nov 062013
 

Lorsque je suis tombée sur ce texte, j'ai été et suis toujours profondément en colère, profondément en colère car certains abolitionnistes semblent avoir perdu de vue leur objectif principal qui serait, disent ils, la défense des prostituées.

On a tendance à oublier qu'on ne vit pas la réalité de la prostitution. Lorsque le tumblr sur les clients de prostituées était sorti, un fait m'avait totalement échappé que Salomée avait amplement expliqué ; relayer la parole de clients qui risquent de se reconnaître, qui risquent de se demander s'ils n'ont pas été balancé par des putes est dangereux, non pas pour nous, non qui ne nous prostituons pas, mais pour les prostituées. Et cela seule une personne connaissant le terrain pouvait le comprendre.

Il y a un putain de biais, lorsqu'une étudiante de HEC piège une prostituée. Vous n'avez pas piégé un client, vous n'avez pas piégé un proxo, vous avez piégé une prostituée, celle que vous entendez montrer en victime et celle qui explique que la prostitution est due à la pauvreté et la précarité. La majorité des associations abolitionnistes est composée de personnes non prostituées. Vous vous plaignez que le strass n'est pas représentatif mais je vous rappelle que sur les plateaux on ne voit jamais une pute abolitionniste.
Quelque chose n'a donc pas été pris en compte lorsque vous avez piégé Merteuil ; c'est que vous vous êtes pensé égales. Vous pensez que le strass a le même pouvoir que vous, qu'une prostituée a la même pouvoir qu'une femme qui ne se prostitue pas. Dans les faits c'est faux, une non prostituée est vue comme infiniment plus crédible qu'une pute. On le voit d'ailleurs sur les plateaux télé ; le temps de parole accordée aux prostituées est succinct, c'est l'anecdotique qui fait couleur locale et donne un peu d'exotisme. On finit par parler entre gens sérieux ; ceux qui ne vendent pas leur cul. La vérité est que le strass a peu de pouvoir, qu'il se bat bec et ongles pour en avoir davantage ; et oui discuter de l'opportunité de la méthode est possible mais ce n'est pas ce qui a été fait ici. La vérité est que le mouvement abolitionniste est infiniment plus puissant et capable de lobbying que le strass ; je vous rappelle que la ministre des droits des femmes est de votre coté et qu'une loi va être votée. Alors par quel biais arrivez vous à croire et à faire croire qu'il faut piéger le strass ?

il est à la mode dans certains milieux militants abolitionnistes de présenter le strass comme le nouveau medef. vous oubliez une chose ; le strass demande pour les prostituées davantage de droits car il estime qu'en avoir leur permettra une plus grande autonomie et de liberté. On peut contester ce point oui ; mais sans jamais oublier que s'ils demandent des droits c'est parce qu'ils ont conscience d'être dans une grande fragilité, une grande précarité. Le strass défend des travailleurs extrêmement précaires, extrêmement fragilisés.

J'ai lu cà et là des accusations de glamourisation de la prostitution. On va être clair ; certaines prostituées n'osent plus dire ce qu'elles subissent car leur discours est aussitôt instrumentalisé. Certaines n'ont pas hésité à relayé sur facebook les viols subies par telle ou telle prostituée pour montrer quelles n'avaient pas toute leur tête. D'autres ont évoqué la toxicomanie d'autres pour mieux les discréditer (tout en reprenant leur discours quand cela les arrange). Si demain une prostituée qui n'est pas abolitionniste évoque les difficultés qu'elle rencontre, voire les viols, on lui dira à peu de choses près qu'elle n'a pas à se plaindre puisqu'elle trouve ce métier génial ; chose qui n'a jamais été dite, nulle part par le strass.

Ce piège va donner quoi ? Que demain toutes les associations - abolitionnistes ou non abolitionnistes - vont se méfier. Quand demain le nid va recevoir le témoignage dont il rêve, une pute violée à 3 ans par son père et qui a décidé de se salir en rentrant dans un réseau - que se dira t il ? "si ca se trouve on nous piège". Toutes les associations vont désormais se méfier des témoignages et des aides et vont sans doute passer à côté de vraies souffrances, par peur d'être ridiculisées. Toutes les associations vont sans doute se regarder en chien de faïence en se demandent quel tour celle d'en face leur réserve.

Pendant que vous avez perdu votre temps à piéger Merteuil, vous avez vraiment l'impression d'avoir contribué à aider des victimes de réseau ?

La réalité c'est quoi ? Que des femmes sont dans des situations de grande précarité. y compris au strass. ne lisez pas ce qui vous arrange là dessus.
Les gens du strass ne s'étalent pas sur ce qu'ils vivent pour une raison simple ; la peur de l'instrumentalisation. quand certaines prostituées ont commencé à raconter ce qui pouvait se passer avec les clients, certains abolitionnistes leur sont tombés dessus fous de joie "tu rejoins mes stats tu feras un bon témoin". et encore une fois je trouve ca normal en fait ; toute les assocs, tous les syndicats, tous les partis politiques ont tous besoin de leur témoin clé, leur "femme handicapée avec 4 gosses au RSA" pour mieux justifier leur doctrine. il faudrait être soit naïf, soit tartuffe pour penser que le militantisme est pur et loin de toute manip.

