elles s'embrassent, juste non au fond c'est cela ?
Ce genre de textes envoie un triple message :
- qu'il est licite si on éprouve des sentiments envers une mineure (sous son autorité ou pas) d'y succomber (c'est si bô l'amour)
- qu'au fond les ados abusés par des personnes exagèrent lorsqu'ils parlent d'agression. Tout le lexique que VOUS utilisez occulte le chef d'accusation pour laquelle cette femme est mise en examen.
- que l'homosexualité a quelque chose à voir avec les atteintes sexuelles sur mineur

Oseriez vous Causette, nous faire un merveilleux article si plein de neutralité, sur un professeur mâle de 30 ans se répandant sur son côté fleur bleue et sa fragilité alors qu'il a eu des relations sexuelles avec une mineure de moins de 15 ans.

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  39 réponses sur “Quand Causette appelle une atteinte sexuelle une « liaison amoureuse ».”

  1. As-t-on la certitude que Stéphanie Maurice n'est pas un pseudonyme d'un tandem rédactionnel composé de Caroline Fourest et Gabriel Matzneff ?

  2. Je n'ai pas lu l'article mais au vu des résumés que j'en ai eus, il a l'air aussi honteux que celui du nouvel obs. Voilà que Causette devient sexiste.
    Et leurs fausses excuses sur FB, à la "désolées que vous ne compreniez pas ce qu'on a voulu dire", c'est encore pire.

  3. Entièrement d'accord avec l'analyse qu'en tournant sept fois sa plume dans l'encrier, on devrait systématiquement se poser la question de comment on réagirait dans une situation similaire où les genres seraient inversés.
    Reste qu'on ne peut pas considérer tout à fait de la même façon une relation où le mineur est amoureux/consentant (détournement) et une relation imposée (viol). Mais on ne peut pas non plus s'abriter derrière l'histoire d'amour à la Lolita pour excuser le comportement de la personne majeure.
    Je me souviens quand j'étais jeune avoir vu aux news US l'histoire d'une prof de 35 ans amoureuse de son élève mineur (http://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Kay_Letourneau). Ils se sont mariés (contre l'avis des familles) à son sortir de prison, et le garçon a déclaré "I'm not a victim. I'm not ashamed of being a father. I'm not ashamed of being in love with Mary Kay". Je me souviens qu'à l'époque, je trouvais dommage d'avoir séparé les amants par de la prison.
    Aujourd'hui pourtant, je serais sans pitié. Si la prof est amoureuse, tant mieux. Si elle n'est pas capable de réserve en attendant que son élève soit majeur(e), elle n'a qu'à aller patienter au frais. La définition de l'amour est trop floue, surtout à 15 ans, pour qu'on puisse en faire un permis de pédophilie.

  4. audren ; c'est exactement cela. Je ne nie pas les sentiments que cette prof a pu éprouver ; sauf qu'elle n'est pas un animal en rut qui répond à des stimuli. Elle attend la majorité de l'élève et voient à ce moment là.

    nunue ; l'article est en lien dans mon article !

  5. Autant je suis totalement d'accord avec votre article, autant le "sauf qu'elle n'est pas un animal en rut qui répond à des stimuli" de votre commentaire me choque.
    En effet cette formule sous-entend que la prof s'est comportée à la manière d'un animal. Apparemment,il a beaucoup été question dans cette affaire d'affects et de sentiments aussi, qui ne sont pas du ressort de l'animal. La prof n'aurait pas dû céder, et cela n'est pas négociable.
    Mais avoir cédé n'est pas le fait d'un animal, c'est celui d'un être humain à la structure psychique présentant des immaturités et des fragilités.
    C'est au nom de la protection des mineurs que cette femme est déjà jugée par l'opinion publique. On peut peut-être épargner à la jeune fille des "glissements" dégradants comme celui de votre commentaire. Il va falloir plus de délicatesse que cela pour que la mineure comprenne qu'il y a eu abus. Or, c'est vraiment cela qui compte à mes yeux.

  6. La gamine avait 12 ans au moment des faits, tu devrais corriger amha.

  7. Ah merci! je l'ai lu ce matin et le même malaise m'a pris. "Elleux" aussi!

  8. Je ne peux pas être plus d'accord. La justification m'a fait mal, quand on fait une connerie, faut le reconnaître. Pas de "naaaaaaaaaaaaaannnnnnnnn, mais vous avez mal compriiiiissssssss" (autre version: vous êtes trop con, vous n'avez rien compris)...
    L'article était gerbant, rien qu'à voir les illustrations, on croirait à une histoire d'amour contrariée par une méchante famille.

    Est-ce qu'il y a des sentiments entre les deux? C'est possible. Mais le fait de faire ça, c'était CRIMINEL.
    Je me souviens de l'article d'un psychiatre qui expliquait que la pédophilie était une maladie et que le fait de commettre des actes pédophiles était un crime.

