oct 072013
 

Je regardais hier 7 à 8 avec un reportage consacré au violeur multirécidiviste Sofiane Rasmouk accusé de viol avec violence et tentative d'homicide; Alors que l'une de ses victimes témoignait du viol, la journaliste parla de "douleur irréversible".

Les réactions suite à un viol sont diverses ; beaucoup de victimes se sentent salies, se sentent infiniment mal et ont des envies suicidaires. Si elles sont tout en fait en droit de dire qu'elles pensent ne jamais aller mieux - l'aide psychologique sera là pour les y aider - je ne tolère plus le discours social visant à les enfoncer encore davantage.
Comment entendre alors qu'on va très mal qu'une douleur est irréversible ?
Comment entendre dire qu'on n'ira jamais mieux ?
Quel espoir peut-avoir une victime de viol lorsqu'elle entend ce genre de discours ?

Nous oscillons dans des discours très schizophréniques à l'égard des victimes de viol.
Soit nous nions leur viol en minimisant ce qu'il s'est passé, en les accusant d'en être responsables ou de l'avoir cherché. Pire, on va parfois jusqu'à dire qu'elles aiment cela. Ainsi lorsque Madonna parle de son viol, on dit qu'elle l'a cherché vu comment elle s'habillait à l'époque, qu'elle doit bien regretter vu que cela ne risquerait plus de lui arriver maintenant, voire qu'elle ment car il est bien connu que rien ne vaut un viol pour faire parler de soi. La majorité des victimes de viol subit ce genre de discours, soit directement (de la part de proches, de la police ou de la justice) soit indirectement par les discours qu'elle peut lire et entendre. On peut le nier - vous allez le nier - se dire qu'on est tous très très très contre le viol ; il n'en demeure pas moins que si seulement 10% des victimes portent plainte c'est à cause de ce genre de discours que nous véhiculons tous et toutes.

Lorsqu'il n'est pas possible de nier le viol, dans le cas où on concède à la victime qu'elle ne l'a pas cherché, qu'elle n'a pas provoqué et que le violeur n'a aucune circonstance atténuante (comme le talent, l'amour, la tristesse, la frustration sexuelle ou autres sentiments qui semblent permettre aux hommes de pouvoir violer), on part du principe qu'elle ne va jamais s'en remettre. Et qu'il vaudrait mieux au passage qu'elle ne s'en remette pas, sinon on aurait pu croire qu'elle a aimé cela. On parle ainsi de "douleur irréversible" pour bien ancrer dans l'esprit des victimes de viol qu'il ne faut pas s'en remettre.
Les féministes oscillent toujours, face à un viol, entre deux positions qui sont souvent incompatibles ; d'un côté insister sur la gravité d'un viol et le trauma important qu'il peut avoir sur une victime et de l'autre, dire aux victimes qu'on peut se remettre d'un viol.
Je tends à penser, quitte à choquer de nombreuses féministes, que le trauma lié au viol, est sans aucun doute accentué par la valeur accordée au sexe des femmes dans une société donnée. A force de dire et de répéter aux femmes que leur virginité a une valeur (laquelle ?), qu'il faut faire attention (à quoi ?), qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec son sexe (pourquoi donc ?) mais qu'en revanche les hommes ont "des besoins sexuels qu'il faut bien assouvir", le système social patriarcal peut ajouter au trauma existant. Je ne suis évidemment pas en train de dire que le viol n'est pas traumatisant ; je dis que si le sexe des femme n'était pas jugé comme un trésor (trésor dont on peut s'emparer d'ailleurs), que si le discours après un viol ne visait pas à blâmer les femmes alors le viol serait peut-être vécu de façon moins traumatisante. Une grande part du traumatisme est à mon sens dû à la culpabilisation intégrée des femmes qui pensent pour beaucoup qu'elles ont cherché leur viol, ont provoqué, se sont trop débattues ou pas assez, ont trop pleuré ou pas assez bref ont forcé leur violeur à les violer.

Alors un viol une douleur irréversible ? Alors le viol pire que la mort ?
En disant cela vous contribuez à enfoncer davantage des victimes de viol. Il ne s'agit pas - et cela les psys spécialisés en traumato le montrent bien - de nier la souffrance autour du viol. Il s'agit de ne pas dire aux victimes que ce qu'elles éprouvent après le viol va rythmer désormais leur vie car si, c'était le cas, autant leur tendre un  pistolet de suite.

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  48 réponses sur “Le viol une douleur irréversible ?”

  1. "rythmer désormais le viol " ?? "leur vie", non ?

  2. Article très salutaire, merci.

  3. Cet article me fait penser à ce qu'écrivait Marcela Iacub (pas taper) dans l'anti-manuel d'éducation sexeulle. J'ai lu ce livre il y a plusieures années, à une époque où j'étais bien moins engagée que maintenant dans ma réflexion féministe (j'en aurai p-ê aujourd'hui une lecture plus critique), mais c'est un des trucs qui m'avaient marqué : le fait que tout dans le système judiciaire tant à expliquer à la victime que ce qu'elle a subi est un dommage irrémédiable, "pire que la mort", et que ça ne l'aide pas forcément à s'en remettre.

