Sciences et avenir ; les différences hommes/femmes
20 février 2012 par valerie | Classé dans Pages à Crêpes.Le numéro de février de Sciences et Avenir comporte plusieurs articles sur le thème « Homme Femme, La science face aux idées reçues« .
Les féministes n’y apprendront rien de très nouveau mais on peut supposer que l’étiquette de neutralité scientifique qu’a le magazine encouragera certains à enfin accepter ce que des scientifiques féministes (donc forcément mues par une idéologie leur faisant mal faire leurs recherches) disent depuis des années.
Le premier article « Pour en finir avec le neurosexisme » montre combien l’on tend à perpétuer et à justifier des stéréotypes par des arguments neuroscientifiques par des expériences et des interprétations biaisées.
Ainsi Rebecca Jordan-Young, chercheuse en sciences médicosociales dit « il existe un large consensus qui prétend qu’il existe d’importantes différences sexuelles spécifiques entre les structures et les fonctions cérébrales des filles et des garçons mises en place par l’exposition prénatale aux hormones de différentiation sexuelle (…) mais ce consensus est à la fois non scientifique et loin d’être politiquement neutre« .
Catherine Vidal souligne que le cerveau a un sexe dans le sens où il contrôle les fonctions reproductives (hypothalamus qui a une activité pour induire l’ovulation) mais aucun en ce qui qui concerne la mémoire, l’attention et le raisonnement.
En juillet 2008, une étude des universités de Californie et du Wisconsin publié dans Science, n’a démontré aucune différence entre filles et garçons pour la réalisation de tests mathématiques (étude menée sur SEPT MILLIONS de sujets).
Une étude menée en Europe sur le même sujet montre que les résultats des filles dépende de leur degré d’émancipation ; étude renforcée par une suivante en 2011.
Claude Steele de Stanford a mené une expérience intéressante au début des années 90. Il a fait passer un examen de mathématiques à deux groupes d’étudiants mixtes. Au premier, il a souligné que les résultats font apparaître une différence entre le sexe, au second, il a indiqué qu’il n’y avait aucune différence. Les garçons du premier groupe ont obtenu en moyenne 25/30 et les filles 5/30. Dans le second groupe, Les filles ont obtenu 18/30 et les garçons 19. (Steele souligna d’ailleurs que si l’on soulignait que « les asiatiques réussissent mieux à ces tests« , filles comme garçons non asiatiques avaient de mauvais résultats).
Plusieurs études montrent qu’il n’y a pas de différences entre les IRM d’hommes et de femmes accomplissant une activité quelconque : Iris Sommer, Brain search review, 2008. Anelis Kaiser, Brain search review, 2009 et bien evidemment les travaux de Catherine Vidal en France et de Lise Eliot aux USA.
ps ; en page 47. l’on parle de l’influence de la testostérone et de l’ocytocine.
une petite erreur. Le journaliste souligne que « la privation de testostérone conduit les mâles [souris] à ne plus s’intéresser aux femelles et leur agressivité est directement corrélée à leur taux d’hormone mâle circulante. » Il convient de modérer cette assertion. Si on castre une souris à un certain moment, elle ne sera plus agressive. Mais si on lui réinjecte ensuite de la testostérone – ou qu’on la castre plus tard, il n’y aura aucun changement sur son comportement. Il serait donc bien présomptueux – et à mon avis un peu humano-centré
– de penser que l’animal autre que l’humain n’est que comportement naturel.
Le journal décortique ensuite six idées reçues.
« les filles préfèrent le rose« . (c’est là qu’on voit au passage tout le poids du préjugé sur la recherche scientifique ; si l’on n’était pas persuadé, engoncé dans l’idée que les filles préfèrent le rose, on s’apercevrait que c’est une mode récente et souvent uniquement occidentale).
« les hommes sont monotâches« . Une étude menée en 97 sur 2000 sujets (neuroscience & biobehavioral review) ne montre pas de différence.
« les femmes ne savent pas lire les cartes routières« . Jing Feng dans Psychology Science en 2007, a montré l’extraordinaire plasticité du cerveau ; dix heures de jeu video suffisaient à modifier un IRM en matière de reconnaissance spatiale et ce quel que soit le sexe.