Ce qui me désole, me terrifie avec cette histoire c'est que vous pensez sincèrement avoir bien agi. vous avez "démonté les mensonges du strass" pensez vous. Vous avez complètement perdu en cours de route l'idée que vous vous attaquiez à des gens possiblement fragiles, à des gens possiblement précarisés. il semblerait en vous lisant que vous avez piégé une organisation internationale, un lobby puissant, qui sait même Pablo Escobar.
Il est désormais bien clair que toutes - quel que soit notre position sur la prostitution - allons nous méfier des témoignages qu'on va lire ou recevoir. Vais je croire celle qui me demande conseil face à telle situation ? N'est elle pas en train de me piéger ?

 

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  55 réponses sur “Piéger une prostituée ; un passe-temps féministe”

  1. (oui, j'ai changé de pseudo, maintenant que j'ai un blog, autant me mettre en adéquation)

    "certains abolitionnistes semblent avoir perdu de vue leur objectif principal qui serait, disent ils, la défense des prostituées"

    En ce qui me concerne, je cherche toujours un-e abolitionniste qui défend les prostituées. C'est en soi antinomique.

    Ceci dit, j'hallucine en découvrant ce type de piégeage. Il faut quand même être vraiment tordue, et surtout avoir beaucoup de temps à consacrer à ce genre de chose, pour mettre en place ce canular. Parfois je me demande vraiment en quoi les prostituées dérangent à ce point certaines abolitionnistes.

    • Tout dépend ce qu'on entend par "défense des prostituées". On est abolitionniste parce qu'on voudrait que dans l'idéal, plus personne n'ait à se livrer un la prostitution, qui n'est souvent, quand elle est choisie, qu'un pis-aller ou la plus rentable des activités considérées, même si à salaire et contrôle égal sur son emploi du temps, on aurait sans doute fait autre chose.
      Je fais une analogie : quelqu'un qui demanderait qu'on refuse en masse d'acheter des produits fabriqués par des travailleurs exploités pourrait être accusé de ne pas défendre, et, pire, de précariser encore davantage ces mêmes travailleurs, car il appelerait à les priver d'emploi. EN pratique, c'est vrai, mais en théorie, ce refus participe d'un idéal de société autre où les travailleurs précaires n'existeraient plus. De la même façon, un abolitionniste peut tout à fait considérer qu'il défend les prostituées en entendant leur offrir autre chose que la prostitution (que notre société n'ait pas les moyens d'assumer financièrement et socialement sa position abolitionniste en offrant d'autres perspectives d'emplois aux prostituées, c'est autre chose, je parle là d'une position théorique). En revanche, évidemment, un abolitionniste ne défend pas les DROITS des prostituées, puisqu'il veut que la prostitution disparaisse. Après, c'est une question de terminologie, il faut préciser ce qu'est la "défense des prostituées".

      • Je ne comprends pas ton analogie. Il est légitime de ne pas acheter un produit fabriqué par un travailleur exploité. Mais à partir du moment où ce travailleur reçoit un salaire décent, des conditions de travail acceptables et des droits sociaux et syndicaux, je n'ai plus de problème à acheter le produit.
        Ce n'est donc pas le produit, ni les tâches qu'effectue le travailleur qui comptent, mais ses droits et conditions de travail.
        Exactement comme les prostituées réclaments des droits et des conditions de travail décentes.

        • Marie, ta réponse me fait réfléchir et moi qui étais plutôt de l'avis de La Chatte, je me retrouve à être d'accord avec ton raisonnement.
          Cependant, dans l'analogie, on parle d'un produit; l'appliquer à la prostitution, ça veut dire qu'on peut considérer le corps humain en général comme un produit. C'est ça qui me gêne en fait. Pour moi le corps est bien personnel et on en fait ce qu'on veut -on couche avec qui on veut etc, mais le "louer" je trouve ça éthiquement dérangeant (par exemple, je suis plutôt contre les mères porteuses). Cela dit, tu me répondras qu'on peut "louer" le corps de quelqu'un qui nous prodigue par exemple un massage. Mais ça ne touche pas à l'intime, donc je ne sais pas (trop) pourquoi, ça me dérange moins. Bref.

          • Ce que je voulais démontrer par cette analogie (qui est peut être mal choisie par ailleurs), ce n'est pas que le corps est comparable à un produit, je ne me situais pas dans la comparaison du tout. Je soulignais la similarité des deux postures théoriques citées (refus de la prostitution/ refus de l'exploitation des travailleurs pauvres), en ce qu'on peut leur reprocher de créer à court terme des dommages collatéraux (précarisation des prostituées/travailleurs), mais que la visée à terme est un certain idéal sociétal. On reproche à la position abolitionniste de vouloir précariser les prostituées - et c'est vrai qu'elles seront sans doute précarisées - et donc d'être "anti putes", mais d'un point de vue abolo, c'est le prix à payer pour une société débarrassée de la prostitution. Je ne dis pas que c'est bien ou que c'est ce qu'il faut faire, je dis juste qu'un abolitionniste considère qu'il fait ça le bien général, donc évidemment, il pense défendre les prostituées (en tant qu'être humains, et non en tant que corporation, c'est là la nuance).