  4. "Je tends à penser, quitte à choquer de nombreuses féministes, que le trauma lié au viol, est sans aucun doute accentué par la valeur accordée au sexe des femmes dans une société donnée. A force de dire et de répéter aux femmes que leur virginité a une valeur (laquelle ?), qu'il faut faire attention (à quoi ?), qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec son sexe (pourquoi donc ?) "

    Moi non. Quand je vois le nombre de meufs violées qui ne se rendent pas compte qu'elles ont été violées mais qui développent quand même un mal être abyssale, je me dis que c'est l'acte en lui même (pénétration non désirée) qui marque, peu importe son contexte.

  5. Voilà un article qui dit enfin clairement ce que je pense depuis longtemps. J'irais même plus loin en disant que je suis convaincue qu'il doit exister des victimes de viol qui "vont bien" (ou du moins, dont l'éventuel mal-être n'est nullement lié au viol), dans la mesure où après tout, chacun réagit différemment.

    Surtout, j'ajoute que je ne serais pas surprise si une victime de viol m'expliquait que la façon dont elle est vue par son entourage depuis le viol (lorsque le viol n'est pas contesté) y est pour beaucoup dans le traumatisme. Par entourage j'entends certes la famille, mais aussi les amis, le milieu professionnel ou scolaire ou universitaire.... Pour avoir entendu au tribunal des victimes de viol expliquer l'enfer qu'était devenu leur vie depuis que leur cité (en l'occurrence elles venaient d'une cité pourrie) et leur collège/lycée savait qu'elles avaient été violées par des mecs de la cité, j'ai été frappée de constater à quel point la façon dont elles avaient été traitées par leurs camarades y était pour beaucoup dans leur douleur.

    Et quand on va bien, malgré tout, ce doit être insupportable qu'autrui attende de nous que l'on aille mal...

    • En tant que victime de viol qui va bien, j'hésite presque parfois à créer une pétition à l'instar de celle qui proclame "j'ai avorté et je vais bien, merci". Mais je crois que ce serait extrêmement trop choquant, tabou, ou je ne sais quoi.

      Bien sûr qu'il est possible d'aller bien. Et même qu'il est possible d'avoir vécu pire qu'un viol. Ah pardon, faut pas le dire, rien ne doit être pire que ça c'est vrai...

  6. Merci pour cet article. De manière générale, dire qu'une douleur ou un trauma est irréversible, c'est enfermer la victime dans son statut de victime.
    on peut vivre bien en ayant été violée ; il est important de le dire sans que cela soit pris pour une atténuation de ce qu'est le viol, un crime. On doit pouvoir reconnaître à quelqu'un l'importance de sa souffrance, des blessures qui sont siennes, sans lui enfoncer la tête sous l'eau, bien au contraire.
    Je trouve le commentaire de "la chenille" juste : on attend d'une femme violée qu'elle aille mal, définitivement mal. c'est gravissime, parce que ça participe à son mal-être.

    c'est vrai d'un certain nombre de situations, d'ailleurs. de manière générale, reconnaître quelqu'un comme victime et la cantonner à ce rôle sont deux choses radicalement différentes. ou en tout cas devraient l'être.

    • Sauf si je me trompe et que je vous ai mal compris ,il me semble que Valérie ne dise pas que ce ne soit pas un traumatisme puisqu'elle dit clairement "Je ne suis évidemment pas en train de dire que le viol n'est pas traumatisant" mais que la "valeur accordée au sexe des femmes" accentue tout. Et je pense également que c'est la partie "valeur accordée au sexe de la femme" qu'on doit remettre en question dans notre société patriarcale.
      Ensuite, il y a des possibilités de s'en remettre notamment grâce la résilience , phénomène mis en avant par Cyrulnik .

  7. Dommage de ne pas avoir mentionné, rien qu'une fois, que le viol peut aussi être masculin. Qu'il n'est pas plus facile pour autant ni d'en parler (si 10% seulement des femmes le déclare, quel pourcentage pour les hommes ?), ni de le digérer.

  8. J'ai moi aussi été très choqué non seulement
    - par l'impunité de ce "Sofiane Rasmouk", cette incompétence du système judiciaire : que l'on construise plus de prisons ! que l'on libère moins... et je crois aussi que dans certains cas je ne serais pas contre de restaurer la peine de mort
    en prison, ils sont nourris, logés, blanchis, ils coûtent de l'argent alors qu'ils coûtent déjà avec leurs conneries

    - par sa brutalité : mais comment est-ce possible ? comment une personne peut arriver à taper une femme sans arrêt, puis retaper et le refaire et refaire et refaire PENDANT l'acte sexuel et dire en plus "je ne suis pas un petit joueur"
    bien sûr que si que c'est un petit joueur et tous ces connards qui font ce genre de choses horrible

    - par le fait qu'il ai fait ça en pleine rue entre deux voitures, dans un endroit pas bien loin de chez moi : mais où peut-on être en sécurité ? cela m'inquiète vis-à-vis de ma femme

