juin 112013
 

Nous avons récemment beaucoup parlé de culture du viol et Le nouvel observateur nous fournit ces jours ci de merveilleux exemples de ce qu'elle peut être.

Dans un premier article, analysé par Gaelle-Marie Zimmermann, un homme - on ne tentera pas de le qualifier de journaliste - se masturbe romance la relation pédocriminelle entre une professeure et une enfant de douze ans. L'agression sexuelle devient une relation d'amour racontée avec force détails complaisants.

Nous aurions pu supposer qu'il s'agissait d'un cas isolé, qui avait malencontreusement échappé à la sagacité de la rédaction si :
- un rectificatif et des excuses avaient été faites suite aux nombreuses réactions face à ce torchon. Bien au contraire, une note a été ajoutée où l'auteur nous expliquait faire preuve de "compassion" face aux "parcours singuliers".
- si un second article ne nous avait pas alerté.

Dans ce nouvel article, Marie-France Etchegoin qui a visiblement conservé son esprit primesautier de midinette à play boys, se vautre dans la complaisance la plus abjecte face à un homme accusé de  viols avec circonstances aggravantes et d'actes de torture. Gageons que s'il n'avait pas été l'héritier de la maison du caviar (je vous laisse compter le nombre de fois où le mot est prononcé sous les formes les plus diverses ; Etchegoin possède apparemment un dictionnaire des synonymes), les mots - et le premier jugement d'ailleurs mais c'est un autre sujet - auraient été différents. Encore une fois, la presse - mais elle n'est qu'un symptôme, cela n'est pas pour rien qu'on parle de culture du viol - excuse toutes les violences sexospécifiques à coups de romance, d'amours contrariés, de passion dévastatrice, d'homme pris par son tempérament et autres fadaises visant au final à nous expliquer que ces violences sont quasi inévitables et naturelles. Ainsi ces violences ne sont plus vues comme des phénomènes sur lesquels on peut et on doit travailler, mais des événements contre lesquels on ne peut pas grand chose, et qui sont au fond aussi peu inquiètantes et aussi naturelles que "la passion" (pour un meurtre conjugal) ou le sexe (pour un viol).

On nous parle donc d'un homme accusé de viol avec circonstances aggravantes et d'actes de torture.
On peut tout à fait admettre qu'il ait droit à la présomption d'innocence qui ne signifie pas pour autant qu'on se vautre dans un vocabulaire laissant entendre qu'il est tout à fait innocent et juste victime d'une sexualité certes un peu trash mais finalement commune aux "gens de la Haute".

Ce qui tue chaque jour un peu plus les victimes de viol et les empêche de porter plainte, c'est la perpétuelle confusion entretenue entre le sexe et le viol. Ici, dans un cas où l'acte d'accusation porte sur un viol, avec circonstances aggravantes, avec actes de torture, on arrive à nous parle de sexe ce qui entretient la confusion entre les deux actes. Ce qui entretient l'idée qu'au fond le viol n'est pas si grave puisqu'on en parle comme du sexe et que si un tel viol, aussi violent, aussi grave, accompagné de tortures peut être raconté comme s'il s'agissait d'une partouze un peu hard, alors tous les autres viols seront, eux, qualifiés comme des actes sexuels tout à fait normaux, tout à fait ordinaires.

La journaliste qui ferait mieux de s'orienter vers une carrière à Points de vue est très fan de d'"esturgeon", d'"or noir", de "béluga", (si quelqu'un peut se dévouer pour envoyer une boite d’œufs de lump à la rédaction de l'obs... cela semble les obséder) d'"appartements huppés", de "suites raffinées". Rappelons tout de même qu'on parle d'un procès avec des accusations très graves (enfin, non, notez on n'en parle que très peu dans la presse) et pas de la dernière soirée où il fallait être vu.

L'accusé a connu "une descente aux enfers". Il pratique des "marathons sexuels" et des "bacchanales hallucinées". Il vit un "roman trash" à travers ces accusations. Les femmes dont il a été l'"amant" succombent à ses "charmes".
Avec un tel vocabulaire, comment encore se souvenir qu'on parle d'un procès pour viol ? Comment ne pas induire l'idée qu'on parle juste de soirées trash dont on lit le récit avec avidité et complaisance ?

On ne peut pas parler de "roman trash" lorsqu'il est question de telles accusations. On ne peut pas parler de "marathon sexuel" ou de "bacchanale" face à des accusations de viol. Observons un instant les sous-titres de cet article ; est-il question à un quelconque endroit du procès et des accusations ? On sent la fascination de la journaliste pour le personnage et le milieu, on y parle de sexe mais, à aucun instant, on y parle de viol. Le titre de l'article est lui-même éloquent puisqu'il parle de sexe et non pas de viol ou de crimes. Tout est d'ailleurs mis au même niveau : la prise de drogues, le sexe (le viol donc) et le caviar. Ce ne sont pas les victimes supposés qui ont connu une descente aux enfers, mais l'accusé.

