juin 252012
 

M'a récemment été faite sur twitter cette réponse qui recense de façon magistrale à peu près tous les poncifs imaginables sur le féminisme.

Allons y donc gaiement :

1. Hommes et femmes sont différents et complémentaires :

L'IRM nous a permis d'étudier le fonctionnement du cerveau. Ainsi on a découvert qu'on a tous et toutes un cerveau différent, y compris les jumeaux. On parle de plasticité du cerveau c'est à dire  que le cerveau se modifie en permanence en fonction des activités, des expériences de vie. Ainsi si j'apprends à jongler pendant trois mois, puis que j'arrête brutalement, mon cerveau connaîtra des évolutions successives et on le verra par des IRM.
Les hommes et les femmes ne sont pas différents ; le cerveau d'un homme est aussi différent de celui d'une femme qu'il l'est de celui d'un autre homme.
Les qualités et les défauts qui sont des modes de fonctionnement complexes, s'acquièrent au fur et  mesure des expériences de vie et n'ont donc rien de féminin ou masculin.
Pour complément, il y a très peu de récepteurs à la testostérone ou aux oestrogènes dans le cortex humain ; au temps donc pour les hormones.
Les femmes donc ne sont pas toutes pareilles, pas plus que les hommes ne le sont.
Au passage quand bien même vous persisteriez à penser qu'hommes et femmes sont différents, je ne vois pas ce qui permet d'en conclure qu'il ne doit pas y avoir égalité.

2. Le féminisme, une guerre contre les hommes :
Comme l'anti capitalisme n'entend pas tuer les patrons, le féminisme interroge les rapports entre les sexes et pourquoi une classe sociale "les hommes" a-t-elle hérité du pouvoir politique et économique. Aspirer à plus d'égalité ne veut pas dire qu'il y a guerre.

3. Les malheurs des hommes :
Le féminisme étudie les rapport de sexe et donc le genre. Il a ainsi montré que chacun est enfermé dans un rôle dont il est difficile de sortir. Ainsi si on valorise les comportements agressifs chez les petits garçons, on finira au collège puis au lycée par davantage les punir (80% des punitions sont infligées aux garçons). Un homme doit être dans la compétition, bien gagner sa vie. Abolir le patriarcat sera tout aussi profitable aux hommes.

4. Les violences commises par les femmes :

Les chiffres sont parfaitement disponibles sur le site du Ministère de l'Intérieur mais je comprends qu'il soit agréable de s'inventer des complots.
Les hommes représentent 22% des victimes de violences. L'article est complet ; il ne me semble pas nécessaire d'en rajouter.

5. La parité.

"il y a dans TOUS les domaines des femmes compétentes et des hommes compétents, mais leur pourcentage varie suivant le domaine et le centre d'intérêt de chacun"

Oui si et seulement si on laissait les gens s'épanouir sans préjugé. Dans les faits, les femmes sont découragées à faire de la politique. Lorsqu'elles réussissent à accéder à un poste, elles subissent des insultes sexistes. Des députées ont dit qu'à l'AN, il leur était parfois difficile de simplement mettre une jupe tant le sexisme y grand. Anecdotique ? Tout est fait pour renvoyer les femmes ailleurs qu'en politique.

6. Le plafond de verre :

"A compétence égale, il n'y a probablement pas de plafond de verre, car les lois du marché veillent au grain."

"Le marché" n'est pas né de rien ; le capitalisme étant postérieur au sexisme et au racisme. Les femmes sont jugées moins compétentes pour faire respecter "les lois du marché". Je trouve étonnant d'arriver à nier des réalités statistiques mais j'imagine que "les lois du marché" en ont créé de fausses (on se demande dans quel but).

7. Les filles meilleures élèves :
Beaucoup plus de garçons que de filles sortent sans diplôme de l'école. Dans les faits, pourtant, au cours de leur scolarité, ils ont été davantage sollicités par les professeurs, aidés, encadrés.
Encore une fois, le sexisme fait des ravages. Beaucoup de garçons se comportent tels que la société sexiste attend qu'ils se comportent ; en étant insolents, en ne suivant pas, en étant violents avec les garçons ne correspondant pas au modèle viril. C'est en évoluant vers une société moins sexiste que les garçons réussiront mieux à l'école.

"Qui s'occupe du problème symétrique des garçons ayant des difficultés avec les matières littéraire ?"

Un homme doit au minimum être bon en maths et en économie afin d'avoir ensuite un métier rentable qui lui permette de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille ; c'est du moins encore une fois une des caractéristiques du patriarcat. Voilà pourquoi in garçon ne sera jamais encouragé dans une matière littéraire.

8. Le genre :

Le genre est le sexe social c'est à dire la façon d'être homme, femme ou autre dans une société donnée à un temps donné. Ainsi la masculinité dans la noblesse du 17eme siècle allait de pair avec perruques et maquillage. Dans certaines ethnies, seuls les hommes se maquillent. En Malaisie, l'informatique est une matière féminine. Beauvoir a dit qu'on ne nait pas femme, on le devient. C'est vrai pour les hommes également. Le genre n'est donc pas une théorie c'est une réalité ethnologique, sociologique et historique.
Pour devenir une femme en France en 2012, il s'opère tout un processus très complexe qui n'aurait pas été le même il y a 5 siècles par exemple.

9. Les "délits sexuels".
Le viol est puni qu'il soit commis par un homme ou une femme ; si un homme dit non c'est non ; il n'y a donc personne d'avantagé en la matière. Vous mettez sur le même plan le fait de faire un enfant dans le dos - qui est certes un acte moralement condamnable - mais dont vous pouvez vous prémunir en ayant une contraception et le viol. Je ne vois pas bien quoi répondre ; on ne peut se prémunir contre le viol.

Scolastik a eu la gentillesse de répondre aux deux derniers points ; voici donc ses propos.

La langue permet de penser les rapports sociaux. Elle n’est pas un vecteur neutre. Utiliser la langue, c’est utiliser les connotations qu’elle porte, les cadres sociaux. Elle influence la manière dont on pense sa position dans la société. Si le docteur est toujours le docteur, le ministre est toujours le ministre, le maire toujours le maire quand il sont exercés par des femmes, la langue donne perpétue l’idée selon laquelle ce ne sont que des professions et mandats exercés par des hommes. La langue française n’ayant pas de genre neutre, la féminisation des noms offre une modification grammaticale moindre en rapport d’une neutralisation totale de la langue.
La langue évolue tous les jours, ce qui était considéré autrefois comme des aberrations grammaticales est aujourd’hui devenu correct. Ces évolutions ne concernent pas seulement le vocabulaire, mais bien la grammaire. Choisir d’étiqueter ces nouveaux mots comme monstres grammaticaux n’est que le résultat d’un choix personnel dicté par des goûts arbitraires.

Le fait que quelques femmes, de votre connaissance, ne soient pas présentes auprès de leurs enfants ne constitue pas un fait social qui viendrait prouver que toutes les femmes ont abandonné toute responsabilité. Les plus récentes enquêtes sur le partage des tâches dans le couple montrent encore que les femmes sont celles qui réalisent la majorité des tâches liées à l’éducation des enfants (et des tâches ménagères). Le féminisme est donc engagé dans une lutte légitime qui vise à envisager l’éducation infantile non pas comme une charge féminine dont les hommes n’auraient à gérer que la part résiduelle mais bien comme une responsabilité partagée.