          • D'accord, merci pour l'éclaircissement, je comprends mieux!

          • L'auteure d'un article dans Le Monde, à ce sujet là, a trouvé la formule.

            Elle expliquait, en gros, que les "abolos" ont une position sur-dosée en éthique de conviction et sous-dosée en éthique de responsabilité.

            Les prostituée vont morfler et il n'est pas question de les écouter et se pencher sur leurs revendications catégorielles. Il est question d'un monde idéal où, il faut bien le comprendre, elles n'ont pas leur place. C'est dans ce cadre que se conçoit leur dignité d'être humaine.

            En fait, on leur demande juste de disparaître au nom de leur dignité d'être humaine pour faire place net et surtout ne plus exciter les mâles à la débauches.

            Les mâles sont des grands enfants qui résistent à tout sauf à la tentation, comme disait l'autre, alors il faut planquer les jupons et les bas résille. Faut rester digne, quoi.

            Tout est dans la dignité.

          • Je ne comprends pas trop cet argument sur "louer son corps". Un prolétaire dans une usine, ou quelqu'un qui descend à la mine, louent aussi leur corps (leur force de travail musculaire) - qui leur est parfois rendu dans un fort mauvais état.

            Il me semble que ce que devrait emporter la décision, c'est les conditions concrètes d'exercice du métier de prostitué(e) : si c'est majoritairement sous la contrainte, dans des conditions sordides ou éreintantes, alors l'abolition se justifie.

      • @Marie accouche:
        La/le prostitue qui choisit son activitee est plus libre que la personne qui n'a pas choisit d'etre esclave dans un pays pauvre.... La différence elle est là, bien sur on parle de prostitution choisit, comme on parle de taf non choisit. On devrait interdire et aider les travailleurs qui subissent un taf non choisit et les prositutes qui n'ont pas choisit cette activitee, le reste c'est de la morale qui veut régir, depuis toujours, la sexualité qui de fait n'a pas un visage mais est proteiforme.
        On devrait peut être plutôt interdire le "metier" de soldats, tuer des gens me semblent plus immonde que passer un contrat pour un acte sexuel, entre 2 personnes consentantes

        On reproche aux abolitionnistes, comme aux extrémistes religieux, de ne parler qu'au nom de leur idéologie et de vouloir imposer leur moral, sans prendre en compte la parole des prostitués hommes et femmes, ayant choisit cette activité, en niant la réalité, en faisant passer cela pour un combat féministe et anti patriarcat alors qu'il est en fait profondément anti féministe et patriarcat.
        Sacraliser le vagin des femmes, croire que les femmes sont des victimes, incapable de réflexions ou de choisir leur mode de vie, c une regression terrible des valeurs féministes.

        La vision qu'a la société sur les prostitués en dit plus long, sur la place de la femme dans la société que la prostitution(choisit) elle même.
        Les abolos se trompent de combat, pour ceux et celles etant honnete, les autres sont des extrémistes agissant pour imposer leur vision morale du monde.

        A quand la création d'une police secrete des moeurs comme en Iran?!

        • Croire que les abolos le sont par morale et par souci de préservation des "bonnes moeurs", c'est n'avoir rien compris.

        • Je vais de ce pas construire un autel où je pourrais prier le Saint Vagin.
          Ca vous dérange si j'en fait un pour le Coude aussi ? Le Coude c'est vénérable aussi.

  2. Merci, ça faisait longtemps que j'attendais des messages appelant à la reprise de la réflexion au milieu de toute cette fureur.

  3. [...] Piéger une prostituée ; un passe-temps féministe » Crêpe Georgette [...]

  4. [...] Piéger une prostituée ; un passe-temps féministe » Crêpe Georgette [...]

  5. C'est vrai que c'est étrange. Mais si j'ai bien compris, à l'origine cette "Gaïa Lassaube" (je ne sais pas du tout si elle représente autre chose qu'elle-même dans le courant abolitionniste) voulait surtout renvoyer ces "intellectuels", souvent mâles (du type Lilian Mathieu, CNRS) à leur incurie, à leur façon de laisser leur idéologie et leurs intérêts prendre le pas sur la recherche et l'analyse.
    Elle n'aurait pas dû écrire à Morgane Merteuil. J'ai beau ne pas partager son combat, je comprends sa colère et sa déception.

    • J'ai pas encore lu d'étude par ce monsieur, mais les quelques papiers que j'ai pu trouver sur le site sisyphe ne m'ont pas donné une bonne image des abolitionnistes.

      Si vous en avez des bien vous pouvez mettre les références en réponse, s'il vous plaît ?