Celle qui l'accuse est "celle par qui le scandale arrive". La journaliste met le mot sévices entre guillemets car après tout, on n'est pas totalement sûr qu'une brûlure au chalumeau en soit un au fond. Il est très curieux que ce soit ce mot-là qui ait été mis entre guillemets alors que, pas un fois, toutes les expressions faisant référence à la sexualité ne le sont. Le parti-pris journaliste est clair ; il y a eu sexe et pas sévices.

Il ne s'agit pas - je le répète - de faire le procès avant l'heure de cet homme. Mais il ne s'agit pas non plus de systématiquement décriminaliser toutes les personnes accusées de violences sexistes. En mélangeant sexe et viol, on dit, clairement, que le viol n'est pas si grave que cela puisque le sexe ne l'est pas. En sexualisant le viol, c'est à dire en parlant du viol comme  s'il était un acte sexuel lambda, on tend à instiller dans l'esprit des gens qu'il n'est au fond pas si grave, pas si condamnable.

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  47 réponses sur “Quand le nouvel obs se vautre dans la culture du viol”

  1. Ouh là, je viens de lire l'article dont vous parlez (celui sur le gars du caviar), et j'ai vraiment beaucoup beaucoup de mal à y voir la complaisance que vous y voyez. Le sujet de l'article, c'est surtout l'impunité dont jouit ce type grâce à ses relations. Le procès n'ayant pas eu lieu, il ne peut pas être évoqué, mais les accusations et les procédures sont bien décrites.

    Toute l'ambiguïté du truc réside dans le fait qu'apparemment, selon l'accusation, il tient ses victimes par la drogue et l'addiction. Comme il nie l'aspect "drogue", et qu'on n'a pas pu dans un premier temps en retrouver la trace sur les victimes, il a été difficile de le coincer.

    Je ne suis pas un fan du nouvel obs, mais je ne vois vraiment pas ce qui cloche dans cet article.

  2. Non, c'est vrai, y a rien qui cloche dans ce papier. Le type se serait appelé Rachid et aurait été hériter d'un Franprix à Gennevilliers ça aurait été la même.

  3. 2 précisions :

    1. L'article de Etchegoin date de 2012.. Il s'agit d'une repasse sur internet d'un papier publié dans le print. Donc il ne suit pas mais précède chronologiquement celui de Caviglioli...

    2. Cette repasse a été caviardé de quelques passages puisqu'il s'agissait d'une enquête sur plusieurs pages.. C'est donc un point de vue "partiel" que vous avez sur le ouèbe.

    Pour avoir lu avec grand intérêt l'intégralité de ce papier à l'époque, j'en garde le souvenir précis qu'il démontrait avec des preuves les protections mises en place autour de Lalagade, au mépris de la justice..
    Je suis donc pleinement d'accodac avec Gloups : pas de procès d'intention en voulant faire dire à Etchegoin (qui est une très grande pro) ce qu'elle n'a pas voulu dire.

  4. J'ai par hasard lu un de vos tweets à propos de la "culture du viol". D'ordinaire, je n'aurais pas relevé la référence à cette légende créée et entretenue par les féministes, mais il se trouve que j'avais lu l'article du Mme Etchegoin la veille.

    Votre article est un modèle du genre. Vous tentez vainement de justifier l'existence d'une lutte sexiste en France en entretenant des mythes comme la "culture du viol", qui est le plus comique d'entre tous.

    Aidez les femmes combattant dans d'autres pays, car en France le problème est réglé. Interrogez-vous plutôt sur les inégalités dont sont victimes les hommes, notamment en terme de choix de procréation, de traitement face à la loi, etc.. Interrogez-vous sur la raison pour laquelle les femmes seraient moins payées que les hommes (indice: "parce que les monsieurs sont méchants" n'est pas un axe de réflexion pertinent). Mais de grâce, cessez de vous ridiculiser et de ridiculiser toutes les femmes en vous prétendant leur représentante.

    • O.O

      HAHAHAHAHAHAHAHA quoi c'était pas une blague ?
      Vous êtes la preuve vivante de ce pourquoi on doit encore se battre.

      (Blague de la fin :
      Quand une nana dit non ça veut dire oui.
      HAHAHAHAHA !)

      • Je demandais à ma femme, afin d'être sûr qu'elle n'exagérait pas, de me montrer des commentaires des immondes connards qu'elle me décrivait comme étant le commun des hommes.

        Maintenant, je la crois.

        Connard.