  9. Hello!
    Je suis très heureuse de lire ton billet, qui résume absolument parfaitement ma pensée!
    Mercredi j'étais sur le cul en lisant cet article. Sur le cul et très énervée.

    L'emprise que l'enseignante a eu sur sa jeune élève (apparemment âgée de 12 ans au moment des faits) est d'autant plus grave que cette dernière était affectée par des problèmes familiaux. À aucun moment l'article n'évoque les dommages qui ont du être subis par la jeune fille. Il n'est question que de la prof: "oh ben c'est cro méchant ils l'ont suspendue!"

    J'ai aussi eu l'impression qu'un des messages sous-jacents était: "C'est pas grave, il n'y a pas de pénis." Comme si, vous comprenez ma bonne dame, ces histoires de lesbiennes, c'est surtout du sentiment et des bisous, voire quelques "sms tendes"(!). C'est d'un condescendant!

    Je rejoins Carottine sur les illustration ridicules genre supplice de la sainte martyre...

  10. J'avoue avoir suivi cette polémique d'un oeil distant, et pourtant, une réaction aux "excuses" de Causette relayées par Rue89 m'a bouleversé.
    Un commentaire que je me permets de copier ici et qui, selon moi, résume parfaitement la détresse d'une adolescente en des mots simples:

    Lila13
    "Je vais essayer de contenir mon émotion et mes larmes.

    Je préfèrerais me taire, rester loin de cette polémique, loin de l’agitation des réseaux sociaux, loin des commentaires que je lis ici ou là.

    Mais je ne peux pas, je n’en ai pas le droit au nom des autres enfants victimes de femmes pédophiles.

    Je suis abonnée à Causette… J’ai lu l’article « Une liaison particulière » et j’ai pleuré. J’ai pleuré plusieurs heures.

    Lorsque que j’avais 14 ans, une femme de mon entourage a abusé de moi. J’étais un peu paumée comme beaucoup d’ado de cet âge, un peu en révolte, très complexée. Que cette femme adulte, brillante, ayant tellement de prestance et d’assurance s’intéresse à moi relevait du miracle.

    Mais je ne l’intéressais pas. Mon corps l’intéressait, mon sexe l’intéressait, me transformer en jouet sexuel l’intéressait. Durant plusieurs mois, elle a abusé de moi. Me réduire au silence n’a pas été compliqué. Entre « je t’aime tu es l’amour de ma vie » et « personne ne te croira si tu parles », je ne savais plus où était la réalité, qui j’étais, qui elle était (celle qui m’aimait ou celle qui me menaçait et qui, le plus souvent, me faisait mal). Enfermée dans une situation inextricable, je me suis enfuie en me jetant du haut d’un pont dans le fleuve à côté de chez moi.

    Je me suis réveillée à l’hôpital. Prise en charge en pédopsychiatrie, j’ai parlé au bout de plusieurs semaines. Personne ne m’a crue. Parce que c’est la loi, les médecins ont fait un signalement, j’ai vaguement été entendue par la police, elle aussi (elle a nié), et l’affaire a été classée. J’étais une ado mal dans peau qui avait fantasmé sur cette femme accomplie.

    Détruite par cette silenciation et mise au pilori par mon entourage, je suis rentrée dans la spirale de l’autodestruction : TS, drogues, hospitalisations, automutilations… Il me faudra attendre mes 24 ans, soit 10 ans après le début des faits pour rencontrer un psy qui accepte d’entendre mon histoire. Qui me croit, qui reconnaisse le traumatisme, qui me considère comme la victime d’une femme perverse et dangereuse.

    Et l’article de Causette… Je ne vais pas reprendre ligne à ligne, tout ce qui dans cette article est scandaleux, tout ce qui montre une méconnaissance du sujet, une forme d’homophobie et une forme de sexisme. Votre description de l’enseignante montre sans le moindre doute votre parti-pris.

    Je voudrais juste mettre en relief vos illustrations. Dans la première : 2 femmes de dos, de morphologies (et d’âges semble-t-il) identiques, dans un décor de cœurs et de petits oiseaux. La seconde est peut-être la pire, des fleurs, un cœur scellé, et une inclinaison de tête soumise. La phrase choisie est atroce, ma propre agresseuse avait le même genre d’argument : « je me suis intéressée à elle, j’ai essayé de l’aider, c’est terrible de penser que j’ai pu lui faire du mal » Refaisons les mêmes illustrations avec un ado et un homme de 20 ans son ainé et reparlons-en.

    Monsieur Grégory Lassus-Debat nous, lectrices choquées, nous n’avons pas mal compris ou mal interprété vos propos. Vos excuses ne tiennent pas la route. Vous vous êtes fait le porte-parole d’une pédophile (dois-je rappeler qu’une des victimes de Marc Dutroux avait 14 ans ?) et de son avocate. Peut-être même qu’aujourd’hui Leila si on lui donnait l’occasion de parler défendrait son agresseuse. J’aurais fait la même chose au moment où je pensais qu’elle m’aimait. Manipuler une adolescente est à la portée du premier pervers venu.

