mai 192013
 

Le monde a publié un article de Nancy Huston et Michel Raymond intitulé "Sexes et races, deux réalités".

Sexes et races sont des constructions sociales. C'est à dire que sur des données immédiatement observables MAIS arbitraires on a catégorisé des humains.

La division de l'espèce humaine en races varie ainsi selon les mentalités et la politique à une époque donnée. Ainsi au moment de l'affaire Dreyfus entendit on Barrès déclarer "Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race".

Lombroso divise l'Italie en deux races pour mieux déterminer que la "race du sud" est plus criminelle.
Et c'est à la même époque avec Gobineau que toute la pensée racialiste s'est constituée ce qui a permis de justifier la colonisation puisqu'on pouvait ainsi dire que s'il y a des races et que certaines sont inférieures alors la colonisation est un bien civilisationnel (et puis ca n'est pas vraiment mal de coloniser des inférieurs).
Colette Guillaumin montre que la division raciale aux Etats-Unis après l'abolition de l'esclavage s'est constituée sur un système de classe. Celui ou celle qui a eu un ancêtre esclave (peu importe le degré) est de l'"autre race". Cela n'est pas la couleur de peau qui compte mais la situation de classe à un moment donné.
Autant donc pour les hypothèses naturalistes. Par ces différents exemples, vous voyez qu'il n'y a aucune évidence biologique à la division raciale mais qu'on est face à un rapport oppressif, la constitution de stéréotypes qu'on justifie a posteriori par l'évidence biologique.

La division en races selon des critères morphologiques date du XVIIIeme siècle où s'opère la mystification suivante ; l'on définit a priori les groupes sociaux et surtout les devoirs des uns face aux autres et l'on justifie cette division par des critères naturels, morphologiques. Ainsi Colette Guillaumin prend deux exemples éclairants. L'on entend souvent dire "c'est la nature des femmes que de s'occuper des enfants et du ménage" (de patauger dans la merde des uns et des autres donc) ou "c'est la nature des noirs que d'être feignants". Sauf qu'aucune femme n'aime davantage la merde qu'un homme et aucun noir n'aime moins travailler qu'un blanc. Sauf que naturaliser ces deux faits permet de ne surtout pas se questionner sur le fait que les femmes sont dévolues au ménage et les noirs bien davantage au chômage que les blancs. En retournant les choses, en disant que c'est la nature (de leur faute donc), on ne questionne pas les rapports sociaux puisqu'ils n'en sont plus. Naturaliser une situation injuste permet de la rendre tolérable, normale, naturelle. Aristote justifiait ainsi l'esclavage en disant que les esclaves, physiquement plus forts que les citoyens, étaient naturellement faits pour l'être.

La division de l'humanité en races n'a donc strictement rien de "biologiquement logique" mais constitue une construction sociale.
Pourtant, me dira-t-on, les gens ont des couleurs de peau différentes. Certes et les gens ont des couleurs d'yeux différentes aussi. On aurait tout aussi bien pu faire la race des yeux verts, des yeux marrons, des yeux bleus et des yeux noirs. (tant pis pour les yeux vairons).

L'article nous dit alors "Aujourd'hui, les différentes populations humaines n'ont ni la même pilosité, ni la même couleur de la peau, ni les mêmes maladies et systèmes de défense contre celles-ci." en rajoutant "Les Inuits sont adaptés au froid, tout comme les sherpas de l'Himalaya sont adaptés à la vie en altitude."
(l'article vise-t-il à faire reconnaître la race des sherpas ? Le mystère est entier).
Il ne leur vient absolument pas à l'idée qu'en ce cas, on pourrait diviser en différences de pilosité, ou en maladies, ou en systèmes de défenses face aux maladies. Ou en ce qu'on veut. Si selon eux, tout se vaut et la division selon la couleur de peau est aussi neutre que la pilosité alors pourquoi le choix de la division selon la couleur de peau a-t-il été fait ? Un hasard vraiment ? La nature vraiment ?

On sait que certains asiatiques (50%) sont incapables de métaboliser l'acétaldéhyde en acétate et ne supportent pas l'alcool. Pour autant, est ce que cela suffit à faire des asiatiques tout entier un seul groupe homogène dont certains membres auraient la caractéristique de ne pas supporter l'alcool ?