    - par le fait que je défende la "drague de rue" mais de façon courtoise, qui peut être si romantique pas que ça devienne un outil de la perversité

    Je suis bien content qu'on ait vu sa gueule, on devrait montrer plus leur tronches (comme au Brésil) une fois qu'ils sont condamnés ça leur permettra de vivre un beau calvaire toute leur vie comme ce qu'ils font aux victimes

    - par la même chose que vous : cette expression "elle ne s'en remettra jamais"
    peut-être qu'elle s'en souviendra. évidemment
    mais non, non, je refuse de croire qu'elle n'ira jamais mieux.
    il existe de super thérapies comme l'EMDR qui permettent d'effacer la douleur de ce type d'épisodes traumatiques et ça marche bien mieux que cette merde de psychanalyse (remboursée par la sécu ! vive les lobbys et ce système pourri alors que l'EMDR non, qui est pourtant prouvée scientifiquement, mondialement, a un protocole, une méthode
    ce qui n'est pas le cas de la psychanalyse où on parle toujours des origines des problèmes mais jamais de comment les résoudre

    vous pouvez allez mieux, j'en suis sûr

    c'est comme ces cons de médecins qui disent à leurs patients "vous ne marcherez plus jamais"
    c'est de la connerie : jamais un médecin n'a su lire dans l'avenir
    est-ce qu'un médecin est capable de dire qu'il n'y aura jamais une prothèse ou autre chose pour vous aider dans ce cas ?
    parfois ça va mieux au bout de quelques années et le médecin n'a laissé qu'un souvenir traumatique juste par sa remarque débile

    je suis content que ça ait été relevé ce truc là

    • vous êtes (cf votre blog) un pick up artist. vous parlez des femmes d'une manière abominable, vous les objetisez totalement.
      vous êtes pour la peine de mort.
      vous êtes pour faire vivre un calvaire aux violeurs.
      vos propos sur votre blog regorgent d'une misogynie dégueulasse et vous vous permettez de juger les violeurs ?

      merci donc de dégager de mon blog.

      • ok, je quitte votre blog, mais avant de partir :

        - je n'estime absolument pas objetiser les femmes, j'ai beaucoup souffert que l'on me reproche un prétendu "machisme" alors que j'affichais simplement ma libido, je suis le genre de "gentil garçon" qui s'est souvent fait envoyer paître
        (maintenant je suis marié avec une femme pour qui je donne tout; temps, énergie, amour)

        - pour la peine de mort, j'ai longtemps été d'accord avec vous mais je commence à changer d'avis,
        ne faut-il pas que l'on trouve une solution que de faire sortir systématiquement constamment les gens de prison au bout de quelques années ?
        je pense aussi qu'il faudrait améliorer les conditions de la détention en prison : question hygiène, ne pas mettre ceux qui font des peines courtes avec les gros criminels, etc...
        peut-être aussi faire travailler les prisonniers (dans les champs peut-être) : ils se rendraient utiles à la société, se "repentiraient" (je ne suis pas chrétien, mais je ne trouve pas d'autre expression)

        ce que j'ai écrit sur la peine de mort, je l'avoue c'était sur un coup d'émotion mais je pense qu'il y a matière à débattre
        (je n'ai rien à voir avec des partis d'extrême droite qui défendent cette idée, étant donné mon histoire personnelle)

        - pour le fait d'afficher les violeurs (une fois condamnés je précise), je me demande si vous avez vraiment été une victime de viol, dans ce cas je pense que vous me comprendriez

        je ne sais pas en quoi je serais un "misogyne", mais bon, vous vous avez envie de me cataloguer là-dedans,

        en plus de cela je parle de l'EMDR ce qui pourrait être salutaire à un certain nombre de femmes (et d'hommes peut-être) aussi

        bref, je m'en vais, je suis fatigué du féminisme de beaucoup de françaises qui ne condamne pas les vrais dysfonctionnements dans le pays à savoir qu'un homme ait une libido et non pas les écarts de salaire, la difficulté du congé maternité, etc...

        par exemple si je dis "meuf" on me dit "dis pas meuf, c'est macho !!!"... pour information "meuf" veut dire "femme" en verlan et rien d'autre.

  9. Merci de mettre en mots ce que je pense, très exactement

  10. Merci. Ca fait chaud au coeur (une fois de plus) de lire ce genre d'article.

  11. C'est tellement pregnant dans la société que j'ai souvent entendu de la part d'amies la phrase "plutôt mourir que de se faire violer". Et quand je leur faire remarquer que le pire c'est de mourir, qu'elles ne seront pas devenues "impures" en ayant été violée, je vois un étonnement profond genre "j'y avais jamais pensé". Effectivement, tout le monde parle du viol, est contre le viol, a peur d'être violé dans la rue la nuit, mais on est complétement dans les mythes sur le viol. La majorité des gens ne savent pas ce que c'est un viol. Après mon accouchement, j'ai trouvé terrifiant le nombre d'amies au même stade dont les conjoints les ont forcé. La majorité était médecin, ingénieure. J'ai eu très longtemps des problèmes de santé et finalement la première question que posent même les femmes c'est "et machin ça va pas trop frustré?". Et c'est moi qui doit leur faire découvrir que non la frustration sexuelle (que je partageais aussi d'ailleurs) n'était pas à mettre sur le même plan que la douleur physique, que je n'étais pas avec un sociopathe (je veux dire c'est pas exactement la définition du sociopathe? Voir une expression de douleur chez un autre humain à fortiori un être proche et aimé et manquer tellement d'empathie que de ne penser qu'à se faire plaisir malgré la douleur de l'autre)