Plus encore, le féminisme propose la vision radicale de ne pas penser les enfants comme le seul horizon possible pour les femmes. Le choix de ne pas faire d’enfants n’est pas un choix égocentrique mais bien un choix légitime pour les femmes comme pour les hommes et qui doit être respecté comme tel.

Personne n’a accusera un homme d’égocentrisme parce qu’il laisse la majeur partie de l’éducation des enfants à sa femme ou qu’il fait le choix de ne pas en avoir. On dira de lui qu’il a fait une carrière brillante et on ne posera pas la question des enfants.

Lutter contre une organisation sociale qui naturalise le lien exclusif entre les femmes et leurs enfants, c’est le combat du féminisme.

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  59 réponses sur “Féminisme : les idées reçues”

  1. Ouah Valerie tu nous as trouvé un beau specimen !
    Merci :)

    Pourquoi ne pas lui proposer de simplifier encore sa pensée et de faire une campagne sur le net ?

    "Attention le féminisme provoque l'égocentrisme et l'abandon d'enfant"

    Déja vu ce genre d'idées sur des commentaires de fait divers.

    Alors je pense qu'il est temps que l'on présente nos excuses.

    Pardon pour les bébés congelés ! PARDON !
    Mais est ce le féminisme ou l'invention du congélateur qui est le plus dangereux pour les enfants ?
    Ah désolé "ne nous lançons pas dans la philo" nous dis l'auteur. Oui des fois, il vaut mieux s'abstenir.

  2. Sur le premier point j'ai (enfin !) lu un bon article sur le sujet dans la presse généraliste il y'a 10 jours
    http://www.rue89.com/rue69/2012/06/16/hommes-femmes-pour-vidal-aucune-difference-dans-le-cerveau-nest-innee-232970
    Dommage qu'ils ne l'aient sortis que pour contrebalancer un autre article qui ressassait les conneries habituelles

  3. Hommes et femmes pas différents ?!!! Mais il faut arrêter de dire n'importe quoi, de par leur facon de penser,, leur physionomie, leur 46 ème chromosome,leur organes genitaux ,leur taux d'hormones,là fréquence de qq maladies rares et moins rares ... Alors faut pas se méprendre,l'homme et la femme ne seront jamais pareilles et c'est tant mieux ...

  4. Merci Valérie pour cet état des lieux des poncifs et tes réponses éclairées.
    "[Les femmes] ont des qualités complémentaires à celles des hommes qui les rendent infiniment précieuses et aimables."
    Mon passage préféré.

  5. lumière ; j'ai apporté des réponses à ce que tu dis, en particulier sur la façon de penser.
    ca ne t'intéresse pas du tout, tu n'as pas lu, ou il y a une autre explication ?

    (ps ; il peut y avoir des femmes XY).

  6. Évidemment, je suis d'accord avec tes réponses... Cependant, j'ai une interrogation: Est-ce que la faible part des violences commises par les femmes n'est pas seulement due aux contraintes qu'exercent le corps social sur les femmes (pour faire bref) mais aussi à la perception des femmes comme n'étant pas capable de violence? Ce n'est pas parce que des violences ne sont pas rapportées qu'elles n'existent pas, du coup, c'est difficile de se faire une idée correcte sur le sujet, non?

  7. Et dire que ce mec est de gauche et cite le monolecte.... "la gauche sévèrement burnée, le retour", c'était pas un article de Mademoiselle S?

  8. Illy ; oui bien sûr. si l'immense majorité des violences est commise par les hommes c'est que, culturellement ils sont poussés à l'être.. tout comme les femmes sont poussées à ne pas l'être.

  9. Vraiment un grand merci pour cette réponse. Je ne pensais pas qu'on puisse dire autant d'âneries en 2012 (cf le texte de départ).
    Cela met je trouve un bon poing dans la g.. au fameux "les hommes viennent de mars, les femmes de vénus" qui a le don de m'insupporter de + en + car, sous couvert d'humour, il fige une situation comme ayant des origines biologique alors que ce n'est en fait que le reflet d'une histoire et d'une éducation, ce que tu viens de démontrer.
    Bravo pour ton blog que je découvre.

  10. Bravo encore une fois parfaitement documenté :)
    Je te confirme que lorsque j'ai passé mon permis moto, les mecs m'ont tous dit "mais pourquoi?"... on aurait jamais dit ça à un homme.
    Même pour les petites choses, il reste bcp de choses à changer, le combat est encore long

  11. Très intéressant ce lien sur les 22% de terrorisme conjugale à l'égard des hommes que tu donne dans ton poste (poste très intéressant lui aussi comme d'hab). Ca me donnera quelques arguments précis contre la prétendu "douceur féminine" sans avoir à menacer physiquement mon interlocuteur/trice pour lui donner un exemple ;)

    Pour le twitt, il manque le "poilu/mal-baisé" pour être totalement parfait, mais c'est tout de même un beau morceau. J'ai particulièrement aimé le : " -"Les "délits sexuels" des hommes : On veut à la fin laisser au femmes le monopole de l'initiative et le contrôle total de la sexualité." O.O

    Je salue ton calme et ta patience. Quant on me traite de "différente mais complémentaire", ou qu'on me refuse "le contrôle total" de MA sexualité, je ne garde pas mon calme bien longtemps.
    Merci pour ton blog.

  12. Aaah mais quel ramassis de poncifs, d'amalgames et de contre-vérités... Je ne comprendrai jamais pourquoi n'importe quel bigorneau se sent légitimé à étaler ses opinions rassies et à les faire passer pour des "démonstrations". Valérie, tu ne devrais même pas prendre la peine de lui répondre.
    Au-delà de ce qu'il pense du féminisme, apparemment l'égalité des droits ca lui parle pas...

  13. Bon, j'ai pas accès au texte d'origine, mais j'ai une peite idée de ce qui doit s'y lire. Je vais donc m'abstenir, ca m'évitera de m'énerver.

    Juste un petit point de désaccord avec toi, ta volonté de nier la différence hommes/femmes. Considérer les hommes et les femmes comme semblables est à mon sens une erreur profonde, et curieusement, c'est quelque chose d'assez nouveau, me semble-t-il. J'ai souvenir d'une série de manif faites avec ma mère du temps de ma folle jeunesse (ok, c'était il y a très longtemps), ou nous marchions dans les rues de paris avec des pancartes "différents ET égaux." La seule chose contre laquelle il faut s'insurger, c'est l'idée que parce qu'homme et femme sont différents, alors ils ne peuvent pas être égaux. Là, oui, je te rejoins tout à fait sur le sujet. Une fleur jaune et une fleur rouge sont différentes. Laquelle "vaut" plus ?

    Vervaine | 26/06/12 | 14 h 01 min

    le fameux « les hommes viennent de mars, les femmes de vénus » est pourtant un grand moment d'humour. Perso, je n'y ai pas retrouvé de "figeage" de situation, juste une explication humoristique de rapports sociaux. Si tu as l'occasion de voir la pièce (en admettant que ce ne soit pas déjà fait), je t'assures que ça vaut le coup, surtout à regarder en couple. Fous rires garantis.

  14. @RiGeL je n'ai pas vu la pièce! C'est pe pour cela que je critique ;) Mais en fait c'est surtout que j'ai vu évoqué cet argument pour justifier la situation actuelle et que cela m'a profondément énervé.
    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/221136097/egalite-hommes-femmes-moque-t-on
    Je cite notamment "Avant de faire passer les femmes pour des victimes et les employeurs pour des bourreaux, rappelons-nous que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars et que nous n’accordons pas nécessairement de l’importance aux mêmes choses."
    Dans le texte on comprend donc que si les femmes veulent quitter le boulot plut tôt pour s'occuper des enfants, c'est parce qu'elles sont des femmes! On ne peut pas commenter sur le site, mais j'avais envie de paraphraser Molière "si votre fille est muette c'est parce qu'elle ne parle pas".
    Alors merci à CG de remettre les pendules à l'heure!
    Et si jamais la pièce passe dans mon bled paumé, j'irai la voir, un peu d'humour fait du bien aussi!

