jan 232017
 

Genre et utopie avec Michèle Riot-Sarcey est un recueil de contributions de collègeus et anciens étudiant-es de Michèle Riot-Sarcey, professeur d'histoire contemporaine. Le livre m'a été envoyé par les Presses Universitaires de Vincennes que je remercie.

 

Dans une première contribution, Jean-Claude Caron travaille sur la vie de Lise Daniels, une comtesse du  XIXème. la seule façon d'accéder à la vie de cette femme est de lire le journal de son mari ; elle est donc en quelque sorte sans histoire propre puisqu'elle n'existe que par l'intermédiaire de son mari. Christine Planté s'interroge sur a possibilité de raconter l'histoire de celles et ceux qu'elle appelle les outsiders de l'histoire alors qu'ils n'ont laissé que peu de sources. Elle se penche ainsi sur le personnage de Judith Shakespeare dans Une chambre à soi de Virginia Woolf, symbole des difficultés de l'auteure à connaître l'histoire des femme en Angleterre.

Eric Aunoble travaille, lui, sur l'histoire des militantes communistes ukrainiennes en 1919, pendant la guerre civile.

La contribution de Irving Wohlfarth est consacrée à l'écriture de l'histoire au travers de la pensée de Walter Benjamin.

Dans ses recherches, Michèle Riot-Sarcey a travaillé sur le concept d'utopie en s'inspirant des travaux de Foucault et Benjpmin. Cela lui permet de mettre en avant des faits historiques vus comme des ruptures face à l'histoire et donc de "faire éclater la continuité historique". A sa suite, l'article de Florence Encrevé, consacré à la langue des signes montre combien cette langue, plutôt encouragée au XVIIIème siècle, va se voir critiquer au profit de l'oralisme, symbole de progrès, au XIXème siècle.

Florent Périer et René Schérer échangent sur l'enfance selon les théories de Fourier.

Maurizio Gribaudi travaille, lui, sur un texte de Pierre Leroux intitulé La Grève de Samarez. Pierre Leroux est aujourd'hui une figure historique peu connue mais il était une figure politique et sociale majeure dans la première moitié du XIXème siècle. Son texte est consacré aux militants des mouvements ouvriers de 1848 et tente de mettre en avant ce que l'histoire officielle a tenté de faire oublier, les nombreux morts par exemple.
E. Igor Mineo travaille sur la notion de bien commun pendant que la contribution de Jacque Rougerie porte sur les revendications ouvrières en 1848 et 1871 avec l'idée d'association ouvrière qui débouchera ensuite sur la Commune.

Gilles Candar, à travers l'exécution en 1909 du militant libertaire Francisco Ferrer, travaille sur l'histoire du socialisme.

La contribution de Danielle Tartakowsky porte sur la figure du protester (protestataire), figure souvent oubliée de l'histoire.

Les derniers chapitres insistent sur l'importance pour l'historien d'être ancré dans le présent et de son dropit à la subjectivité.

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