avr 042011
 

Sauf accident complet (une lobotomie ?), je n'aurai jamais d'enfant. Je n'en ai jamais voulu, à aucun instant de ma vie.

Avec cette étude, je me suis rendue compte que seulement 10% des femmes de 46 à 54 ans n'ont pas d'enfant.

Age que je n'ai pas encore, je sais, ce qui laisse le temps à une armée de bonnes âmes de me dire que j'ai le temps de changer d'avis (souvent femme varie..) et surtout de me demander pourquoi je n'en veux pas.

Il est étrange de faire partie d'un si petit groupe ; voire même si on veut être un peu emphatique, de contrevenir à une des règles de base de toute société humaine.

J'ai une bonne dizaine de raisons excellentes à ne pas vouloir d'enfants. Et, quand bien même je n'en aurais qu'une, cela serait une raison suffisante, je crois, pour ne pas engager la vie d'un autre être humain sur ce pari.

Voilà pourquoi j'aurais une question simple aux 90% de femmes et d'hommes qui ont ou vont avoir un enfant dans leur vie. Pourquoi ?
(le premier qui me parle instinct "reproductif" se prend une tarte).
Pourquoi jugez-vous utile de me demander pourquoi je n'en ai pas, comme si votre choix allait de soi ? Comme si le vôtre était normal, logique.

(et j'avoue que j'attends avec une certaine impatience les réponses. Si réponses il y a).

 

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  77 réponses sur “Pourquoi souhaitez-vous des enfants ?”

  1. Pour faire un gamin, faut être intéresser par le développement d'un individu, et vouloir y participer de près.

  2. J'ai deux enfants que j'ai désirés et que j'adore. Le désir d'enfant est quelque chose d'assez profond, assez ancré en nous pour qu'on ne puisse s'imaginer sans quand on le ressent. C'est pour ça que je suis toujours curieuse de savoir comment on peut ne pas vouloir d'enfant.

    Il faut dire aussi que je connais des gens qui refusent d'avoir un enfant par égoïsme, et que j'aimerais bien connaître des gens qui ont des raisons moins moches, pour ne pas faire de généralités.
    Il doit y avoir des gens qui te posent la question en espérant que tu révèles un penchant égoïste, pour pouvoir te juger et se sentir supérieurs.

    Il doit aussi y avoir des gens qui souhaiteraient pouvoir te convaincre, car eux-mêmes sont heureux avec leurs enfants et ont peur que tu loupes quelque chose. Ou qui cherchent à te persuader que LEUR choix est le bon, pour ne pas douter qu'ils ont eu raison de se reproduire.

    Personnellement, je refuse d'avoir un troisième enfant, parce que je ne veux pas repasser par la case grossesse. Ca étonne tout le monde quand je le dis. Je suis censée en redemander, sans doute...

  3. Étant futur père, voici ce que j'en pense :
    - primo, parce que ça me paraît cool. Je veux dire par là, que l'envie, quand elle s'est manifestée, n'était pas réfléchie, c'était juste une envie. Créée par la pression sociale, par l'envie de la partenaire, je ne sais pas.
    - Deuxio, amha, du moins quand j'y réfléchis et que j'en discute avec des proches qui sont comme toi, c'est une petite réponse à un désir d'immortalité (les grands mots sont lâchés). Même si tu engendres un individu dont tu n'auras pas le contrôle absolu à aucun moment, tu peux imaginer transmettre une partie de toi au susdit individu. Sans parler qu'il peut te ressembler physiquement. Bref, un petit côté rassurant.
    - Tertio, c'est aussi une façon de remplir ta vie. Tu peux voir ça comme une aventure (le fouet, le chapeau et la coupe en terre cuite en moins, encore que le côté immortel...). Bref, j'ai été enfant, je suis un peu curieux de voir l'autre côté de la barrière (si barrière il y a :) ). Et ça rejoint un peu ce qu'a énoncé Gigi Zambèze.
    - Y'a aussi, et ça rejoint le deuxio, le petit côté altruiste en plus, le fait de vouloir "créer" quelque chose à deux. (ça se voit que je suis pas serein du "quattro" ?)
    - Enfin, et ça, j'en suis absolument certain, c'est une décision tout à fait égoïste (ou égoïste à deux). C'est à dire, pour soi (pour le couple). Et si ça ne l'est pas, l'enfant, amha, est mal barré.

    En revanche, je ne juge pas utile de te demander pourquoi tu n'en as pas. Ce choix me paraît tout aussi valable que le mien.

  4. @Kalista : en quoi ne pas avoir d'enfant est (ou peut être) un acte égoïste ? C'est plutôt l'inverse, non ?

  5. la pression sociale, familiale sans doute, le conditionnement, toussa.

    à la réflexion, je me dis souvent que j'aurais été aussi, voir plus heureux et plus tranquille sans. mais je le dis maintenant parce que j'en ai et que la question ne se pose plus : jeune, je n'ai jamais imaginé ne pas en avoir.

    c'est difficile de répondre. j'imagine que cela donne un sens à a vie ; en tout cas que c'est la réponse qu'on m'a donné petit quand je demandais sans cesse "pourquoi je suis né, pourquoi je suis sur terre, à quoi je sert ?"

    bien élevé, bien conditionné, j'ai donc fait des enfants. et si ça ne donne pas vraiment de sens à ma vie (je le sais maintenant), ça m'occupe, et c'est pas si mal.

    il y a une forme d'évidence dans le fait d'avoir des enfants, évidence qui m'a été enseignée, qui a fait partie de mon éducation.

    la réponse la plus simple serait "parce que c'est comme ça".

  6. J'étais complètement inconsciente, sinon j'en aurais jamais eu!... et je n'ai jamais regretté.
    Par contre j'ai jamais eu envie de recommencer (faut pas pousser non plus hein)

  7. Je m'insusrge contre la pression ou l'obligation de se mettre en couple, de se marier, et de se reproduire, bien que beaucoup de gens ne sont pas bien disposés pour ce qu'on leur impose.
    Tout le monde n'a pas les capacités mentales et matérielles de faire des gosses. Tout le monde n'est pas "fini" pour se marier; et sachant que la mésentente sexuelle et les problèmes financiers provoquet 40% des divorces, il est clair qu'il y a beaucoup de gens qu'on ne devrait pas pousser à se marier.

    C'est simple, s'il y avait pas de pression sociale, combien trouverait plaisant de se marier et de se faire des gosses dont beaucoup ne savent pas quoi faire? C'est criminel !

    Mais les infâmes marié qui poussent les autres à tomber dans le pièges qui leur pourrit la vie, ils ne songent ni aux enfants ni aux gens qu'ils poussent dans le trou. Ils ne pensent qu'à eux, ces jaloux, ces malcieux, ces malfaisants. Ils sont dans la merde avec leur mariage de merde, et ils veulent que tout le monde soit dans la merde comme eux. On peut remplacer "mariage" par "religion" et par bien d'autres choses, cela fonctionne aussi.
    Le monde est un monde d'infâmes malfaisants, et ce n'est pas des tenants de ce monde que viendra la prise de conscience et l'éducation qui permettra aux individus de ne pas tomber dans les pièges que leur tendent les malfaisants qui remplissent le monde.

    Le mariage et la famille traditionnelle peut convenir à un certain pourcentage de personne, mais pas à tout le monde. Certaines personnes peuvent s'épanouir dans le mariage et produire des enfants épanouis, mais ils ne sont pas la majorité (60% de divorce, sans compter ceux qui ne divorcent pas par contraintes matérielles).

    Comment penser que les gens sont aptes à faire des gosses quand on voit le degré d'infantilisme, de lacheté, d'irresponsabilité, d'esprit grégaire, de la population ? Si se reproduire n'est rien d'autre que se reproduire comme les moutons, les rats, les larves, il n'y a pas de quoi ennoblir le mariage, la famille, la reproduction.

    Quand on voit comment tourne la plupart des mariages (80% de la violence à lieu au sein de la famille), il est censé de penser qu'aucune société n'a intérêt à voir se former ces choses malfaisantes. Par conséquent le mariage devrait être prohibé, comme l'est l'association de malfaiteurs.
    Pourquoi n'en est -il pas ainsi? Parce que le monde est régenté par des associations de malfaiteurs, plus ou moins mafieuses.