  15. He bien, un beau tas d'ineptie !

    1. C'est bien joli ce cours sur le cerveau, mais personne n'a dit que c'est le cerveau qui faisait une différence entre homme et femme, les gènes ça dit quelque chose à quelqu'un ? Ce que la personne souligne c'est qu'hommes et femmes ont des différences naturelles, ce qui est vrai.

    2. Il faudrait lire les articles qui font mention de la "domination mâle"... Mais personnellement je ne parlerai pas d'un combat contre les hommes mais plutôt d'un combat pour les femmes, légère nuance.

    3. Il n'empêche que le féminisme ne s'attarde que rarement sur "les malheurs des hommes" comme tu dis.

    4. 22% des victimes déclarées, pas besoin d'en dire plus.

    5. Typiquement un argument biaisé de féministe. Donc les femmes devraient porter des jupes ? Et si un homme allait à l'assemblée en jupe, ne serait-il pas encore plus moqué que la femme ? Comme toujours, vous regardez le problème du coté femme. Jamais la réciproque.

    6. Oui, vous êtes des victimes. Content ?

    7. Tu oublies qu'un homme doit être bon en sport aussi malheureuse ! Tiens, ça me rappelle qu'au lycée en athlétisme, certaines filles arrivaient après moi et avait une note équivalente ou meilleure à cause du barème... Mais vous avez raison, ignorons ces différences de traitement là.

    8. Pour devenir femme en France, il faut avoir eu deux chromosomes X à la naissance. Le reste ne changera pas ça, ce n'est que de la reconnaissance, de l'identification et on s'en fout.

    9. Ha cool, tu parles des tâches ménagères. Et si on se rappelait que toutes ces études sont biaisées du fait qu'elles ignorent tout un tas de paramètres qui peuvent être révélateur ? (prendre en compte les activités physique par exemple comme le bricolage ou jardinage, souvent plus assuré par les hommes).

    Du coup, on continue à tous se traiter de sexiste ou on évolue et on ouvre les yeux ?

    PS : mon avis est celui-ci : les hommes et les femmes sont différents. Ceci n'empêche en rien l'égalité mais elle doit être cherchée pour de vrai. Je ne veux pas d'une "égalité mais que quand ça nous arrange". En cela, le féminisme, qui se focalise sur les problèmes des femmes sauf de rares exceptions, est une aberration.

  16. Je n'ai pas souhaité voir la pièce, entre-autres parce que je crois qu'il faut y voir autre chose que du simple "second degré".

    L'auteur, Paul Dewandre, a été "formé" par John Gray, l'auteur du best-seller (dont j'ai lu quelques extraits, à pleurer) et donne lui-même des conférences et formations sur ce thème...

    http://www.dewandre.fr/biographie.php

    Voici un échantillon de ce qu'il dit lorsqu'il est sérieux... cela reste un ramassis de clichés :
    http://www.preparation-au-mariage.ch/pages_conferences/Conference_PaulDewandre_Clervaux.pdf

  17. Ajout : je vous vois venir sur les hommes XX et le femmes XY, dans tous les cas cela vient des gènes et non pas de la société ou d'un quelconque choix (sauf XXY ou là le choix est possible, mais en général ce sont les parents et pas l'individu)

  18. Vervaine | 27/06/12 | 13 h 26 min

    Effectivement, dans ce contexte, on peut appeler ça un détournement total de l'expression, et effectivement, je comprend mieux ta réaction.
    La pièce met l'accent sur les caractérstiques spécifiques de l'homme et de la femme au sein d'un couple et "explique" le pourquoi de l'incompréhension, de façon sérieuse, mais pas vraiment quand même. Franchement, c'est vraiment à voir, on passe un très bon moment, et on se reconnait forcément dans la description (bon, ça nécessite d'être capable de rire de soi-même).

  19. Rouzz : la lutte pour l'égalité des droits profite directement aux hommes. C'est grâce aux féministes que les hommes, en cas de séparation, profitent d'une garde alternée. La lutte pour l'égalité des droits profite aux hommes dans la mesure où elle leur permet d'identifier leurs propres aliénations et pressions sociétales, et d'y faire face.
    Pour le reste de ton commentaire, il y aurait beaucoup à dire, mais j'aurai juste une question : pourquoi ce ton ironique, cassant, dépréciatif ? Il n'y a pas de souci d'égalité des droits en France ? Si ? Non ?

  20. Rouzz | 27/06/12 | 14 h 17 min

    "3. Il n’empêche que le féminisme ne s’attarde que rarement sur « les malheurs des hommes » comme tu dis."

    Et les chirurgiens cardiaques font rarement des prescriptions pour des rhumes. Les féministes ont un combat, l'égalité des hommes et des femmes. Ca n'empêche en aucun cas qu'il y a d'autres combats à mener, mais ce n'est pas le rôle du mouvement féminisme de le mener. Ca ne signifie pas que certain(e)s, voire la plupart des féministes peuvent être sensibles aux malheurs des hommes à titre personnel. Peut-être lorsque naitra un mouvement "pour l'abolition du malheur des hommes" y verra-t-on des féministes, mais ils/elles n'y seront pas en tant que féministes, juste en tant qu'hommes et femmes sensibles au problème.

    "5. Typiquement un argument biaisé de féministe. Donc les femmes devraient porter des jupes ?"

    Non, les femmes ne devraient pas porter des jupes. Les femmes devraient pouvoir porter des jupes sans que personne ne trouve rien à y redire, nuance !

    "Le reste ne changera pas ça, ce n’est que de la reconnaissance, de l’identification et on s’en fout."

    Non, TU t'en fous, nuance, parce que tu n'es pas concerné.

    "9"

    ??? Ok donc les femmes passent l'aspi, pendant que les mecs scient des planches, et c'est donc égalité ? wow ! Tout est dit.

  21. Je ne réfute pas que la lutte pour l'égalité profite aux hommes comme aux femmes, je n'as pas du être assez clair. Ce que je réfute, c'est le combat féministe à notre époque en France. Il est bien trop orienté à l'avantage de la femme. En plus de ça, il est source de certaines forme de sexisme, la journée de la femme en est un exemple criant. En plus d'être une provocation et un aveu de faiblesse, le nom de cette journée de dérange. On a la journée de lutte contre l'esclavage et pas la journée des noirs. Alors pourquoi ne pas l'appeler la journée de lutte contre le sexisme ? Ce qui serait égalitaire et bien plus sain.

    Mon ton vient du fait que je suis las de lire toujours la même chose de la part des féministes sans jamais la moindre remise en question. Et en général, quand on s'attaque aux féministes, on se fait assez vite prendre pour un con, insulter et autres. C'est donc un mécanisme, pas forcément volontaire, de réaction face aux futures réactions ;)
    Il y a bien une inégalité en France, mais elle n'est pas celle que nous peignent les féministes. Elle est bien plus nuancée.

    J'ajouterais que la domination masculine n'existe que si on y fait attention. On entend souvent parler de la volonté de parité ou d'avoir une femme au pouvoir, etc... A cela je réponds : quand je vote, je ne regarde pas le sexe de la personne mais son programme et sa personnalité. Vous voulez une femme spécifiquement ? C'est vous qui êtes sexistes.