  12. Une part du traumatisme n'est-il pas lié aussi au fait de se sentir vulnérable, de devoir aller au delà de son impuissance? Comment dormir tranquillement, marcher dans la rue si un jour on vous volé votre sac, mis une claque, cambrioler, violer et que vous n'avez rien pu faire? Que quelqu'un pourrait recommencer si l'envie lui en prend? Quand le corps a subi une agression, le cerveau garde en mémoire une vigilance exacerbée qui est dure à dépasser. Chaque bruit, odeur, lumière, tout est exacerbé. Votre corps se souvient et vous met une dose d'adréaline pour réagir. C'est mentalement épuisant mais c'est physique, le cerveau est long à oublier, surtout qu'il est normal de penser à la situation encore et encore pour savoir ce qu'on aurait pu mieux faire. Le cerveau est animal, il doit trouver une pseudo-solution, il doit créer un "cliché", dans un sens neutre (si les feuilles sont jaunes, donc probablement que c'est l'automne). Sauf que dans notre société, ce ressassement dans le cas d'un viol est interprété comme "j'aurais pu l'éviter finalement si.." alors que quand vous essayez de faire un gateau, on ne va considérer qu'on aurait du le réussir la première fois quand on revient dessus et qu'on a déterminé l'action qu'on a mal fait lors du premier essai.

  13. C'est la première fois que je commente un de vos articles, bien que je les ai tous lus et adorés.
    Certains m'ont aidés personnellement, et je vous en remercie. :)
    Ça fait plaisir, de (pour une fois) trouver des articles sur ces sujets qui ne dépeignent pas les femmes comme des petits êtres fragiles dont l'envie de vivre (et de s'en sortir) ne dépend que du regard des autres et/ou de leur sexe.
    C'est vrai que quand les faits ne sont pas niés, la principale réaction est... de la pitié (prise, à tort, pour de la compassion).
    Je ne dénigre pas ces personnes qui ont souvent de bonnes intentions, et qui veulent aider, bien qu'elles se sentent impuissantes.
    Mais avec cet article, je comprend mieux pourquoi certains veulent à tout prix inciter (voire forcer) la personne à parler à un tel ou un tel, (et si elle ne le veut pas, le faire à son insu) comme si elle n'était pas capable de faire ses propres choix et d'agir pour le mieux pour elle-même.
    Et ça, ce n'est pas "avoir de la compassion", c'est se vouloir le "héros" de la vie d'un autre, et ne pas lui permettre d'être son propre sauveur.

  14. "Moi non. Quand je vois le nombre de meufs violées qui ne se rendent pas compte qu'elles ont été violées mais qui développent quand même un mal être abyssale, je me dis que c'est l'acte en lui même (pénétration non désirée) qui marque, peu importe son contexte."

    Idem. Le viol, ce n'est pas essentiellement un acte sexuel , et c'est une erreur de ne le considérer que sous l'angle d'une atteinte purement sexuelle.
    C'est avant tout un abus de pouvoir, un acte de domination qui s'exprime par le biais de la sexualité , ça consiste à passer par dessus le refus de consentement d'un être humain, à lui imposer ce que l'on veut contre sa volonté.
    Violer quelqu'un, c'est poser "je suis ton maitre, tu es mon esclave".
    Il y a bien des façons de poser un tel rapport, beaucoup ne sont pas sexuelles, et elles sont néanmoins très traumatisantes: enlèvements, séquestrations, etc.

    Un viol ne dure que quelques (longues) minutes ou heures, mais ça marque durablement: parce que c'est une piqûre de rappel de l'ordre patriarcal: après le viol, on connait sa place (inférieure) dans la société et on ne l'oubliera plus même si on refuse cette assignation.
    On pourra avoir peur désormais de se mettre dans certaines situations, des situations où l'on aura à affronter des hommes par exemple, on hésitera à prendre certains risques.
    Certaines victimes de viol développent des conduites d'évitement, des peurs, des phobies, restent enfermées chez elles: ces handicaps vont causer des difficultés professionnelles, ou du moins une stagnation; ce qui est au bénéfice du patriarcat: cela fait autant de concurrentes en moins et de jobs en plus pour les hommes.
    Certaines femmes réagissent au contraire en cherchant à transgresser les limites ainsi imposées, mais transgresser ne signifie pas annuler.

    Cette idée que le viol ne serait traumatisant qu'à cause de la survalorisation accordée à la virginité et au sexe féminin--capital précieux qu'il ne faut pas gaspiller-- ne tient pas trop la route parce qu': un viol par sodomie est tout aussi traumatisant qu'un viol vaginal.
    D'ailleurs, un viol c'est toute pénétration etc.
    Une fellation forcée est aussi un viol aux yeux de la justice, et c'est très traumatisant également.