« les femmes sont intuitives » (mais comment donc) (je ne comprends même pas ce mot à moins de croire à la voyance).
Richard Wiseman en 2005, a démontré qu’hommes et femmes l’étaient tout autant (ou aussi peu).
« les hommes sont volages, les femmes fidèles« . (Darwin).
Plus la liberté des femmes grandit, moins elles sont fidèles.
« les femmes sont naturellement maternelles« .
ai je besoin de donner les études ? Badinter a amplement démontré qu’il s’agit d’une construction sociale et de nombreux ethnologues l’ont fait pour certaines autres espèces animales.
Dans l’article Masculin, féminin, des rôles fabriqués, on parle de l’étude menée par Sylvie Ayral qui montre qu’au collège, qu’il soit public ou privé, 80% des enfants punis sont des garçons. La chercheuse démontre que ces punitions « consacrent les garçons dans une identité masculine stéréotypée et renforcent les comportements qu’elles prétendent corriger : le défi, la transgression, les conduites sexistes, homophobes et violentes. »
Pour expliquer leurs comportements, on pointe la fameuse testostérone.
On valorise tout de même les comportements masculins et on critique vivement les féminins (« faibles, nulles, peureuses »).
Tags : Anelis Kaiser, badinter, catherine vidal, Claude Steele, Iris Sommer, Jing Feng, Rebecca Jordan-Young, Richard Wiseman, sciences et avenir, Sylvie Ayral
A ce propos, écouter ou ré-écouter Jacques Testart sur France-Inter le 17/02, où quelles questions se poser quand à la modification du milieu de culture des ovocytes dans le cadre de la fécondation in-vitro..
Et si on parlait d’abord d’exposition intra-utérine aux polluants courants (formaldéhyde, etc…)
Je crois que je vais acheter ce numéro, et le garder sur moi pour avoir les références des études que je cite un peu trop vaguement…
Parler d’hormone mâle pour la testostérone est une erreur, cette hormone est plus fréquente chez les mâles mais les femelles en produisent aussi, tout comme les hommes produisent de la progestérone, quoi qu’en dise Wikipédia.
En fait les femmes et les hommes ont bien un fonctionnement différent… pour tout ce qui concerne précisément leurs différences. Le reste, les facultés cognitives, pourquoi seraient-elles différentes ? On est une même espèce, non ? Certains utilisent leurs préjugés sur la différence entre hommes et femmes, les appliques à la nature, puis utilisent cette nature pour justifier leurs préjugés… C’est absurde, comique et les motivations qui se cachent derrière ce genre de certitudes sont suspectes.
Si l’intelligence des hommes et des femmes est d’un niveau tout à fait comparable et si les déséquilibres qui apparaissent sont toujours, à l’évidence, affaire de circonstances (ex. : un pays où les femmes n’ont pas le droit de faire des études aura moins de Nobel de sciences dures femmes), il existe des traits sexués en matière d’humeur – enfin là encore, ils ne sont ni mécaniques ni exclusifs ni extérieurs à toute considération culturelle. La variation du comportement des femmes en fonction de leur cycle, ou l’inhibition de la capacité à l’empathie des hommes lorsqu’ils veulent quelque chose (un homme sexuellement excité se met à croire que toutes les filles du monde lui font de l’œil) sont impressionnantes.
Personnellement j’ai été très intéressé par ce livre (malgré son titre racoleur) : Les Secrets du cerveau féminin, par Louann Brizendine (en VO : « female brain »).
« La variation du comportement des femmes en fonction de leur cycle, ou l’inhibition de la capacité à l’empathie des hommes lorsqu’ils veulent quelque chose (un homme sexuellement excité se met à croire que toutes les filles du monde lui font de l’œil) sont impressionnantes. »
donc on t’explique qu’il n’y a pas de différence de comportement mais tu veux en voir.
donc merci de fournir une étude sur la variation du comportement des femmes en fonction de leur cycle. (bien malin qui pourra la faire puisqu’il ne faudrait que des femmes au cycle hyper régulier ; ce qui est rare..). et arriver à prouver qu’un comportement est du et uniquement du à une hormone .. bref.
enfin non un homme excité ne pense pas que. toi peut être. pas tous les hommes, partout.