On a souvent entendu "les noirs courent plus vite" et l'on en est bien persuadé puisqu'il n'y a "que des noirs en course de sprint". Il n'y en avait pas un au début du XXeme siècle pourtant ; on évoquera alors la "culture" en disant qu'il n'avaient pas le droit de participer aux courses et on évoquera sans complexe la "nature" quand ils peuvent le faire et remportent des succès. Des chercheurs se sont donc attelés à chercher un gène et ont cru en découvrir un portés par beaucoup de sprinteurs jamaïcains (le "gène du sprint"). Las... Une majorité de la population jamaïcaine ne porte pas ce gène alors que 75% des européens l'ont. La conclusion est assez simple ; parce que, à une époque donnée, des gens qui se trouvent être noirs pratiquent très bien un certain type de course bien précis alors "les noirs courent vite".

Pour autant est ce que ces critères (une couleur de peau différente, une meilleure capacité à supporter le froid, ou l'altitude) sont ils suffisants pour déterminer un groupe ?
Les auteurs nous parlent de maladie et l'on pense à la drépanocytose qu'on a longtemps uniquement qualifié de maladie portée par des gens à la peau noire en oubliant son importance chez les grecs ou les siciliens par exemple.
Si une maladie peut être plus présente à un endroit du globe, il parait difficile de dire que ceux qui ressemblent physiquement à ceux qui sont porteurs de cette maladie, appartiennent au même groupe.
Il ne viendrait à l'idée de personne de faire un groupe de tous les gens porteurs de cette maladie parce que cela semble intellectuellement abberant.

On l'aura compris, toutes les justifications sont bonnes pour justifier un rapport de classe par la nature.  Nous dire "ca n'est pas parce que Hitler a a fait n'importe quoi de l'histoire des races qu'elles n'existent pas" est une escroquerie intellectuelle. Les races n'ont jamais existé, n'ont jamais été fondées, créées, inventées et imaginée que pour mieux justifier l'oppression de l'une sur l'autre en justifiant cette oppression par la nature.

On n'a pas divisé l'humanité en races et, ensuite, par un glorieux hasard, des gens très méchants se sont emparés de cette idée neutre pour commettre qui un génocide, qui l'esclavage. On a imaginé les races POUR commettre des génocides, l'esclavage et la colonisation ; il n'y a aucune autre raison et inverser de choses est juste historiquement faux.

Corollaire de la race, le sexe avec la phrase "Les races et les sexes, c'est bon pour les plantes et les animaux. Nous, on est supérieurs ! On décide de notre propre sort !"
C'est oublier un peu rapidement que les chiens n'en ont rien à taper de se diviser en mâle et femelle, que le geranium se fout de ne pas appartenir à la même espèce que le cosmos et que O SURPRISE la classification animale et végétale est humaine.

Evidemment les choses sont encore ici plus logiques et naturelles  en matière de sexe puisque l'homme a un pénis (et c'est immédiatement observable surtout dans le metro à l'heure de pointe), la femme a un vagin et magie des choses, les deux s’emboîtent pour faire un bébé.
On est donc, me dira-t-on, dans le fait naturel le plus observable et logique qu'il soit.
Au passage jusqu'au XVIII eme siècle on pensait qu'il n'y avait qu'un seul sexe ; hommes et femmes ayant les mêmes organes génitaux, la femme ayant manqué de "force vitale" pour pousser ses organes à l'extérieur. (y z'étaient cons nos ancêtres hein. dire qu'on va dire de nous la même chose dans 500 ans).

Au départ l'on parlait d'anomalies pour définir toutes les personnes ne rentrant pas dans les critères définis comme norme (qu'on qualifiait d'hermaphrodite et qu'on appelle aujourd'hui "intersexué" même si le terme me semble interrogeable) sauf qu'on a vu qu'il y avait un peu trop de personnes concernées et on a alors parlé  de sexe chromosomique, sexe gonadique et sexe phénotypiques. Fausto-Serling écrivait ainsi il y a 20 ans "The Five Sexes: Why Male and Female Are Not Enough" pour démontrer justement que nos divisions sexuées sont construites socialement et politiquement.