  5. Point "le problème du féminisme c'est" et point "vous devriez faire ceci et pas cela" atteints. bravo.

  6. Je n'ai pas trop compris, vous inventez des "points" calqués sur le point Godwin pour chaque reproche qu'on peut vous faire? C'est pratique, ça rappelle le "bingo de l'alimentation omnivore" créé par les vegans afin de n'avoir pas à répondre aux critiques.

    Quand on est rendu aussi bas que les vegan, c'est qu'il faut s'interroger sur la pertinence de son propos..

  7. Ok, donc Comico est antiféministe (et carnivore convaincu, mais bref...), quoi.
    Quand on ne sait absolument rien du sexisme et du féminisme, il serait peut-être pertinent de ne pas s'aventurer sur le sujet, non ?
    Le fait que tu critiques le "bingo" féministe (le vegan, en fait, mais le féminisme en a un aussi) démontre bien à quel point tu ne vois aucun problème avec les points débilissimes qui le composent. Bravo, tu es un abruti.

  8. Ouais, donc en gros "caca prout t'es un gros con".

    Mis à part des insultes et des poncifs, t'as un peu de contenu à apporter ou tu comptes décréter des inepties et t'appuyer sur les biais dialectiques des féministes pour les étayer?

  9. @ cricrib
    Si l'article d'origine était plus complet on peut s'interroger sur la raison qui a poussé la rédaction à retirer ces passages tout en gardant ceux qui semblent dédouaner l'accusé. Par ailleurs, un certains nombre d'expressions relevées comme la "descente aux enfers" pour désigner l'expérience de l'accusé et non des victimes ou "celle par qui le scandale arrive" sont toujours aussi problématiques, indépendamment du reste du texte.

    @ Comico
    Peut-être que les féministes en ont marre de voir toujours les mêmes abrutis venir leur expliquer comment être féministes alors qu'ils n'ont jamais lu un livre sur le sujet. C'est toujours : j'arrive, je déballe tous les clichés qui me passent par la tête puis je m'affale dans mon canapé avec du pop corn et j'exige que tu fasses l'effort de me démontrer que j'ai tord, sources et preuves à l'appuie. Peut-être que les féministes ont décidé d'arrêter de perdre leur temps avec ce genre d'individus.
    Il me semble que vous n'argumentez pas des masses vous même pour démontrer que la culture du viol serait un mythe inventé par les féministes. Vous vous contentez de l'affirmer.

  10. Laine, évidemment que je n'ai jamais lu un livre sur le sujet de la "culture du viol", le ridicule achevé du concept est suffisamment évident. Je me moque du féminisme et je n'ai rien envie de vous apprendre.

    Je vous demande simplement d'arrêter de dire n'importe quoi pour vous sentir importantes. Il y a des gens qui mènent des luttes légitimes, vous vous contentez simplement de gesticuler pour ne pase cesser d'exister.

  11. Edouard ? c'est toi ?

  12. C'est quoi les "luttes légitimes" ?

  13. C'est vrai, y a vraiment aucun problème dans cet article.

    Je cite : "elle a succombé, quelque temps après Sandra, aux charmes de Cyril et goûté avec lui aux vertiges de la "free base""

    C'est vraiment comme ça qu'il est pertinent de décrire une fille droguée, violée et brûlée à l'aide d'un chalumeau.

    Et le fait qu'on répète à quel point il était beau, charmant, playboy... Ça sert à quoi à part jeter le doute sur le fait qu'après tout, ces filles étaient peut-être plus consentantes qu'elles le disent ?

    Certes, l'article dénonce beaucoup (ce qui explique qu'il y ait des gens pour penser qu'il n'y a pas de problème). Mais il lisse et romance à outrance. Et présente de Lagalade comme aussi "paumé" que ses victimes...

  14. Les luttes légitimes ce sont des gens qui luttent pour se libérer d'une opression par exemple, pas juste des féministes en mal de combat qui s'inventent des concepts foireux pour se donner une raison d'exister..

    Il y a une différence entre une femme opprimée et une mère au foyer entretenue qui milite pour s'occuper, tu piges?

    • Donc on ne peut pas être féministe et être opprimée ?
      Drôle, je connais énormément de femmes opprimées qui le sont. Dans ce cas-là c'est peut-être pour une bonne raison... Pourquoi perdre sinon son temps alors qu'on pourrait lutter légitimement ?

      Quant au mythe de la culture du viol... C'est vrai, mille excuses, il n'y a absolument pas plusieurs études sérieuses et fiables qui ont été faites dessus, non ! Ah mais oui, j'oubliais ; elles ont dû être faites par des mères au foyer désœuvrées, mal baisées, poilues et laides (notons au passage que la Fâme est soit opprimée soit mère au foyer, WTF ?).