Pour la variation de comportement en fonction du cycle, on peut étudier ça dans un couvent où les cycles menstruels s’harmonisent entre les soeurs.
Mais même si une hormone ne conditionne pas tout le comportement, l’expérience sur les rats castrés de l’article montre bien que la testostérone conditionne l’agressivité…
Sur la prétendue variation du comportement des femmes en fonction de leur cycle menstruel, d’abord je n’ai jamais vu la moindre étude sur ce sujet. Ensuite, mon expérience, mon observation et mon analyse m’ont amenée à remarquer la chose suivante:
- il y a certaines femmes qui sont de mauvaise humeur pendant leurs règles.
- Celles qui ont un mauvais caractère, se plaignent de douleurs menstruelles.
Je n’ai jamais entendu la moindre femme être de mauvaise humeur pendant ses règle, tout en n’ayant pas la moindre gène/douleur.
J’ai également remarqué que toute personne (homme ou femme) souffrant d’une douleur quelque part sur le corps, manifestait une mauvaise humeur.
J’en déduit donc que la mauvaise humeur associée aux menstruations n’a rien à voir ni avec les hormones (qui n’ont qu’une fonction de messager dans le corps), ni avec toute considération sur l’état lunatique ou autre des femmes. La mauvaise humeur provient simplement d’une douleur physique, comme n’importe qui peut en avoir.
Pour preuve, il suffit que la femme prenne des médicaments anti-douleurs (qui n’influence ni le taux d’hormone, ni les saignement, ni rien) pour qu’elle ne soit plus de mauvaise humeur.
Donc rien à voir avec une quelconque différence homme-femme.
« homme sexuellement excité se met à croire que toutes les filles du monde lui font de l’œil »
=> idem pour les femmes qui peuvent tout autant être sexuellement excitée que les hommes. Donc pas de différence sexuelle ici non plus.
MM : oui mais ca doit être typiquement féminin que d’oser se plaindre quand on a mal :p
« Mais même si une hormone ne conditionne pas tout le comportement, l’expérience sur les rats castrés de l’article montre bien que la testostérone conditionne l’agressivité… »
et donc je répète.
1, si on castre après une certaine période aucune changement
2, si on réinjecte de la testo à des rats castrés aucun changement
3, on n’est pas sûr que l’injection différente d’un flux constant de testo, soit comparable
4, on a tenté d’observer les comportements des humains à fort taux de testo ; pas plus violents (ex klinefelter)
5, les gens en prison n’ont pas un taux de testo plus élevé
6, les FtoM ne deviennent pas d’un coup des Hulk en prenant de la testo
bref ca serait BIEN (mais vraiment parce que ca commence à être gonflant) de cesser de croire que la testo conditionne le comportement masculin. c’est à la fois scientifiquement faux et politiquement grave. c’est ainsi qu’aux US les gamins mâles sont sous ritaline pour « les calmer ».
« MM : oui mais ca doit être typiquement féminin que d’oser se plaindre quand on a mal :p »
Exactement. Quand on est un homme-un-vrai, on ne se plaint pas quand on a mal. On est juste de mauvais poil en faisant la gueule et en gueulant à la moindre contrariété. Exactement comme les femmes qui ont leurs règles.
« Exactement. Quand on est un homme-un-vrai, on ne se plaint pas quand on a mal. On est juste de mauvais poil en faisant la gueule et en gueulant à la moindre contrariété. »
Vous devriez regarder le football féminin : il y a très peu d’arrêts de jeu pour comédie contrairement au foot masculin. Les femmes ne sont pas plus douillettes que les hommes. D’ailleurs ce sont elles qui connaissent les joies de l’accouchement…
Pour en revenir au sujet, je suis un homme transsexuel : je suis né femme, je prends de la testostérone et j’ai changé de sexe. La testostérone ne m’a pas rendu agressif et je n’ai pas vu de témoignages de trans qui indiqueraient un lien de cause à effet. La testostérone modifie le corps et c’est tout. C’est ce même corps transformé qui change la perception que les autres ont de nous et qui par conséquent peut modifier notre façon d’être. Depuis que j’ai une voix d’homme, j’ai le sentiment que l’on tient plus facilement compte de ce que je dis et que j’obtiens plus facilement ce que je veux. Il faut le vivre pour le croire… C’est le jour et la nuit.