"Pourtant, dire que seules les femmes ont un utérus, ou que les hommes ont en moyenne un niveau de testostérone plus élevé qu'elles, ce n'est ni spéculer quant à l'"essence" de l'un ou l'autre sexe, ni promouvoir une idéologie sexiste, ni décréter l'infériorité des femmes par rapport aux hommes, ni recommander que les femmes soient tenues à l'écart de l'armée et les hommes des crèches, c'est énoncer des faits !"
Mais c'est aussi procéder encore une fois à l'envers. Je suis de celles qui pensent que le genre précède le sexe et que c'est la femme qui fait l'uterus et pas l'inverse. En clair, les auteurs ne prennent pas ici le temps de définir ce que sont une femme et un homme, en partant du principe qu'on est dans une évidence biologique.
Dire que seules les femmes ont un uterus ou que les hommes ont davantage de testostérone n'est pas et n'a jamais été un propos idéologiquement neutre. Comme je l'ai expliqué ultérieurement, la façon de définir une femme s'est fondée sur des critères arbitraires visibles (et certainement pas sur la présence ou non d'un uterus à moins que vous vous baladiez avec un speculum). Vous ne définissez pas une personne comme femme, dans la rue, parce qu'elle a un uterus que vous avz (désolée) très peu de chances de voir.
Je prétends qu'il n'est pas neutre pour les auteurs de présenter les femmes comme "porteuses d'un uterus" et les hommes comme "plein de testostérone" à l'heure où l'on nous présente en permanence les hommes comme agressifs par nature et les femmes toutes contenues dans leur fonction maternelle.

Alors est ce que les races et les sexes n'existent pas ? Je prétends que puisqu'ils ont été conceptualisés, théorisés, ils ont une existence. Je ne répondrais pas aux auteurs que la race n'existe pas ou que le sexe n'existent pas puisqu'on opprime bien en leur nom.
Je pense que la création politique de ces concepts (de race, de sexe) sert à justifier les devoirs des un-e-s face aux autres et naturalise un devoir d'oppression. Les mots ont un sens dit-on et supprimer le mot ne fera pas disparaître son signifié.
La grande escroquerie est de penser que ces concepts ont été inventés, puis détournés à des fins racialistes ou sexistes alors qu'ils ont été inventés et créés que dans ce but unique. La nature sert toujours à justifier a posteriori des oppressions et des rapports de classe.

TumblrPartager

  28 réponses sur “« Sexes et races, deux réalités » 2 réalités socialement construites.”

  1. [...] « Sexes et races, deux réalités » 2 réalités socialement construites. [...]

  2. La conclusion est absurde. Vous confondez le constructivisme cognitif et le constructivisme verbal (les philosophes croient expliquer les choses en expliquant les mots). Le terme "race" à signifié plusieurs choses. "Race" a signifié "culture":dire qu'elle est construite est un truisme. Aujourd'hui ça signifie autre chose (+/- "ethnie" ou "grand groupe humain..."). Ici, vous parlez des connotations, pas des dénotations. Il est normal que ça aboutisse à une parano intentionnaliste.

    http://www.exergue.com/h/2008-08/tt/peur-race.html

  3. Merci pour ce billet que j'ai trouvé très intéressant. Noté qu'en Asie, une théorie classerait les gens en fonction de leur groupe sanguin... C'est vrai que je ne suis pas certaine que l'intention fut le moteur de la classification mais c'est ouvert... Merci

    • d'après ce que je sais, mais bon, je ne suis très loin d'être une spécialiste, l'exactitude de ce que je dit reste tout de même à vérifier avec d'autres sources si possibles. C'est un peu l'équivalent de l'astrologie, on pense que les gens ont une personnalité et des traits de caractères différents selon leur groupe sanguin, ainsi le groupe A est il me semble, le mieux vu...
      Il y a même des embauches qui se fondent sur ce critère du groupe sanguin.
      Et à tout ceux qui trouveraient que les japonais sont un peu "con" je rappelle que chez nous on a longtemps fait appel à des graphologues pour les embauches, alors, hein...

  4. C'est ben vrai ça, j'm'en vais allaiter mon gosse.
    Signé Johnny

  5. J'avais plutôt eu l'impression que les théories raciales avaient été inventées a posteriori, pour justifier la traite. (pas que cela change grand-chose à l'argument, l'intention derrière la "création" des races reste similaire)

    On s'est doté de deux mots "genre" et "sexe" pour faire le distinguo entre ce qui est culturel et ce qui est physiologique, y'a-t-il eu un équivalent du point de vue racial? (oui, il n'y a pas de physiologique, mais le fait qu'une chose n'existe pas ne veut pas dire qu'il n'y a pas de mot pour la désigner)

  6. On viens justement d'essayer de me prouver que les races existent puisqu'on ne fait pas de greffe de moelle osseuse d'un noir à un blanc et inversement.
    Oui, on en fait pas non plus d'un frère à un autre si ils n'ont pas le même groupe sanguin...
    Certains raisonneront toujours en binaire alors que notre ADN est codé en 6 gigabits