  8. Perso, j'en veux un mais j'y arrive pas (rapport au fait que je suis un peu vieillotte… et le père itou). Je vais donc sans doute entrer dans la fameuse case des 10 %…
    Pourquoi j'en veux un ? Par curiosité !
    Je précise que les questions genre “pourquoi t'en as pas ? ” me mettent hors de moi.

  9. "Tout le monde n’a pas les capacités mentales et matérielles de faire des gosses. Tout le monde n’est pas « fini » pour se marier"
    best com ever.

  10. Instinct de reproduction ?
    (pas taper)

    Blague à part, je ne sais pas...
    J'ai eu envie très tôt d'avoir des gosses. J'adore mes filles même si (souvent) elles me font chier comme c'est pas permis. Et oui, avoir des enfants et les aimer n'empêche pas la lucidité. Avoir des enfant,s c'est un sacrifice de chaque instant.
    Parfois je me dis vraiment que mes hormones ont été plus fortes que ma raison, parce que si tu considères plus l'homme est évolué, plus il est individualiste et égoïste, ce n'est guère compatible avec l'éducation des enfants (d'où la grande vague de démission des parents ?).
    Cela dit, je reprendrai le commentaire de Gigi, qui expose l'idée pour laquelle Elienaï et moi avont eu envie de nous reproduire : faire de nos enfants de futurs personnes qui fonderont notre société, leur apprendre notre savoir, leur donner la meilleure éducation et culture, l'enseignement le plus complet, leur transmettre nos connaissances et en faire des personnes qui seront heureuses dans leur vie...

    Peut être un peu présomptueux, mais c'est toujours mieux que de faire des mioches sans savoir pourquoi...

  11. @funkyss : avoir un enfant me parait plus égocentrique qu'égoïste, au sens où, comme tu le disais justement, on se prolonge un peu soi-même. Si j'ai bien compris la différence entre les deux ! ;-)

    Je connais un cas particulier d'égoïste qui refuse de partager l'affection et l'attention qu'il reçoit avec un enfant. Je veux croire qu'il s'agit d'un cas particulier !

  12. @Kalista : Wikipedia me dit :
    "L'égoïsme est un trait de caractère, l'attitude d'une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d'autrui."
    Ainsi que :
    "L’égocentrisme consiste à ne concevoir le monde que de son seul point de vue, tendance à ramener tout à soi, à se sentir le centre du monde."
    C'est donc à mon sens d’égoïsme dont il s'agit ici ("actions ou idées orientées par nos propres intérêts").
    Maintenant, partager l'affection et l'attention que l'on reçoit avec notre enfant, c'est un peu le serpent qui se mord la queue. Y a-t-il besoin de "créer" un enfant pour partager l'affection ou l'attention que l'on reçoit ? Je répondrais non, y'a plein de gens qui sont susceptibles de la recevoir, notre attention.

  13. Ce que je trouve étrange à ma petite échelle c'est ce comportement viscéral qui semble venir du fait qu'on se "reproduise" pour survivre à travers un bout de soi.
    C'est très étrange et très égocentrique comme comportement.
    (Je ne parle pas de tout le monde hein, et surtout pas des gens qui ont réfléchit à tout ça et qui ont fait des enfants parce que c'était leur projet de vie et que ça faisait partie de leurs envies.)
    Je trouve dommage qu'on ne valorise par la transmission (d'idées, de savoirs, de désirs, de ce que tu veux), autrement que par la filiation.
    Voilà c'est un peu à côté de la plaque mais je crois que ça participe au débat. Un peu.

  14. Je dirais "pour en faire l'expérience", même si c'est une expérience à vie.
    Comme pour la vie de couple, à un moment j'ai fait un choix (d'essayer) de vivre en monogamie.

    Supposons un accident horrible qui me priverait de mes enfants (et/ou de ma femme), je ne pense pas que je referais ces choix.
    Non pas que je ne sois pas bien dans ma vie, juste que je partirais sur d'autres expériences.

  15. Moi, j'avais envie d'avoir un enfant pour partager ma vie commune avec le papa. Envie d'élever ensemble un enfant. Mais avant lui, j'en n'avais pas spécialement envie. J'étais curieuse, mais pas au point de "franchir le cap".
    Ma soeur ne veut pas d'enfant : elle trouve que c'est un engagement super important, et n'a pas envie de se lancer là dedans, et préfère faire autre chose dans sa vie. Il n'y a rien d'égoïste, juste une prise de conscience et une reponsabilité !
    Et on la fait chier souvent à lui demander pourquoi, quand, etc.

  16. Parce que :-)

  17. Bonne question!
    En ce qui concerne mes deux premiers enfants, nés lorsque j'avais 22 et 23 ans, je dirais que j'étais innocente, naïve, inconsciente (manipulée par mon inconscient?).
    Je n'ai absolument pas réfléchi,me laissant porter par les événements.
    A aucun moment de ma très joyeuse jeunesse (et très brève maintenant que j'y pense) je n'avais ressenti le désir d'avoir des enfants, pas même l'envie passagère.
    Impossible de me souvenir pourquoi j'ai arrêté de prendre la pilule, peut-être par négligence. Peut-être parce j'étais en rupture familiale - mes parents ont coupé les ponts quand je suis allée vivre avec le futur père,à la naissance de mon premier fils ils n'ont même pas téléphoné, rien, pas un signe... cruauté. Peut-être parce que ma sœur était enceinte. Peut-être parce que je me sentais seule, ou que je "croyais à l'amour". Peut-être que j'ai obéi à une injonction sociale, celle de procréer.
    Lorsque mon fils est né, je n'avais jamais approché un bébé et je n'avais aucune idée de la façon dont on s'en occupe.
    Afin qu'il ne soit pas seul nous avons un deuxième enfant, juste après.
    Ce qui a fait que les années suivantes, entre boulot, nounou, école maternelle, un mec qui s'est révélé aussi mauvais mari que père, des problèmes de fric constants, les huissiers à la maison et les disputes, ont été globalement pénibles.

    Et pourtant, dix années après, ma situation professionnelle s'étant stabilisée, j'ai décidé (ce fut vraiment une décision)d'avoir un troisième enfant, avec le même individu de surcroît. (que j'ai quitté 3 ans après)

    Il me semble avoir voulu vivre avec elle (ma fille) ce que je pensais avoir raté avec ses frères. J'avais plus de temps, un appartement agréable,les problèmes de fric s'étaient partiellement résolus, la vie quotidienne était plus facile à organiser. J'avais envie d'une relation apaisée, sereine avec un enfant, j'avais envie de la regarder grandir.

    Je suis profondément liée à mes enfants, c'est un amour infini, parfois anxieux, souvent joyeux.
    Je ne regrette absolument rien. C'est comme ça, avec les bons et les mauvais côtés.
    Mais j'aurais tout aussi bien pu ne pas en avoir. Au fond, si le premier n'était pas né, son frère et sa sœur non plus.

  18. susaumariage, ça craint. Le mariage et la famille comme idéal que, malheureusement, tout le monde n'est pas apte à atteindre, c'est un chouïa élitiste / eugéniste comme présentation non ? Moi je dis, faudrait un permis et une autorisation ;-)

    Et t'imagines, y'a des aptes qui veulent pas...

    Si on enlève des 10% celles qui peuvent pas ou qui n'ont pas pu mais qu'auraient bien voulu, la non maternité choisie (y'a un mot ? la "nulliparité choisie" ?) doit être encore plus ridiculement minoritaire. J'aime bien être minoritaire.

  19. " Christine | 4/04/11 | 13 h 19 min
    susaumariage, ça craint. Le mariage et la famille comme idéal que, malheureusement, tout le monde n’est pas apte à atteindre, c’est un chouïa élitiste / eugéniste comme présentation non ? Moi je dis, faudrait un permis et une autorisation "

    Il faut des diplômes, des permis,des autorisations pour tout. Mais se reproduire est la portée de tous les animaux, insecte, rat, crapule, pervers...
    Si on demande un savoir faire aux professionnels, c'est pour ne pas dévaloriser un métier, notamment. En laissant n'importe qui se reproduire, on dévalorise l'être humain. C'est ce que fait le système: considérer les gens comme des choses, des esclaves, de la chair à canon... au mépris de leur psyché, de leur individualité.

    Si on veut donner à tous le droit de se reproduire, il faut donner à tous les moyens de le faire: leur inculquer l'essentiel, l'élémentaire (besoins affectifs, hygiéniques, éducatifs, etc.).
    Faut-il laisser se reproduire des gens qui pondent des gosses pour les mettre dans le nid des autres, en laissant la société les prendre en charge? Quand des gens font des gosses pour les allocations, c'est quoi comme attitude?