  22. @RiGeL : On arrive à la nature de mon problème avec le féminisme. En théorie c'est aussi le problème du féminisme de se battre aussi POUR les hommes (cf dictionnaire : combat contre le sexisme). Mais votre aveuglement vous a éloigné de ça et vous a rendu sexiste.

    Tu ne fais même pas l'effort de lire ce que j'écris... c'est triste.

    Déjà, tu pars du principe que le combat pour les droits des femmes est plus important que celui pour les droits des hommes... belle mentalité.

    Ensuite, tu penses que personne ne devrait y redire pour les femmes ? Mois je pense ça, mais quel que soit le sexe. Mais si on accepte pas la jupe pour les hommes, pourquoi l'accepter pour les femmes ?

    Enfin, je n'ai jamais dit que la femme devait passer l'aspirateur pendant que je coupais des planches. Ce que je dis c'est que vous soit-disant argument à base d'études ne prennent pas tout en compte. Et puis l'égalité pour moi se situe dans la quantité de travail, ça ne m'amuse pas de couper une moitié de planche pendant qu'elle aspire la moitié de la maison pour ensuite inverser les rôles.

    @xeno : tu vois les réactions ? :)

  23. Ce que je vois c'est que tu affirmes pas mal de trucs sans aucune source, ni explication. Ca sort de ton cerveau, de ton ressenti ou de celui de tes potes de bistrot, point. Les rapports du gouvernement français, basés sur des stats, de la banque mondiale, de l'ONU, d'organismes spécialisés, sur la base d'enquêtes quantitatives et qualitatives, etc. tout ca ne compte pas. Bon.
    C'est bizarre, je suis un mec et je vois exactement le contraire de toi. Alors tes évidences...

  24. Mon premier commentaire sur la pièce Mars et Vénus n'est toujours pas validé, mais en attendant, je voudrais réagir à ceci :

    Rigel : "Franchement, c’est vraiment à voir, on passe un très bon moment, et on se reconnait forcément dans la description (bon, ça nécessite d’être capable de rire de soi-même)."

    Vous avez passé un bon moment et je m'en réjouis pour vous, mais je m'insurge contre ce "forcément". Parce que non, tout le monde ne se reconnaît pas "forcément" dans ce qu'il raconte sur les hommes et les femmes... sans compter que tout le monde n'est pas hétéro...

  25. Rouzz > "Typiquement un argument biaisé de féministe"

    Et oui c'est bien connu : les féministes sont mal biaisé(e)s...

  26. Comme toujours, bien d'accord avec la quasi-totalité de l'article, mais si je viens poster, c'est forcément pour pinailler. ^^

    Et aujourd'hui, la phrase qui m'a fait tiquer est : "Des députées ont dit qu’à l’AN, il leur était parfois difficile de simplement mettre une jupe tant le sexisme y grand."
    Je ne vois pas le rapport entre la difficulté de mettre une jupe et le sexisme. L'Assemblée Nationale, c'est un endroit avec un code vestimentaire et comportemental en théorie très strict. Même si je ne suis pas sûr qu'il y ait des règles écrites à ce sujet, il y a au minimum des règles tacites. Un homme est plus ou moins obligé de s'y rendre en costard-cravate. Et des femmes, sous prétexte qu'elles sont femmes, s'y donnent un droit que les hommes n'ont pas : le port de la jupe.
    Et là, pour le mec qui en a ras-le-cul de son costume à la con, le message est clair : "Tu vois, mon sexe me donne un droit que tu n'as pas. Je le sais et j'en profite allégrement, sans faire quoi que ce soit pour tenter un peu de le cacher."
    Ca revient à rouler en Ferrari dans les quartiers pauvres ou à s'enfiler une glace vanille fondant chocolat devant un ami/collègue qu'on sait diabétique : il n'y a aucune règle contre ça, mais ça envoie une impression de mépris profond (qu'il y ait mépris ou pas) et ça crée l'envie.
    Et donc oui, on a le droit, mais il ne faut pas s'étonner qu'après, il y ait des retours négatifs, voire agressifs.

    On peut râler contre cette "charte vestimentaire", mais soit on autorise hommes et femmes à porter la jupe, soit on l'interdit à tous. Telle quelle, oui, la situation est sexiste, mais les députés ne crachent pas sur la jupe par sexisme.

    Ce raisonnement revient à dire que les femmes qui ont voulu le droit de vote étaient sexistes.
    Non, elles voulaient juste un droit dont d'autres profitaient injustement.
    Ici, des hommes veulent retirer à d'autres un droit dont eux-mêmes ne peuvent jouir. On peut trouver ça con (je trouve ça con), mais alors c'est liberticide, pas sexiste.

  27. Kyp > euh là je crois que tu as taper à coté sur cette histoire d'habillement : la jupe n'est pas vu comme le droit de casser le code vestimentaire, mais comme un accessoire futile qui serait utilisé pour aguicher le chaland (trad : porter une jupe c'est etre coquette plutot que professionel)

    Bref il n'y a pas d'inégalité genre "oh non la chance elle peuvent s'habiller cool !" (je pense que même s'il le pouvait la plupart n'en aurait rien a taper car ils affectionnent le style costard cravate). Le message qui est véhiculé s'est "bon les louloutes, vous etes mignonne mais ici c'est une maison sérieuse, pas un lupanar ! alors vous vous habillez pas comme dans le quartier rouge sinon ne venez pas vous plaindre qu'on vous attaque sur le physique"

    Femme en jupe = tentation, mal, pas bien, donc elles viennent en niquab et puis c'est tout (a l'intention de ce qui auraient un doute, il est clair que ce n'est PAS mon opinion)

  28. Certaines réponses sur le fait de porter une jupe à l'AN comme un super droit qui ferait tiquer les hommes me laissent un peu pantoise...
    Ouaaaais, j'ai le droit de porter une jupe, mon dieu je suis trop libre. Dommage en revanche on me filera pas de poste à responsabilité.

    Deux autres précisions: les députés mâles ne crachent pas sur les jupes, au contraire, il font des blagues graveleuses sur celles qui en porte. C'est en ça qu'il sont sexiste, pas parce qu'ils refusent le port de la jupe.
    Jusqu'au années 70 (il me semble), le port de la jupe était obligatoire.

  29. @Daria : je comprends le raisonnement qui te fait dire que leur remarque sont sexistes. Mais c'est dangereux, cela voudrait dire qu'un hétéro n'a plus le droit d'être attiré par une femme (ou ne doit plus le montrer) ou alors être catapulté comme sexiste avec tout ce que ça a d'illégal.
    Je trouve ça non-professionnel, mais je me refuse à condamner le sexisme du comportement. Même chose pour une femme, soit dit en passant.

    Mais au final, peu importe la raison qui fait refuser la jupe à l'AN. Pour moi il faut l'interdire complètement ou l'autoriser complètement en acceptant les débordements possibles. Après que les raisons soient le sérieux, l'attirance sexuelle ou tout autre, je m'en fous (et au final, distraction sexuelle = moins de sérieux donc tout se recoupe).

  30. merci Valérie pour cet article, je dois dire que j'admire ta patience. Il est quand même aberrant de devoir rabâcher incessamment les mêmes réponses aux mêmes arguments débiles.