      Quant à ça, c'est criant :
      "Laine, évidemment que je n'ai jamais lu un livre sur le sujet de la "culture du viol", le ridicule achevé du concept est suffisamment évident. Je me moque du féminisme et je n'ai rien envie de vous apprendre."

      Mais c'est malheureusement à nous de vous apprendre quelque chose. Au passage, notons la démarche toute scientifique ; "Je ne vais certainement pas essayer de prouver que votre 'théorie' est fausse, c'est à vous de démontrer l'inverse (mais de toute manière je n'y croirais pas)". Heureusement que les vrais scientifiques, ainsi que tous ceux qui ont un jour fait avancer l'humanité ne raisonnent pas comme ça, sinon nous serions tous morts où à l'état primitif...

      "Je vous demande simplement d'arrêter de dire n'importe quoi pour vous sentir importantes. Il y a des gens qui mènent des luttes légitimes, vous vous contentez simplement de gesticuler pour ne pas cesser d'exister."

      C'est parlant. C'est également étrangement vrai. Oui, si les femmes ne gueulaient pas, si les femmes ne s'imposaient pas tel que nous sommes obligées de le faire, elle cesseraient d'exister, effectivement.

  15. @MamieCaro: parce que le mec les a séduites, puis initiées à la drogue, puis violées?

    Non, c'est clair que l'auteur légitime complètement le viol, on lit clairement dans son article que le viol est quelque chose de naturel et qu'il est imputable à la victime.

    Peut-être simplement a-t-elle choisi une approche un peu analytique au lieu d'écrire une simple diatribe, qui vous aurait plu?

  16. Moi j'aime bien l'approche un peu éthylique sur la-mère-au-foyer-entretenue-qui-milite-pour-s'occuper.

  17. Comico > Je voudrais déposer un dossier pour légitimer un combat officiellement : je m'adresse à qui ?

    Ce n'est pas parce que le ressenti des femmes ne te touches pas qu'il n'existe pas. Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas les choses qu'elles n'existent pas.

    Si tu estime que le sujet ne te concerne pas ou qu'il ne sert à rien, pourquoi demander le silence ? pourquoi demander aux gens de rentrer dans le rang ? Si j'étais un troll de base façon Manif pour tous, je te dirais volontiers que tu pratique "une dictature de la pensée" et que tu "renie le droit sacrée à la libre expression". Je ne vais pas te renier le droit de ne pas être d'accord : c'est parfaitement ton droit, mais ta liberté de le dire s'arrete là ou commence celle des femmes à dire ELLES AUSSI ce qui ne leur plait pas dans la société. Et manque ton bol : ton attitude fait partie de la liste...

  18. Le féminisme ne sert pas à rien, il est utile dans certaines parties du monde ou les femmes subissent effectivement une opression.

    En France le féminisme n'a plus de raison d'être mais les ligues féministes continuent leur lobbying pour continuer d'exister en faisant émerger des concepts foireux comme la "culture du viol".

    Vous devriez aider les femmes qui affrontent réellement l'oppression au lieu de concevoir de telles inepties, genre les "womyn" et compagnie. Votre intrumentalisation de la "culture du viol" est une insulte aux femmes indiennes, par exemple, qui affrontent réellement une indifférence générale face au viol.

    Je ne doute pas que vous vous sentiez tout à fait concernées par tout ça, je n'occulte pas votre ressenti, je dis simplement que vous jouez aux militantes pour vous donner de la contenance.

  19. Mon ressenti sur le 2ème article est surtout qu'il est inintéressant et super mal écrit. Du Paris Match quoi.
    Et effectivement, alors que l'accusation concerne bien un viol avec torture, l'article noie les faits (voire les ignore) dans tout un tas de détails fumeux. Moi je me suis demandé tout le long à quoi elle voulait en venir et quelle information elle voulait transmettre au final...
    Ce n'est pas l'exemple le plus criant de culture du viol effectivement, mais c'est justement ceux-là qui sont les plus difficiles à démontrer, bien vu donc :)
    PS : le troll est très désagréable et inutile à lire

  20. Appeler un contradicteur "troll", même si c'est une technique répandue, n'a jamais fait office d'argument.

    Au contraire, c'est le genre d'outrance imbécile qui correspond justement au comportement d'un troll.

  21. @Comico
    Je vais faire comme si vous n'étiez pas un troll, et que vous ne compreniez vraiment pas de quoi il est question.
    Je vous invite donc à lire cet article :
    http://antisexisme.wordpress.com/2013/02/17/les-cultures-enclines-au-viol/

    Je vous préviens, c'est long, et il y a beaucoup de phrases compliquées.
    Si ça vous intéresse, les parties 1 et 3 sont également très bien écrites.