    Je ne vous lirai plus. Et j’espère que votre article ne contraindra pas au silence d’autres victimes de femmes pédophiles."

  11. Je peux pas énormément me connecter ces temps-ci, mais merci pour ton article, merci à toi et Gaëlle-Marie de remettre les choses à plat, cette histoire me fait hurler à tout point de vue. Apologie de la pédophilie, homophobie, racisme sous-jacent, sur un support comme Causette c'est d'autant plus choquant. J'avais déjà quelques réserves au sujet de ce journal, je sais à quoi m'en tenir. C'est du même niveau que l'article de Gudule où elle expliquait qu'elle aurait bien aimé se faire dépuceler par Polanski à 13 ans, c'est à côté de la plaque, triste à pleurer.

  12. J'avais déjà été choquée par l'article du Nouvel Obs, mais franchement, je ne m'attendais pas à ça de la part d'un magazine qui se dit féministe...(d'ailleurs, l'ayant vraiment lu pour la première fois ce weekend...je suis la seule à penser qu'ils sont franchement anti-musulmans ? Le nombre de fois où "barbus" revient dans les articles est assez impressionnant)

  13. A partir du moment ou vous ne connaissez pas vraiment l'histoire et les faits, vous ne connaissez pas les sentiments de chaque partie, porter de la sorte un jugement moral carrrément "une saloperie" c'est un peu fort. Je ne porte pas de jugement hâtif cela serait trop facile, je pense que ce genre de situation est bien trop complexe. Et sinon oui on peut être mineure avoir une histoire d'amour avec son prof et même des relations sexuelles, je peux comprendre que cela existe et cela ne me choque pas.

  14. mea culpa c'est vrai que coucher avec une gamine de 12 ans quand on l'aime est ? ah oui une saloperie je confirme. ohlala que je suis moraliste.

  15. @ Hélène, même si c'est une situation complexe, il y a la loi qui est là pour protéger les plus faibles. C'est certes bizarre de se dire qu'un jour on n'a pas le droit de vote et le lendemain et on a le droit de vote. Surement que beaucoup de mineurs sont bien plus aptes à voter que beaucoup de majeurs mais on a fixé une limite.
    Au nom de tous les adolescents, de toutes les victimes, de tous les enfants qu'une "appréciation" d'une loi pourraient mettre en danger, si son amour est si grand elle n'avait qu'à attendre que cette enfant est 15 ans et qu'elle ne soit plus sous son autorité

  16. Indépendamment de cette affaire-ci dont je ne connais pas le détail, et indépendamment de toutes les affaires d'abus sexuels et de viol sur mineurs (et sur majeurs), je remercie chaque jour le ciel et tous les dieux réels ou imaginaires pour m'avoir laissé vivre librement ma première passion d'adolescente. Dans les années 80, il n'y avait pas encore cette chasse aux sorcières sur la pédophilie.

    Je garde un souvenir formidable de mon premier Grand Amour. Une histoire passionnée qui a durée 3 ans. Entre mes 12 ans et mes 15 ans. Avec un homme adorable, mignon, sensible. Qui avait 11 ans de plus que moi.

  17. Vous vous rendez compte que pour une "histoire d'amour" comme vous le dites si bien, y'a probablement plusieurs dizaines, voire centaines, de mômes qui sont violés par des gens plus âgés ? Qu'à 12 ans, on a tout bonnement pas la possibilité de consentir, qu'on ne connaît pas son corps, et qu'on est particulièrement vulnérable à l'autorité d'un adulte ? M'hallucine...

  18. Je répète ce que j'ai dit 25 fois.
    Les cas individuels sont sans aucun intérêt. je peux aussi citer des femmes qui n'ont pas eu de trauma après un viol. ET ? Est ce qu'on va juger au trauma ressenti ? gros trauma = 20 ans de taule, pas de trauma hop dehors ? On ne juge pas au ressenti de la victime.

    Les risques qu'un gamin après avoir découvert la sexualité de facon inopportune sont trop élevés pour prendre un quelconque risque. Il y a des cas où ca ira très bien oui ; sauf qu'on ne peut le prévoir. donc on s'abstient.

  19. Je voudrais faire un lien avec un article d'une twitteuse (dont j'ai oublié le nom et le site) qui avait demandé à d'autres twitteuse de raconter la 1ère fois ou elles avaient "subi un regard sexualisés" (remarques par des passants, sifflement, voire agressions) de la part d'adultes.
    Beaucoup de réponses situaient cette 1ère fois aux alentours de 12/14ans. Il semble donc que pour beaucoup d'adultes, il soit normal de fantasmer voire plus sur des gamines de 12/14ans.

    La minimisation de cette affaire par Causette, le nouvel obs et un paquet d'internautes me parait du même ordre. Comme si la pédophilie ne concernait que les enfants de moins de 10ans.
    Apres entièrement d'accord avec le msg de 13h41.

