fév 192013
 

Il est tout de même amusant de constater le nombre de besoins de la classe dominante, besoins dont elle serait la seule à devoir bénéficier.

On les voit ainsi nier aux uns le droit de se marier, ainsi qu'aux autres (être silencieux jusque dans sa joie, on n'aurait su imaginer un plus beau concept) non pas parce que cela leur ôterait quelque chose mais en tant que garants d'une cellule familiale qui, me semble-t-il, n'a guère fait ses preuves jusqu'ici, sauf à nier les violences écrasantes qu'on y rencontre. Mais comme on le sait à présent mieux vaut prétendre qu'il pourrait arriver quelque chose si on changeait les choses, plutôt que de constater que les ratés de l'existant, qui pourtant, n'a de cesse d'écraser celles et ceux qui auraient le tort de différer de la norme.

Quand on saura que certains - dont je fais partie - ne comptent pas s'arrêter là et comptent bien poursuivre leur chemin en demandant l'ouverture d'une union pour toutes et toutes ouvrant droit à la polyandrie et à la polygynie ; on peut espérer - ce qui serait méchant mais après tout eux ne se sont préoccupés ni de nos ulcères ni de nos colites pendant l'indigence de leurs "débats" - quelques  AVC.

La classe dominante a sens de ce qui est important ; si la grève de la faim de quelques va nu pieds racisés a mis un temps certain à être écoutée - on n'aura pas dit entendue - la situation dramatique d'un homme blanc, simplement coupable de soustraction d'enfant et de violences a, elle, permis que soit reçue une association d'une minorités durement frappée : des hommes blancs et hétérosexuels qui manqueraient de droits dans notre beau pays tout droit dirigée par un lobby gouino-vaginocrate. SOS Papa et autres saloperies masculinistes nous ferait rire si leurs actions de lobbying, leurs mensonges à répétition ne suffisait pas à faire vaciller les droits difficilement acquis en tentant de mettre à mal les actions des femmes et des hommes féministes dans ce pays. Car, qu'on ne s'y trompe pas, aucun groupe masculiniste n'est antisexiste ; il souhaite simplement - et leur rapprochement avec l'extrême droite est clair dans la plupart des pays - le retour à l'ordre "normal", "naturel" des choses bref un bon vieux patriarcat des familles.

Je ne saurais donc que conseiller à Civitas, Barjot et toute association se sentant opprimée par des droits qu'oseraient réclamer des homosexuels, des femmes ou des racisés, d'escalader qui une grue, qui un clocher. Le gouvernement dans un sens du dialogue qui fait honneur à la démocratie les recevra.

Sur le sujet :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/784884-pere-retranche-sur-une-grue-a-nantes-marre-que-l-emotion-preside-encore-le-debat.html

  Une réponse sur “Ce qui est à moi”

  1. [...] Ce qui est à moi [...]

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