mar 202012
 

A la lecture de cet article, je me suis demandée ce qu'était l'égalité. Qu'est ce qu'être égal à un autre être humain ?
C'est la possibilité de dire que quelles que soient mes capacités, mes facultés, mon sexe, ma couleur de peau, ma religion, mon orientation sexuelle j'ai autant de droits qu'un autre. Tu peux être analphabète, tu ne vaux pas moins qu'un prix nobel. Tu peux être dans un fauteuil roulant, tu vaux autant qu'un valide. Tu peux être noir, tu vaux autant qu'un blanc.
Tu peux être à genoux en train de faire une fellation, tu vaux autant que celui qui la reçoit.

On a tôt fait dans nos sociétés de considérer les femmes comme facilement dégradables, salissables. Et on a tôt fait de vouloir les salir d'ailleurs. Et fort logiquement, celles-ci se sentent vite salies.

Je ne comprends pas cette idée qu'une femme doit se sentir inégale pour avoir du désir. Qu'on m'explique. Si je couche avec un homme noir, pour avoir du désir, je dois rester dans un schéma patriarcal où il me domine  ET dans un schéma raciste, où je suis supérieure à lui. On fait quoi alors ? On s'encule mutuellement dans un champ de coton ?

Pire en fait je comprends très bien l'idée. Il est sous-entendu que le sexe est forcément une domination des femmes. Il est clairement dit dans les commentaires que la fellation ou la levrette sont des actes de domination. En quoi ces actes là impliqueraient qu'une femme qui les pratique n'est pas égale à un homme ? On confond domination et égalité. Les relations sado-masochistes où s'exercent des rapports de domination évidents n'impliquent pas l'inégalité du dominé. Le dominé est d'ailleurs le maître du jeu puisque, pour éviter tout problème, son consentement à chaque acte doit être clair.

Il me semble qu'on continue à semer dans l'esprit des femmes que l'inégalité est sexuellement excitante alors qu'on n'est pas inégale quels que soient les actes sexuels qu'on pratique.

  21 réponses sur “La domination féminine”

  1. Holala... Cet article (de elle.fr) est vraiment consternant, pathétique. Genre à cause des féministes les hommes se sentent castrés les pauvres choux, ils n'osent plus bander de peur de choquer, et les femmes ont besoin d'être soumises pour jouir ! Mais bien sur !
    La levrette ou la fellation ne sont des actes de domination/soumission que si on veut bien les voir comme ça... Enfin bon, qu'attendre de mieux de la part d'un site "pour les femmes" aussi sexiste que "elle"...

  2. Le sexe est un jeu.

  3. "on fait quoi, on s'encule mutuellement dans un champ de coton" c'est très fort comme image et - comble ! - c'est encore moins absurde que le "c'est comme si mon clitoris faisait la taille de son pénis, avouez que ce serait coquasse, surtout dans de la lingerie chantalle thomas !"

  4. Je voulais aussi réagir à cet article débile sur mon propre blog, mais tu as déjà dit tout ce que je voulais y dire, et tu l'as probablement mieux formulé que je ne l'aurais fait.
    Donc bon boulot. J'fais quoi maintenant?

  5. So true. J'ai eu du mal à comprendre où tu voulais en venir en anglant direct sur la notion d'égalité avec un rapide paragraphe sur le fait que les femmes sont salissables puis sur le désir. J'ai pas bien compris le passage sur les "femmes salissables" (narrativement parlant hein j'entends, bref ;) ). M'enfin cela dit je suis contente car tu mets des mots sur ce que je pense au fond et sur une discussion où il m'arrivait de bloquer par manque d'argument rondement menés comme dans ton billet. Ben oui, quel rapport entre domination "sexuelle" et égalité? En quoi le fait que les femmes puissent aimer des dominateurs au pieu légitimerait le fait qu'elles puissent être socialement dominées ? Aucun rapport. Et d'ailleurs c'est tellement de la connerie et tu as tellement raison que je me souviens avoir entendu des grosses conneries rapport à l'affiche des infidèles où les uns disaient "c'est dégradant pour l'image de la femme" et les autres répondaient "au contraire, en faisant une fellation c'est elle qui domine" (??? mais euh vous parlez de quoi les gens là??? lol)

    Par contre je suis restée morte de rire quelques secondes sur cette phrase " On s’encule mutuellement dans un champ de coton ?". Très bon. Très très bon :) )

  6. bon, j'étais parti pour faire un post très long, commentant l'article, mais arrivé à la 4e partie dudit article, je renonce.