  20. Si justement, Valérie, il faut toujours prendre en compte les cas individuels, et pas légiférer de façon aveugle où on sacrifie des gens au nom de la soi-disant sécurité d'autres personnes.

    Nous, féministes, nous dénonçons le fait que la société impose aux femmes des restrictions de leur liberté au nom de leur sécurité. Nous dénonçons, statistiques à l'appui, tous les discours qui visent à enfermer les femmes chez elles (alors que c'est là qu'elles risquent le plus de violence), à leur imposer des tenues vestimentaires particulières, et depuis peu à les empêcher de boire dans les fêtes pour éviter les viols, etc, etc.

    Par ailleurs, nous dénonçons en tant que féministes l'éducation des jeunes filles qui consistent à leur inculquer la peur. Dans une société patriarcale, il est de bon ton qu'elle doivent avoir peur des hommes, avoir peur de sortir de chez elles, avoir peur de s'habiller comme elles le souhaitent, et surout bien leur rappeler à quel point elles sont faibles et fragiles.

    Mais lorsqu'il s'agit d'adolescente, alors que nous pourrions concrètement mettre en oeuvre tous nos idéaux de féministes qui visent à la fois à lutter contre les violences, à dénoncer la restriction de liberté des femmes et à permettre aux femmes de s'émanciper en prenant conscience de leur force, d'un seul coup, tout est balayé au nom d'une vision liberticide, et d'une "protection" des jeunes filles.

    Alors oui, pour moi, nous vivons dans une forme de chasse au sorcières en ce qui concerne les relations entre les jeunes adultes et les adolescents. Encore tout récemment, un jeune prof britanique vient d'être condamné à 6 ans de prison pour avoir eu une relation avec une de ses élèves de 15 ans. 6 ans de prison. Personne ne s'est posé la question du consentement de l'élève de 15 ans. Personne n'a seulement cherché à évoquer l'hypothèse d'une réelle histoire d'amour entre ces deux personnes. Elle avant un an de moins que l'age légal, paf, prison. 6 ans de prison. Combien de violeurs écopent de 6 ans de prison ? Combien d'auteurs de coups et blessures écopent 6 ans de prison ?

    Alors oui, désolée, mais pour moi, c'est bien plus traumatisant de voir son premier amour jeté en prison, avec toutes les conséquences à long terme que ça aura sur ses relations futures, sur sa capacité à s'engager dans un couple, sur sa capacité à vivre sereinement des situations amoureuses, et sur sa relations à son propre corps et sa propre intimité, que quelques firts avec un amoureux un peu plus agé.

    "Il semble donc que pour beaucoup d’adultes, il soit normal de fantasmer voire plus sur des gamines de 12/14ans."

    Et oui, quand j'avais 12 ans, je fantasmais aussi sur des hommes. Pas sur les gamins de mon âge qui avaient une tête de moins que moi et qui jouaient encore au balon à la récréation. Je fantasmais sur des hommes, des vrais, avec des poils, des muscles, une voie grave, et avec lesquels s'ouvrait tout un champ de possibilités.

    Mais je sais, j'ai eu une chance énorme d'avoir eu 12 ans à une autre époque.

  21. @Mwana Muke.
    Mais à 12ans t'es une gamine, que tu le veuilles ou non.
    Tu n'es pas l'égale d'un adulte, c'est pour ça que tu peux pas (légalement) voter, boire, conduire, travailler, etc.
    car c'est l'adulte qui a le pouvoir et l'autorité, encore plus si c'est un prof. Il est donc sensé être responsable. Et être responsable ce n'est pas se taper ses élèves mineurs fussent-ils énamourés.
    La relation de pouvoir est trop déséquilibrée.

  22. @KikuchyoLe7eme
    Quand tu as 12 ans, tu es probablement pubère et tu peux avoir des relations avec des garçons de ton âge. Enfin, des garçons jusqu'à 16 ans et 11 mois ? Ou 17 ans et 11 mois ? Je ne sais plus. Par contre, pas 18 ans. A un mois près, voire à un jour près, tu risques de voir ton amoureux jeté en prison.

    Il ne s'agit pas d'une formalité de type voter ou boire. Il s'agit d'engager tout ce que tu es dans une relation amoureuse, et de te voir ensuite détruite parce que celui que tu aimes, celui pour lequel tu vis tes premiers émoi, est considéré comme un monstre.

    Ensuite, combien de jeunes en-dessous de 16 ans n'ont jamais bu ? N'ont jamais travaillé ? N'ont jamais conduit un quelconque véhicule ? Il faut jeter en prison toute personne qui a fait tremper dans un verre d'alcool les lèvres d'un ado de 12 ans ? Il faut jeter en prison tout parent/ami/voisin qui propose un peu d'argent de poche à un ado pour laver sa voiture ou promener son chien ?
    Combien de commune organisent des conseils municipaux de jeunes pour les impliquer dans la vie publique ? Il faut jeter en prison tout maire qui organise des élections pour désigner le conseil communal des jeunes sous prétexte qu'ils n'ont pas le droit de vote ?