    Le débat est vaste, mais en résumé je dirais que les gens (on des rapports sexuels), se marient et se reproduisent avec trop de légèreté, trop de facililité. C'est devenu un droit sans devoirs, un acte de consommation courante (pour ce qui est des rapports sexuels). Il faudrait un peu de tenue, d'éducation sexuelle, et empêcher les mafieux de service de mettre la pression sur les gens pour qu'ils se conforment à leur desiderata.

    Si les gens n'étaient pas pressés de se marier, de se reproduire, combien le ferait ? Bien peu.

  20. Ahah, bon moment pour moi de répondre à cette question, parce que j'ai sauté le pas récemment, me voilà enceinte. C'est une décision mûrement pesée, et pourtant ça me fait bizarre (ce truc qui grandit en moi). Je n'étais pas du tout sûre d'avoir un enfant un jour, je suis passée d'abord par des périodes "j'en aurai un jour" et des périodes "j'en veux pas, je suis bien comme ça". Aujourd'hui, c'est le fait de partager ce projet de vie avec un compagnon qui m'a décidée. Si j'étais célibataire, ou peut-être avec une personne différente, je n'en voudrais pas.
    Pourquoi j'ai voulu cet enfant ? D'abord, j'ai envie d'agrandir la communauté de vie avec cet homme. C'est un enfant "à nous" parce que c'est plus simple et rapide que d'adopter, mais ça aurait pu être ça. Le côté "chair de ma chair" m'indiffère totalement, le fait d'être enceinte est bizarre et pas si enthousiasmant pour l'instant. L'idée est plutôt "d'agrandir la tribu" : d'abord avec mon compagnon, mais aussi avec nos proches (familles et ami-es). Et, j'espère, agrandir la communauté des gens heureux et conscients !
    Je le veux parce que j'ai envie de transmettre, mais aussi de découvrir ce qu'il/elle m'apportera. L'accompagner vers l'autonomie me paraît un projet magnifique pour les années à venir.
    A ce sujet, un-e des commentateur/trice a évoqué le fait que la transmission est possible autrement que par la filiation, c'est bien vrai, et je suis persuadée que plus un enfant a de "référents" adultes, plus il aura l'esprit ouvert.

  21. Dolto disait qu'il fallait apprendre à devenir parents.
    Franchement, j'aurais beaucoup aimé quand j'avais 25 ans et deux bébés que l'on m'explique deux trois trucs, de ne pas avoir seulement les "conseils" et les critiques des autres mères, des grand-mères, et de quiconque se permettait de donner son avis même s'il était stupide.

    poussés à devenir parents mais pas préparés

  22. Bizarre: pour moi, c'était une évidence de toujours, dès ma petite enfance. Je pourrais donner plein de raisons raisonneuses, comme plein d'autres raisons raisonnantes de NE PAS (on a que l'embarras du choix en ce moment). Ce serait artificiel.

    C'est comme le jardinage, la plante, la fleur, la graine. Le printemps après l'hiver. La vie.

    Tout le monde est pas obligé, hein, je conçois bien qu'on voie la vie autrement, ya plein d'autres choses à faire que des enfants. Bon, moi, c'est mon choix et basta. Point barre.

  23. J'ai toujours voulu avoir des enfants. Sans doute parce que mon enfance n'a pas été terrible. Sans doute parce que ma mère ne s'est pas occupé de moi. A vrai je ne sais pas pourquoi et je m'en fous. Parmi toutes mes amies je suis l'exception. J'ai 5 enfants, elles n'en n'ont pas et n'en n'auront pas. C'est leur choix, c'est mon choix. J'ai pas voulu en avoir autant, j'ai juste eu deux fois des jumeaux.J'aime pas être enceinte, le regard des autres devient condescendant. Je me sens comme un réceptacle et c'est pas agréable. Mais avoir des enfants m'a fait me découvrir à moi même. Je trouve dommage qu'on ne laisse pas ce choix aux femmes sans les juger de façon négatives. Et dis toi que les réactions à mon égard sont bien souvent aussi négatives. Quoi 5 enfants t'es contre l'avortement, la pilule ca existe. Ne pas avoir de désir d'enfants c'est pas normal, en avoir beaucoup c'est pas normal non plus! Étrange non! Je précise que j'ai eu mes deux premiers à 19 ans, la 3éme à 34 et les deux derniers à 37 ans et que oui toutes mes grossesses étaient voulues!

  24. """Je trouve dommage qu’on ne valorise par la transmission (d’idées, de savoirs, de désirs, de ce que tu veux), autrement que par la filiation.
    Voilà c’est un peu à côté de la plaque mais je crois que ça participe au débat. Un peu."""

    Je ne crois pas que ce soit à côté de plaque.
    Moi non plus je n'aurai jamais d'enfants, et je commence à le regretter, car j'aimerai connaitre cette dimension supplémentaire de l'existence (ne pas vivre que pour soi) et ce sentiment d'immortalité.
    D'un autre côté, si on fait des enfants juste pour donner une autre dimension à sa vie, c'est égoïste (je suppose que la manière la plus naturelle de faire des enfants est de ne pas réfléchir à ce genre de trucs, comme tous nos mammifères d'ancêtres). Et même si on en adopte la démarche reste assez égoïste (même si ça parait moins égocentrique que de vouloir se reproduire à l'identique).
    Le plus simple serait de vivre dans une société qui permet le don de soi et de pouvoir ainsi vivre au quotidien avec le sentiment de transmettre quelque chose... bref le contraire de ce vers quoi nous voguons.
    J'imagine que paradoxalement, une société individualiste pousse à faire des enfants pour répondre à ce besoin de ne pas être seul.

  25. J'aime bien les enfants, en fait. Je ne sais pas si j'aimerai tout (je n'en ai pas encore), mais j'aime le racontage d'histoire, la pâte à modeler et les déguisements, les pièces de théâtre nulissimes, les discussions sur le pourquoi du comment, choisir des fringues taille mini, aider à faire de la géométrie,...
    J'aime aussi l'idée de transmission, et de regarder grandir un petit humaine / une petite humaine jusqu'à son autonomie, mais je n'aurais pas autant envie d'enfants si je n'aimais pas ce que j'ai mis au dessus.

  26. tout à fait exact lily. via les blogs - je ferai sans doute un article là dessus - je me suis intéressée à celles qui discutent autour de la maternité (ce qu'on appelle "blogs de maman" mais je trouve cela réducteur), j'ai pu constater combien la pression sur les femmes enceintes, avec "trop" d'enfants, est forte.

  27. hum... pas très convaincant tout ça. Je continue à me demander comment on peut décider en son âme et conscience de donner la vie à un être humain qui n'a rien demandé à personne et l'obliger à vivre dans ce monde pourri.
    Il faudrait une sacrée dose d'insouciance, voire d'inconscience, c'est ça?

  28. je crois que si je demande à ne pas juger celles et ceux ne voulant pas d'enfant, il convient de ne a^ps faire l'inverse ;)

  29. "Ce monde pourri" - Oui on est d'accord que notre monde n'est pas toujours joli-joli, mais ça n'empêche pas d'être heureux, je trouve.

  30. les enfants, c'est une plaie.
    10 secondes de plaisir (je parle du coït masculin, là) et 18 ans d'emmerdements après.
    Bref, faut être taré pour en faire. Le pire étant les cons qui en font à 20 ans et qui remettent le couvert pour de sombres raisons inexplicables à 35 ans.
    C'est la defintion de la double peine. L'une à 21 ans et l'autre 7. Tout ce qui a été fait et à refaire, partant du principe que je suis personnellement pour que l'on fiche une paix royale aux mômes.
    Mais bon, toussa coute cher, très cher...
    Avec la mère en prime, ce sont les trois bonnes raisons qui font que je suis alcoolique.
    Ah oui.. J'oubliais... J'aime mes filles. Quand même. :) ))

  31. Ce que je constate, c'est que l'enfant n'est pas au coeur de la question de l'enfantement. ça parle des géniteurs, de leurs désirs, du sens de leur vie, etc. mais l'enfant, ben, il devra porter tout ce que les géniteurs lui feront porter.

    Un fait réel:

    Une jeune femme urinait café au lait depuis son enfance, parce qu'elle retenait sa miction, parce qu'elle attendait que sa mère rentre du travail pour s'occuper d'elle, et aller avec elle au WC.