Vous n’en parlez pas mais souvent on associe la testostérone a de plus grands besoins sexuels. Je pense que là aussi on se trompe. Quand j’ai commencé à prendre de la testostérone, ma libido a beaucoup augmenter : c’est une nouvelle puberté. Avec les années, ma libido est revenue au même niveau qu’avant la testostérone. Je ne pense pas être un cas isolé.
Mesdames ne vous laissez pas enfumer par des études pseudo scientifiques. Les différences entre hommes et femmes existent, certes, mais les différences entre individus de même sexe sont au moins aussi importantes.
un homme trans ; MM plaisantait
un homme trans : est ce que tu penses qu’au debut de ta prise de testo, ta nouvelle libido pouvait aussi être liée à ton mieux-être ? tu arrivais enfin à ce que tu voulais donc ca pouvait jouer. Ou tu penses que c’est uniquement hormonal ?
Y’a 3 semaines j’ai vu une news relayée un peu partout au sujet d’une étude qui démontrerait que la testostérone rends égocentrique.
Des femmes à qui on donne de la testostérone deviendraient incapable de travailler ensemble.
J’ai lu le papier en diagonale, et en fait comme souvent c’est une étude faite sur 34 femmes, et ils trouvent que celles sous testostérone sont 20% moins d’accord entre elles que celles sous placebo
Je suis vraiment pas sur que ca prouve quelque chose, surtout que la conclusion du papier explique qu’ils n’ont fait que trouver ce qu’ils cherchaient à prouver, et qui selon eux était évident vu que les leaders sont des mâles bien testostéronés parait-il. A peine orientée comme étude donc.
34 personnes, comme échantillon statistique, il se trouve que c’est un peu léger pour en sortir quoi que ce soit de sérieux. Sur 34 individus, le « bruit de fond » est tellement important que les erreurs associées aux résultats équivalent quasiment aux résultats eux-mêmes.
c’est le pb resh ; on a un présupposé et on veut à toutes forces le prouver.
en plus prendre de la testo ou en avoir de façon naturelle n’est pas pareil.
(ps quand je dis « pas pareil » c’est qu’on n’est pas sur que cela agit de la même façon sur le comportement).
Au sujet des fameuses « variations du comportement des femmes en fonction de leur cycle », je suis quand même un peu perplexe : je suis toute prête à croire que les hormones n’influent pas sur l’humeur, mais ça ne colle pas trop avec mon expérience personnelle :/
En effet, si, pendant la durée d’une journée, j’éprouve de forts symptômes dépressifs (tristesse oppressante, larmes faciles, auto-dépréciation, idées noires) sans aucune raison, je peux être sûre que le surlendemain, j’aurai mes règles. C’est même le seul moyen de prévision dont je dispose, vu que j’ai un cycle très irrégulier. Et ce n’est pas lié non plus à une quelconque douleur physique, puisque je n’en ressens aucune à ce stade là.
Je ne sais pas comment expliquer ça, surtout que si les hormones jouaient un rôle si important, toutes les femmes devraient ressentir (plus ou moins) le même phénomène, or ce n’est pas le cas.
Et croyez bien que ça m’embête de tomber à ce point dans le cliché, alors que par ailleurs, je suis la première à dénoncer les idées reçues sur les différences homme/femme quand j’en entends autour de moi…
(Et merci d’avoir résumé ce numéro, sinon, ça donne effectivement envie de se le procurer !)
@Kaywinnit: Tout est dans la fin de votre témoignage. « toutes les femmes devraient ressentir… ». Ben oui, même si votre cas pourrait justifier quelques siècles de préjugés, vous n’êtes pas un échantillon statistique à vous toute seule
.
On ne trouvera pas d’homme ayant des dépressions pré-menstruelles, mais ça ne veut pas dire que cette dépression n’existe pas chez certaines femmes, et ça ne veut surtout pas dire qu’elle est observable chez TOUTES les femmes.