    Dans tous les domaines, il y a une tolérance par rapport aux ados. Dans tous les domaines, on considère les ados comme pas tout à fait des adultes, mais plus tout à fait des enfants. Dans tous les domaines, on considère qu'un ado a le droit de faire un peu plus de choses qu'un enfant, et on accepte l'idée qu'il faille examiner ses libertés nouvelles au cas par cas, en fonction de son propre développement.

    Dans tous les domaines, sauf un. Dans tous les domaines sauf celui qui fait intrinsèquement partie du développement de l'adolescent: la sexualité. Alors qu'il s'agit par essence du domaine le plus important, celui qui détermine de façon physique et physiologique la transition entre l'enfant et l'adulte, qui est à ce point sensible aux développement individuels, il faudrait mettre des règles rigides, arbitraires, liberticides, avec peines de prison exemplaires à l'appui.

    Très peu pour moi.

  23. @Mwana Muke,
    Vu que les lois sur l'atteinte sexuelle sur mineurs concernent tout aussi bien les garçons que les filles ce n'est en rien un enjeu féministe.
    C'est un enjeu lié au droit des enfants, leur autonomie, leur capacité à consentir. Effectivement on peut en discuter.

    Ceci dit que tu aie eu à 12 ans de vrais fantasmes sur des hommes murs n'a rien à voir avec le fait de trouver problématique le regard sexualisant sur des gamines de 12 ans. Quand je vois à quel point l'immense majorité des filles que je connais qui ont eu des seins très tôt ont du subir les regards libidineux, et combien cette sexualisation les a dérangées, j'en viens à me dire qu'une puberté très tardive est une chance.

    Et sans vouloir poser de jugement, je trouve étrange d'être à 40 ans attirée par des préados de 12 ans. J'en ai 43 et franchement, un semi-prépubère...

  24. @Mwana Muke
    je crois que nous ne parlons pas de la même chose.
    Mais je me suis sans doute mal exprimé.
    Je parle de la relation de pouvoir et de domination qui existe entre un adulte et un jeune adolescent.

    C'est parce que la sexualité est un domaine très important dans le développement des ados qu'il faut y faire très attention et donc il faut prendre en compte l'influence que les adultes ont sur les ados et les enfants.
    Que les ados découvrent leur sexualité entre eux très bien. Si un adulte s'en mêle ça coince désolé.

    Les lois ne sont jamais rigides vu que les juges ne cesse de les interpréter en fonction des circonstances atténuantes, aggravantes, etc.

    Salutations.

  25. La majorité sexuelle des adolescents est à 15 ans, hors majeurs ayant autorité. Alors franchement on repassera pour le délire "liberticide". Non mais oser comparer laver une voiture ou boire une coupe de champagne à des relations sexuelles d'une enfant de 12 ans avec un adulte!

  26. Je pense qu'il y a beaucoup de confusion dans les échanges et que c'est pour ça qu'on ne se comprend pas.

    Ce que je dénonce, c'est le caractère automatique actuel qui est "relation sexuelle entre un adulte et une ado = viol". Je ne dis évidemment pas qu'il n'y a jamais de viol. Je dis juste que ce n'est pas nécessairement un viol et qu'il faut regarder au cas par cas.

    Pour moi, une ado de 14 ans, ce n'est pas une fillette de 7 ans. Pourquoi considère-t-on normal qu'une ado de 14 ans puisse flirter avec un ado de 16 ans, mais que c'est d'office une agression sexuelle si c'est un ado de 18 ans ?

    Ce que je comprends à la lecture de vos réactions, c'est que derrière cette insistance de pénaliser aveuglément les relations entre ados et jeunes adultes, c’est en réalité une volonté de protéger les ados et en particulier les jeunes filles. C'est tout à fait louable, et je partage tout à fait votre soucis. Mais pour moi, ce n'est pas la bonne méthode.

    Des regard libidineux d'adultes sur les ados ? C'est inadmissible. Mais les regards libidineux d'ados ou d'adultes envers les jeunes filles et les femmes sont tout autant inadmissibles. Toute forme de harcèlement dans la rue doit être combattue, quel que soit l'âge des auteurs et des victimes. Mais ce n'est pas en jetant en prison le jeune adulte qui a une liaison amoureuse avec une adolescente qu'on résout le problème du harcèlement dans la rue et des regards libidineux des pervers.