    Quand elle est tombée enceinte, fini les infections urinaires à répétition. Plus de café au lait...

    Pas besoin de faire une psychanalyse, vous avez sans doute une idée ce que qui a pu se passer dans la psyché de la jeune femme.

  32. sans être médecin, je dirais que si tu te retiens au point d'avoir une urine café au lait c'est que
    1. tu devrais être sous dialyse
    2. tu as confondu des orifices assez proches

    mais encore une fois je ne suis pas médecin.

    mais c'est joli sinon. une legende urbaine, mais joli.

  33. Je n'ai jamais voulu d'enfant pour une raison simple, j'ai eu un père de merde, qui a eu un père de merde, qui a eu un père de merde etc sur x générations, et je n'ai simplement pas envie d'être le suivant sur la liste.
    Je pourrais me dire que ce serais justement un bon défi personnel de tout faire pour conjurer le sort, et un bon moyen de mettre le grappin sur une femme, être sur de ne pas vieillir seul, et même laisser des gens derrière soi pour fleurir notre pierre tombale.
    Mais ca j'y crois autant qu'aux comtes de fées, parce que quand je regarde autour de moi je ne peux que constater que comme tous les mecs de ma génération, faire des mômes ne m'empêchera pas de me faire jeter tôt ou tard. Des montagnes de stress, de regrets, de temps perdu, et 20% de ma paye pour pouvoir les voir 4 jours par mois me tirer la gueule, puis partir en vrille à l'adolescence, puis me détester toute leur vie pour n'avoir pas été là. Je ne vois pas ce qu'on peux gagner à faire des gosses à part ca.

  34. ben ouais. d'ou l'intérêt de leur foutre la paix aux mômes.
    ça sert à rien de les sur-aimer, de les protéger, ils finiront par se faire des procès entre frères et soeurs pour savoir qui doit payer le supplément de ta maison de retraite et à partir de 16 ans, ils te détesteront.

    tu vas me dire : autant ne pas en faire alors...

    oui, mais qui payera alors ma maison de retraite plus tard ? Hein ?

  35. J'ai passé les 27 premières années de ma vie à jurer que JAMAIS je n'aurais d'enfants. J'ai défendu de façon assez virulente cette position sans jamais en démordre, j'ai argumenté, soutenu, j'ai fait de la propagande pour le droit d'être femme sans être mère, contre l'obstruction médicale à la stérilisation définitive, je me suis fâchée avec tous les crétins qui ont osé me dire "tu verras un jour tu changeras d'avis". Résultat, un jour j'ai rencontré "the one" (voilà, on m'avait dit ça aussi, "tu verras un jour tu rencontreras la personne qui te donnera envie", évidemment je n'y croyais pas une demi-seconde) et paf, sans que je comprenne très bien ce qui s'est passé (je suis nulle en biologie), même pas deux ans plus tard Loulou est né. Et pourtant, je n'ai pas l'impression d'avoir renié mes précédents principes... je continue de penser que c'est crétin de faire des mondes dans une société lamentable comme la notre, que c'est narcissique de vouloir se reproduire, que c'est vecteur d'inégalité sociale aussi bien au taf qu'à la maison... et pourtant il a été désiré, alors pourquoi? Pas l'instinct de reproduction, on est d'accord, je refuse d'y croire. Je ne sais pas, une envie un peu soudaine, d'une nouvelle expérience, d'un challenge. Et puis surtout une rencontre, et pour la première fois cette pensée "tiens avec lui ce serait sympa de réaliser cette grande aventure, de s'atteler à ce challenge". Bizare? Je suis la première surprise. Mais je rejoins un peu le commentaire de GallÏane, j'ai ce désir d'éduquer, de transmettre, cet espoir fou d'arriver à "faire pousser" une graine d'humain sensé et sensible...
    Enfin le plus incompréhensible, c'est que j'en veux d'autres...

  36. j'ai hésité à commenter puisque j'ai un post sur le même sujet dans mes brouillons, j'avais peur d'épuiser mes idées :p

    Je suis passé par la case "un jour peut être" moi aussi, puis par la case "nan, jamais". Puis par "j'en sais rien pour le moment".
    Et un jour, je l'ai rencontré,LUI et j'ai su qu'un jour on en aurait ensemble (on n'a juste pas encore décidé quand).
    C'est aussi bête et cucul que ça, et c'est aussi pour ça qu'on s'est mariés alors qu'il y a 8 ans je disais que le mariage c'était rien qu'un bout de papier qui servait à rien. Aujourd'hui je suis très heureuse de m'être mariée. Avec lui. C'est important le quand,et le avec qui car dans la vie tout est question de moments et de personnes.

    Ensuite, pour la question "pourquoi on veut faire un enfant". Je dis bien UN parce qu'avoir des enfants ça ne se décide pas comme ça, je trouve.
    Et bien, je répondrais ce que mon cher mari a dit après que nous ayons commencé à nous interroger sur la question un soir de beuverie : "de toutes façons, si on rationalise, personne n'en ferait jamais. Ce qu'il faut se demander finalement c'est savoir si on en a vraiment envie, viscéralement".

    Ne croyez pas que ceux qui savent qu'ils en veulent ne se posent pas de questions. Les gens un tantinet rationnels avec plus de 3 neurones actifs s'en posent forcement.
    Le coup de l'évidence ne marche pas pour tout le monde. Dans notre cas, l'envie est plus forte que les arguments contre, c'est ce qui motive la décision.

    Surtout quand on subit les enfants des autres en soirée, en week end, ou au resto.
    Pour certaines femmes, c'est un truc inné, et qui me gène d'ailleurs car certaines semblent surtout aimer jouer à la poupée.
    Pour d'autres, en l'occurrence moi, c'est plutôt une envie d'élever un être avec l'homme de ma vie, pour lui transmettre nos valeurs en espérant qu'il devienne un être indépendant et éclairé pour participer à la vie de cette planète.
    Et en bonus, il y a l'envie inexplicable de fonder une famille, peut être parce que ma propre famille est géniale, que j'ai eu une enfance super, avec des parents hyper ouverts, qui ont en partie (l'autre partie vient des expériences) fait de moi ce que je suis aujourd'hui et que j'ai envie de faire connaître ça à un autre être.

    Concernant la non envie d'enfants, je ne pose jamais la question car elle est déplacée et idiote. J'ai des proches qui n'arrivent pas à avoir d'enfants depuis 2 ans, et dont la femme se met à pleurer chaque fois qu'un imbécile pose la question fatidique du "bé alors c'est pour quand ?".

    Chacun fait ce qu'il veut, j'ai plusieurs amies qui ne veulent pas d'enfants, et je me fiche de savoir pourquoi, c'est leur droit le plus strict. De même, elles ne jugent pas le fait que j'en veuille un jour.

    Voilà c'est malin, j'ai presque plus de matière pour mon propre billet. Arf.

  37. en fait j'ai envie de rajouter : il faut arrêter de se demander pourquoi untel fait ceci ou cela, il le fait c'est tout, parce que c'est ce qu'il veut faire, et que même si on ne ferait peut être pas comme lui, il fait ce qu'il veut bon sang.
    Le jour où les gens arrêteront de chercher une explication à leurs différences, wahou, ça sera Noël tous les jours.
    Comme quelqu'un l'a dit dans un autre commentaire, les gens posent ce genre de questions débiles et pas que sur le sujet de la maternité, pour se convaincre qu'ils ont fait le bon choix, ou pour projeter leurs peurs sur nous. Certains sont également jaloux de ne pas avoir osé faire le même choix et préfèrent critiquer que de l'admettre. Bref.

  38. Ah la question qui tchue.
    Tenter d'y répondre pendant la tétée de 4h, d'une main, et la tête dans le coton, ne fera pas justice à cette merveilleuse aventure de l'enfantement.
    Tiens je vais faire une note plutôt ...
    Bonne nuit les heureux nullipares, courage les autres :)

  39. "sans être médecin, je dirais que si tu te retiens au point d’avoir une urine café au lait c’est que
    1. tu devrais être sous dialyse
    2. tu as confondu des orifices assez proches

    mais encore une fois je ne suis pas médecin.

    mais c’est joli sinon. une legende urbaine, mais joli."

    Ce n'est pas une légende urbain, mais la mésaventure d'une ancienne connaissance.