    Consternant tu dis ? T'es bien gentil(le), je trouve.
    Entendre une psychologue sortir des énormités dans le genre "l’élément fondamental du désir, c’est l’égoïsme", ca va bien plus loin que la consternation.

    Quant aux femmes qui ne trouvent "rien de plus excitant que ce feu d’artifice de testostérone. « C’est trop bon de sentir que l’homme est une bête qui a envie de t’attraper n’importe où !"
    Ben oui, forcément, d'ailleurzs, c'est bien connu, la plupart des femmes aiment qu'on les violent n'importe ou n'importe quand, voire même n'importe qui. Pourquoi s'en priver ?
    Consternant ? c'est tout ?

    allez, encore un pour la route, raphaelle, tellement mignone "Alors j’aime l’idée qu’au lit on n’ait rien à prouver, on se laisse faire."
    Put... ce que ca doit être chiant de baiser ce genre de fille !!!

    Ah si, quand même un point positif :
    « Une bonne fessée quand mon chéri n’a pas bien passé l’aspirateur, ça peut avoir son charme »
    Loooooool. quelle bande de pervers ! Se servir d'un aspirateur comme sex-toy, c'est quand même franchement exagéré.

  7. "Pour Violaine, 38 ans, parler d’égalité au lit, «c’est tout sauf sexy et aussi absurde que de se demander si le sexe est compatible avec la propreté »."

    Pour moi c'est exactement l'inverse. Il me semble que plus un couple sera égalitaire et plus le sexe sera sale. D'ailleurs, dans un couple égalitaire, il n'est pas rare de parler féminisme au lit et de baiser sur la table de la cuisine... Evidemment je parle du point de vue du féminisme radical et non du "féminisme bien-pensant", qui est tout sauf féministe.

    Sur le sujet, j'avais bien aimé cet article de Maïa Mazaurette, malheureusement devenu illisible depuis son changement d'hébergeur :

    http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/pourquoi-les-feministes-sont-meilleures-au-lit/10951

  8. http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/pourquoi-les-feministes-sont-meilleures-au-lit/10951

    Plutôt sympa cet article.

    Deux petits bémols cependant :
    1) Cette phrase "Et en l'absence de "non", tout le reste est "oui" me parait extrêmement exagéré. Quitte à passer pour un parano, mais c'est l'expérience que j'en ai. Avec une femme, quelle qu'elle soit, la prudence impose de considérer comme règle "en l'absence de "OUI", tout le reste est non". et le fait d'avoir une féministe en face ne change absolument rien, bien au contraire.
    2) "Les féministes sont de meilleures copines parce qu'elles sont plus attentives aux droits des hommes." Hum. Là, désolé, mais j'y crois pas une seconde. Je suis persuadé que c'est le cas de l'auteure de l'article (je n'ai aucune raison d'en douter), mais en faire une généralité me parait pour le moins farfelu.

    Bon, comme je veux pas finir par une note négative, je me répète. Cet article, dans son ensemble, est très sympa, et loin d'être con.

  9. Moi je me demande s'il faut, à tout prix, essayer de catégoriser les comportements et, surtout, faire des parallèles entre ce qu'est la vie sexuelle de quelqu'un et sa manière d'être dans la vie de tous les jours. Il y a certainement des cas qui se vérifient, mais je suis persuadé qu'il existe des "gros machos avec du poil autour" qui aiment se faire dominer au lit, tout comme il y a des gens timides qui deviennent de vrais dominateurs dans les moments intimes. La sexualité (du moins quand elle est épanouie) est le domaine du lâcher prise par excellence, en fonction de l'humeur du jour. Franchement, vous faites toujours l'amour selon le même scénario? Surement pas. En tant qu'homme,je suis plutôt d'accord avec l'essentiel des revendications féminines, ma compagne et moi formons un couple équilibré où l'un ne prend pas le dessus sur l'autre, mais il arrive qu'au lit j'aie envie de "dominer" alors que la fois d'avant c'était l'inverse. Et idem pour ma chérie. Laissons au sexe son aspect ludique, et ne voyons pas des "combats" partout.

