mai 172016
 

Ce livre, Africaines et diplômées à l’époque coloniale (1918-1957) de Pascale Barthélémy, m' a été offert par l’intermédiaire de ma wish list :) merci mille fois !

L'auteure travaille sur les femmes africaines vivant dans l'AOF c'est à dire la fédération d'Afrique Occidentale française, qui comprenait en 1895 les pays et régions suivantes ; la Côte d'Ivoire, le Dahomey (Bénin), la Guinée, la Haute-Volta, La Mauritanie (à partir de 1920), le Niger (1922), le Soudan français et le Sénégal.
Il y eut environ un millier de femmes formées par la France pour devenir sages-femmes, infirmières-visiteuses ou institutrices. Pascale Barthélémy en a rencontré 88.
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mai 022016
 

Voici le résumé du livre de Serge Tcherkézoff Tahiti - 1768 Jeunes filles en pleurs, la face cachée des premiers contacts et la naissance du mythe occidental

 

Avant de commencer le résumé de ce livre, quelques remarques préliminaires.

Le sujet du livre est la déconstruction des mythes (racistes et sexistes) autour des femmes tahitiennes. Il montre comment, en quelques récits hâtifs et ethnocentrés de colonisateurs, on a construit tout un mythe de liberté sexuelle voire de lubricité des femmes tahitiennes.
On a souvent tendance à voir l'autre au prisme de ses propres valeurs, de sa propre culture, en interprétant un geste comme ayant partout le même sens.
Ce livre devrait être lu par tout-e ethnologue et tou-e sociologue. Sa lecture incitera chacun-e à se méfier de ce qu'il croit voir et des conclusions qu'il en tire trop hâtivement.

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mar 162016
 

Voici le résumé du livre Le viol un crime presque ordinaire de Audrey Guiller et Nolwenn Weiler. (j'ai surtout relevé des chiffres pouvant être utiles dans le livre).

La définition du viol varie selon les pays. Ainsi en Angleterre et au pays de Galles, le viol ne peut être commis que par un homme. En Australie, il y a deux définitions selon que le viol est commis en temps de guerre ou de paix.

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fév 042016
 

La préface du livre de bell hooks Ne suis-je pas une femme? est de Amandine Gay qui retrace le parcours de femmes noires activistes comme Sojourner Truth, une militante noire américaine, qui, en 1851, prononça le discours Ain't I a woman à une Convention des femmes à Akron en Ohio.

Elle évoque aussi Paulette Nardal, une martiniquaise, qui, en 1920 à Paris fut la première femme noire à étudier à la Sorbonne. Elle fonda des salons littéraires pour mettre en relation les diasporas noires. En 1930 elle co-fonda la Revue du Monde Noir avec Léo Sajoux. En 1945, elle crée le Rassemblement Féminin afin d'aider les femmes martiniquaises à exercer leur droit de vote.
Est également présentée, la journaliste Claudia Jones. secrétaire de la Commission des femmes du parti communiste des USA et secrétaire exécutive de la Commission nationale des femmes. Elle publie en 1949 "An end to the neglect of the problems of the negro woman". En 1952, elle est secrétaire du Conseil National de la Paix. En 1953 elle dirige le journal Negro affairs quarterly. A Londres où elle dut s'exiler, elle lance différents journaux ainsi que le Carribean festival qui existe encore aujourd'hui.
En 1976 en France se lance la Coordination des Femmes Noires dont les sujets d'intérêt sont les luttes des femmes, la luttes des classes, les luttes anti-impérialistes, la lutte contre l'apartheid et les questions des femmes immigrées. Cette coordination existera jusqu'en 1982. De 1982 à 1994, existe le Mouvement pour la Défense des Droits de la Femme Noire.
Aux Etats-Unis les noirs ont pu investir les universités ; c'est beaucoup plus difficile en France où cela est vu comme du communautarisme  et allant à l'inverse de l'universalisme français.
Amandine Gay souligne employer le terme"afro-descendante" pour se qualifier.
Le mot intersectionnalité naît en 1989 de Kimberlé Crenshaw. les champs d'études spécifiques aux noirs sont peu étudiés comme par exemple la femme potomitan.
Depuis 2013, l'afro féminisme réapparait avec une grande vigueur en France avec des blogs, des manifestations, des collectifs, des émissions de radio, une revue, des conférences.

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jan 222016
 

Il y a quelques années, il était très à la mode de présenter les Na comme un "paradis sur terre" et un "matriarcat". Il y avait évidemment des préjugés exotisants, racistes et sexistes derrière ces visions d'Epinal. J'avais fait un bref résumé du livre de l'anthropologue Cai Hua il y a quelques années ; en voici une version plus complète.
Ce livre aide également à comprendre qu'il existe d'autres systèmes de parenté que celui que nous connaissons ; sans nul doute les Na seraient étonnés d'entendre parler de "un enfant c'est un papa, une maman".