    Si tu retiens trop ton urine, tu risques l'inection urinaire, particulièrement les filles/femmes, très sujettes à la cystite, à cause de la faible longueur de leur urètre.

    Je voulais montrer, soit que la grossesse à modifié le métabolisme dans un sens heureux, soit que le psychisme a fait ça. En devenant réellement femme, la jeune femme a cessé de se comporter en fille qui attendant l'attention de sa mère, d'autant que sa mère lui a manifestement signifié qu'elle ne devait pas s'inscruter chez elle avec sa gosse; elle est donc allé se mettre avec un autre type que le père (je passe les détails de l'histoire).

    Un peu idem avec une femme, grosse, qui a maigri quand sa mère est morte. Apparement elle accumulais du gras depuis l'enfance pour des questions affectives (besoin d'affection/ besoin de protection non satisfait que le corps compense à se transformant en grosse peluche; je laisse au psy analyser la chose).

  40. oh comme elle parle bien l'annelise :)
    moi aussi j'ai jamais voulu d'enfant avant d'être avec mon biscotte. pis lui en voulait et j'ai dit oui.
    et quand la première est partie, on savait qu'on referait tout de suite une deuxième.
    bon par contre, le 3ème en route, on le voulait mais pas tout de suite, bah tant pis.
    moi je préfère ma vie avec mes enfants que sans, c'est tout.
    et si les gens préfèrent la vie sans enfant, ils ont totalement raison. on ne court qu'après son bonheur après tout.

  41. En ce qui me concerne, comme beaucoup de gens, c'est un désir que j'ai toujours eu au fond de moi depuis toute petite.
    J'adore les enfants (même si quand ils grandissent, je me sens un peu moins à l'aise avec eux), j'adore l'idée d'éduquer un enfant, de le guider pour en faire un adulte.
    Vraiment chez moi, la notion de transmission de valeurs et de sentiments et un truc ultra fort et très souvent je pense que quand j'aurais des enfants, je voudrais leur transmettre telle ou telle chose.

    Après le trip d'avoir créé un être humain qui est un bout de toi je trouve ça assez marrant aussi. Le côté incertain de la chose : à quoi va t-il ressembler, quel caractère aura t-il... il y a un côté loterie que j'aime bien ! (ça paraît horrible dit comme ça ! ).
    C'est un truc un peu mystique, on se lance dans ce qui est sûrement la plus grande aventure de notre vie sans vraiment savoir ce que ça va donner, ça donne tout de suite une excitation assez folle à la vie d'adulte où tu es nettement moins émerveillé que quand tu étais enfant.

    Pfiouuu, tu m'as fait mettre des mots là où je n'en avais jamais vraiment mis (du moins pas autant). C'est un peu fou.

  42. Resh « Je n’ai jamais voulu d’enfant pour une raison simple, j’ai eu un père de merde, qui a eu un père de merde, qui a eu un père de merde etc sur x générations, et je n’ai simplement pas envie d’être le suivant sur la liste. »

    Je pensais exactement la même chose avant de faire exactement le contraire. Pour le coup, lorsque l’on est mal parti, parvenir à être un père correct semble comme une sorte d’exploit genre aller sur la lune à la nage, avec un sac à dos rempli de galets. C’est, sans ironie, une aventure personnelle, la jungle, avec des hochets au lieu des machettes.

    Ce changement de cap soudain m’a offert une grosse leçon de relativisme. D’ailleurs, le principal enseignement d’être parent, c’est un peu cela, du relativisme, en quantité, ne pas juger ceux qui ne veulent pas d’enfants, ne pas juger ceux qui en veulent énormément, ne pas juger ceux qui font vite à manger, regardent la télé, ou rejette le cynisme.

    Je ne sais plus trop pourquoi on veut des enfants, à un moment, lorsqu’on est avec la bonne personne, que je l’on pense ne va pas manger de la peinture au plomb cette année, se dessine la perspective d’avoir un enfant, et la curiosité immense de le faire, de se voir en parent, et la chose arrive assez cocassement.

    C’est un accomplissement, comme faire une carrière, un livre, une vocation. La seule chose à retenir, vraiment, c’est arrêter la vision du chemin unique, de ne pas mépriser ceux qui font un choix, de ne pas parler de « vache à lait » ou de vie ratée sans enfants, par exemple.

  43. Que voilà une question étrange à demander à quelqu'un : pourquoi ne pas vouloir/pourquoi vouloir des enfants.
    A mon sens c'est une seule et même question entre parenthèses.

    On va pouvoir lire (et ca se confirme)à la pelle les raisons personnelles, qui se recoupent en catégories vaguement culpabilisatrices (oh mon dieu c'est égoïste d'en avoir/de ne pas en avoir), psychanalytiques (réparer ou éviter l'histoire de sa propre enfance), et blablabla.

    Mes raisons d'avoir des enfants sont inintéressantes: soit elles se retrouvent dans ces jolies catégories, soit elles sont plus personnelles et n'ont pas grand chose à raconter à l'extérieur de moi.

    Beaucoup de choses m'agacent, et parmi celles ci qu'on insiste auprès de mes amies qui ne veulent pas d'enfant en leur expliquant qu'elles changeront d'avis, qu'on leur dise "je te l'avais bien dit" si effectivement elle changent, qu'on m'explique que je suis un peu folle d'avoir fait un enfant, sans parler du deuxième, etc.

    Je pensais que vous le saviez déjà : les femmes ont toujours tort, font toujours des choix immatures et ont toujours un entourage qui saurait bien mieux qu'elles comment mener leur vie.
    Pourquoi croyez vous que la question avoir des enfants/ne pas en avoir serait différente?

  44. Je me rends compte que j'ai oublié d'expliquer un détail : les femmes qui ont des enfants, tombent enceinte, etc...se retrouvent elles aussi sous des monceaux de commentaires aussi moralistes, culpabilisateurs et idiots pour tout dire que celles qui annoncent ne pas vouloir enfanter.

    Croyez moi.

    Ceci dit, mon préféré, c'est encore cet homme très âgé qui me croise enceinte, et qui me crache dessus en me criant " les femmes, toutes des putes!"

  45. Très bonne question. Je n'ai pas d'enfant. J'en aurai peut-être ou peut-être pas. Je n'en sais rien pour le moment. Et j'ai comme toi 36 ans et d'aucuns diraient il est temps d'y penser. Ce à quoi je répondrai "de quoi je me mêle".

    Je me demande d'abord pourquoi en 2011, alors que les moyens de contraception sont divers et accessibles, il y a autant de femmes qui font des enfants (et d'hommes aussi ne soyons pas sectaires). La France et l'Irlande détiennent le record en Europe du nombre d'enfants par femme.
    Je ne comprends pas que ce choix semble si évident à certains alors que c'est une énorme responsabilité de mettre au monde des enfants. Il y a bien sûr une norme sociale du couple avec enfants, ne nous voilons pas la face.
    Depuis la possibilité de la contraception, c'est sensé être un vrai choix d'avoir un enfant qui va impliquer beaucoup de changements dans notre vie, celle de notre compagnon, celle de nos amis, la famille, etc.
    Cela fait deux générations que les femmes peuvent enfin choisir si elles veulent ou non un enfant (en 1952, Valérie, tu aurais eu deux-trois marmots et probablement pas la possibilité de t'interroger - sauf avortement clandestin dans une cuisine). Je pense mais me trompe peut-être que c'est la possibilité de ce choix (avoir ou pas des enfants) qui rend la décision incertaine, douloureuse, pas évidente.
    Et que effectivement, au-delà d'un certain âge, nous les femmes sommes obligées de nous positionner sur ça : en avoir ou pas.
    Je suis assez simple là-dessus. Je crois que les gens sont avant tout guidés par leurs désirs. Le tout est de connaître ce désir là. S'ils ont envie, ils feront des enfants même si c'est compliqué matériellement etc. Si comme toi, ils n'en veulent pas, ils n'en auront pas (même si dans une société très normée, prendre une autre route est toujours plus compliquée à assumer).
    Je trouve triste les gens qui jugent ceux qui n'ont pas d'enfants les taxant d'égoïste. Je ne vois pas le rapport.
    Le vrai problème pour moi est de savoir ce dont on a réellement envie et si on est capable d'assumer le choix qu'on aura fait. Le pire étant les regrets.