  7. On peut y ajouter qu'au XXI siècle, parler génétique sans dire un mot de l'épigénetique est une imposture.

  8. Salut, moi j'ai trouvé une définition de la femme, ou plutôt de la féminité. Ça va te plaire énormément ! http://fr.wikihow.com/%C3%AAtre-une-fille-f%C3%A9minine

  9. [...] aller plus loin D’autres réponses à Huston et Raymond sur les blogs Une heure de peine et Crêpe Georgette Éric Fassin, "Les « forêts tropicales » du mariage hétérosexuel. Loi naturelle et lois [...]

  10. Oh merci ! J'ai failli avoir un orgasme en lisant. Alors que j'étais à deux doigts de pleurer en lisant la tribune de Huston & Raymond.

    Es-tu sûre d'avoir vraiment voulu utiliser le mot "signifiant" à la fin du texte ? Il me semble que c'est "signifié" qu'il faudrait mettre, là.

  11. très bon article,
    ça me rappelle un jour d'ennuie au lycée ou avec un copains on avait inventé un système de classement des êtres humains sur la base de leur comportement et en nommant ces différentes classe par des nom de race fantastiques. on avait:
    les elfes; grosso modo les artiste
    les orcs; les faux artistes
    les nains; les artisans qui privilégient la qualité par rapport a la la quantité
    les gobelin; les artisans qui privilégie la quantité par rapport a la qualité
    les hobbits; les petits bourgeois qui s'accroche a leur pognon
    etc...
    un truc totalement crétin donc, tout comme n'importe quel catégorisation des gens

  12. alfila : merci je corrige.

  13. Sans compter que les taux hormonaux et les parties utilisees d'un cerveau ne peuvent pas servir de preuve d'origine d'un comportement social: c'est bien connu les hommes sont agressifs et tiens apparemment ils ont un taux de testostetone elevee donc tout ca c'est a cause de la testosterone on en deduit une cause a effet a l'encontre de toute demonstration scientifique! on a administre de la testosterone a leur insu a un groupe dans un jeu et ils se montres bien plus collaboratifs qu' un autre groupe a qui on a administre un placebo en leur disant le contraire mais ils se sont montres aggressifs se conformant a l'idee qu'ils en avaient. Enfin bon la testosterone c'est comme l'agressivité, beaucoup de femmes ont des taux eleves mais c'est anormal beaucoup d'hommes ont des taux bas mais c'est anormal puisque on sait bien que c'est une hormone masculine cqfd les hommes de l'elite ventripotent se definissent superieurs aux femmes puisque plus agressifs mais ils sont " civilisés" et non agressifs quand ils se comparent aux djeunes des cites. C'est super pratique le concept changeant.

  14. Valérie, je suis tout à fait d'accord avec ton article qui est au demeurant très bien écrit. Je tique juste sur cette phrase-ci: "On a imaginé les races POUR commettre des génocides, l’esclavage et la colonisation".

    D'abord, le "on", c'est qui ?

    Ensuite, la formation du concept de prétendues races est un phénomène beaucoup plus diffus. Ce n'est pas un jour un chef d'Etat ou que sais-je qui s'est réveillé un matin en se disant "tiens, j'ai trouvé une bonne excuse pour réduire le peuple voisin en esclavage, je vais dire que c'est une race qui est esclave par nature".

    Cette notion de "races" s'est au contraire construite au fur et à mesure dans la société, par une sorte d'aller-retour entre les observations, les idées-reçues, les intérêts des classes dominantes, les us et coutumes, les préjugés, les discussions de comptoir, les auto-justifications, etc. Jusqu'au jour où un scientifique se fend d'une théorie qui appuie et conforte ces idées diffuses dans la société. D'ailleurs la grande époque des théories racistes était le 19ème siècle, soit bien après des siècles d'esclavage.

    De même, lorsque les colonisateurs belges ont enfermé les Rwandais dans des ethnies hutue et tutsie, c'est à la grande époque de recherche identitaire flamande et wallonne où il était considéré comme positif de revendiquer son appartenance à un terroir et à un groupe ethnique spécifique. Ce n'était pas dans le but de mettre en place les ingrédients en vue d'un génocide un siècle plus tard.