    Après ça, si vous ne comprenez pas ce qu'on entend "Culture du viol", je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus ...

  22. La culture du viol n'a rien d'un mythe, malheureusement. Il est temps de durcir la législation sur le viol et les violences faites aux femmes.

  23. @Comico Déjà, débarquer sur un blog que de toute évidence on méprise, en prenant tout le monde pour des imbéciles adhérant à des "concepts foireux" sans donner un seul argument mais en exigeant qu'on t'explique tout, c'est troll, que tu le veuilles ou non.
    J'avais préparé une liste des "raisons pour lesquelles je milite", qui n'ont pas grand chose à voir avec "se donner une contenance", mais finalement je ne vois pas en quoi quiconque ici devrait se justifier auprès de toi.

    Je vais quand même te dire deux choses :
    - Tu viens nous dire que "chez nous", il n'y a pas d'indifférence générale par rapport au viol. C'est pour ça qu'il n'y en a "que" 75 000 par ans, j'imagine. Mais toi as l'impression que c'est pris très au sérieux ? De toute évidence tu ne t'es jamais fait gentiment reconduire hors d'une gendarmerie qui refusait de prendre ta plainte parce que "c'est difficile à prouver et puis bon, c'est pas bien grave si vous les connaissiez".

    - Tu n'as pas l'air de comprendre que le féminisme c'est un champ d'études, c'est de la socio. Et sur ce blog se trouvent des gens qui ÉTUDIENT le sujet (cf la majorité des articles de ce blog et le blog antisexisme qu'on t'a donné plus haut). Et toi, tu viens ici te vanter de n'avoir jamais ouvert un bouquin parce que tu trouves le sujet stupide. La preuve, c'est stupide. Du coup tu n'ouvriras pas de bouquin. T'es créationniste, aussi, non ?

  24. Julien ; tu peux me dire en quoi durcir la législation changera quelque chose aux violences ?
    Tu penses vraiment que des peines lourdes sont dissuasives ? Regarde aux Etats-Unis ; c'est un échec patenté.
    L'éducation de tous et toutes me semble beaucoup plus importante.

  25. @Comico "Votre intrumentalisation de la « culture du viol » est une insulte aux femmes indiennes, par exemple, qui affrontent réellement une indifférence générale face au viol"

    Vous ne me semblez pas avoir rencontré beaucoup de femmes ayant subi une agression en général, un viol en particulier : il me semble que si vous les aviez lues ou rencontrées, peut-être ne vous permettriez vous pas de faire de tels commentaires.

    Les filles en France apprennent dès le collège à faire profil bas. Histoire d'un conseil de discipline ordinaire après qu'un jeune,éconduit, ait frappé une fille :
    -il va passer le brevet, après sa mesure d'exclusion remettons-le dans la même classe
    - et la jeune-fille ? Elle aussi elle passe le brevet
    - On fera attention.
    Bilan des courses : une seule voix contre cette mesure stupide et la certitude que ce serait difficile pour la môme.
    Le plus beau c'est que son avis lui a été demandé : que pouvait-elle dire ?

    Alors bien sûr que si, le féminisme a des raisons d'être.
    Et vous vous avez l'OBLIGATION de vous renseigner, d'apprendre.

  26. À ceux qui ne savent pas lire et faire la différence entre un roman arlequin (de basse fosse, car c'est bien de ça dont on parle ici : un torchon, du papier à mouche, un "article" de m**** quoi) et un reportage de qualité : eh bien grand bien vous fasse. Heureux les imbéciles et gnagnagna, vous serez là haut à la droite de votre Papa chéris qui n'Existe pas. Et quand bien même tant mieux ! comme ça je serais à gauche de Lui et vous ne viendrez plus me cassé les roustons avec vos saillies stupides d'ici la fin des temps.

  27. "Tu penses vraiment que des peines lourdes sont dissuasives ? Regarde aux Etats-Unis ; c’est un échec patenté."

    Désolée de n'avoir pas de références pour étayer mon assertion et pas le temps pour le moment d'effectuer les recherches nécessaire... bref, il semble que les spécialistes de la délinquance s'accordent à dire que ce qui a un impact sur la baisse des actes délictueux et criminels ce n'est en rien l'importance/dureté de la peine mais la perception que l'on a du risque de se faire attraper.
    Si l'on pense que la probabilité de se faire serer est grande, voilà qui est dissuasif. Car face à une peine très grave, mais peu de chances de de faire attraper le criminel aura comme schéma mental de penser qu'il ne se fera pas prendre, donc les 20 ans de prisons risqués ne le concernent pas.

    Et honnêtement pour le viol vu les estimations (75 000 viols) et le nombre de condamnations (moins de 3 000) , c'est effectivement sans risque pou presque pour les auteurs.