  10. michhhel ; justement c'est ce qu'on dit. On conteste en fait l'article car il confond égalité et domination.
    Tu peux avoir envie de dominer ton amie (ou vice versa) ca ne veut pas dire que tu la considères comme inférieure à toi.
    l'article amalgame un peu tout.

  11. Les commentaires des chroniqueurs de "On refait le monde" du 20 Mars (en fin d'émission) sur RTL, en réaction à un article de libé sur l'école en suède qui a choisi de ne pas désigner les enfants par il ou elle, n'étaient pas mieux que cet article.

    C'est toujours des amalgames sur des amalgames.
    Avec cette idée :
    "Sans altérité, sans affrontement homme/femme, il n'y aurait pas de désir. Et donc il faut une inégalité, il faut des tensions, une lutte. De la domination, de la soumission.
    Et l'égalité, puisqu'elle est supposée supprimer les tensions, est l’ennemie de tout ça, l’ennemie du sexe."

    Pour tout ceux qui ne veulent baiser que une "fille" et non une femme ou une personne c'est peut-être un vrai problème ...
    Idem pour celles qui ne veulent qu'un mâle. Mais est ce que ces personnes existent vraiment ?
    Sont-elles incapable de s'adapter aux évolutions de la société proposé par le féminisme ?

    C'est une peur commune chez les hommes, la peur de la perte d’érection, et la perte de désir chez les femmes aussi. Comment répondre à ça ?
    Et sortir de ces amalgames/fantasmes ?

    On peut être du troisième sexe et avoir une sexualité épanouie avec des personnes plus ou moins genrés. On en rigole, on se marre, on s'amuse.
    Le sexe c'est du fun pas une lutte !

  12. "Sans altérité, sans affrontement homme/femme, il n’y aurait pas de désir."
    Ce qui m'a toujours épatée avec ce genre d'assertions, c'est que font-ils du désir homosexuel ? parce que si on suit cette logique de désir naissant unuqiement de l'altérité sexuelle, cela signifie qu'il n'y a pas de désir homosexuel...pfff..

    Et passons sur le fait que ne pas laisser un homme dominer ou prendre des décisions c'est le caster, les pauvres types oui, peut-être, mais un homme bien dans sa tête n'aura pas besoin d'une femme à protéger.
    Si je fais ma vie.com, mon mec ne supporte pas le type "faible femme", et je ne crois pas qu'il soit castré par notre relation égalitaire et le fait que j'aie une facheuse tendance à tout organiser, cela sied même à sa nonchalence naturelle... Et c'est un ancien champion de boxe, donc pour les clichés on repassera.

  13. je me suis posée la même question sur le désir homosexuel.
    d'après eux ça n'existe pas. Mais je suppose qu'ils se contentent d'imaginer que "y en a un des deux qui fait la femme" (= qui se fait soumettre /pénétrer). Pour faire comme les hétéros, quoi. Qui font bien sur tous la même chose.

    C'est le désert du sexe. Il est triste d'avoir si peu d'imagination...

  14. Oh la la, les âneries dans cet article... Ça fait peur. Bon, en même temps c'est "Elle" hein. Rien qu'en voyant que le lien pointait sur un article de "Elle", je me suis dit "Aïe !"