  15. On peut aussi s'inquiéter de l'usage d'un terme qui implique en général une intentionnalité dans la sélection de caractéristiques précises :

    http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2013/05/21/Au-nom-de-la-race

  16. @ Johnny : tu fais donc partie des hommes chez qui les glandes mammaires ont pu se développer grâce aux stimulis adéquats. Comme quoi, tout n'est pas aussi "naturellement" séparable qu'on le croit.
    http://www.slate.fr/story/39011/lait-paternel

  17. Ca change de fumeur / non fumeur. Fit /overweight. etc..

  18. [...] maintenant de comprendre que nos identités ne sont pas neutres. J'ai parlé dans cet article de la race et du sexe comme deux identités socialement construites, je.... Comme je le disais dans cet article, devenir homme s'accompagne d'une multiple de privilèges, [...]

  19. Pardonnez-mois, mais vous n'avez visiblement ni lu l'article que vous critiquez, ni entendu les conférences de Michel Raymond, ni même essayé de vous informer sur le sujet.

    Comment la corrélation quasi-parfaite entre groupes linguistiques et groupes génétiques dans de grandes régions du monde et leur forte corrélation avec les modes de vie, observée en remontant jusqu'à la préhistoire, pourrait-elle être construite arbitrairement par les sociétés humaines ? Comment pourrait-elle avoir pour but de coloniser ou génocider quiconque ?

    Quand on opère un malade, on vérifie son ethnie afin de ne pas utiliser des substances auxquelles il est très probable qu'il sera allergique, en raison des caractéristiques génétiques de cette ethnie. Eh bien, on a tout à fait raison !
    Je refuse de mourir sur le billard à cause d'une idéologie qui nie le réel.

    Si les races n'existent pas, pourquoi croyez vous que les compagnies privées d'assurance maladie demandent à pouvoir utiliser l'originie ethnique pour calibrer leurs contrats ? Parce qu'il est démontré que ça leur rapporterait de l'argent.

    Là, franchement, vous me décevez beaucoup. Vous vous enfermez dans le faux débat "nature contre culture", qui n'a strictement aucun sens, puis vous basculez dans l'absurde, un être humain qui serait entièrement construit arbitrairement.

    • Vous utilisez le terme race pour désigner des ethnies (qui partagent effectivement des traits génétiques spécifiques qui ont un impact sur les soins).

      Tout le problème est la confusion régulière entre les deux termes.

      • L'éthnie, c'est le mot grec.
        La race, c'est le mot roman.

        Le mot ethnie est employé pour un groupe quand on l'envisage principalement du point de vue culturel.
        Le mot race est employé quand on l'envisage principalement du point de vue génétique.
        Les deux mots désignent la même réalité statistique, la même population.

        Pensez-vous vraiment que le fait que le groupe sanguin AB soit fréquent chez les sémites et très rare chez les autres soit une construction arbitraire de la société ?

        La tragédie des débats actuels et passés, c'est qu'on déforme le sens des mots pour faire passer une idéologie.

        "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde" (Camus)

        • la race qq chose de génétique.
          et donc les sémites sont une race.
          ok.

        • En Français moderne, le terme race pour désigné un groupe d'individu est usuellement remplacé par le terme ethnie (dans les textes de lois notamment ou "race" est quasiment banni). L'usage que vous en faite est plutôt Anglo Saxon (si vous aimez les belles lettres, j'ose croire que cet argument vous interpellera).

          Rappelons que les déclinaisons génétiques et autres joyeuseté sont des concept très moderne, mais que le découpage par "races" (si le terme vous convient mieux, gardons le) date d'il y'a bien plus longtemps.

          Pour soutenir l'exemple, doit on dire alors que les blonds sont une race ? (ils ne partagent pas la même équivalence génétique avec les bruns, même si c'est de façon infime et relativement sans conséquences autre qu'esthétique ?) que les gens souffrant d'acromégalie sont de la race des géants ? ce sont des personnes différentes sur le plan génétique (quel qu'en soit la raison) on devrait donc les distinguer ?

    • En tant que chirurgienne donc, vous le conviendrez, habituée des blocs opératoires et de la prise en charge des opérés, j'ai la joie et le bonheur de vous annoncer que vous avez énoncé ici une formidable connerie.

      Il n'y a pas d'allergie spécifique à un groupe de population. Point.

      Je vous renverrais bien à des sources scientifiques plus crédibles que vos incommensurables œillères racistes, mais lesdites œillères vous empêcheraient sans doute de cliquer sur les liens et de les comprendre. Et j'ai également mieux à faire.

Désolé, les commentaire sont désactivés pour l'instant.