  6. bravo et rebravo Georgette

  7. Honnêtement, je ne vois pas trop où est le problème en fait : dans une démarche journalistique, il est normal de vérifier ses sources. De s'appuyer sur du solide. Même les témoignages sont souvent peu pertinents (pas représentatifs, et de type émotionnel plutôt que fondant la réflexion). Du coup, pour une association/un syndicat qui milite sur une question aussi clivante, ça semble ultra pertinent de n'avoir que des témoignages vérifiés et validés, sans quoi on ne peut accorder aucun crédit à la véracité des témoignages et, a fortiori à la représentativité et donc la légitimité du STRASS.
    Tactiquement, pouvoir dire "le STRASS c'est du bidonnage, on vous apporte la preuve qu'ils ne font pas leur boulot sérieusement", c'est un bon point pour les abos. Ca renforce leur position.
    De fait, il semblerait que la majorité (peu spécialiste de la question), considère que le métier de prostitué-e soit peu enviable : violences, dégradation de l'image de soi, viols, traite humaine et des pires. Par conséquent, obtenir la preuve que le STRASS représente une part non négligeable des prostitué-e-s est un véritable enjeu.
    Ne connaissant pas du tout le STRASS et son staff, je me garde bien d'avoir la moindre idée ou le moindre jugement les concernant, mais, force est de constater que cette histoire les discrédite pas mal - même si, par ailleurs, leur action a sans doute déjà apporté à beaucoup.

    • Et comment tu valide qu'un témoignage est vraiment vrai ?

      • En croisant tes sources. Et en rencontrant physiquement les personnes. Surtout quand tu en fais un exemple.

        • c'est marrant seb je t'ai deja vu RT des ressources alors que je doute que tu as croisé quoi que ce soit et encore moins rencontré les personnes.

          • Sauf que moi je suis pas représentant d'un syndicat ou d'une orga. Je passe pour un con tout seul et ça me va bien :)

        • Donc en allant demander à un politicien véreux qui va aux putes (notamment celle qui témoigne) qu'elle n'a pas menti ?

          Idem pour les personnes s'étant fait violées, on va demander aux agresseurs de confirmer, et en tout anonymat bien sur ?

          • Il s'agit d'une soi-disant étude sur 3600 prostituées par une étudiante qui n'existe pas, on est très loin du témoignage sous le manteau...

    • Une bonne partie des problèmes des prostituées seraient réglés si on acceptait que les putes ont des droits et sont des êtres humains responsables. Par droit, je veux dire des conditions de travail décentes.

  8. Est-ce vraiment une prostituée qui a été piégée là ?
    Il m'a plutôt semblé qu'il s'agissait de remettre en question le sérieux du travail de la porte parole d'un syndicat, ce qui est, je le rappelle, un poste lié à une responsabilité politique. En ce sens l'intitulé de l'article est un raccourci extrêmement malhonnête, digne des titres les plus racoleurs des plus mauvaises presses.
    Alors oui, je comprends la susceptibilité de l'intéressée (c'est jamais agréable d'être confronté à ses conneries, encore plus quand c'est publiquement), néanmoins il serait pas mal que chacun assume ses responsabilités. Personne n'a empêché Morgane Merteuil de vérifier la véracité de ce qu'elle publiait, mais elle ne l'a pas fait et ce malgré l'énormité de certains passages du document en question.

    "Ce piège va donner quoi ? Que demain toutes les associations - abolitionnistes ou non abolitionnistes - vont se méfier." Et ça sera pas plus mal, à moins de croire que posséder un regard critique allant au-delà des idéologies est une horrible tare.

    • étonnant venant de toi qui n'a cessé de protester quand certaines disaient que tu étais une création abolo et qu'il fallait te croire sur parole.

      • Exact, je leur reprochais de nier mon existence sans aucune preuve et ce uniquement parce que cela pouvait les arranger. Cependant une vérification aurait été facile, comme l'a suggéré Spermufle il aurait suffit de demander à Florence Montreynaud, que j'avais déjà rencontrée à l'époque. Ce qui n'a à ma connaissance jamais été fait, vérifier que telle personne existe ou pas avant de l'affirmer n'étant apparemment pas le fort de Morgane Merteuil.

        • Ca me fait penser à ça : http://independentmetisse.wordpress.com/

          MM et Nathan Boumendil (du STRASS) ont sous-entendu que c'était écrit par Christine le Doaré...

          C'est vrai qu'on a aucune preuve que ce soit un véritable témoignage. Cependant, celui qui se dit l'auteur de ce texte a crée un profil FB et est intervenu sur plusieurs pages féministes. En cas de doute, autant lui poser quelques questions sur son parcours pour tester la crédibilité des ses propos, au lieu de lancer des vagues rumeurs sans aucun fondement.

          • c'est complètement scandaleux en effet ! le strass accuse des gens de créer de faux profils alors qu'il vient d'avoir la preuve qu'un faux profil a été créé ? MAIS QUELLE HONTE.
            c'est pas un peu le diable le Strass ? entre nous.