    L'essence du viol, c'est briser la volonté de qqun et le ravaler au statut de dominé AU MOYEN d'un acte sexuel.
    Le sexe n'est qu'un moyen, la fin c'est la prise de pouvoir sur un individu (le plus souvent de sexe féminin, mais pas seulement) dans un contexte patriarcal où c'est la domination qui est érotique-- plus que la sexualité elle même.

    • Donc si quelqu'un m'oblige, un pistolet sur la tempe, à cuisiner son plat favori, mon traumatisme sera sensiblement le même que celui d'un viol?

      Il y aura un réel traumatisme, incontestablement; il aura une parenté, sans doute, avec celui d'un viol; sera-t-il pour autant vraiment comparable?

      Il me semble que la spécificité du viol peut difficilement se comprendre sans une réflexion sur le sexe, et sa représentation dans la société. C'est un peu ce que dit ce billet, d'ailleurs.

      Le discours sur le viol est incohérent et paradoxal, parce que le discours sur le sexe est incohérent et paradoxal. Simple distraction anodine quand il est consenti, il devient chargé de sens et de sacré quand il est contraint. Ce que demande ce billet, c'est ce que demande Marcela Iacub: que l'on retranche du viol la dimension symbolique que l'on dénie au sexe. C'est cohérent.

      Pour ma part, je vois les choses dans l'autre sens: je pense que l'horreur suscitée par le viol atteste de la permanence d'une dimension sacrée dans le sexe, qu'il est vain de vouloir expurger.

      Mais quand bien même on reconnaîtrait cette dimension sacrée, il est effectivement ahurissant d'emprisonner les victimes dans une "douleur irréversible".

  15. j'aimerais VRAIMENT qu'on me lise.
    quand je dis
    "Je tends à penser, quitte à choquer de nombreuses féministes, que le trauma lié au viol, est sans aucun doute accentué par la valeur accordée au sexe des femmes dans une société donnée"
    il y a le mot "accentuer".
    cela veut donc dire qu'il y a un trama initial ACCENTUE par.
    merci donc de ne pas me faire lire ce que je n'ai jamais dit.

  16. J'ai lu cet article juste après celui sur l'ivg. Et, du coup, c'est frappant : c'est dingue quand même notre société qui enjoint les femmes au trauma à vie, à la honte. Et du coup au silence. On cache autant son viol que son ivg. Et je pense que, dans les 2 cas, c'est aussi pour ne pas faire face à la fois à la pitié (toujours dangereuse) et pour échapper au stigmate.

    Le pire que j'ai entendu sur le viol, c'est "je préférerais que ma fille soit morte plutôt que violée". Non mais quelle monstrueuse connerie : on ne guérit jamais de la mort alors qu'on peut soigner les traumatismes. Malgré l'enrobage profondément débile de Fripon, en l'occurrence, l'EMDR fait partie des techniques efficaces pour nombre de personnes et à recommander pour les victimes de viols et d'abus.
    Plutôt que de se concentrer sur les dommages causés par les viols, on devrait se concentrer sur les soins à apporter aux victimes (et les faire prendre en charge par la société à 100% soit dit en passant).

  17. Et si la journaliste avait en tête le film Irréversible et qu'elle a voulu placé sa malheureuse référence...

  18. Excusez-moi mais je trouve votre article tout à fait le viol cause de véritables traumatismes qui sont très souvent niés par la société et qui sont bien liés au fait d'avoir eu son corps pénétré contre sa volonté. On peut bien sûr guérir d'un viol mais il est important d'avoir l'aide d'un thérapeute, aller mal suite à un viol est une réaction psychique et corporelle normale qui ne va pas s'évanouir comme par enchantement. est justement bien souventUn lien pour celles et ceux qui sont intéressés
    http://blogs.mediapart.fr/blog/muriel-salmona/250813/le-viol-crime-absolu

    • je n'ai pas dit le contraire.

      • Ce n'était pas pour vous contredire juste souligner que malheureusement peu de gens connaissent les effets direct du viol sur la santé psychique comme la mémoire traumatique et les conduites dissociantes misent en place par les victimes pour l'anesthésier notamment. Certaines victimes sont donc vite traitées de folles et bien peu prises au sérieux. J'ai mis le lien pour que les commentateurs puissent se renseigner et venir en aide de manière adéquate à des victimes, sans dramatisation ou incompréhension, bonne soirée à vous.

  19. MERCI !

    On m'a envoyé ce lien alors que je me plaignais de la façon dont on traite les viols dans notre société, que même les féministes qui cherchent à mettre en évidence la culture du viol la renforcent quand elles parlent du viol comme du pire acte au monde.

    Ayant été moi même victime d'un viol et n'ayant pas été particulièrement marquée par ça (je le vois juste comme une grosse déception vis à vis de l'agresseur), j'ai beaucoup culpabilisé dès que je voyais que je n'étais pas franchement marquée. [J'ai juste angoissé la première fois que j'ai revu le violeur]
    Et on me dit qu'il faut que je veuille porter plainte pour tourner la page, que je veuille me venger, qu'on m'a volé ma vie, que c'est irréversible. J'ai longtemps cru être un monstre de n'avoir rien ressenti de tout ça.