    Maxine, tu trouves étrange d'avoir 40 ans et d'être attiré par une ado de 12 ans. Moi aussi. Mais je trouve tout aussi étrange d'avoir 40 ans et d'être attiré par une ado de 18 ans (et là, c'est tout à fait légal). Je trouve également étrange d'avoir 65 ou 80 ans et d'être attiré par une jeune femme de 18 ans (c'est aussi légal). Ceci dit, le fait d'être attiré n'est pas en soi répréhensible (une idée ou un fantasme, quel qu’il soit, ne peut pas être sanctionné). Ce qui est répréhensible, c’est le passage à l’acte. Si un homme de 40 ans contraint une jeune fille de 12 ans à des relations sexuelles, il s’agit clairement d’un viol. Par contre, si une jeune fille de 12 ans (qui a plus de maturité sexuelle que son âge) est attirée par un jeune homme de 19 ans (qui a moins de maturité sexuelle que son âge), que petit à petit, ils prennent conscience de leurs sentiments réciproques, que quelques semaines plus tard, ils osent s’échanger un baiser. Puis petit à petit commence entre eux une histoire d’amour avec des flirts innocents. Et au fil du temps, mois après mois, ils découvrent ensemble le plaisir de caresses et de doux moments passer ensemble. Puis leur relation se poursuit pendant un an, deux ans, trois ans . Un jour cette jeune fille qui a maintenant 15 ans a une relation sexuelle avec son amoureux de 22 ans. Et là, pour vous, c’est un viol et il faut jeter le jeune homme en prison. Pour moi, ce n’est pas un viol, et ce serait au contraire bien plus traumatisant pour cette jeune fille de voir son amoureux lui être arraché de cette façon et d’être jeté en prison. Ce que je vaux démontrer par là, ce que ce n’est pas l’âge qui compte, mais tout le contexte de la relation pour déterminer s’il y a ou non viol.

    Kikuchiyo, la relation de pouvoir. En effet, en tant que féministes, nous nous battons pour l’égalité entre hommes et femmes et contre la domination masculine. Je suis donc sensible à ton argument. Mais encore une fois, la question du pouvoir n’est pas d’office liée à l’âge. Il peut exister une relation de domination extrême entre une femme et un homme qui ont tous les deux 30 ans, tout comme il peut y avoir une relation égalitaire, complice et respectueuse entre un homme de 60 ans et un femme de 20 ans ou entre un jeune homme de 22 ans et une ado de 15 ans. De nouveau, pour moi, il faut regarder au cas par cas et pas déduire de l’âge l’existence d’une relation de pouvoir ou pas.

    Quant à la découverte de la sexualité entre ados, ce n’est pas pour moi d’office un gage de respect, d’égalité et d’absence de pouvoir. Il se peut justement qu’un jeune adulte qui a déjà expérimenter les choses et n’aie plus à prouver quoi que ce soit au lit, soit bien plus respectueux, attentionné et délicat avec sa jeune amoureuse, qu’un ado boutonneux qui veut frimer devant ses copains en couchant avec une fille de sa classe.

    Quant aux juges qui appliqueraient des circonstances atténuantes, dans les cas de relations entre adultes et ados, c’est précisément l’inverse qui se produit. Depuis l’affaire Dutroux en Belgique, j’ai assisté à une sorte d’hystérie collective où les gens voyaient des pédophiles partout, où ils réclamaient des châtiments moyenageux et le retour à la peine de mort, où les jeunes filles se sont vues interdire de sortie, et où toute forme de relation amoureuse entre ados et adultes est devenue répréhensible. Sans compter les dérapages judiciaires style Outreau. La dernière affaire en date, est la condamnation à 5 ans de prison de ce jeune enseignant britannique : http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-prof-britannique-condamne-a-cinq-ans-de-prison-519345

    Lyly, la comparaison avec la coupe de champagne et le lavage de la voiture, c’était pour répondre à Kikuchyo qui disait « Tu n’es pas l’égale d’un adulte, c’est pour ça que tu peux pas (légalement) voter, boire, conduire, travailler, etc. ».

  27. La dernière affaire en date, très étonnante si authentique :

    http://next.liberation.fr/sexe/2013/07/02/au-texas-le-sexe-puni_915423

    (et on est très loin du sujet initial)

  28. Le soucis des relations amoureuses entre adulte et ado est justement la drague. C'est facile d'embobiner un ado. Et qu'on soit sincèrement amoureux de lui ou pas, qu'il tombe en retour amoureux ou pas, ça ne change rien : On ne lui a laissé aucune chance.
    Et qu'un ou une ado fantasme sur des adultes, ça peut arriver. Qu'il ou elle ait envie de sexe aussi puisqu'il ou elle est bouleversé par un déferlement d'hormones. Je dirais même que c'est criminel de profiter d'un humain dont la sexualité est en train de se mettre en place parce que c'est le moment où il a le moins de libre arbitre.

    • j'ai une image qui me revient en tête de facon claire. ma nièce avait 13 an par là et un nouveau beau-père qu'elle traitait comme de la merde. lui 45 ans pas d'enfants. elle commence à découvrir sa sexualité etc et un jour on arrive, ma mère et moi et on la voit affalée sur son beau-père jambes écartées, à faire des calins.
      le mec qui avait pas d'enfant rien était juste très content qu'enfin ca se passe bien. il avait pas les codes pour décrypter et comprendre qu'elle était en train de tester son pouvoir (une ado normale quoi) et qu'il fallait lui mettre le hola.
      Je rassure il ne s'est evidemment rien passé hein mais cette scène m'a marquée.