          • Euh c'était avant cette histoire de piégeage, cette accusation envers Artémise et IndependentMetisse

            Et là je vois vraiment de la mauvaise foi... Je n'ai jamais dit que le STRASS était le diable, je rebondissais sur les propos d'Artémise : " je leur reprochais de nier mon existence sans aucune preuve et ce uniquement parce que cela pouvait les arranger."

            C'est ce qu'ils ont fait aussi avec Independent Metisse, sur aucune base tangible, juste pour dire que c'est un blog très "ledoaréien"...

            On dirait qu'on ne peut pas critiquer le STRASS ici... ("critiquer" hein par traîner dans la boue ou insultant-e)

          • Ah, je crois que je viens de comprendre, en fait Morgane Merteuil vérifie bel et bien l’authenticité des témoignages, mais utilise pour cela une méthode toute personnelle : si c'est abolo c'est fake, si c'est pro-réglementation ça l'est pas.
            L'avantage de cette méthode ? Simplicité et gain de temps.
            Ses inconvénients ? A la base aucun, sauf quand on se fait prendre la main dans le pot de confiture... Ce qui vient juste de se produire.
            Et là, parler de "naïveté", fallait oser. Aveuglement idéologique + incompétence sont des termes qui me paraissent bien plus adaptés à ce qui s'est passé.

          • @Artémise : En fait tu connais rien au STRASS.

          • @ melianos : Possible... Mais les faits dont je parle je ne les invente pas. (et je ne suis pas seule à en avoir été témoin)

          • http://languesdeputes.wordpress.com/2013/08/24/reflexions-dune-pute-anti-clients-heterophobe-et-misandre/
            Un billet d'humeur de Morgane Merteuil sur les clients. Clairement, y a pas de glamour et de paillettes.

            Si tu regardes sur les sites d'asso communautaires comme Griselidis Toulouse (ou Caribia à lyon, et d'autres ?), il y a en première page ou presque des manuels d'autodéfense visant spécifiquement le client violent ou envahissant. Dans le rapport annuel de Griselidis Toulouse, elles indiquent aider les femmes victimes de violence, les soucis avec la police, ou tous les institutionnels qui refusent de reconnaître les divers problèmes qu'elles vivent.

            Et pourtant, tu trouveras régulièrement des assos abolitionnistes pour leur reprocher de présenter la prostitution comme une activité "glamour", à la Pretty Woman parce qu'elles refusent l'équation pute=victime.

            Je précise que je cautionne pas qu'elles aient pu nier que tu soi une prostituée, mais leur réaction est humaine, c'est un ras-le-bol face à des attaques comme celle que je décris sur le paragraphe au-dessus.

        • @Artémise : Un peu facile d'oublier de préciser que pour aller te présenter à Morgane, tu l'as à moitié agressée, d'une part, et d'une autre, un peu facile d'oublier de préciser tes liens serrés avec Spermufle, lui même auteur de jouxtes régulières sous faux comptes à l'égard de Morgane, qui ont de fait rendu tout à fait possible une similitude et de méthode et de vocabulaire/attitude entre lui et toi.
          Donc bah, oui, Morgane a pensé que c'était encore un coup tordu de Spermufle quand tu t'es pointée, et elle s'est protégée.

          Vraiment, cette femme est un monstre.

          Si tu as à ce point besoin d'entrer en contact avec elle, fais le par mail/Facebook/le blog languesdeputes, autres...
          (A moins que ce que tu cherches vraiment, ce soit de créer un clash à exposer publiquement et en direct? auquel cas c'est sûr que ces biais là ne sont pas super intéressants...)

          La vérité c'est qu'au STRASS comme chez les abos, ce n'est pas possible de vérifier les témoignages de putes, et tu le sais. Le faire engendrerait des méthodes de vérification des plus abjectes. De la même façon, on ne peut pas vérifier les témoignages de personnes qui participent à des "jen'aipasportéplainte", "jeconnaisunvioleur", "polyvalence mon pote" etc etc.
          La seule chose qu'on a, c'est la confiance. La croyance en une spontanéité de l'expression de la violence quand un espace pour le faire se créé.
          Et on a aussi nos données qu'on peut croiser.
          En l'occurrence, ce que le faux témoignage de l'étudiante relatait était crédible, d'une part ça collait tout à fait à des tas de méthodes abolitionnistes connues, et d'une autre ça correspondait à encore d'autres témoignages d'étudiantes, qui elles n'ont pas encore fait de coming out pour annoncer qu'elles étaient fake.
          Et au demeurant, le texte a été relié sur un blog à 10 visiteurs par jours non spécifiquement lié avec le STRASS qui ne prétend faire rien d'autre que relier des liens ou publier des textes de putes...

          En attendant cette méthode est antiféministe au possible, sur Twitter t'avais un tas de mecs (qui d'ailleurs se disent féministes, de gauche et abolos évidemment) la bite à la main qui sortaient le pop corn, trop contents de voir des femmes se traîner dans la boue pour leur bon plaisir et bien persuadés d'avoir eux, le monopole du neutre, de la pondération, de l'objectivité.
          Des histoires de gonzesses quoi.
          Dans quelques temps, ils ressortiront cette histoire pour dire que de toutes façons, mentir c'est pas nouveau chez les féministes quand elles veulent alimenter leur idéologie si ils se trouvent en porte à faux. (Et ils finiront forcément par l'être vu le comportement et les propos des types en question)
          Et là je ne parle que de ceux que j'ai vu et que je connais...