    Suzanne

  46. "Je pense mais me trompe peut-être que c’est la possibilité de ce choix (avoir ou pas des enfants) qui rend la décision incertaine, douloureuse, pas évidente." ==> ben en fait ma décision n'est pas du tout douloureuse ou pas évidente.
    j'ignorais juste que juste 10% des femmes n'avaient pas d'enfant (j'aurais dit 30%) donc ca m'a surprise.
    mais je n'ai jamais mais alors jamais envie d'avoir eu un enfant. à aucun moment de ma vie.

    "Le vrai problème pour moi est de savoir ce dont on a réellement envie et si on est capable d’assumer le choix qu’on aura fait. Le pire étant les regrets."
    absolument. mais si regrets il doit y avoir, je dirais qu'il vaut mieux regretter de ne pas en avoir eu que de regretter d'en avoir eu.

  47. Toutes mes excuses pour mon précédent post. Je n'avais pas l'intention de juger qui que ce soit. C'était juste une façon très très maladroite d'exprimer ma difficulté à envisager d'avoir des enfants.
    Merci aux parents qui ont pris le temps d'éclairer ma lanterne, notamment Fahay et Annelise. C'était rassurant de vous lire pour moi qui suis entourée de femmes pour qui avoir des enfants est une simple évidence.

  48. Je serais bien incapable de dire pourquoi j'ai eu des enfants, mais ce dont je suis certaine, c'est que ça n'a strictement rien à voir avec ma propre enfance ou avec mes parents. Je n'ai jamais été vraiment certaine d'avoir des choses à transmettre, en fait je ne me suis pas beaucoup posé de question, je vis le truc au jour le jour en profitant du plaisir de vivre avec mes enfants.

  49. "Je trouve triste les gens qui jugent ceux qui n’ont pas d’enfants les taxant d’égoïste. Je ne vois pas le rapport."
    Le truc rigolo, c'est que ne pas avoir de gamin est un des quelques actes, que ses motifs soient "égoïstes" ou pas, qui ne porte préjudice à personne. Alors que si je m'offre égoïstement du chocolat au lieu de filer mes économies à un mendiant, ça ne l'arrange pas.
    Pourtant, personne ou presque, dans ce dernier cas, ne me fera la leçon.
    Sans compter les innombrables cas où agir selon ses goûts et ses intérêts est considéré comme super-positif.
    Difficile à comprendre.
    (et effectivement, comme le précise Jacmel, pile on perd, face on loose... Ô viles mères qui procréent dans ce monde cruel, et viennent nous accabler de charges histoire de toucher des allocs et de satisfaire leurs pulsions primales.)

  50. Marrant. en vous lisant, je constate que je ne me suis jamais posé la question.
    Du coup là je n'ai pas le début d'un morceau de réponse .
    En fait quand j'y réfléchissais encore, je n'en voulais pas. Je me disais les trucs habituels "criminel de faire des enfants dans un monde aussi pourri etc..." je suppose que j'ai arrêté de réfléchir...:)
    sinon en guise de contribution, à deux balles j'ajouterais que souvent ce n'est pas un enfant qu'on veut au départ...c'est un bébé...d'où la surprise pour certains parfois....

  51. La contraception est venue bouleversée tout ça, parce que faire un enfant c'est avant tout faire l'amour ? Alors maintenant on réfléchit à tu veux tu veux pas d'enfant...

  52. "Observons deux papillons..."

  53. bienvenue aux différences entre êtres humains !
    c'est aussi ce qui fait la richesse du monde...

  54. je NE VEUX PAS d'enfants, justement pour ne pas etre egoiste. La seule maniere qui me parait convernable d'en avoir un, serait l'adoption. Et pourtant c'est pas qqch que je connais, aucun adopté dans mon entourage.

    En plus du fait que l'idée d'etre enceinte me révulse, que je supporte pas les fluides divers des gosses, les cris et tout le bordel, l'être humain peut devenir tellement horrible, que je supporterais pas l'idée d'avoir engendré un monstre.

    Voila j'ai 23 ans, et j'ai jamais aimé toucher un bébé, un gosse, ou tout ce qui s'y rapporte.

  55. Fée Myrtille : pas de souci :)

    en tout cas, merci à toutes et tous pour vos témoignages, participations sans qu'on se soit engueulé.

  56. Arrakis > ha oui, c'est les mères qui font les enfants, c'est vrai.

  57. Etant célibataire, je n'avais jamais pensé avoir des enfants, je L'ai rencontré, nous nous sommes mariés et la pression familiale, sociale a fait que je suis tombée enceinte en sachant mais en ne voulant pas forcément.
    Maintenant, j'ai le pouvoir de dire "Je ne veux pas de deuxième". J'ai satisfait les autres en leur prouvant que j'en étais capable.. Mon Dieu, vivre sur base des autres est fatiguant mais c'est ce que la société ordonne. Une fois mariée ou dans une relation stable, la question est automatique "c pour quand?". Je dois avouer qu'il m'est également arrivé de la poser mais maintenant je ne la pose plus! Ca ne me regarde pas. Ca ne regardait personne non plus pourquoi je ne pensais pas au 1er enfant et maintenant, ma non-envie du 2ème ne regarde personne.
    Seulement 10% m'étonne aussi...

  58. Alors voilà...moi aussi je ne voulais pas d'enfant, peut etre l'adoption si vraiment j'avais envie d'élever un individu...et puis la terre est trop petite!!J'étais éducatrice sportive, je voyagais avec mon amour de labrador, je vivais l'aventure et c'était génial!
    Puis un accident ma fait froler la mort et ma finalemant paralysé un certain temps! La grosse merde car pour quelqu'un qui a la bougeote, ne pas pouvoir bouger c'est l'enfer!
    Puis j'ai rencontrer un gars un peu "fou" qui m'a demandé dés le premier soir de lui faire un enfant! "Non mais t'es malade toi!"Ma santé n'allait pas beaucoup mieux donc l'excuse était toute trouvé! Sauf que quelques mois plus tard je me suis mise a avoir le mal de mer (ce qui n'est pas terrible quant on bosse sur un bateau)...je passe les détails mais mon corps n'aurait jamais supporter cette grossesse et avec toute la ferrailles qui tenait mes os cela n'aurait pas été terrible. Donc IVG! Et oui!"pas grave je n'en voulais pas!!" J'ai souffert d'avoir perdu ce bébe alors que je ne voulais pas d'enfant!!!Bref le temps à passé....puis un medecin me découvre une tumeur! Ablation, angoisse....
    A ce moment là j'ai eu envie d'un enfant dans ma vie!Je crois que j'ai eu peur pour la première fois de ma vie (pourtant je suis un peu casse coup)!
    Aujourd'hui j'ai 34 ans et une fille de 15 mois qui est adorable, un vrai amour.Pour elle je suis devenue femme au foyer (si si je vous jure !!!)Mes amis n'en reviennent pas et moi...non plus. Ma liberté me manque parfois c'est sur, mais moins que ma fille si je m'absente 3 heures!!!!
    Conclusion: il faut s'écouter!

  59. Les deux choix sont a respecter, même si l'espèce humaine a néanmoins besoin de de reproduire pour continuer a exister!
    Je suis maman d un petit garçon de 27mois c'est un rayon de soleil dans nos vies. Le voir grandir apprendre s émerveiller de tout ce Ui l'entoure courir dans la rue en faisant le fou danser jouer avec son ombre en rigolant tous ces instants magiques font que ce désir d'être maman qui etait tout au fond de moi est aujourd'hui plus qu'un désire mais une réalité! Le petit deuxième est en route et nous l'attendons avec autant de joie que son grand frère notre famille s agrandit et nous avons crée une vraie famille elle est la soudée prête a tout pour aider l'un de ses membres....
    Bien sur dans le monde actuel on ne sait pas c qu'on va laisser a nos enfants... Ici nous faisons tout pour lui donner lenvi de continuer nos projets d environnement et de sauvegarde de la planète pour un mOnde meilleur bien sur c'est utopique mais c'est Grace a nos rêves et nos volOntes que nous pourrons offrir le meilleur a nos enfants....

