Twitter : semaine n°1
16 mars 2012 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.Si vous êtes comme moi sur twitter, vous devez également être noyé-e de liens que vous lisez mais oubliez dans la demie-seconde; J’ai donc tenté depuis lundi de les garder en favoris afin de les partager en fin de semaine. je vais tenter de rester une bonne élève et de continuer chaque semaine.
Un lien sur la misogynie au féminin via Jocelyne Robert. Il me semble important de discuter du manque de solidarité au sein d’une classe dominée, qui, à mon sens, n’est pas l’apanage de la classe femme. Je connais peu l’histoire du mouvement noir des luttes aux USA mais je pense qu’on y retrouverait les mêmes problèmes ; c’est d’ailleurs la caractéristique d’un système hiérarchique que de rendre le groupe dominé le plus éparpillé possible afin d’empêcher la mise en commun des forces.
La grand-mère d’oniromanie lance son tumblr à … 90 ans ; elle nous montre ainsi ses 60 ans de voyage à travers le monde.
LudoFJ a fait passer l’info et on prévoit une diffusion massive du médoc à travers les nappes phréatiques. J’ai tenté de comprendre. mais vraiment. Si quelqu’un a un embryon d’explications (le médoc est en fait un somnifère et quand tu dors tu es incapable de proférer le moindre mot y compris raciste ?).
Un travail artistique sur le féminisme à l’occasion de la journée du 8 mars.
Une réflexion sur la justice qui fera grincer des dents. Non la justice n’est pas au service des victimes.
Une réflexion sur le sexisme dans le milieu de l’édition, lien donné par Albert de Pétigny.
Guedas m’avait souligné une campagne, déjà un peu ancienne, de l’éducation nationale. Edifiant.
Un article de Mr Pourquoi sur la couleur du sang.
Le dernier lien me plonge dans une rage folle. Il n’avait pas suffi de sortir des études débiles sur la réduction du risque de transmission du FIV sur les hommes circoncis (ce qui déresponsabilise ces derniers et fait l’impasse sur les femmes), il fallait faire un lobbying suffisant pour rendre la pratique acceptable. gagné « c’est joli et hygiénique » (quel argument). C’est vrai que se décalotter nécessite au minimum un doctorat en biologie moléculaire.
Le titre est, comme souvent, mensonger mais l’article est intéressant. En Inde un organisme forme des femmes analphabètes ce qui leur permet, entre auters, d’aquérir une indépendance financière et de moins être sous la coupe de leur mari. (via Corinne Dillenseger)
Travaillant dans le milieu des ONG, ton dernier lien m’interpelle… On a coutume de dire que ce type d’action c’est de la « promotion féminine » qui est parfois contradictoire avec une approche genrée, notamment quand la double ou triple journée des femmes n’est pas prise en compte (cette activité économique arrive en plus de journées déjà très chargées). C’est vrai que l’indépendance financière peut être un « besoin stratégique » dans des milieux où la femme n’existe pas économiquement, m’enfin ca ne fait pas forcément trop bouger les espaces de pouvoir. Ca crée des mondes parallèles… et si la femme a une indépendance économique, le mari a souvent tendance… à ne plus rien prendre en charge.
Merci pour tous ces beaux liens !
Juste une petite remarque sur l’info de LudoFJ : il ne faut pas considérer 7sur7.be comme une source d’information, ce n’est absolument pas fiable. Ce site recopie absolument n’importe quoi (y compris des article humoristiques vieux de dix ans). Au mieux on peut essayer de l’utiliser pour remonter à la source, ici un article du Telegraph (un journal lui-même pas toujours parfait dans sa présentation des faits scientifiques mais au moins c’est lisible)
http://www.telegraph.co.uk/health/healthnews/9129029/Blood-pressure-drug-reduces-in-built-racism.html
L’article scientifique d’origine est ici : http://www.springerlink.com/content/63v2561264075373/fulltext.html
L’étude ne montre pas que les gens ne deviennent pas moins racistes dans leurs propos comme le dit 7sur7.be mais dans leurs associations automatiques : les chercheurs ont utilisé le « Implication Association Test » de la fac d’Harvard, dont on peut faire l’essai là : https://implicit.harvard.edu/implicit/france/
Plus sérieusement c’est une étude intriguante, mais il faut garder en tête :
1/ le petit nombre de participants (seulement 18 ont reçu le médicament)
2/ leur faible diversité : il s’agit de personnes blanches, jeunes (moyenne d’âge 22 ans) et je mets ma main à couper qu’il s’agit d’étudiants de la fac des chercheurs… Qu’est-ce que ça aurait donné sur des gens plus vieux ? Noirs ? Moins éduqués ? Non Américains ?
3/ le fait que le médicament est sans effet sur ce que les chercheurs appellent le « préjugé explicite » : leur opinion consciente ne varie pas.
C’est donc un résultat de plus à ajouter au corpus croissant de l’étude des bases biologiques de la psychologie de groupe, mais on va attendre un poil avant de mettre du propranolol dans les eaux de boisson…
HTH, comme on dit.
C’est une bonne idée ce récap. Je vais peut être te copier tiens !
xenomorf ; oui mais en étant éduquée, on peut penser (enfin tu dois mieux le savoir que moi) qu’elle pourra
- peut-être partir
- mieux se débrouiller
on sait en plus que plus l’on est éduqué, plus la mortalité maternelle et infantile baissent, et plus on envoie ses propres enfants à l’école.
que proposes tu comme méthode alternative ; le point de vue que tu apportes est très intéressante et je n’avais en effet pas vu les choses sous cette angle.
sasa
fabienne ; personne n’a dit que c’était fiable. cequi est intéressant dans ce genre de liens est de justement voir ce qui est tiré d’une étude (scientifique ou pas).