          Et si, cette méthode est putophobe. C'est une erreur de penser que cette étudiante ne s'est pas attaquée à Morgane AUSSI en tant que pute.
          C'est forcément entré en ligne de compte, consciemment ou non.

    • Tu as raison, Artémise, elle a effectivement fait une connerie en ne vérifiant pas ce témoignage. Je crois qu'elle en convient elle-même dans son message de réponse publié sur rue89. En revanche, il me semble hasardeux d'oublier volontairement qu'elle est elle aussi prostituée, et pas seulement porte parole d'un syndicat. Morgane est prostituée, et à ce titre il ne me semble pas juste de mettre sa parole sur le même plan que celle d'une étudiante HEC qui a le cul au chaud et qui glose sur ce que devrait ou ne devrait pas faire l'Etat avec les prostituées. La piéger ainsi revient à discréditer à la fois son travail en tant que porte-parole (où, on est d'accord, elle a merdé) mais aussi à son engagement personnel en tant que prostituée qui réclame des droits. Il s'agit d'un raccourci assez odieux qui consiste à pousser une personne à la faute pour pouvoir ensuite couper complètement la parole à tout un groupe de personnes qui, pourtant, se trouve directement concerné par la loi.

      • Je suis plutôt d'accord avec cette histoire de raccourci, pour ma part l'erreur de MM n'est pas censée discréditer le mouvement dans son ensemble, et encore moins remettre en question sa légitimité à la parole en tant que prostituée. J'y vois par contre une piqûre de rappel plus qu'utile : que cela vienne d'un camp ou d'un autre, ne rien prendre pour argent comptant. Chacun d'entre nous, sans exception, s'expose à l’aveuglement idéologique à partir du moment où l'on s'engage pour une cause. C'est en partie pour cela que je préfère bosser "en solo", pour tenter au maximum d'échapper à l'immersion idéologique constante ("l'entre-soi") et pour ne pas, en cas d'erreur, risquer de faire porter le chapeau à une asso ou un mouvement dans son ensemble. Il est vrai que tout le monde ne va pas forcément faire la part des choses entre ce qui est dit en son nom propre et ce qui est dit au nom de l'ensemble d'un groupe.
        J'ai émis une critique sur le titre de cet article parce qu'il était clair que le piège de cette étudiante ne visait pas "une pute" mais plutôt des mouvements réglementaristes, ce qui n'est pas exactement la même chose. M.Merteuil n'a pas été personnellement visée en tant que prostituée mais elle a répondu en tant que porte-parole. Ceux qui font l'amalgame sont des imbéciles, quant à savoir si il faut s'exprimer avant tout en fonction des imbéciles, personnellement je dirais que non à moins de préférer tirer les choses vers le bas plutôt que vers le haut.
        Je ne souhaiterais jamais qu'on silence une partie des personnes concernés (putes réglementaristes) au profit des autres (putes ou ex-putes abolos). Bien au contraire, c'est du débat entre ces protagonistes qu'on tirera le plus d'arguments (pour ou contre). Il s'agit pour moi d'entendre le plus de voix possibles et avec le plus de sérénité possible. Ne pas nier les uns ni les autres. Écouter. Mettre en avant. J'ai de mon côté fait une critique de mon propre bord à ce propos : http://spermufle.wordpress.com/2013/05/05/coup-de-gueule-dune-ex-pute-ii/
        Je comprends les réactions des uns et des autres, même si cela acte des replis identitaires qui me glissent sur la couenne, je comprends les enjeux. Cependant je ne perds pas de vue l'essentiel : entre le gouvernement, les clients et le strass, il y a les putes, donc merci de ne pas dire ou faire n'importe quoi en leur nom. C'est la moindre des choses, le moindre petit respect veut qu'on bosse un minimum pour pas les décevoir quand on est censé les représenter. Je sais à quel point on est fragile, à quel point on se sent seul et vulnérable quand on est pute. Il n'y a, en France, qu'un seul syndicat pour celles/ceux qui veulent pratiquer. Que ce mouvement soit à la hauteur de leurs exigence ne me paraît pas être trop demandé. Qu'il sache se remettre en question, au lieu de se victimiser alors même qu'il reproche aux abolos de le faire... On ne peut se revendiquer de la crème ou du cul de la crémière pourvu que ça nous arrange. Il faut être droit et assumer, et c'est ce qui potentiellement fait la différence entre un engagement et un positionnement cosmétique.