    Récemment, j'ai contacté jeconnaisunvioleur, mon histoire n'est pas encore publiée parce qu'elle a beaucoup de mails de retard, m'a t'elle répondu, avant de rajouter "toutes les victimes sont traumatisées" j'aurais voulu qu'elle m'explique ce qu'elle entend par "traumatisées" parce que ce mot est fort dans la langue (peut être que ça peut vouloir dire quelque chose de moins fort) et du coup j'ai eu l'impression d'avoir lu "tu crois que tu vas bien, mais u as tout bien enfoui"

    Merci de cet article merci merci merci !

  20. Est-ce qu'on pourrait éviter de parler de patriarcat quand on parle de viol ? On a bien avancé en rappelant qu'une des composantes importantes d'un viol est l'emprise, la contrainte, l'objetisation. On est un objet sexuel pour l'autre qui se fout de notre consentement.
    Bon ben moi, femme, j'ai été violée deux fois. Une fois assez jeune (17 ans), par une inconnue. Une autre fois vers 30 ans, par une amie d'amie.
    Donc oui, les deux fois j'ai été violée par une femme.
    Oui j'ai conscience que la majorité des viols sont perpétrés par des hommes.
    Mais c'est pas une raison.

    @Shiny : un traumatisme n'est pas forcément irréversible (sinon on n'aurait pas besoin de rajouter un adjectif). Etre traumatisé, c'est avoir recu/vecu un traumatisme. Ca ne veut pas dire qu'on ne s'en est pas sorti. Par exemple une fracture est un traumatisme physique. Ton os se ressoude et trois mois après tu gambades. N'empeche que ta patte ne sera jamais telle qu'elle était avant. J'ai pas dit plus fragile ou plus solide. Juste différente.
    Et de même que certains corps se remettent plus ou moins bien, de "aucune trace" à "des trauma de compensation jusque 50 ans après" (moins sur les fractures que sur les entorses par exemple, les ligaments étant plus "vivants"), un viol peut laisser des traces plus ou moins intenses, plus ou moins directes, ... ou pas.
    Je ne fais pas de cauchemars par rapport à mes viols, ca ne m'empeche pas de vivre. Mais je ne les oublierai jamais, et ca peut me faire réagir comme présentement.
    Et c'est sans doute parce que j'ai été violée il y a 10 et 20 ans que je me retrouve à lire ce genre d'article à presque 6h du mat alors que je devrais être couchée depuis minuit...
    Allez hop, au dodo.

  21. @Léonie
    D'après Amnesty International "96 % des auteurs de viol sont des hommes et 91 % des victimes sont des femmes." Donc oui, les femmes violeuses, ça existe, mais c'est plus rare.

    Et sinon c'est bien ça, il faut que je prenne le mot "traumatisée" dans son sens large. Mais du coup on vit tous plein de traumatismes tous les jours...

  22. Et sur ce sujet, je pense que la lecture de l'interview de cette célèbre victime d'un très célèbre réalisateur vaut le détour :


    Ce pardon, on me l'a souvent reproché. Je ne souffre pas du syndrome de Stockholm. Je lui ai pardonné pour moi, pas pour lui. Tout le monde veut me voir traumatisée, brisée, mais c'était il y a trente-six ans, maintenant, ça va, merci. Et tant pis si je ne suis pas la victime idéale, celles que veulent voir les médias ou le procureur."

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131016.OBS1295/affaire-polanski-il-m-a-violee-merde.html?utm_source=outbrain&utm_medium=widget&utm_campaign=obclick&obref=obnetwork

  23. Le pardon évoqué dans l'interview d'Amanda G. semble ambivalent et surtout dicté par les nécessités de l'adaptation sociale (ne plus être la proie de la curée médiatico-politique). On la sent quand même plus que prudente (méfiante) dans ces rapports très distanciés avec ce "cher Roman" (comment ne pas sentir l'hypocrisie de ces "dear" épistolaires ?). Le pardon accordé dans un tel contexte semble signifier 'ne pas chercher à se venger' (donc accepter la décision de justice antérieure aussi biaisée fut-elle).

    Pardon (extrait source Cnrtl) : _ Action de tenir pour non avenue une faute, une offense, de ne pas en tenir rigueur au coupable et de ne pas lui en garder de ressentiment.

    _Acte de miséricorde, don gratuit de Dieu qui, mettant fin à la situation de rupture créée par le péché, rétablit l'homme dans sa relation d'amour avec lui (en particulier dans la religion catholique, sous la forme de l'absolution par le ministère du prêtre dans le sacrement de pénitence)

    J'avoue que la notion de pardon m'est étrangère ; comment peut-on s'imaginer pouvoir liquider tout ressentiment dans des contextes d'agressions graves ? La résilience dans son sens le plus rigoureux désigne non pas une guérison miraculeuse mais la reprise d'un certain processus de développement (Tisseron). "Tenir pour non avenue" une blessure me paraît aussi irréaliste que le voeu pieux de Miséricorde… Bon, je ne sois pas croyante, ça doit être ça.