    @rouzz : personne ne refuse la jupe à l'AN, il n'y a rien à interdire ni à autoriser, le problème que rappelle Valérie est que si les jupes génèrent des commentaires sexistes, c'est parce que les femmes ne sont pas vraiment bien acceptées dans l'hémicycle. (les remarques sexistes de Glavany, ça te dit quelque chose?)
    ensuite le 8 mars n'est pas la journée de la femme, mais la journée internationale pour les droits des femmes, là comme ça c'est mieux ?
    "Ce que je réfute, c’est le combat féministe à notre époque en France. Il est bien trop orienté à l’avantage de la femme." ça ça me plait beaucoup, je crois que je vais le noter, ça pourrait resservir : oh, je réfute le combat antiraciste, il est bien trop orienté à l'avantage de victimes de racisme; oh je réfute le combat écologique, il est bien trop orienté à l'avantage de la planète, bref, c'est génial, ça marche pour tout!!!
    et oui, comme l'a bien dit Rigel, les chirurgiens cardiaques font rarement des prescriptions pour des rhumes!!!
    Pour le reste, je gagne en moyenne 20% de moins qu'un homme au même poste, je me tape 80 % des emplois précaires, je suis sous représentée dans tous les postes à responsabilités et dans les instances gouvernementales de notre pays, je passe 3 h par jour en plus de mon travail aux corvées domestiques, je n'ose pas porter plainte quand je suis violée, je meurs hélas encore sous les coups de mon conjoint, et on vient me faire la morale quand je revendique mes droits à l'égalité en me disant que les hommes aussi souffrent, je suis, je suis ??? si si, concentre toi tu vas y arriver...

  31. @Flashou : Il est tout à fait possible que je tombe à coté, mais c'est mon ressenti d'employé d'une boîte informatique avec 10% de femmes seulement. J'écoute autours de moi, et ce qui se dit, ce n'est pas "quelle pute, elle veut draguer", mais bien "Et le respect du dress code policy dans tout ça ?". Et c'est effectivement interprété comme du sexisme.

    Mais quand tu dis "Ca fait plus coquette que professionnelle", tout est dit. La jupe ne fait pas professionnel.Tout comme le mec qui viendrait en short. Ou en jean-basket. Ou n'importe quoi d'autre en fait.

    @Daria : Attention, je n'ai pas dit que les femmes avaient plus de droits que les hommes, très loin de loin. Je dis juste que la jupe est un droit que les hommes n'ont pas (et certains se battent bec et ongle pour le supprimer).

    Après, je ne connais pas l’ambiance qui règne à l'AN. C'est peut-être en effet plein de vieux politicards habitués à se taper les secrétaires dans leur bureau et qui ont du mal à considérer les femmes autrement que comme un dû.
    Mais le raccourci "remarques sur la jupe = sexisme" me déplait beaucoup.

  32. Kyp et Rouzz : c'est là qu'on voit que vous n'avez pas la moindre idée à quel point c'est humiliant de se prendre des commentaires graveleux sous prétexte qu'on veut se faire un peu élégante... Je ne parle pas de compliments, je parle vraiment de remarques ouvertement sexistes (oui il y a une différence, et oui on la voit), dont ont témoigné pas mal de députées (dont Alliot-Marie, qui n'est pourtant pas une petite chose fragile).

    De plus vous avez une très grande méconnaissance des dress codes féminins dans les entreprises ! Jusqu'à très récemment, le tailleur-jupe était la règle partout, et surtout dans l'hémicycle, c'était le pantalon qui faisait non-professionnel (après je parle pas de la mini-jupe, hein, là le parallèle avec le short est tout à fait approprié). Mais il y a encore beaucoup d'endroits où un dress code très féminisé est exigé (ce qui est aussi aberrant que d'interdire la jupe et répond souvent à des critères également sexiste).

    Après je ne comprend pas comment on peut faire un parallèle entre "le droit de porter la jupe" qu'aurait les femmes et les avantages que peuvent avoir les hommes dans la société (meilleur salaire, moins d'emplois précaires, etc.). C'est juste tellement pas comparable.

    Mais sache tout de même que personnellement je soutient ce mouvement :
    http://asso.i-hej.com/
    Et je pense que quelques députés en kilt à l'AN, ça aurait de la gueule. ^^

  33. Kyp > le mec qui vient en short passerait pour un glandeur, on remettrait en cause son implication professionnelle. Une femme en jupe, elle, serait gênante car elle risquerait de "distraire" ses collègues. D'un coté on critique l'attitude professionnelle, de l'autre les moeurs.

    La question à ce poser c'est pourquoi la jupe ne fait pas parti du dress code ? en quoi cette tenue pose problème ?

    La jupe est typiquement un accessoire féminin dans notre société, or le milieu professionnel demande de faire un choix : ou la femme s'affirme en tant que tel, ou elle s'uniformise, se "masculinise" afin d'être accepter. Et ça n'existe pas dans l'autre sens (ou en tout cas clairement pas dans les mêmes proportion).

  34. (je passe sur les imbécilités de babson, toutes personne ayant un raisonnement correct comprendra d'elle-même les parallèles foireux de sa démonstration)

    @daria : j'avoue volontiers ne jamais avoir subit de commentaire sexiste, mais comme tout commentaire désobligeant, il n'a que la portée qu'on veut bien lui donner. C'est en tout cas mon point de vue (et même si je ne suis pas victime de sexisme, les commentaires discriminant sur le physique je connais aussi).

    Je ne crois pas avoir fait de parallèle de ce genre, en tout cas ce n'était pas voulu. Mais le problème du salaire est à mon sens le seul vrai problème en France qui ne trouve pas d'équivalent chez le sexe opposé. C'est donc à mon sens la principale inégalité qui existe.

    Mais c'est un problème que je ne peux résoudre. Tout d'abord car à mon échelle, je ne connais pas d'entreprise qui fais ce genre de différenciation et ensuite car le sexisme est difficile à prouver : je m'explique.

    Le salaire d'une personne à un instant t est la conséquence de plusieurs choses : salaire et négociation à l'embauche, demande d'augmentation, rapports avec les chefs/patrons, performances, ancienneté, etc...
    Du coup, même quand tu vois une inégalité, comment dire que c'est du sexisme ? Je n'ai pas encore trouvé de solutions (une loi imposant une uniformisation me semble être une très mauvaise solution).

    Et puisque je n'ai pas de solutions, je me reporte sur le reste. Et là je trouve toujours des équivalents chez l'homme et ça m'énerve de voir la femme victimisée.

    Je n'ai aussi jamais compris pour les agressions, les meurtres entre concubins et autres étaient mis sur le compte du sexisme. Il n'y a un rapport que si on considère que toutes les agressions viennent d'hommes qui se croient supérieur à la femme et on sait bien que ce n'est pas vrai.
    Encore une fois, ne déformez pas mes propos, ces actes sont à condamner. Mais au nom de la justice et pas du sexisme.

  35. Rouzz : pour ce qui est du "droit à porter la jupe", ma réponse s'adresse peut-être davantage à Kyp, qui a une position qui va plus loin que la tienne (même si je continue à ne pas être d'accord avec toi), désolée si tu as cru que je déformais tes propos.

    Pour ce qui est de ma première phrase, tu l'as visiblement trouvée désobligeante, mais c'est également désobligeant de minimiser le ressenti des femmes qui sont victimes de ces quolibets (le "je refuse de condamner le sexisme du comportement" m'a laissé pantoise : tu dis toi même que tu connais la discrimination à caractère physique, ça ne t'a pas révolté ? Je me permets de supposer que si. Et de la même façon que la discrimination physique est révoltante, la discrimination sexiste est révoltante).