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jan 202016
 

La respectabilité est un signe de classe et donc un enjeu pour les classes populaires. L'étude porte sur 83 femmes blanches du Nord Ouest de l'Angleterre. La respectabilité joue un rôle essentiel dans l'identité nationale britannique ; certains en ont naturellement , d'autres doivent être contrôlés par de l'état. La famille est vue comme un lieu de stabilité et la femme comme une force civilisatrice. La femme peut être une source de menace pour la société. L'état met donc en place des cours d'éducation domestique afin d'éduquer les femmes des classes populaires. Les femmes qui vont dans ces écoles d'aide à la personnes ont des ressources culturelles féminines à ce sujet puisqu'elles ont déjà des expériences personnelles en termes de soin à la personne au sein de leur famille. Elles se dévaluent et se déprécient lorsque les pratiques institutionnelles enseignées à l'école leur expliquent que ce qui est correct ne correspond pas à ce qu'elles avaient l'habitude de faire. Cela développe leur anxiété qui les prédispose à se responsabiliser.
Quand ces femmes commencent leur stage, elles sont très soumises à l'évaluation et exercent sur elles-mêmes un contrôle permanent. Pour se sentir respectables elles font du bénévolat ce qui les conduit à être exploitées.
Elles cherchent à dissimuler leur appartenance de classe ; cette dissimulation est justement un produit de leur classe.
Il est difficile pour elles de rentabiliser leur appartenance de classe. Elles vont investir dans des vêtements, des pratiques de consommation, des loisirs. Elles aspirent ainsi à une classe supérieure imaginaire et fantasmée.
La féminité :
Les femmes des classes populaires sont ce que la féminité n'est pas. Elles doivent donc désavouer le sexuel et mettre en scène une apparence et une conduite féminines pour avoir l'approbation et la validation culturelles, puisqu'elles sont vues par défaut comme vulgaires.
La féminité devient une ressource culturelle leur permettant d'éviter un déclassement.
Pour ne pas mettre en danger leurs investissements, elles se font complices de la féminité qui est une catégorie inhospitalière et davantage une nécessité qu'une souhait. La féminité reste en effet une catégorie de classe.
L'hétérosexualité :
L'hétérosexualité consolide la respectabilité et en est un marqueur puissant. Il est très difficile pour les femmes des classes populaires d'assumer une identité sexuelle (homosexuelle ou hétérosexuelle) car elles cherchent justement à éviter cette sexualisation dans une quête de la respectabilité. Elles "jouent" parfois les lesbiennes pour avoir la paix ; cela leur permet de créer un espace protégé où elles sont ensembles à jouer à être sexuelles sans risquer une perte de respectabilité.
Le féminisme :
S'identifier au féminisme suppose pour les femme des classes populaires de s'identifier à la catégorie "femme" et donc à la catégorie "femme populaire" ce qu'elles refusent. Elles considèrent que le féminisme ne s'adresse pas à elles et ne leur demande pas leur avis. Même le discours d'indépendance du féminisme leur semble lointain car il est prononcé par des femmes trop différentes d'elles. Elles ne savent pas ce qu'elles ont à gagner avec le féminisme que la féminité ne pourrait leur donner. Elles s'intéressent parfois au féminisme après une expérience négative ce qui rattache toujours le féminisme à quelqu'un chose de négatif. Qui plus est le féminisme est vu comme une autorité morale.

déc 212015
 

Un article un petit peu fouillis, aujourd'hui.

- Je voudrais déjà remercier toutes les personnes, qui ces dernières semaines m'ont offert des livres par le biais de ma wish list. Je le fais sur twitter et facebook sans penser que tout le monde ne consulte pas ces deux outils. Merci encore j'ai vraiment apprécié toutes ces attentins :) .

- Sur un tout autre sujet, dans le cadre de mon travail, j'ai été interviewée dans l'émission Les pieds sur terre pour parler du 13 novembre.

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oct 152015
 

J'inaugure une nouvelle rubrique sur le blog qui ne sera pas spécialement féministe ; j'espère pourtant qu'elle vous intéressa. Elle concernera assez banalement mes lectures du moment.
Il y a peu, j'ai demandé à mes ami-es facebook de m'indiquer leurs livres préférés ; c'est au final un sacré challenge ! Lorsque je ne connaissais pas le livre qui m'avait été conseillé, je m'imaginais ce qu'il pouvait être en fonction de ce que je savais de la personne. Cela donne parfois un résultat surprenant.

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nov 202014
 

Je vais résumer L’Anatomie politique 2. Usage, déréliction et résilience des femmes de Nicole-Claude Mathieu.

Il s'agit d'une compilation d'articles de Nicole-Claude Mathieu sur des sujets divers ; le résumé aura donc un côté très décousu.

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nov 132014
 

Je vais vous résumer Et si on en finissait avec la ménagère ? de François Fatoux.

L'égalité entre hommes et femmes au sujet des tâches ménagères serait atteinte vers 2460. En 2010 les femmes faisaient 4h01 de tâches ménagères par jour et les hommes 2h13. C'est une heure de moins pour les femmes depuis 1986 et 6 mn de plus pour les hommes.

L'INSEE divise l'emploi du temps comme suit :
- le temps physiologique : sommeil, repas, toilettes, soins
- le temps professionnel et la formation
- les loisirs
- la sociabilité : téléphone, conversations, visites
- les transports
- le temps domestique : ménage, cuisine, linge, courses, soins aux enfants, jardin, bricolage, soins aux animaux

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