    "Je vous demande simplement d’arrêter de dire n’importe quoi pour vous sentir importantes. "
    Mais il se croit où lui pour imposer à tout le monde de se taire et de dire ce qui lui convient ? Dans son salon ?

  28. maxine ; absolument. le sentiment d'impunité joue énormément.

  29. Vous nagez en plein délire. Tout ce que je peux lire me conforte dans l'idée que tout ça n'est que du flan.

    Un viol est un crime, puni par des peines de prison. Ce n'est pas parce qu'il y a des viols en France que notre société les encourage, qu'est-ce que c'est que cette idée stupide?

    Bref, je n'attends aucune explication, je n'ai pas besoin de vos théories fumeuses, pour moi tout ceci est limpide et il vous faudra bien des efforts pour vous sortir de votre carcan dogmatique et vous en rendre compte.

    • 10% des femmes osent porter plainte. 2% si je me souviens bien des violeurs sont condamnés. Tous les jours des gamines vont au commissariat pour signaler un viol et combien en ressortent choquées, traumatisées, et en larme parce que la première chose qu'on leur ait demandé c'est comment elles étaient habillées ? Combien en sont ressorties ainsi parce qu'on leur a fait comprendre que c'était de leur faute ? Combien souffrent tous les jours parce qu'autour d'elles, et même leur famille, on lui dit que ce n'est pas si grave, ou qu'elle l'a bien cherché, ou qu'elle exagère, ou que c'était pas un viol, ou qu'elle ment pour faire l'intéressante ?

      Comment punir le crime si même ceux qui sont de par leur fonction censés participer au processus de justice dédiabolisent l'acte, nient cedit crime et inversent les rôles du coupable et de la victime, mmh ?

      On passera sur l'éducation masculine qui leur apprend que les femmes ne disent non que pour dire oui et que c'est nécessaire de les forcer un peu.

      Ce qui est limpide en tout cas c'est ta bêtise, ta stupidité et ton incapacité à vivre en société.

  30. Deuxième point, ce qui est amusant avec les excités de tous poils (féministes, vegans, antiracistes, écolos, etc..) c'est que dès lors qu'on adhère pas à leur théories, on devient un gros con catho anti-avortement, chasseur, créationniste, etc..

    Non non, je suis jeune, de gauche, pas conservateur ni réac. J'essaie simplement d'être un peu lucide sur la bêtise ambiante.

  31. Valérie, tu dis que durcir la législation ne changera rien. Mais ensuite, tu déclares à un autre intervenant que le sentiment d'impunité joue énormément. Ce sentiment d'impunité pourra aussi disparaître par un arsenal judiciaire adapté.

    Je sais que l'éducation est la clé (mieux vaut prévenir etc.) mais en attendant, durcir significativement les peines infligées aux violeurs serait un début : castration chimique OBLIGATOIRE, peine de prison de 20 ans ferme incompressible, aucune circonstance atténuante possible...

    • Julien ; alors tu ne veux pas la justice, tu veux une dictature.
      1. les réductions de peine diminuent la récidive.
      2. on ne peut avant un procès décider qu'elle va être la peine. ou alors on ne fait plus de procès.
      3. il y a parfois des circonstances atténuantes. y compris à un viol.
      4. la castration chimique ne fonctionne qu'en cas de consentement du violeur ET accompagnée d'une psychotherapie. Pour expliquer.
      On peut violer pour de multiples raisons par exemple par sadisme (cela ne présente pas la majorité des cas mais cela existe). Un tel violeur fera mal autrement.
      On peut aussi prendre de la testo pour contrebalancer les effets de la castration si l'on n'a pas envie de la prendre.
      c'est une sorte de double peine et OUI je me preoccupe de l'ethique. un violeur peut, par ailleurs, avoir une vie de famille. la priver de toute sexualité - qui n'a rien à voir avec son acte et le viol - ne me semble pas une bonne idée. la castration chimique peut être appliquée dans de rares cas , des récidiviste, souvent pédocriminels par ex.

      "Ce sentiment d’impunité pourra aussi disparaître par un arsenal judiciaire adapté."
      non. il n'y a aucune clémence dans certains pays pour les violeurs ; il y a des viols.

  32. "Tout ce que je peux lire me conforte dans l’idée que tout ça n’est que du flan." Ah oui, comme quoi ? Quelles phrases ? Quels arguments ? Avec quelles contre-arguments peux-tu les démonter ?