Il n’y a rien de plus compliqué que la régulation hormonale (une balance si fragile) et l’épigénétique (l’expression des gènes par les facteurs de transcriptions, eux-mêmes soumis à des concentrations de produits sanguins tellement infimes que l’effet final n’a rien de systématique ni d’automatique).
Mes 2 centimes.
Pour donner un petit éclairage sur la testostérone, chez les chevaux la castration ne fait que faire disparaitre l’agressivité pour l’accès aux femelles et pas sur les autres sujets, en troupeau, quand l’heure de la ration de foin arrive par exemple, le degré d’agressivité n’est pas lié au jument/mâles et un jeune récemment castré aura le même taux d’agressivité pour l’accès à la nourriture qu’avant sa castration : soit il se laissera faire comme avant, soit il agressera tout le monde comme avant.
Pour les dépressions prémenstruelles, un cas personnel n’est pas une stat, sinon je vais dire que vu mon cas c’est mauvais caractère permanent, indépendamment de mon cycle
.
Par ailleurs que fait que cycles se synchronisent (il me semblais d’ailleurs que c’était une idée reçue) ne signifie en rien qu’il ya ait influence sur l’humeur.
Au sujet des couleurs, en Thailande par exemple on trouve des gants et shorts de boxe rose Barbie, et en achetant ma paire rose le vendeur n’a pas compris mon commentaire sur la couleur. pour lui, rose ne signifie en rien fille/barbie/douceur…
Arrivée en France, les gars de la salle m’on dit qu’ils ne mettraient jamais de tels gants de fille.
C’est amusant que ça vexe souvent les gens d’imaginer que leur corps et leur esprit sont liés. C’est pourtant bien le cas, même si les êtres humains n’ont pas un fonctionnement mécanique (on est des singes, pas des fourmis !) et ils font parfois mentir les statistiques et les études. De plus la production des hormones ne suit pas le même cycle chez toutes les femmes : chez certaines, la déprime pré-menstruelle ou l’enthousiasme de la période d’ovulation sont spectaculaires, chez d’autres beaucoup moins (l’âge joue énormément, aussi). Ce que découvrent les éthologues, les neurologues, ce n’est pas forcément la pertinence de la distinction hommes/femmes mais, sur certains points précis, la différence entre âges/sexes. Par exemple un homme de 70 produit moins de testostérone qu’un homme de 20, et son comportement s’en ressent énormément, de même qu’une femme voit sa production d’ocytocine ramenée à des taux mâles (variables d’une personne à l’autre) passé la période de la ménopause. L’ocytocine, c’est l’hormone du lien avec autrui et de l’empathie. Arrivé à cet âge, les femmes ne deviennent pas forcément des sorcières (et produisent encore de l’ocytocine pour aimer leurs enfants) mais elles deviennent plus soucieuses de vivre pour elles-mêmes, elles s’inscrivent à des clubs et elles supportent mal de s’occuper des chaussettes d’un connard à qui elles étaient pourtant dévouées quelques années plus tôt.
D’autres éléments amusants : une lap-danceuse obtient des pourboires plus importants pendant sa période d’ovulation. Le mécanisme n’est totalement pas connu, mais si j’étais une femme, je ne passerais des concours ou des entretiens d’embauche que ces jours-là !
Autre détail amusant : devant un bébé, les femmes ont la pupille qui se dilate naturellement,… Et pas les hommes, sauf lorsque ceux-ci ont eu des enfants eux-mêmes ! Car la paternité est un évènement dans le corps des hommes : leur taux de testostérone baisse brutalement (pour nidifier et ne pas être agressif avec le marmot j’imagine ?), ce qui leur fait perdre de la masse musculaire et gagner un bide qu’ils ne perdent jamais ensuite (contrairement aux parturientes qui se remettent souvent bien de leurs grossesses).
Ça me passionne, tout ça, mais je comprends que ça soit une pente savonneuse, d’autant que ce qui est jugé féminin (que ça le soit ou pas) est nettement déprécié par notre société, ce qui amène des gens comme Élisabeth Badinter à considérer que le féminisme, c’est de refuser aux femmes le droit d’être des mères.