  29. La fée du logis, je ne partage pas ta vision de la pauvre ado qui est une proie pour les méchants adultes qui en profitent. C'est la vision très patriarcale de la faible jeune fille innoscente (qui sort du couvent) dont les hommes abusent de la naïveté et de la faiblesse. Ce n'est en tout cas surtout pas le genre de modèle que je veux promouvoir. Il faut au contraire donner à ces jeunes filles toutes les informations utiles pour leur permettre de connaitre elles-mêmes leurs désirs et leurs limites, et les poser face aux hommes quel que soit leurs âges. Et pour un peu avoir fréquenter les ados, il me semble que la plupart d'entre eux savent clairement ce qu'ils veulent et ce qu'ils ne veulent pas, et qu'ils ne sont pas du genre à se laisser embobinner par le premier pervers venu.

    Valérie, oui, certes. Mais que faut-il en déduire ? Qu'il faut jeter le beau-père de 45 ans en prison ? Ou que pour protéger ta nièce contre ses propres provocations liées à l'adolescence, il briser un petit couple d'amoureux qui vivent à 10 km de là, dont l'un a 23 ans et l'autre 15 ans et jeter en prison le jeune homme ? En quoi ça résout le problème ?

  30. Merci pour ce post
    j avais halluciné sur l article et notamment sur les "musulmans " ( rien n indique que la jeune fille d origine maghrébine ou son affreuse "marâtre" le soient mais bon ) , ces prudes arriérés qui ne peuvent pas comprendre qu une prof puisse aimer une gamine de 12 ans ( oui leur " relation "commencé à cet age ) paumée et traumatisée par le divorce de ses parents , ce qui est un circonstance aggravante selon moi ..
    ou alors le lien qui est fait de manière assez sournoise entre l homophobie et cette affaire ...
    ou encore l absolution de la prof en expliquant que Leila avait presque 15 ans et que à quelques mois près , c était dans la poche ( ce qui est faux car il y a une position d autorité donc interdit en dessous de 18 ans )
    Ou une phrase dans l article qui expliquait en gros que la gamine l avait cherché en citant la prof qui parle de bombe amorcée posée par Leila
    Comportement typique du pédophile , c est elle qui a voulu ...
    article bien hypocrite et assez dégueulasse
    je ne retiens qu une chose, c est que la prof est folle à lier et attardée , elle est dans le déni total et ne comprend pas le procès qu on lui fait , bien aidée par des articles comme celui de Causette

    Elle est complètement immature et ne se rend pas compte de ce qu elle a fait moralement , mais surtout elle nie complètement son attitude totalement anti professionnelle
    Bref , elle est à éloigner d urgence des enfants

  31. Pour faire court : j'avais 16 ans, il était mon professeur, il m'a draguée, "emmenée", prise ... et épousée ensuite (ce qui arrangeait tout, n'est-ce pas ?). Aucune protection contre éventuelle grossesse ou mst ... il avait 18 ans de plus que moi. Non, à 16 ans, on n'est pas assez mature pour résister à la persuasion d'un adulte ayant autorité. Comme dit plus haut : quand on est adulte, on attend, on contrôle ses pulsions, on prend ses responsabilités. Quand j'y repense, le silence des adultes qui "savaient" autour de nous, est effrayant ...

  32. @ Mwana Muke en particulier : tu dis beaucoup de choses sensées sur l'adolescence, mais tu oublies une chose importante ici, c'est qu'il ne s'agit pas d'une romance entre une ado de 13 et un(e) jeune adulte de 19, ou entre une ado mature de 16 et un(e) jeune adulte de 22. Il s'agit d'une élève avec sa prof. Je te parle en tant qu'enseignante. Quel(le) ado en découverte de sensualité n'a pas fantasmé sur un ou des adultes ? Crois-tu si rare qu'un ou une prof se fasse allumer ? (Ce qui n'est même pas le cas dans cette affaire, où c'est plutôt par le biais d'une recherche de réconfort et d'écoute que cette histoire a commencé). Heureusement que dans l'ensemble nous, enseignants, sommes responsables et conscients ! Ceci pour dire que les profs savent pertinemment qu'ils ont affaire à des êtres en transition, pleins d'envies, de désirs, de questions, de provocations aussi voire de défis envers eux-mêmes, et que face à cela la ligne de conduite doit rester ferme. Parce que nous ne sommes pas là pour profiter des occasions, aussi tentantes soient-elles. En ce qui concerne l'amour... Ah, l'amour ! Personne n'a remis en question les sentiments de la jeune fille. Ceux de la prof ? Cette histoire me fait plus penser à une adulte irresponsable qu'à une adulte follement éprise. Même si l'enseignante s'est réellement éprise de l'élève, elle n'a pas démissionné et changé de boulot pour "mettre les choses à plat", anéantir les barrières d'autorité liées à la relation prof/élève et vivre dans une clandestinité follement romantique un amour interdit pendant encore plusieurs années. Non non, elle a juste oublié son contrat moral avec sa charge, s'est laissée aller à ses instincts, s'est mise elle-même en situation d'ado. Encore une fois, si un(e) enseignant(e) ne peut pas garder la tête froide, qu'il change de boulot ! La cerise sur le gâteau dans cette histoire est qu'au vu de l'âge des élèves, on parle d'une prof de collège... Il nous reste à espérer que le Rectorat ne l'envoie JAMAIS en lycée si par un hasard malsain elle était réintégrée en poste en classe, parce qu'alors je me demande combien d'histoires d'amour et de passion cathartiques elle vivrait par mois!