    "Un viol est un crime, puni par des peines de prison. Ce n’est pas parce qu’il y a des viols en France que notre société les encourage, qu’est-ce que c’est que cette idée stupide? " >> le viol est un crime, personne ne le nie. Mais en revanche, les victimes de viol sont trop souvent suspectées de mentir/faire leur intéressante/exagérer. On a tendance à refuser l'appellation de "viol" pour des tas de raisons (lorsque la victime connaissait le violeur, par exemple, ou si elle avait bu). C'est un exemple de ce qu'on appelle la "culture du viol". Est-ce plus clair ?

  33. @Julien
    Sans vouloir répondre pour Valérie, il me semble que la loi traite déjà le viol sérieusement : c'est un crime. Pourtant, il y a une sorte d'impunité qui l'entoure et la loi n'y change rien. C'est les mentalités qu'il faut changer : apprendre aux garçons à traiter les filles avec respect et arrêter de dire aux filles qu'elles doivent faire profil bas.

    @Comico
    En lisant tes commentaires, j'ai plutôt l'impression que c'est toi l'excité ici. C'est toi qui veut qu'on adhère à tes théories alors que tu avoues toi-même ne pas t'être documenté sur le sujet. Tant mieux si tu es plein de certitudes, mais tu seras gentil de laisser s'exprimer ceux qui ont encore un esprit critique.

  34. Comico > Tu te plains d’être classé "gros con catho anti-avortement, chasseur, créationniste, etc.." par des gens que tu classes toi même comme étant "les excités de tous poils (féministes, vegans, antiracistes, écolos, etc..)" ?

    Tu parles de lucidité, tu te présente en érudit, mais pour l'instant tu n'as fait montre d'aucune pédagogie d'aucune sorte envers des gens que tu veux convaincre a coup de "c'est comme ça !".

    Si tu es tellement lucide, et si tu considère que les gens sont bêtes, il faut donc leur apporter des arguments pour qu'ils parviennent a s'extraire de leur endoctrinement psycho pathologique. Si malgré tout tu t'obstines à simplement leur dire "vous êtes idiots ! la réalité c'est CA !" et bien tu n'es pas logique.

    Selon tes dires, les féministes n'ont pas de vrai arguments... mais toi non plus ! et là boum ! c'est toute ton argumentation qui se casse la gueule du haut du 25eme étage et qui chute comme une plume au vent avant de tomber dans les caniveaux sales et boueux de l'incompréhension (cette figure de style est là pour donner un effet dramatique, et en même temps ironique puisqu'il n'y à pas lieu d'employer une telle tirade juste pour te dire que tes arguments sont épais comme un ticket de métro. Et si je me permet ce luxe de précision, c'est que j'ai peur que paradoxalement ta lucidité ne t'aveugle un peu...)

    Bref ta posture défensive "je ne veux pas de vos arguments" me renvoi à la notre : nous ne voulons pas des tes opinions à l'emporte pièces. Tant que tu n'argumenteras pas tes propos, ton seul intérêt dans la conversation sera la métabolisation de l'oxygène en carbone...

  35. Comico, un "jeune de gauche" qui emploi le terme "antiraciste" franchement... Alors à moins que tu ne pense que Soral est de gauche, mais là je t'arrête tout de suite parce que je te le dis ce mec n'est rien d'autre qu'un pauvre extrémiste de droite à la sauce complot, ou alors tu pense que tout se vaut, la gauche la droite même combat, mais il va falloir affuté un peu tes arguments manifestement pour jouer à ça.

    Moi à te lire je pense surtout que tu es un pauvre bonhomme bien incapable d'empathie pour le monde humain qui t'entoure. Et qu'en l'occurrence tu devrais plutôt t'occuper d'abord de toi même, donner du sens au respect de soi, avant de penser à t'exprimer sur la vie des autres. Et je dis ça sincèrement, il n'y a rien de plus difficile que de se respecter soi même. Or pour pouvoir juger des actes d'autrui il faut déjà pouvoir jugé des siens, car sans expérience, pas de jugement. Attention, pas d'amalgames, je ne parle que d'empathie, pas d'autre chose, mais cette capacité à se mettre à la place de l'autre est celle qui permet de prendre part aux multiple débats sociétaux auxquels nous faisons face. C'est un chemin long, un chemin d'objectivation du monde et d'une forme de rationalisation sereine, parfois scientifique, parfois empirique, souvent assez froid, mais ce n'est pas sans issue, loin de là. Tu verras que quand tu saura comprendre que toi aussi porte l'humanité des bourreaux et des victimes en toi, tu sera plus réfléchis avant de vouer untel ou unetelle aux gémonies de lois souvent sordides et toujours perfectibles. Car enfin, rien n'est parfait. Bonne route !

  36. @julien "Valérie, tu dis que durcir la législation ne changera rien. Mais ensuite, tu déclares à un autre intervenant que le sentiment d’impunité joue énormément. Ce sentiment d’impunité pourra aussi disparaître par un arsenal judiciaire adapté."