En tout cas il ne faut pas confondre comportement, humeur et intelligence, et il ne faut réfuter pour de mauvaises raisons ni les observations naturelles/biologiques, ni les observations culturelles : c’est un tout !
@eulPingouin et Maxine : Ah mais, je n’ai jamais prétendu faire de mon cas une généralité ^^
Je voulais juste souligner que faire de la dépression pré-menstruelle une complète légende uniquement due à des préjugés sexistes, ou encore attribuer la mauvaise humeur seulement à la douleur physique, ça me semblait aller un peu vite en besogne, et j’ai cité mon cas comme contre-exemple, rien de plus.
Merci eulPingouin pour le début d’explication, j’ai appris un nouveau mot (même s’il m’a fallu en relire trois fois la définition pour la comprendre, ça doit être à cause de mon cerveau féminin).
Maxine ; Mwana (je crois) m’avait dit qu’en Belgique c’est inversé le rose et le bleu.
pour la testo si tu castres un chien trop tard en espérant le calmer, ca ne servira à rien…
chez le chien par exemple on dit par exemple que le dernier de portée (qui doit batailler comme un porc pour accéder aux mamelles) est souvent plus difficile que les autres. pas question d’hormones.. juste un accès à la nourriture plus compliqué.
jean-no « L’ocytocine, c’est l’hormone du lien avec autrui et de l’empathie. » mdr. mais alors mdr. réduire un sentiment aussi complexe que l’empathie à une hormone.. mais sérieusement. tu y crois ? je veux dire vraiment ? comment ca se fait que des femmes maliennes de 50 ans au fin fond de la brousse ne s’inscrivent pas à des clubs en larguant leur mari ?
tu te rends compte que les femmes divorcent depuis très peu de temps et dans très peu de régions du monde ? alors que toutes connaissent une évolution hormonale ?
« une lap-danceuse obtient des pourboires plus importants pendant sa période d’ovulation. »
merci de fournir l’étude.
« devant un bébé, les femmes ont la pupille qui se dilate naturellement,… »
merci de aussi fournir l’étude. qu’on rigole.
» leur taux de testostérone baisse brutalement (pour nidifier et ne pas être agressif avec le marmot j’imagine ?), »
quel lien entre testo et agressivité ? j’ai déjà démontré qu’on ne le trouve pas ou qu’il n’est pas si clair.
Badinter n’a jamais refusé aux femmes le droit d’être mères…. elle explique combien la maternité est contraignante pour les femmes nuance.
@Jean-no : « D’autres éléments amusants : une lap-danceuse obtient des pourboires plus importants pendant sa période d’ovulation. »
J’avais entendu parler de cette étude. Elle portait sur une vingtaine de femmes, et même encore moins, il me semble. Ce n’est absolument pas représentatif (et généralement, ce type d’observation est invalidé quand on reproduit l’expérience en l’étendant à un échantillon plus large d’individus).
Quant au prétendu changement observé chez les femmes à la ménopause, il me semble que les hommes eux aussi sont réputés traverser une crise de la cinquantaine, pourtant l’andropause n’arrive que bien plus tard.
Le besoin d’indépendance et de changement que tu décris, en plus de n’être pas du tout systématique, peut s’expliquer de bien d’autres façons : en particulier, si ces femmes ont fondé une famille, c’est généralement à cet âge qu’elles voient leurs enfants quitter la maison, et qu’elles commencent à se demander ce qu’elles veulent vraiment faire de leur vie, maintenant qu’elles ont rempli le rôle de mère que leur avait assigné la société (évidemment, je parle là de femmes s’étant conformées à une vision très traditionnelle de la femme…)
j’ai cherché donc
http://www.psychomedia.qc.ca/sexualite/2008-02-27/les-danseuses-erotiques-gagnent-plus-de-pourboires-a-l-ovulation
18 femmes.
lol.
Ce qui me frappe quand on aborde ce genre de sujet, c’est l’absence totale d’esprit critique scientifique de certain(e)s…
Du style: corrélation n’est pas causalité, et analyse de l’échantillon de base.