    Après, tu as effectivement raison de dire qu'on peut rarement savoir si une femme est à un poste inférieur/moins payé uniquement pour des raisons sexistes (même si ça arrive parfois). Et dans ce cas, la législation est en effet impuissante.

    Mais la lutte contre le sexisme est avant tout une lutte dans les mentalités : si les femmes sont en moyenne moins payées que les hommes et représentent 80% des emplois précaires, c'est parce qu'elles sont conditionnées à rester dans une position d'infériorité vis-à-vis d'un conjoint masculin : qui va s'arrêter de travailler pour s'occuper des enfants ? Qui va prendre un mi-temps ? On les encourage également beaucoup moins à entreprendre des études menant à des métiers prestigieux et rémunérateurs (cf. la proportion de femmes chez les ingénieurs par exemple).

    Pour les agressions c'est la même chose : au cas par cas, il n'est pas facile de déterminer s'il y a sexisme ou pas. Mais la proportion d'hommes commettant des agressions par rapport à celle des femmes est aussi le produit d'un conditionnement sexiste : on laisse les petits garçons se battre dans la cour et on les encourage à développer leur agressivité, quand on demande aux petites filles d'être gentilles et calmes. (Un des rares cas où je suis pour l'alignement total de l'homme sur la femme, notre but n'étant pas qu'il y ait plus de femmes criminelles mais moins d'hommes criminels. ;) ) Par conséquent, la femme sera plus à même de réfréner ses pulsions agressives puisqu'elle le fait depuis l'enfance, alors que l'homme risque davantage de "craquer".

    Dans ces cas, la législation est impuissante, mais le féminisme prend tout son intérêt : il faut mettre fin aux conditionnements dès l'enfance et être vigilant sur les clichés qui entrent dans la tête des gamins et qui ne les conduiront pas à commettre un acte particulièrement sexiste dans leur vie mais de reproduire un schéma inégalitaire. C'est vrai que dans ce cas on pourrait parler d'humanisme, mais comme ce schéma inégalitaire produit des dominants et des dominés, qui en l'occurrence sont les femmes qui par conséquent morflent plus, je reste sur mon féminisme jusqu'à nouvel ordre.

  36. Bon j'ai fait un com hier qui n'est pas passé... je ne crois pas avoir été insultant pourtant (je me surveille ^^)
    Daria : en 2012, formellement, les femmes n'ont toujours pas le droit de porter des pantalons. Cette vieille loi napoléonienne n'a toujours pas été abrogée...

  37. @Daria : Non, je ne dirais pas que j'ai été révolté. Ca m'a fait chier, mais ça m'a surtout donné envie de lui montrer sa bêtise, ce que j'ai fait. A l'époque, il ne m'est même pas venu à l'esprit que c'était une forme de discrimination.

    Je te rejoins tout à fait sur la lutte dans les mentalités, je pense donc que notre désaccord ne se trouve pas tant sur le fond que sur la forme. Quitte à changer les mentalité, je préfère montrer que les injustices existent dans les deux sens, que le mot sexisme est utilisé à tort et à travers plutôt que de victimiser la femme (ce que le féminisme fait, de mon point de vue).

    Par exemple, le fait que ce soit le conditionnement des hommes qui fait qu'ils agressent plus je suis d'accord pour dire que c'est du sexisme. Mais ça ne veut en aucun cas dire que les femmes sont victimes de sexisme, elles sont victimes d'agression. (dans ce cas, je pourrais même dire que la victime du sexisme est l'homme auquel on a pas appris à se contrôler). Si un homme agresse un homme, personne ne parle de sexisme : on blâme la société qui rend les hommes violents. Par contre s'il agresse une femme, alors il devient sexiste... alors qu'il n'y a aucune raison de faire ce parallèle ou de préjuger de son machisme. Je pense donc que ça fait parti des cas où le mot est n'a pas sa place. Il a sa place dans "l'origine" de ce mal : le conditionnement.

    Donc oui le féminisme prend tout son sens dans ce combat, mais le féminisme du dictionnaire en tant que lutte pour l'égalité. Pas le féminisme actuel qui tend plus à protéger la femme et la montrer comme victime.

    Encore une fois, le combat est le même, c'est la forme que je n'accepte pas de la part des groupes féministes qui font du bruit, je n'ai aucun doute que ce n'est pas le cas de tous.

  38. Arf, j'oublie un point :
    Pour ce qui est des robes, encore une fois vous ne voyez qu'un coté du tableau.
    Le fait que les femmes n'aient pas le droit au pantalon est du sexisme, si c'est la jupe qui est interdit ça n'en est pas.
    Et à l'époque où la jupe était obligatoire, le sexisme était double : pantalon interdit aux femmes et jupes interdites aux hommes. Ca peut paraître con et de mauvaise foi, je l'avoue. Mais pourquoi avoir jugé qu'une femme en jupe est plus sexiste qu'un homme en pantalon ? Pourquoi, encore une fois, avoir victimiser la femme alors que c'est à double sens ?

    Certes on est sur de la théorie pure, mais bon, ce n'est pas faux pour autant.

  39. Rouzz : oui, c'est con et de mauvaise foi, et c'est sympathique d'enfin l'avouer parce que c'est un peu le cas de toutes vos interventions depuis le début.

  40. Désolée les gens (et spécialement vous xenomorf et tiresias ; wp me met tout en indésirable), je n'étais pas sur le blog depuis deux jours.

    RiGeL : ce n'est pas moi qui considère qu'hommes et femmes ne sont pas différents mais quelques dizaines d'études que je vous ai déjà fournies à de multiples occasions.
    Mars et Vénus est un ramassis de poncifs, de clichés qui aurait pris un procès direct si on avait parlé ainsi des noirs par exemple.
    Que vous le vouliez ou non, les classes "noire" ou "blanc" ou "femme" ou "homme" sont des classes sociales, artificielles, créées qui n'ont aucune valeur scientifique. Et non je ne me reconnais pas dans ces poncifs.

    Rouzz : quand tu commences par "tas d'inepties" ca part mal. mais je suis de bonne humeur. Tu recommences à insulter tout le monde, tu dégages.
    "C’est bien joli ce cours sur le cerveau, mais personne n’a dit que c’est le cerveau qui faisait une différence entre homme et femme, les gènes ça dit quelque chose à quelqu’un ?"
    non cela n'est pas si simple. un sexe se détermine (ou pas) par une multitude de facteurs dont la génétique oui. sauf qu'on peut être XY et être d'apparence féminine (SRY mal fonctionnant). Un gène ne définit pas un comportement complexe comme les fameuses qualités et défauts dont parlait mon contradicteur.

    "Il n’empêche que le féminisme ne s’attarde que rarement sur « les malheurs des hommes » comme tu dis."
    cette affirmation me fait rire en fait. Il y a quelques mois, j'ai écrit un article sur les femmes. milliers de réactions, gros buzz. Le lendemain j'ai écrit un article sur les hommes et ce qu'ils subissent à cause du patriarcat : 10 réactions à tout casser. des habitué-e-s tous et toutes féministes. Les non féministes qui étaient venus nous faire la leçon la veille n'en avait curieusement rien à foutre. Donc pas à moi : ici on s'intéresse au sort de tous et toutes.
    Il serait bon de constater qu'en vrai le féminisme depuis la 3eme géné s'intéresse énormément à la situation des hommes. de multiples livres sont là pour dénoncer ce qu'ils subissent.