  60. J'ai longtemps eu un discours radical, genre "je ne veux pas d'enfant, je suis bien trop égoïste pour avoir à m'occuper d'un petit, j'aime trop ma liberté et mon indépendance, je me vois mal prêter mon corps à un truc qui va se nourrir de moi pour grandir beark beark beark"
    Très honnêtement, je me voyais très heureuse quand je me projetais dans le futur sans enfant, en train d'accomplir un de mes 1000 et un projets un peu farfelu qui me vont si bien!
    Et puis...je rencontre un amoureux avec qui il y a une sorte d'évidence (qui nous fait aménager ensemble au bout d'une semaine, bonjour les cris d'horreur de l'entourage : mais vous êtes malaaaaaades!!!!)
    Je le préviens pourtant dès le début ; avec moi, il n'y aura pas de projet bébé!! et contrairement aux autres, il n'émet pas de jugement, ne me parle pas de mon horloge biologique qui va forcément finir par sonner (dieu que ça m'énerve ce genre de discours à deux balles!), et conçoit qu'on puisse vivre heureux sans enfanter.
    Morale de l'histoire, sans vraiment y penser, nous voilà parents! Un beau petit garçon s'est invité dans notre histoire d'amour, et ce bébé n'a fait que me montrer à quel point je me trompais quant à mes convictions! J'ai adoré mon corps durant la grossesse, l'accouchement a été une put*** d'épreuve initiatique, et m'occuper de cet enfant me révèle des côtés de moi que j'ignorais complètement...être capable d'autant d'amour, c'est assez fou...
    Maintenant, ce n'est qu'une expérience parmi tant d'autre, et même si j'ai changé de camp, je respecte complètement les femmes qui ne veulent pas d'enfant, et j'admire celles qui ont la force d'assumer leurs convictions, car il n'y a rien de pire que de devenir maman pour être dans la norme, ça fait des malheureux...

  61. j'ai eu 3 enfants désirés , j'ai ressenti une envie très forte de les avoir , mais comme quelqu'un là dit plus haut, ils me sortent par les yeux à certain moment, ils arrivent à me faire exploser, à m'énerver jusqu'a des limites que je ne me connaissait pas et je déteste ça, j'ai horreur de crier ! mais malgrès nous ça heureusement il y'a plein de bon côté, quand ils me dient qu'il m'aime, qu'il font des chose pour nous faire plaisir, qu'il nous souris.... je pense vraiment qu'ils faut faire des enfants si on s'en sent capable et qu'on en ressent le besoin, sinon à quoi bon les mettre sur Terre si ce n'est pour les accompagner toute leur vie ! tu as raison de ne pas donner naissance à un enfant si tu n'en a pas envie il me semble que c'est ton droit et ton choix ! il n'y a aucune obligation à donner naissance ! si tu es heureuse comme ça reste y !

  62. salut a toi !
    et bien, c est une superbe façon d'aborder les choses...et de poser la question...effectivement doit on justifier de ce désir ou de ce non-désir d'avoir des enfants ? est ce que ca peut s'expliquer, tout simplement ?

    Pourquoi, j'en sais vraiment rien...Je sais que quand j'étais petite, mes poupées avaient plus de place que moi dans mon lit...a 5 ans j'étais désignée par la maitresse pour aller consoler les plus petits que moi qui avaient un gros chagrin. a 10 ans j'achetais en cachette une paire de petits chaussons, pour le jour ou..je ne sais pas si on peut parler d'instinct reproductif...Moi j'ai toujours eu la pulsion maternante. pas de me reproduire, mais de materner, c est certain. mon boulot avant d être mère, c était de materner des papis et des mamies, des enfants qui n'étaient pas à moi, des personnes handicapées...je crois que pour le coup, ca coulait de source. mais pourquoi avec tout ca monde à materner deja, en suis je arrivée à faire des enfants, la j'ai pas de réponse...l'envie a vivre ca tout le temps, quotidiennement.

    ce que j'ai découvert après m'a grandement conforté dans l'envie d'en faire encore, des petits...l'accompagnement d'un autre être vers la liberté et l'autonomie, l'occasion de se donner les moyens de se bonifier, l'obligation de trouver en soi des ressources pour s'assumer et assurer quoi qu'il arrive, la découverte d'un amour réellement inconditionnel, avec tout ce que cela comporte, l'approche de l'essentiel des besoins humains...Mais en fait, d'une part, j'ai découvert en devenant mère, même si je le pressentais ainsi, je ne peux pas dire que j'aurai posé ces mots ou ces pensées là avant de les avoir..Je ne peux donc pas parler de "motivation à devenir parent" ?

    d'autre part, je pense qu'on peut découvrir ces aspects de la vie à travers d'autres choses, chacun son truc...disons qu'avoir des enfants est plus abordable que de devenir médecin dans l'humanitaire ! donc la encore , pas de raison "valable".

    je sais que ca a toujours fait intimement partie de moi. égoïsme ou pas, j'en sais trop rien...de l'inquiétude quoi qu'il en soit à l'heure d'aujourd'hui hui et un peu de culpabilité quant au nombre de bouches à nourrir que j'ai posé sur cette terre (qui eux même risquent de se reproduire!) qui a deja du mal a porter tout le monde, et dans des conditions discutables. Mais j'aspire à participer à changer ça, un peu dans on quotidien et un peu a travers eux aussi, à faire d'eux des être pensants et autonomes, ente autre...

    Mais il y a bien des gens que je ne comprends pas . Je me demande souvent moi aussi ce qui pousse les gens a avoir des enfants, quand je vois ensuite ce qui en ressort. A se demander si les enfants ne font pas EXPRÈS de tomber malade pour embêter leurs parents, ou a se demander si les parents savaient un peu ce qu'était un enfant avant d'en faire un..j'ai l'impression que c est "dans l'ordre des choses" de faire des enfants, on le fait parce que c est comme ca la vie, que c est normal, que ca fait partie du projet de vie qu'on nous fait miroiter depuis toujours ("quand tu seras une maman tu pourras..." "ils vécurent heureux et eurent..."). Avoir des enfants, c est BIEN, c est NORMAL, c'est le voie tracée...Mais en fait, c est bien dommage pour plein de parents et plein d'enfants qui s'en seraient surement passés s'il avaient su...je suis hard là peut être...

    enfin bref, j'ai dans mon entourage des personnes qui n'ont pas d'enfants et qui l'assument plutôt bien. ce qui est fou c est que c est un vrai tabou ! quand on côtoie une femme de plus de 40 ans sans enfants, on ose même pas poser la question simplement ou aborder le sujet sans détour, on soupçonne qu'il y a forcement un cas douloureux ou une histoire lourde, un truc louche...je connais certaines femmes qui ont envie de vivre pour elles, avoir des sous pour se cultiver et avoir des projets auxquels je n'aurait moi-même plus jamais accès lol et je peux comprendre ça. d'autres sentent qu'il ne seraient pas de "bons" parents, qu'ils n'auront pas la "fibre" la patience, le compréhension...la part contre c est presque dommage car c est sans doute ces gens là qui ont la conscience la plus aigüe de ce que représente, comme tu le dis très justement "engager la vie d’un autre être humain" et qui seraient probablement de très bons parents s'ils avaient envie de s'y consacrer..

    enfin bref, total respect de ce choix hors norme qui doit être difficile à assumer parfois, mais qui a le mérite d être un vrai choix , pesé et réfléchis, contrairement a beaucoup de gens qui font le choix inverse sans qu'il en soit vraiment un.

    pour nous a c'est a bien d'autre niveaux que ce genre de questions sont soulevées et c est vrai, quand on nous demande souvent "mais pourquoi vous faites comme ci ou comme ca" nous avons pris le même parti que toi en posant nous aussi la question "mais pourquoi ne le faites vous pas ? " et les réponses sont parfois surprenantes...

    bonne continuation et merci de faire partager cette réflexion et de l'ouvrir à tous

  63. Je trouve çà bien de savoir que l'on ne veut pas d'enfant ; quand tant d'autres en font et redent leurs enfants malheureux!

  64. Question compliquée...
    Si je veux être sincère, je pense qu'il y a plusieurs raisons au fait que j'ai un enfant.
    - La société en elle même, qui pousse à avoir des enfants. Et si c'est pas la société, ce sont les futurs grand parents, donc bon ca revient au même.
    - L'envie d'avancer. Dans le couple, une fois posé, de mon point de vue, faut que ca avance. L'enfant, ca donne un objectif commun, ca rapproche. Puis quand il est né, faut prendre des décision à deux etc. Je pense que cette raison est importante.

    Maintenant qu'il est né et que j'ai plus de recul (il a bientôt 2 ans), je peux réfléchir à "ai-je eut raison de le faire"?
    Oui et Non.
    Non, parce que c'est sur, purement égoïstement, l'enfant accapare beaucoup de temps, fatigue, nous empêche de faire les choses que l'on aimait faire avec Monsieur. Sortie ciné, vacances etc etc, tout devient plus compliqué à faire lorsqu'on a un enfant. Et je vous parle pas des retombées financières.
    Disons qu'on était bien tous les deux.