    Amanda qui déclare pardonner n'oublie tout de même pas ses cicatrices au point d'envisager l'éventualité de revoir ce "cher Roman".

    Il y a enfin dernière le mot pardon une injonction normative moralisante. Il faut absoudre son agresseur parce que c'est un devoir social d'aider cet homme ou cette femme qui a eu sa part de souffrance. Tous égaux dans le malheur ? Pauvre Polanski qui a vécu seul et misérable dans sa grotte depuis 1977, snif…

    • En fait, plus que l'idée de pardon, c'est surtout le passage "Tout le monde veut me voir traumatisée, brisée, mais c'était il y a trente-six ans, maintenant, ça va, merci." que je voulais souligner...

      • Certes, ton surlignage est entendu. Comme tu proposais un lien vers l'entretien intégral, je me suis demandé ce que pouvait bien signifier le "ça va, merci" replacé dans son contexte. Ce qui compte pour elle (ici) c'est surtout de se protéger de l'opinion publique. Quand un individu particulièrement intrusif demande si "ça va", un réflexe salutaire pour beaucoup de personnes est de répondre "oui, absolument". Ça coupe court à la tentative d'ingérence. Amanda dit probablement vrai quand elle déclare ne plus se sentir "brisée" aujourd'hui. Mais entre ne pas se sentir brisée et des sensations positives (comme le bien-être ou la joie) il y a un monde. Ici (à mon sens), elle dit seulement que son jardin secret (avec ses arbres saccagés et ses semis) lui appartient.

  24. sait -on si RP a exprime explicitement ses regrets et sa desolation aupres d 'AG? et quelles consequences ethiques il en tirait?

    • Je crois que s'il ne l'avait pas fait, ça n'aurait plus d'importance aujourd'hui pour la destinataire de l'enveloppe. Polanski est avant tout un Artiste qui s'exprime dans ses films et seulement dans ses films. Et, on l'aura compris, tant pis pour les dommages collatéraux.

  25. C'est un peu vite passé l'éponge sur la contribution de ce cinéaste au patrimoine de l'Humanité dont la valeur est INESTIMABLE. Il a connu je vous le rappelle les pogrommes et le ghetto de varsovie dont il a donne une magnifique retranscription dans LE PIANISTE. Songez que ce film a été vu et applaudit dans le monde entier et qu 'il a fait du BIEN des millions de gens. peut-on reprocher éternellement un moment d 'égarement a un Homme dont la Vie a été Exemplaire ??? Polanski est connu pour être qqn de fragile discret délicate pudique……. et on le comprend vu quelles horreurs il a du subir dans sa jeunessse. La pincipale intéressée declare elle même que ce moment d égarement n était pas si méchant en comparaison à ce qu elle a vécu APRES ….. Moi je m intéresserais en toute logique a ce qu il s' est passé AVANT . A la pathologie des parents qui on été bien légers de laisser leur fille toute seule avec le loup . Pourquoi ne lui o,nt - ils jamais appris a se défendre??? C est le manquement à leur devoir parentaux qui est a blâmer plus que la fragilité d une personnalité brisée par l'Histoire . cet évenement regrettable aura au moins le merite d être une leçon d apprentissage por-ur la principale intéressée. Elle sait despormais ce que ses "innocent" de parents n ont jamais eu le courage de lui apprendre : qu'AUTRUI N'EST PAS PLUS DIGNE DE CONFIANCE QUE SOIMEME . on ne peut jamais avoir foi en l 'Humanité , c est une faute de croire le contraire ; il faut anticiper le machiavélisme pour survivre ; struggle of lie disait Darwin . Ce sont les meilleurs qui survivent ; Quel Grand Professeur ès humanités pouvait -on rêver de mieux que Roman Polanski dont l 'Oeuvre entiere témoigne de la Nature kafkaïenne de ntore société ??? voila pour les cosequences éthiques si fallais "tirer des conséquences ethqieths de cette triste parenthèse . Tant pis pour ceux qui ne veulent pas comprendre . ils mourront idiot . Mais au fond si c est leur choix delibere de morir idiot pourquoi se donner tant de peine a leur explisuer les choses? a ce niveau la c est un devoir social d e s'en laver les mains!

    • MERCI , Harry, j 'ai bien ri . au point je crois de pouvoir en pleurer de rire pendant un temps assez long . On n 'a jamais assez de chevaliers blancs qui, comme toi, portent très haut les Question que nous nous posons sur l'origine du mal … La vioelnce masculine , l imbecilite masculine , l aveuglement hetero masculin , etc . J espere que tes bonnes oeuvres recevront un agrement de l' Education Nationale à l 'international ...... la Reconnaissance c est le moins qu on puisse te souhaiter!