    Depuis que j'ai dépassé mes blocages relationnels il y a un peu plus d'un mois, j'ai pas mal réfléchi sur le sexe. Et je me suis souvenu récemment d'un concept développé par le sociologue Luc Boltanski, dans le cadre de sa théorie des "régimes d'action", qui pose que les relations humaines ne se jouent pas constamment sur un mode unique, mais passent par différents modes relationnels, qu'il appelle "régimes d'action". Parmi ces régimes d'action, il a défini le régime d'agapè, dans lequel les agents agissent avec désintéressement l'un envers l'autre. En gros, hein. Je n'ai pas (encore) lu Boltanski, j'ai seulement trouvé une référence à ce concept dans d'autres ouvrages, je ne sais plus lesquels, et je n'ai pas encore rangé toute ma bibliothèque depuis mon déménagement.

    Mais de ce que je comprends du concept, j'aurais tendance à faire l'idéal de mes relations personnelles, y compris sexuelles. On peut jouer au potlatch aussi, au pieu. Qui donne le plus a gagné.

    Comme l'a utilement signalé une commentatrice sur le site de Elle, elle ne voit pas en quoi elle serait plus soumise en donnant une fellation qu'en recevant un cunnilingus. Donner du plaisir à sa/son partenaire est une joie en soi. On peut même considérer que c'est l'inverse, et ressentir un légère ivresse de puissance (une puissance généreuse) d'être en capacité de donner du plaisir.

    Ou comme m'a dit en substance un ami, récemment : "Le type qui pense qu'à sa queue, il n'a qu'à se branler."

    Sur l'article de sexactu, sur le site de GQ, je partage les réserves déjà formulées dans d'autres commentaires, mais j'adore sa fraîcheur. Et il m'a fait comprendre un truc sur ma propre sexualité : si je me retrouvais avec une partenaire qui ne saurait pas formuler ce qu'elle veut et ne veut pas, je serais complètement paumé.

    J'ai d'ailleurs une chanson en cours d'écriture à ce sujet. Le titre provisoire c'est "Guide ma Main".

  15. « Sans altérité, sans affrontement homme/femme, il n’y aurait pas de désir. »

    C'est dire une chose et son contraire. Je suis intimement persuadée que sans altérité il n'y a pas de désir. Mais ramener 7 milliards d'individualités à deux seulement c'est d'un triste...

  16. Sur le désir masculin dans sa forme mainstream en tout cas, ca se discute... Je me rappelle un article ou l'auteur décrivait le désir masculin comme forcément homosexuel... Les mecs se masturbent souvent, se regardent et compare le sexe, quand ils font l'amour ils se regardent faire, ils s'évaluent, ils sont content d'eux... pour finir par dire que même quand ils sont avec un(e) autre, les mecs font l'amour avec eux même... C'était perturbant.

  17. Cet article m'a laissée pantoise : comment peut-on énoncer tant de bêtises en si peu de lignes ?
    Passons sur "celles qui ont compris" (les autres, ces féministes castratrices, sont vraiment des pauvres cruches, bien sûr, à qui il faut expliquer ce qu'est le désir).
    Passons sur « C’est comme si mon clitoris avait la taille de son pénis, avouez que ce serait gênant, surtout en lingerie Chantal Thomass ! » qui nous explique donc que le pénis c'est gênant et que la lingerie Chantal Thomass est un must pour entretenir le désir (bon, on est chez Elle, faut bien faire de la pub pour les annonceurs...)
    Passons même sur la confusion entre domination et inégalité.

    Mais le truc qui m'a le plus choquée, c'est la confusion entre altérité et inégalité. Parce que, là, on n'est pas rendu : l'altérité est la base même de ce qui fait notre humanité et de ce qui permet la communication entre humains ! Nous sommes des "autres" par définition, même deux jumeaux monozygotes sont 2 personnes uniques et différentes. Mais nous sommes tous, tous les êtres humains quels que soient leur sexe, leur religion, leur ethnie, leurs croyances, leurs modes de vie des alter-egos : tous profondément uniques et tous égaux en dignité humaine.
    Ce qui fait l'affrontement, ce n'est PAS l'altérité mais, au contraire, le désir impossible de trouver des "semblables parfaits" pour se rassurer sur sa propre identité : tant qu'on n'a pas compris que notre identité est unique et notre dignité est universelle, forcément il y a des affrontements.