    Mais il y a oui en même temps.
    Tot ou tard, l'amour pour cette enfant apparaît. On se soucis quand il malade. On est heureux lorsqu'il vous manifeste clairement son attachement.
    Et puis c'est sûr, c'est un point commun avec le Papa. Les décisions se prennent à deux.
    Et mine deux, on est vachement fiers de notre enfant. J'ai accouché, oui madame, je sais ce que c'est. Et puis l'enfant grandit, on est tellement fier de lui.
    Enfin, l'enfant vous ouvre les yeux sur certaines choses dont on avait pas forcément conscience. Je sais de quoi je parle, j'ai ouvert une boutique de puériculture bio suite à mon fils...

    Les différentes raisons (que ce soit pour le Oui ou le Non) restent vachement égoïstes, c'est clair. Mais faut être sincères, l'enfant n'a rien demandé lui. C'est NOUS qui avons décidé de le faire naitre. Les raisons que ce soit pour en avoir ou non sont donc forcément égoïstes.

    Je n'essayerai pas de pousser quelqu'un à avoir un enfant si elle n'en souhaite pas. Je me dirais "ben voilà quelqu'un qui va vivre tranquillou". Mais je comprendrais aussi celui qui en veux. Je me dirai "voilà quelqu'un qui va vivre moins tranquille, mais sera heureux tout de même".

    Voilou!

  65. FilleAuxCraies > Ben oui, les mâles n'ont pas d'horloge biologique reproductrice et ne procréent que pour complaire à madame. La seule exception concerne les non-blancs, immigrés et autres pas-dchez-nous, chez qui les mâles aussi se reproduisent de leur propre initiative, mais pour les allocs uniquement.

    Bref, tout ça pour préciser au cas où ce ne soit pas très clair que j'ai suffisamment suivi les cours de bio pour savoir que l'immaculae conception n'existe pas, mais que je faisais dans le sardonique. (parce que bon, du coup, ta/votre réponse ne permet pas de dire si le second degré de mon post était clair. C'est terrible la vie.)

  66. Personellement, je suis dans le même cas... Quand je vois le monde évoluer, ça ne me donne pas vraiment envie d'avoir des enfants... On a déjà pas facile à l'heure actuelle mais alors je pleins nos enfants dans 20 ans...
    ET puis j'aime ma vie comme elle est, je fais ce que je veux quand je veux... C'est purement égoïste et je le reconnais mais ayant une vie professionnel déjà tellement chargée le peu de temps libre qu'il me reste, j'ai envie de le garder pour moi...
    Je pense que c'est un choix, une décision qui nous est propre... On le sent ou non... Je suis marraine et cela me suffit largement...

  67. [...] un de ses posts, Valérie interroge la maternitude et la paternitude. Elle a raison de poser la question. Pourquoi [...]

  68. je découvre ce blog par un lien sur FB, et n'ai lu que l'article, pas les (68) commentaires, donc ce que je vais dire a peut-être -sûrement- déjà été dit mais bon tant pis, voilà ce qui m'est passé par la tête en lisant...
    Donc, bien qu'ayant 4 enfants (et encore envie d'un autre), je ne te donnerai aucune raison qui motive / justifie ce fait, mais simplement, je ne pose pas plus à quelqu'un la question "pourquoi tu ne veux pas d'enfants?" que "pourquoi tu en veux?". Personne n'a à se justifier, selon moi, de son désir ou non désir d'enfant, d'autant plus que je ne suis pas sûre que la/les raisons qu'on donne sont les bonnes. Non qu'elles le soient, bonnes, mais connaît-on réellement ce qui nous pousse à nous reproduire ou pas?
    Je connais plein de gens qui ont des enfants (forcément!), mais aussi des qui n'en ont pas, par choix ou pas, et dans tous les cas ce qui est le plus difficile pour eux, c'est quand le choix n'est pas respecté (ex. : on attend d'avoir la bonne vraie raison de faire l'enfant - quand on a un boulot, une maison,une voiture... et du coup on ne le fait jamais alors que ce n'était pas le souhait de départ). Mais quand c'est un choix assumé, alors génial! Le parrain d'une de mes filles n'a pas d'enfants et ça lui convient bien...
    En tout cas merci de cette question posée et surtout de nous rappeler que ce n'est pas parce que l'on ne fait pas "comme tout le monde" que ce n'est pas "normal" (dans le sens de sain, hein!)

  69. Franchement, la pirouette consistant à prétendre sûr et certain que c'est égoïste de ne pas vouloir d'enfant (et non l'inverse ; chacune des raisons d'en vouloir me semble très simplement égoïste), ça me fait penser à la pirouette très réussie du Loto qui nous faire passer le vendredi 13 pour Jour de Chance, alors qu'historiquement c'était l'inverse...
    C'est très doué, vraiment ! Et particulièrement énervant, aussi, tant de bêtise (ou de mauvaise foi, au choix...).
    Je n'ai plus aucune patience envers tous ces idiots bien pensants qui, toute ma vie, m'ont soit affirmé que je changerai d'avis, soit affirmé que j'étais égoïste. Ah, le meilleur arrive maintenant que je m'approche des 40 ans : une fille m'a laissé entendre que si je n'avais pas d'enfants, c'est que je n'y étais pas arrivée ! On me dénie même l'existence de mon choix, maintenant !
    On croit rêver...

  70. Aucune idée pourquoi j'ai voulu avoir des gosses, vu qu'en règle générale je ne les supporte que très loin de moi et passés 10 ans. Et que je préfère grosso modo les chatons ou les chiots. Mais bon, un gosse n'est pas forcément le paramètre obligatoire pour réussir sa vie loin de là. Ce qui est difficile à admettre pour beaucoup de gens, et surtout quand il s'agit d'une opinion exprimée par une femme. Mais l'instinct parental n'est pas une option livrée obligatoirement avec les pieds, les mains et le cerveau à la naissance. Et quand on voit certains parents, on se dit qu'ils auraient mieux fait de s'abstenir également...

  71. clare : ah pas mal l'idée de te glisser insidieusement que tu n'en es pas capable... des claques se perdent..

  72. Valérie : heureusement, ça endurcit, à force, et ça ne me touche pas profondément. Ça ne fait que m'énerver. :)

  73. Je détestais ceux des autres, ça crie, ça pleure, ça dit des bêtises, ça veut te grimper sur les genoux, ça veut jouer avec toi, les miens aussi sont comme ça, mais ce sont les miens alors je les aime bien et finalement je m'y suis faite.

  74. C'est purement par narcissisme : histoire de voir une ou un petit-e Moi. Après, obligée de le laisser grandir et l'élever pour voir ce que ça donne avec quelques années de plus ...!
    :)

  75. J'ai 18 ans et quand je dis que je ne me marierais pas et n'aurais jamais d'enfants, les gens me regardent comme ça http://rayanegh92.unblog.fr/files/2009/03/chat35.jpg

  76. Je réponds un peu tard, mais je suis tombée sur ce blog en cherchant des articles sur un autre thème, et voilà, je suis accro.

    En général je lis les autres commentaires et je trouve que tout a été dit,alors je m'abstiens. Mais là, je dois dire que je ne suis d'accord avec personne!

    Le désir d'enfant (ou son absence) n'est pas quelque chose qui se décide, qui se prémédite. C'est comme de tomber amoureux, ça ne se décide pas! C'est une pulsion, un désir, tellement violent qu'on en perd le sens commun, sinon, bien entendu, on n'en ferait pas des enfants, car les enfants c'est chouette, mais la maternité, avec tout ce que ça englobe, c'est une abomination.

    Longtemps je n'ai pas voulu d'enfant, et puis un jour, et je ne chercherai pas à justifier pourquoi, ça serait absurde, le désir était là, il a tout balayé, les pour/contre, les angoisses et la reflexion, il a balayé, anéati, terrassé, ravagé le non désir qui le précédait. Et c'est tout.

    Et je trouve qu'essayer de justifier après coup une pulsion, ça n'a pas de sens.

    Charlie Chaplin a dit "life is not a sense, it's a desir", dans Limelight. Et ben les bébés c'est pareil... Et je ne comprends pas qu'on blâme ceux et celles qui n'ont pas été traversé par ce désir là...

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