      • @martin

        comme d habitude , qui n adherre pas sans discernement a votre idéologie féministe est contre la cause des femmes en son entier . Voilà une morale digne du Politburo!!! A vous entendre il n y aurait jamais qu une seule et suprême violence : le Patriarka . parce que bien entendu dans les taupe et hypotaupe = on ne rencontre jamais de ces étudiantEs tordues, du sexe féminin, déployant une inventivité extraordinaire en matière de bizutage contre d autres étudiantes du sexe féminin . Les necessites de l 'intégration au groupe de l élite justifiant les petites dérives vers la cruauté . Il n y a pas de violence chez les femmes à l 'encontre des autres femmes , qu on se le dise . Ou s il y en a c 'est la faute au Papa qui les conditionnées . Donc c 'est à lui , le méchant Loup , qu il faut demander des comptes et laisser les louves qui ne sont responsable de rien a leur innocence … Ouf ! on est rassuré d apprendre qu apres Big Brother on éditera jamais BIG SISTER et sa Novlangue . Imaginez une "interlocutrice" supreme qui occupe 99,99 % du champ de la parole tout en vous presssant d injonctions culpabilisante a répondre dans le Respect des Regles et du Sens qu' L impose , dans le périmètre restreint surcontrolé qu L impose , parce que dans ce Merveilleux Monde où tout est possible , le seul Grand Moi Valable = c 'est L .
        Le non-desir de jouer à un Jeu truqué est tellement incompréhensible pour cette sage scientifique , qu L est bien "obligée" de supputer quelque patology préalable grave chez ses "interlocuteurs" mutiques ou colériques (obésité borderline , schyzo , parano … ) … Comme c 'est une humaniste farouchement opposée à l enfermement psychiatrique , L a developpe sa petite méthode bien à L de guérison par la Medecine Douce … dans le respect des Regles , du Sens , du Perimètre Big Sister , cela va sans dire ….

        <= IDEM , que chacun retourne a sa fatuité et les vaches seront bien gardées . bon vent!

        • @ Harry

          Est -ce que tu te rends compte que tu t 'es pris toi-même la patte dans ton propre piège "educatif" ?

          (en guise de filmographie cinephile je te suggere de lacher Polanski et de regarder le dernier Paul T Anderson "The Master" avec Joaquin Phenix , c est un peu long mais tres instructif comme tu aimes , surtout la conclusion)

          Signé : un pas ami qui ne te veut rien.

    • Alors là je dois avouer que j'en suis restée pantoise ; je vous ai lu jusqu'au bout faut pas croire, hein, j'ai cherché à comprendre.
      Donc
      1) Polanski est un bienfaiteur qui a subi des violences.
      2) Ce petit moment de faiblesse est imputable aux parents de l'enfant victime
      3) Qui d'ailleurs reconnait que finalement la sodomie(sans consentement sur mineur) c'est pas "plusss pire" que le traitement journalistique
      4) Et, pour conclure, elle a eu beaucoup de chance elle a appris la vie

      Voilà, j'ai bien tout compris ? Réaction épidermique : avez-vous des enfants ?

  26. heu… C'est un remake de "Harry, cet Ami qui vous veut du Bien" ?

    'Nécessité éthique du sadisme' aux Editions Blanche-Neige en ligne bientôt sur Amazon.com au format kinder suprise… (Grouillez-vous c'est un collector !)

    • «  Allons : qu’as-tu ? Pourquoi, pourquoi t’attardes-tu, pourquoi accueilles-tu lâcheté dans ton cœur, pourquoi es-tu sans courage et sans tranquillité, puisque les trois dames bénies ont souci de toi dans la cour du ciel, et que mon parler te promet tant de bien ? »
      Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 2,

      « Quand tu seras devant le doux regard de celle dont les beaux yeux voient toutes choses, tu sauras d’elle tout le voyage de ta vie. »
      Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 10,

      **

      « Dresse vers moi les yeux aigus de l’intellect, et te deviendra claire l’erreur des aveugles qui se font guides. »
      Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 18,

      « Et je lui montrai le soleil : il m’a mené par la profonde nuit des vrais morts, avec cette vraie chair qui le suit. Puis ses conseils m’ont conduit en haut, montant autour de la montagne qui vous redresse, vous que le monde avait tordus. »
      Dante, La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant 23,

      ***

      « Tourne à nouveau les yeux vers la voie droite, pour que la route s’ajuste avec le temps. »
      Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 29,

      « Et je vis une lumière en forme de fleuve fulgurant de splendeur, entre deux rives peintes d’un merveilleux printemps. »
      Dante, La Divine Comédie, Le Paradis, Chant 30,

      • « De tout mon cœur et avec ce langage qui est le même en tous, j’offris un holocauste à Dieu comme il fallait pour la grâce nouvelle. L’ardeur du sacrifice n’était pas encore épuisée dans mon cœur, lorsque je compris qu’il était accepté avec faveur. »

        Le Paradis, Chant 14, cité par Le Livre noir du bizutage, aux Editions Bon Vent!
        (disponible sur Amazone.Conne)

        • dites c'est complètement passionnant vos branlettes mais vous pouvez aller les faire ailleurs. merci bien.

          harry ; je suis enchantée d'apprendre que droguer une ado de 13 ans pour la sodomiser est un moment d'egarement.

  27. [...] Le viol une douleur irreversible ? » Crêpe Georgette [...]

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