    Alors, avec mon mec, au lit, oui, on sait qu'on est profondément différent. Et que ça ne tient que très marginalement au fait qu'il ait un pénis et moi un clitoris. On est différent bien en dessous de nos peaux. Et pourtant parfaitement égaux. Et c'est ce qui fait le désir parce que c'est l'égalité entre nous qui nous assure que l'autre est là, dans ce lit, parce qu'il en a autant le désir que moi.

  18. @Schmorgluck : c'est gentil de citer mon message :p J'ai oublié de préciser que le clitoris ne se résumait pas à son gland et que Môssieur est concurrencé à hauteur de 10cm, shame on me... (mais bon, on peut pas reprendre toutes les conneries de cet article)

    Bref, à la base, je voulais juste rappeler une réponse de Delphy aux grands discours sur l'altérité (malheureusement, je n'ai pas retrouvé la citation exacte) : "Tout à fait. D'ailleurs, quand j'achète mon pain, je ne m'adresse qu'à mon boulanger et jamais à ma boulangère, tant je la confonds avec moi".

  19. Bon, j'ai retrouvé la citation, donc je me permets un double post pour la retranscrire sous sa forme "véritable", et avec un peu de contexte. Elle est en fait extraite, non d'une interview/échange, mais de l'article Penser le Genre : Problèmes et Résistances (T.2 de l'Ennemi Principal, on peut retrouver l'article sur internet aussi, a priori) :

    "le paradigme de la hiérarchie comme moteur de la division suppose bien une complémentarité, mais celle-ci est évidemment négative ; et je formule la proposition que, réciproquement, toute vision positive de la complémentarité suppose un postulat de statisme qui ne peut que renvoyer à l'ordre de la nature, ici de la nature humaine. C'est d'une telle vue et d'une telle vue seulement que peut procéder la peur de Mead que tout le monde ne se ressemble. La peur de l'indifférenciation générale qui serait provoquée par la perte de la seule différence que nous connaissions apparemment (ce qui fait que je ne parle qu'à mon boulanger car je n'arriver pas bien à distinguer la boulangère de moi-même), n'est, on le voit, pas nouvelle. La peur ressentie par Mead que tout le monde ne s'aligne sur un seul modèle prend souvent la forme plus spécifique que tout le monde ne s'aligne sur le modèle masculin actuel."

  20. ("je n'arrive pas bien à distinguer", et non "je n'arriver", évidemment... désolée pour cette faute de frappe, et les autres que je n'aurais pas vues. Et pour le triple post, du coup.)

  21. Ce que l'article du magazine Elle aborde comme étant l'inégalité n'en est pas du tout. Jamais je ne me sens dévalorisée par mon mari lorsqu'il me domine physiquement, ou si j'ai les mains attachées, et jamais il ne me percevrait comme étant inférieure, ni ne me manquerait de respect, à cause de cette posture.

    J'ai un véritable exemple d'inégalité au sein de relations sexuelles homme/femme dont il serait plus pertinent de discuter. Il n'est pas rare que lors de relations d'un soir, la femme soit perçue comme une salope et l'homme comme un héros. Cette perception est tellement répendue et normalisée que même les acteurs de la relation ressentent souvent cette inégalité, la femme se sentant souillée ou minable après avoir couché avec un mec rencontré en boîte le soir même alors celui-ci sera bien content de son exploit et ne ressentira pas forcément de respect pour la femme avec qui il a partagé son lit. Ce sentiment (qui n'est pas forcément présent dans toutes les relations d'un soir) constitue une véritable inégalité et je ne crois pas que ce soit quelque chose que l'on devrait encourager.

    L'égalité, ce n'est pas du donnant-donnant qui se calcule en nombre de temps qu'un partenaire passe par dessus l'autre et vice-versa ou en «Je te fais une pipe, tu me fais un cunnilingus», mais en respect accordé à l'autre. Dans l'article du Elle, aucun des témoignages, aussi ridicules soient-ils, ne comporte de vraies inégalitées puisque tous les scénarios abordés semblent se passer dans le consentement et le respect mutuel.

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