    " Donc les femmes devraient porter des jupes ? Et si un homme allait à l’assemblée en jupe, ne serait-il pas encore plus moqué que la femme ? Comme toujours, vous regardez le problème du coté femme. Jamais la réciproque."
    qui a dit que c'est normal ? on a ici maintes fois parlé des vêtements masculins. Personne ne DOIT porter quoi que ce soit ; il doit pouvoir le faire s'il le souhaite.

    "Tu oublies qu’un homme doit être bon en sport aussi malheureuse ! Tiens, ça me rappelle qu’au lycée en athlétisme, certaines filles arrivaient après moi et avait une note équivalente ou meilleure à cause du barème… Mais vous avez raison, ignorons ces différences de traitement là."
    attention je n'ai pas dit que j'étais contre le meurtre ; ca doit vouloir dire que je suis pour.
    y'a un truc qui m'enerve passablement en fait. tu debarques, tout fier de ta connerie, tu n'as jamais lu mon blog, jamais lu les commentateurs habituels, mais tu préjuges de ce qu'on pense. Tu es comme l'auteur du texte, tu inventes de complots qui n'existent pas.

    "Pour devenir femme en France, il faut avoir eu deux chromosomes X à la naissance. Le reste ne changera pas ça, ce n’est que de la reconnaissance, de l’identification et on s’en fout."
    faux. on ne fait aucun caryotype à la naissance. ce sont les organes génitaux externes qui détermine le sexe inscrit sur l'acte de naissance. on a parfois ensuite des surprises comme les femmes XY nommées plus haut.

    "Ha cool, tu parles des tâches ménagères. Et si on se rappelait que toutes ces études sont biaisées du fait qu’elles ignorent tout un tas de paramètres qui peuvent être révélateur ? (prendre en compte les activités physique par exemple comme le bricolage ou jardinage, souvent plus assuré par les hommes)."
    pris en compte dans les stats. combien de gens ont un jardin ? le bricolage, à moins d'avoir une maison en travaux n'est pas équivalent au ménage/cuisine qui se fait chaque jour. mais oui les travaux sont sexués. trop de femmes répugnent encore à utiliser des outils dits masculins.

    "Il y a bien une inégalité en France, mais elle n’est pas celle que nous peignent les féministes."
    c'est qui "les féministes" ?

    kyp. penses tu que les députés de l'AN ont eu ta reflexion ? (à laquelle je souscris plus ou moins. Disons que je ne suis pas pour enlever un droit parce que d'autres ne l'ont pas ; je suis pour que tous et toutes l'aient).
    si les femmes ne peuvent porter de jupe c'est qu'elles ont droit à des reflexions de type "bonne" "envie de te la mettre" et autres joyeusetés.
    L'exemple de la jupe était anecdotique, je soulignais simplement qu'une femme à l'AN a droit à des reflexions très sexistes.

    exemple : http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2011/05/30/le-sexisme-a-l-assemblee-nationale.html

    Rouzz : tu m'affoles. quand je parle de comportement sexiste, je parle de dire à une femme "je te file ce rapport ok MAIS tu me suces". "t"es bonnasse en jupe" "vas y salope pose la ta question".
    si c'est l'idée que tu te fais de la drague (car je cite ici les propos exacts des députés de l'AN), on est dans la merde.
    je trouve effrayant, chaque fois qu'on évoque les violences sexistes qu'il y en ait toujours un pour me sortir "merde si on peut plus draguer".

    " Si un homme agresse un homme, personne ne parle de sexisme : on blâme la société qui rend les hommes violents. Par contre s’il agresse une femme, alors il devient sexiste… alors qu’il n’y a aucune raison de faire ce parallèle ou de préjuger de son machisme."
    encore une fois cela dépend. On peut agresser une femme sans être sexiste. Un homme peut agresser un homme en l'étant.
    des études sur les enfants en maternelle montre que vers 5-6 ans on commence à voir une forte différentiation sexuelle. c'est à cet âge là que les petits garçons qui ne répondent pas au stéréotype traditionnel de la masculinité sont copieusement harcelés par les autres garçons. Voici du sexisme.
    L'homophobie ou la transphobie sont souvent entachées de sexisme.
    Lorsqu'un homosexuel est frappé, c'est parce qu'on considère qu'il n'est pas "un vrai homme".
    encore une fois donc, tu préjuges des choses, sans visiblement connaitre le sujet pour mieux te sentir persécuté.

    un dernier exemple. j'avais montré qu'on ne cesse de dire aux femmes de faire attention quand elles sortent, qu'on les éduque dans la peur. j'avais ainsi montré que les hommes sont beaucoup plus victimes d' agressions physiques non sexuelles mais que c'est considéré comme quasi normal, comme faisant partie de leur apprentissage d'homme.

    je dis ca mais je sais pertinemment que ca sera inutile. avant de proférer des énormités, c'est bien de se renseigner. bcq de féministes ont énormément travaillé sur la situation des hommes ; il est donc totalement faux de croire qu'on n'en parle pas.

  41. michel, merci de votre intervention super utile et constructive. C'est de mauvaise foi de dire que ce que vous appelez sexisme n'est qu'une interprétation ? Non, vous être juste trop idiot pour vous en rendre compte apparemment.

    Valerie : C'est marrant tout ce que tu écris, la moitié du temps tu me contre dit en validant ce que je dis...

    Sur les gènes, j'ai précisé qu'il y avait des exceptions, toutes liées aux gènes, ça n'est donc en aucun cas un argument valable. Et l'apparence ne présume pas d'un sexe jusqu'à preuve du contraire. Peu importe ton contradicteur, tu avances que le cerveau ne différencie pas l'homme et la femme, j'avance que les gènes si, tu n'as toujours pas prouvé le contraire (puisque c'est un fait scientifique).

    Un tas d'ineptie n'est pas une insulte, je reste bien plus poli que certains qui vont dans ton sens. Et me dégager, qu'est-ce que ça peut faire ? j'ai compris depuis longtemps que les féministes de tout poil n'acceptent que rarement d'être contre dit.

    Que le féminisme s'y intéresse je n'ai pas dit le contraire, mais à peu près 10 fois moins qu'au femmes, même ces dernières années, alors que ce n'est pas son rôle d'origine.

    Tu as l'air de croire que les reproches que je fais au féminisme s'adresse tous à toi ou à ton blog, en aucun cas. Je réagis simplement à ce que tu réponds à l'auteur en question.

    Tout fier de ma connerie ? C'est qui qui n'a aucun respect maintenant ? Considères-y comme tu veux, je n'en ai cure. Je n'ai pas pour objectif de te faire ouvrir les yeux, mais certains en passant par là prendront peut-être 5mn pour réfléchir à ce que j'écris, je ne peux cependant pas le demander à tout le monde.
    Et je ne préjuge pas de ce que VOUS pensez, je constate ce que je vois dans le féminisme en général et dans beaucoup de leurs mouvements.

    Ne va pas t'imaginer des choses, je ne pense pas qu'il existe le moindre complot ou autre et je ne me suis jamais senti victime de sexisme, même quand on vient me demande ce que j'ai pensé de l'euro alors que j'ai passé mon temps à jouer à pokémon, tranquille. C'est vous qui croyez en une soit-disant domination...

    Ha tiens, et les organes génitaux ne sont pas définis par les gènes et les hormones ?

    Demander des rapports sexuels c'est limite mais ok, c'est du sexisme. Le reste ce sont des injures, du manque de respect, mais pas une preuve de sexisme. Encore une fois selon toi, si j'insulte une femme de salope je suis un sale sexiste, par contre si je traite un mec de salopard tout va bien. Ouvre un peu les yeux sur l'illogique de la chose.