    Je précise que j'ai fait totale abstraction de l'âge de la jeune fille (12 ans) pour donner mon point de vue sur "l'adolescence", sachant que ceux que je vois tous les jours ont 15 ans minimum.

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  36. A ce propos, un roman ecrit par une ecrivaine americaine fait un enorme scandale et est banni dans de tres nombreux endroit : Elle y decrit une femme prof qui s'attaque a des enfants de 14 ans.

    Son but est de montrer la difference de traitement des victimes et des agresseurs dans les medias et la societe.

    ici ( en anglais )
    http://www.dailymail.co.uk/femail/article-2380747/Author-Alissa-Nutting-causes-outrage-novel-insatiable-female-teacher-preys-school-boys-sex.html

  37. "Ce que je dénonce, c'est le caractère automatique actuel qui est "relation sexuelle entre un adulte et une ado = viol". "

    Mais non, c'est pas ca qu'on dit. Ce qu'on dit, ce que la LOI dit, c'est ""relation sexuelle entre un adulte et une ado = pas de consentement ECLAIRé".
    Parce que quand on est ado on est tellement paumé, tellement une boule d'hormones, tellement dans des émotions et des ressentis contradictoires qu'on n'a pas les moyens de se protéger d'adultes qui eux ont l'expérience, les codes pour manipuler, et surtout les armes pour cela : aura, pouvoir, argent, liberté. Regardez le film "Hard Candy", ca y est très bien expliqué : l'ado se cherche, joue avec les codes de la féminité (ou de la masculinité) sans les maitriser, joue a séduire sans bien comprendre ce que cela signifie et implique. L'adulte a de l'argent, une voiture, une liberté dont rêve l'ado à peine sorti de l'enfance, qui doit encore demander de l'argent de poche à ses parents et leur autorisation pour ne serait-ce que passer une soirée chez des copains.
    Je suis dans un orchestre avec des gamines de 12 ans qui paraissent majeures (seul les distingue l'appareil dentaire, je finis par bénir cette armure), des bombasses de 16 ans qui paraissent ne pas réaliser ce qu'elles provoquent autour d'elles : le chef leur dit "mais arrêtez de grandir les filles, vous avez tout le temps !" et c'est vrai que c'est effrayant, cette différence entre leur corps et leur tête. Car je ne me fais pas d'illusion, dans leur tête il y a le même concentré d'Hello Kitty que dans celle de la gamine d'a côté, 13 ans et encore un corps de gamine.

    Et si dans le lot il y en a qui sont deja sexualisées, qui taillent des pipes par paquet de douze dans le vestiaire d'a coté ou juste qui ont un copain avec qui elles couchent, je me permets de trouver cela dommage : oui, elles ont tout le temps, et se rouler des paluches pendant des mois voire des années avant de passer à l'acte ca peut être bien aussi. Mais bon, deux boules d'hormones ensemble, forcément, si ca doit déraper ca dérapera.

    Quand a coucher avec quelqu'un de deux voire trois fois son âge... Un adulte, qui a passé cette période et est donc censé etre capable de se contenir, capable d'etre raisonnable, de voir le probleme dans cette relation.
    On voit bien le biais lorsque la secretaire "tombe amoureuse" de son patron (de son aura, de son pouvoir : s'il était plombier elle ne le calculerait pas une seconde), mais pas quand l'eleve "flashe" sur son/sa prof ? On parle de harcelement lorsque le patron "drague" un de ses subordonnés (adultes !!) et on ne VOIT PAS le probleme lorsqu'un prof drague un de ses eleves ?

    Le probleme n'est pas de savoir s'il y a violence ou pas, s'il y a consentement ou pas, il n'est même pas de savoir qui a commencé, qui a dragué l'autre (car parfois oui, c'est une eleve qui "allume" le prof mignon, pour voir si ca marche). Le probleme est que c'est à l'adulte, seule personne mature et responsable du duo, de dire, redire et maintenir "non, ce n'est pas possible". Même s'il en a envie.

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