  9. Si tu ne pouvais critiquer le Strass, tu serais censurée.
    Or tu ne l'es pas.

  10. Ah ça,la mauvaise foi... Mais on vous expliquera que c'est vous qui ne pensez pas correctement. Ou alors que vous n'etes pas ceci ou cela pour avoir un avis raisonné. Qu il faut appartenir a tel classe plutot qu'à une autre. Argument ultime pour vous discrediter. Dans des temps.forts anciens, on utilisait dieu pour discréditer votre propos, puis plus recemment on vous traitait de faciste, maintenant c'est l appartenance de classe. Tout ça me fait bien marrer, en attendant le planning familial a été placardé par l'action française, l avortement est de plus en plus remis en cause a tel point que dans certains pays comme l'Italie il n'y a plus de place pour les femmes qui veulent avorter. Bref continuons à débattre sur ce genre d'anneries pendant ce temps, ce sont les luttes de 70 qui sont entrain de fondre comme neige au soleil. Et j emmerde d'avance ceux et celles qui viendront m'expliquer comment je dois penser ou ecrire ou donner la parole à tel ou personne. Parce que ce que je décris là est malheuresement la réalité. Et que cette réalité qui se joue tous les jours eclatent a la gueule des millions de femmes et moi ça, perso, j ai beau etre un mec blanc hetero et privilégié ça me fout la gerbe.

    • seb ; j'ai tenté d'être sympa hein. Quand tu m'as doctement expliqué que les emmerdements que j'avais pus avoir n'étaient que des dommages collatéraux, j'ai vraiment tenté de ne pas t'envoyer chier.
      mais alors le coup du gars qui se pointe, la gueule enfarinée, pour nous expliquer que "les vrais combats féministes c'est ca ou ca" et que lui il sait et va nous expliquer ce qu'il y a à faire, juste non. Donc tu vas voir ailleurs, merci d'avance.

  11. Bonjour,

    J'aimerais réagir à trois extraits :

    « La vérité est que le strass a peu de pouvoir, qu'il se bat bec et ongles pour en avoir davantage ».
    Je ne l'aurais pas mieux dit. On n'entend que lui, partout, tout le temps, et les méthodes utilisées pour faire en sorte que tout le monde intègre bien les idées qu'il défend sont agressives, violentes, on fait en sorte que la personne en face ferme bien sa gueule.

    « Pendant que vous avez perdu votre temps à piéger Merteuil, vous avez vraiment l'impression d'avoir contribué à aider des victimes de réseau ? »
    Bonne question. Pendant que le Strass passe son temps à agresser les abo, a-t-il vraiment l'impression de contribuer à aider les victimes de réseau ?

    « Il est désormais bien clair que toutes - quel que soit notre position sur la prostitution - allons nous méfier des témoignages qu'on va lire ou recevoir. Vais je croire celle qui me demande conseil face à telle situation ? N'est elle pas en train de me piéger ? »
    Encore des questions tout à fait légitimes. C'est marrant, je me pose souvent ces mêmes questions quand j'ai envie de transférer un lien vers un article partant d'abolition sur Twitter, sur Facebook ou sur Efigies : vais-je me faire insulter ? Spammer ? Harceler ? Vais-je me prendre dans la gueule, pour un pauvre email envoyé, 150 messages des militant-e-s du Strass afin que ma parole soit étouffée ?

    Finalement, on se rejoint sur pas mal de points.

    • Je vais essayer de resituer les choses sur une dizaine d'années. Il y a 12 ans quand tu n'étais pas abolo (je suis devenue non abolo vers 2004 je crois), tu étais mise au ban du féminisme. Littéralement. Lorsque j'ai annoncé que je n'étais plus abolo, je me suis pris des torrents d'insultes. certaines sont allées dire que j'avais été "retournée" par des cartels.
      la seule orga (cabira sur Lyon) à parler le faisait via la voix d'une femme trans, Claire Carthonnet, et les quasi seules critiques étaient "pouarf un mec qui parle" (oui ce niveau là).
      Les Putes se sont créées et ont commencé à l'ouvrir alors qu'on était tranquilles entre abolos et non abolos à tailler le bout de gras. Ca n'a pas plus et j'ai vu un fondateur des Putes exclus de ML féministes alors que ceux d'en face ne l'étaient pas.
      Qu'on juge ou non le Strass représentatif n'est pas le problème en fait ; eux luttent pour des droits qui leur sont propres. Moi à la limite demain si la pénal du client pense ca va pas changer ma vie (et la tienne non plus en fait).
      Eux estiment que ca va changer la leur.

      quand tu me parles de la colere des gens du Strass je pense à ceci : http://www.erudit.org/revue/socsoc/1981/v13/n2/001321ar.html
      oui ils sont en colère, oui ils sont agressifs. Et ?
      des hommes me reprochent quotidiennement d'être agressive envers eux.
      Nous sommes en tant que non prostituées dans une situation de domination face aux prostituées ; notre situation de non prostituées nous protège de plein de choses.
      Le strass estime (et tu peux juger qu'ils ont tort mais en ce cas tu laisseras à des hommes le choix de te dire que tu as tort également de mener telle ou telle action féministe) que les abolos nuisent à leurs droits.
      Maintenant imagine les choses ; tu transfères un texte qui pour toi est légitime. Pour le strass il constitue une violence ; il te répond donc agressivement.
      Quant à "passer son temps à agresser les abos", l'argument me fait penser à ces alliés masculins qui, lorsqu'ils sont un peu malmenés, disent qu'on ferait mieux de s'occuper de ca ou ca plutôt que de les embêter.
      Je peux te retorquer l'argument ; auc lieu de perdre ton temps à poster ici tu ferais mieux de et moi au lieu d'écrire cet article, je ferai mieux de. c'est sans fin.

      tu sais aussi bien que moi que l'argument "tu fais ca alors que tu devrais faire ca" (les réseaux, l'excision, les femes afghanes que sais je) est l'argument utilisé pour silencier les féministes, et que tu utilises maintenant.

      bref. je ne sais même pas pourquoi on a cette discussion qui ne mène à rien, on le sait toutes deux.