    Donc on est d'accord, les agressions ne sont pas une preuve du sexisme, un agression peut être entachée de sexisme ou pas, rien ne permet de l'affirmer de manière générale. Tu prouves tout à fait mon point alors pourquoi me contredire ? (soit dit en passant, j'ai volontairement rien précisé sur la sexualité des gens dans mon exemple, c'est donc toi qui préjuge). Et non, je ne me sens pas persécuté. Ce que je comprends pas, c'est pourquoi certaines femmes croient l'être.

    Une dernière fois je n'ai jamais dit que le débat est inexistant, seulement trop peu présent.

    Bon, je constate que tu n'es même pas capable de réfléchir à ce que j'ai écris avant d'y répondre. Tu me contredis en validant mon propose.
    Tu déformes mes propos pour ensuite dire "haha, tu vois que tu as des préjugés et que tu comprends rien, pouned !"
    S'en est affligeant de puérilité.

    Prends peut-être le temps de relire ce que j'écris en réfléchissant au point que je souligne, mais moi non plus je ne me fais pas trop d'illusion, c'est trop facile de suivre la masse.

    Au revoir, probablement à jamais, bisous.

  42. ah ben au revoir alors.

  43. Rouzz: C'est bizarre, dès qu'on te répond de façon argumentée, tu t'enfuis.

    Allez, juste sur ceci: "Ha tiens, et les organes génitaux ne sont pas définis par les gènes et les hormones ?"
    Tout comme la forme du nez, la couleur des yeux, l'épaisseur de l'épiderme, le rythme cardiaque...
    Et donc ?
    En quoi la forme des organes génitaux aurait une plus grande influence que la couleur des yeux sur la capacité de conduire une voiture par exemple ?

    Pour les prétendues différences homme/femme, un paquet d'études scientifiques sérieuses ont démontré que les différences individuelles et les différences culturelles (au sens anthropologiques) primaient sur les différences sexuelles.

  44. "Elles ont des qualités complémentaires à celles des hommes qui les rendent infiniment précieuses et aimables"

    " C’est bien joli ce cours sur le cerveau, mais personne n’a dit que c’est le cerveau qui faisait une différence entre homme et femme"

    Bien entendu, je n'ai personnellement pas douté une seule seconde que ce que tu voulais souligner (et qui est d'une importance cruciale), est que les femmes ont comme qualité précieuse et aimable d'être plus douées en contorsionniste là où les hommes sont eux plus taillés pour le lancer de poids

  45. Bon, eh bien j'ai parlé sans savoir. J'ai bêtement cru que les députés étaient un peu moins cons que la moyenne...
    C'est déprimant.

  46. [...] Féminisme : les idées reçues [...]

  47. @Kyp : "J’ai bêtement cru que les députés étaient un peu moins cons que la moyenne…"

    Bah, c'est la magie de la démocratie représentative, en tout cas représentative de qui a le pouvoir en France : des hommes, riches, blancs... et sexistes !

    A part ça, j'ai presque envie de remercier l'auteur de toutes les idées reçues (et Rouzz aussi), car du coup l'article de Valérie en réponse constitue une sorte de vade mecum des arguments à opposer à la bêtise et/ou à la mauvaise foi crasse de nombre d'anti-féministes.
    C'est très pratique, mais quand-même inquiétant, d'abord parce-que ça fait tout de même un imposant tas de clichés à démonter, mais aussi du fait du ton employé : badin, sympathique teinté d'un brin de condescendance, genre "ah ça y est elles (ils) recommencent avec leur lubie sur le sexisme, va falloir encore leur expliquer", le tout parsemé de ":)" pour faire cool, alors que la pensée sous-jacente à l'article pourrait se résumer à "vous êtes complètement paranos, et vous devriez aller consulter". C'est violent...

  48. Tiresias | 27/06/12 | 16 h 26 min

    C'était bien entendu un abus de langage de ma part. Lorsque j'écris on se reconnait forcément dans la description, j'entends par là que certaines caractéristiques évoquées nous font penser immanquablement à nous même, et que je ne connais personne qui ne se soit reconnu à aucun moment de la pièce (et c'est relativement logique, puisque l'acteur évoque quasiment tous les petits travers humains). Et très franchement, ça marche même pour les homos… du moins en ce qui concerne ceux que je connais et qui ont vu la pièce (ils / elles sont quelques un(e)s).
    L'insurrection n'était -elle pas un tout petit peu exagérée au regard de la gravité de mon erreur linguistique ?

    valerie| 28/06/12 | 14 h 10 min

    Désolé valérie, mais tout ce que tu m'as fourni comme études n'ont pas réussi à me convaincre, certaines m'ayant même paru. Je conserverai donc pour l'instant l'idée qu'homme et femmes sont différents, ne t'en déplaise.
    Quant à Mars et Venus, si tu parles de la pièce, je suis entièrement d'accord avec toi, c'est effectivement une liste quasi exhaustive de tous les clichés sur les hommes et les femmes dans un couple. C'est même l'essentiel du ressort comique de la pièce. Evidemment, pris au premier degré, c'est totalement sexiste et honteux. Reste à savoir comment on peut regarder / écouter cette pièce au premier degré. Ca reviendrai à prendre le malade imaginaire pour un reportage médical.
    Par ailleurs, je trouve que tu manques cruellement d'humour dans ta réponse à Rouzz. Franchement, si une femme n'est pas capable d'apprécier un compliment tel que "t'es bonnasse en jupe", voire de remercier l'auteur dudit compliment justement "en le suçant", par exemple, mais ou qu'c'est qu'on va, alors, bordel !!!!! (loool. Désolé, Valérie, j'ai pas pu me retenir. Là, t'as vraiment le droit de m'allonger une droite).

  49. @Rigel: Voir ma contribution du 27/06/12 | 14 h 24 min et les liens que je donne (le 2e surtout) ; l'auteur de la pièce croit vraiment aux clichés qu'il présente sur scène... Ce qui me paraît plus dangereux, c'est que que sur base de ces idées, il se prétend formateur en relations hommes/femmes, notamment en entreprise.

  50. Bonjour,
    Auteur de l'article mis en lien pour la partie sur les violences conjugales, je me permets d'apporter une précision : d'après l'étude que je cite, ce ne sont pas 22% des victimes de violences qui sont des hommes, mais 22% des victimes de violences sexuelles, d'après les estimations de cette étude. Toujours d'après ses estimations, les hommes représentent 30% des victimes de violences physiques et sexuelles réunies, part qui monte à 45% dans les études de victimation réalisées au Canada, avec un questionnaire plus cadré que celui utilisé en France pour tenter de réduire autant que possible la part d'appréciation subjective dans les réponses.
    Cordialement.

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  54. [...] Féminisme : les idées reçues [...]

  55. [...] Hommes et femmes sont différents et complémentaires : L’irm nous a permis d’étudier le fonctionnement … successives et on le verra par des irm. Les hommes et les femmes ne sont pas différents ; le cerveau d’un… Cliquez ici pour acceder à l’article [...]

  56. Bonsoir !

    Un extrait m'interpelle joyeusement : "Dans certaines ethnies, seuls les hommes se maquillent."
    Est-ce que tu pourrais me dire de quelles ethnies il s'agit et où tu as trouvé ces informations, s'il te plaît ?
    Ça m'intéresse vraiment beaucoup. =)
    Merci !

  57. [...] Féminisme : les idées reçues [...]

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