    Tu n'as pas du lire mon post attentivement. Concrètement on pourrait dire qu'il y a deux sortes d'impunités :
    - absence de peines significatives. Ce n'est pas le cas, et c'est démontré comme peu efficace. a vois les US qui ont de peines très fortes et ne connaissent aucune diminution de la criminalité
    - très forte probabilité de ne pas se faire atttraper. Et comme je l'ai dit les études ont prouvé que c'était cette forme d'impunité qui avait une vraie efficacité sur le psychisme des délinquants/criminels. Si le criminel est persuadé que la probabilité de se faire attraper est forte, alors il y a très forte incitation à ne pas commettre l'acte. Et moins condamné en termes de ratio délits/condamnations effectives, le viol est le moins risqué.

    L'importance des peines aurait plutot pour fonction de comment dire, d'illustrer l'importance, la gravité qu'une société accorde au crime commis.

  37. [...] Quand le nouvel obs se vautre dans la culture du viol [...]

  38. Merci pour cette note. J'avoue avoir lu l'épisode du chalumeau avec stupéfaction.

    Je suis par ailleurs heureux de voir que le "tout répressif" n'a pas encore gagné dans tous les esprits, et qu'il existe encore des gens en France pour croire que la taule/la récidive ne sont pas l'alpha et l'oméga de la justice. :-)

    Bon courage pour la suite.

  39. Je reviens sur ce que disait Gloups au début des commentaires et effectivement, l'article sur "sexe, drogue et caviar" n'est clairement pas complaisant, il est plutôt ironique et sarcastique par rapport à la vie, aux arrangements et aux pratiques, considérées comme "normales" dans la "Haute" (comme on dit). Ce qui est mis en avant et mérite d'être souligné, ce sont les privilèges accordés à ce "Cyril" en raison de son appartenance à une grande famille, et le fait qu'il y ait visiblement une justice à deux vitesses, avec ce procès retardé et des condamnations évitées à répétition grâce à des contacts hauts placés.

    Outre cela, il y a aussi l'absence de limites mise en évidence par l'article : c'est un vrai problème de société qui pour moi mérite réflexion (ses causes, ses conséquences, les moyens de changer les choses... etc) au même titre que les problèmes de sexisme, que vous avez raison de souligner.

    A défaut de créer une révélation chez certains, ou de convaincre les déjà-convaincus, mettre en avant certains faits, et montrer qu'il y a des gens pour les pointer du doigt et se révolter, cela ne peut qu'encourager et soutenir ceux qui se sentent parfois un peu seuls dans leurs revendications, et ça c'est une bonne chose.

  40. [...] Quand le nouvel obs se vautre dans la culture du viol Nous avons récemment beaucoup parlé de culture du viol et Le nouvel observateur nous fournit ces jours ci de merveilleux exemples de ce qu’elle peut être. Les conséquences de la rape culture Partie 2 : les conséquences pour la victime Décider que c' est pas arrivé... J' ai eu mes premiers rapports sexuels à pas douze ans. Une nuit entière, des viols et des violences, ils étaient deux. Les violeurs Parmi les mythes sur le viol , il y a l’idée que les violeurs sont des psychopathes, des malades mentaux. [...]

  41. Bonsoir, gens de tous horizons.
    Tout d'abord, lecteur régulier (bien que pas fréquent) de votre blog, je tenais à vous remercier de la justesse de vos propos, ainsi que de la pertinence des commentaires des gens qui vous lisent.
    donc tout d'abord: MERCI :)

    Ensuite: au sujet de M. Comico (A.K.A. THE FED TROLL) je tiens à nous recadrer quelque peu: ce jeune homme bien que "se posant comme un érudit" avoue de lui même "ne jamais lire de livres sur les sujets qui ne l'intéressent pas". Or donc, arrêtons, dans une volonté de consensus et de compréhension globale, d'utiliser des mots de plus de 3 (trois) syllabes, afin qu'il puisse simplement les lire jusqu'au bout.
    Et ainsi, onc ne s'étonnera de voir la qualité du débat d'étoffer :)

    et pour finir, je voulais préciser que des HOMMES aussi lisent et commentent ces articles. Ces hommes ne sont pas des homosexuels (sinon gare à ton c*l @comico) et sont généralement informés sur les débats et études socio-psycho-entropologiques en cours sur le féminisme.
    Qu'aurait donc à dire à ces hommes notre bon ami Comico, sachant qu'ils ne rentrent pas dans la case de la femme au foyer qui milite par ennui ? :)

    Merci d'avoir perdu du temps à me lier, et en tous points merci :)

    PS. (post scriptum, hein, je ne fais pas de politique): je sais, je sais. je nourris le troll. mais c'est si bon ;)

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