  12. artémise ; tu seras extremement sympathique de cesser ta diffamation envers Merteuil et d'aller lui expliquer ca en face.

    • Je ne cesserai rien du tout. A l'époque où le malentendu aurait pu être dissipé, MM a préféré me bloquer ("tu n'existes pas, peu importe ce que tu dis") en gros. Ton accusation de diffamation, porte la donc devant qui de droit. En attendant, je parle. Et si ça t'embête tant que ça tu n'as qu'à supprimer mes com'.

  13. "le climat de terreur et de manipulation". Euh, sauf si tu es Soral ou un fou fini je pense que tu peux relire toute l'affaire et revenir sur ta paranothéorie.

  14. Je trouve la situation terrible... En tant que jeune femme blanche, issue d'un milieu plutôt modeste mais en Province, on a toujours pu "se débrouiller" comme on dit, j'ai du mal à avoir un avis sur la prostitution.

    Dans l'absolu, effectivement, si personne n'avait à se prostituer et à faire du sexe pour survivre, ce serait génial non ? Un vrai petit monde de bisounours où on s'éclateraient tous en faisant l'amour, à grand coup d'éclat de rire partagés, du plaisir mutuel aussi, et beaucoup de respect. Mais ça, c'est le monde des Bisounours...

    Dans la réalité, oui, les putes existent, et elles n'en sont pas moins des êtres humains, comme moi. En quoi mon métier pas trop mal payé et ma sécurité financière et matérielle me rend supérieure et plus légitime qu'elles ? Je ne vois pas. J'évite de donner mon avis sur ces questions, parce que je ne me sens pas légitime. Ca ne m'empêche pas de me sentir touchée, je lis quelques blogs de prostitués, j'en suis sur twitter, j'essaie de comprendre à quoi ressemble leur vie. Et je me dis que j'ai de la chance...
    Cette chance ne me donne pas le droit de les mépriser, alors je préfère me taire qu'être une fausse alliée (d'ailleurs, je ne sais pas pourquoi je raconte tout ça, ça me sort de ma ligne habituelle...).

    Bref, merci Valérie de remettre les pendules à l'heure :) Je lis souvent mais je commente très peu ;)

  15. Entièrement d'accord avec ton analyse, il n'y a qu'un vainqueur à ce genre de trucs idiot, c'est le patriarcat qui est ravi.

    Cela dit HEC c'est quand même une usine à fabriquer des bon(ne)s serviteur(vante)s du capitalisme

  16. Je ne suis ni abolitionniste ni pour la légalisation, je n'ai pas vraiment d'avis tranché. Mais quand j'entend certains arguments en faveur de la légalisation je suis vraiment choquée. Quand on me dit que la prostitution est un métier comme les autres je trouve ça extrêmement violent, c'est nier la violence physique et psychologique que subissent les prostituées. Certes il y a une minorité qui peuvent se permettre de refuser des clients mais la plupart doivent payer leur factures, leur loyer, la nourriture ou ramener l'argent au proxénète... 80% des prostitués françaises sont étrangères et appartiennent à des réseau, elle constitue la majorité et je pense que les mesures doivent s'occuper en priorité d'elles

    • méfions nous des chiffres qui ne reposent sur rien d'objectif, mais que chacun reprend à son compte, méfions nous des projections et des fantasmes qui donnent une vision peu réelle de ce que vit une prostituée, méfions nous de ce que certains propos bien intentionnés leur envoient comme violence parce qu'ils signifient qu'on les regarde comme des monstres, méfions nous des gens qui veulent le bien des autres malgré eux, méfions nous de la normalisation de la sexualité, de la criminalisation des intentions, méfions nous de ceux qui ont intérêt à victimiser d'un côté culpabiliser de l'autre, et qui n'écoutent rien de ce que disent et répètent les prostituées.
      sauf erreur elles ne veulent pas de réglementation spécifique, seulement entrer dans le droit du travail, puisqu'elles payent des impôts sur leurs gains, quoi de plus logique?donc il faudrait arrêter de dire que les putes veulent des maisons closes et une réglementation, car c'est faux.

      enfin le plus drôle dans ce projet de loi qui heureusement ne convainc pas tout le monde, risque quand même d'être les stages de rééducation des clients. je me demande vraiment à quoi ça va ressembler et qui va s'en charger??? Maud soi même, avec Patriiick? un homme, une femme, je le sens bien.

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