Malgré ma féminité évidente et débordante (huhu), je crois pouvoir dire que les articles portant sur des tests sur la présence ou non de seuils d’hormones dans le sang sont loin d’être clairs au niveau de la causalité. Par exemple, les traders ont un plus haut niveau de testostérone dans le sang qu’une grande partie de la population: est-ce qu’ils sont traders parce qu’ils ont plus d’hormones, ou est-ce parce qu’ils sont traders qu’ils ont plus d’hormones (ou les deux, en boule de neige)? Le fait de donner une explication biologique a des mécanismes complexes semble empêcher les gens de réfléchir sur la multifactorialité de bien des comportements…
Et, quand bien même les femmes auraient la pupille dilatée, ca ne veut pas dire que ce soit quelque chose d’utile au sens biologique du terme: j’ai aussi une appendicite, dont je ne me sers pas, résidu d’une mutation aussi aléatoire et sympathique que superflue.
oups: je n’ai pas d’appendicite mais bien un appendice (l’appendice iléo-caecal, pour être précise).
Pour le coup du rose et du bleu inversé en Belgique, j’invalide complètement (ou alors en Flandres peut-être).
Ce que je vois à Bruxelles, c’est la France (avec moins de patriotisme, mais la France quand même). Et donc, le bleu aux garçons et le rose aux filles.
Surtout le rose aux filles qui me saute aux yeux et m’agresse à chaque fois.
Oulah, ça cogne, ici
J’ai une assez bonne mémoire des études mais pas forcément de toute leur méthodologie, et il est vrai qu’il existe des études menées pour renforcer des préjugés, ou d’autres qui extrapolent des faits minuscules, etc. (je le sais à tel point que j’ai fabriqué un site sur ce sujet : http://www.scientistsofamerica.com).
Reste que ce sont des expériences singulières et des fictions qui s’affrontent, j’ai peur que vous ne cherchiez pas la vérité mais juste à vous convaincre, je me trompe ?
Sur le caractère systématique des choses, j’insiste, nous ne sommes pas des fourmis, il ne suffit pas d’une phéromone pour modifier notre programme, les êtres humains sont très complexes, tributaires de leur histoire personnelle, de l’histoire collective et de la culture, des institutions, de ce qui se fait et ce qui ne se fait pas dans un contexte donné (effectivement, les femmes ménopausées ne s’inscrivent pas à des clubs et ne divorcent pas dans les pays où la loi ne le leur permet pas), de notre réflexion,… Les hormones sont un paramètre parmi d’autres, mais il ne faut pas imaginer qu’il soit négligeable.
Sur Badinter, détrompez-vous, elle a plusieurs fois comparé les femmes qui allaitent à des guenons (ce que sont les femmes, techniquement, mais dans sa bouche c’est une insulte), ce qui est vraiment douteux de la part de quelqu’un qui est grande actionnaire de Publicis et, à ce titre, qui gagne de l’argent grâce au budget Nestlé ! J’ai bien aimé XY, et d’autres livres de Badinter, quand j’avais vingt ans, mais son féminisme me semble daté, pour elle, il s’agit pour la femme de rejoindre l’homme… mais pas forcément pour ce qu’il a de plus intéressant.
kyp ; c’est peut-être en Flandre alors. j’avais un lien mais je ne le trouve plus.
en plus : http://www.laitfraisemag.fr/2011/09/rose-pour-les-filles-bleu-pour-les-garcons/
J’adore ce sujet tellement compliqué
D’un côté les différences physiques homme/femme existent, l’influence des hormones (pas que testo et ocyto, mais en général) dans le comportement aussi, le nier est cotre productif (c’est le rôle des hormones).
Je me souviens de ces expériences de castration, vues en cours de bio en seconde. (chez le coq et chez le porc, pour prouver en particulier la voie sanguine de fonctionnement des hormones, en s’appuyant sur l’agressivité des sujets à qu i on réinjecte l’hormone). Rien de bien neuf donc, car je ne suis plus si jeune.
A côté de ça, nous ne sommes pas que des animaux, et la surcouche culturelle et psychologique peut suivant les individus prendre le pas plus ou moins fortement sur la pure expression « animale ».
Je voulais citer la bizarrerie de synchronisation des cycles dans les couvent, mais je me suis fait devancer. Qui commande, les hormones, le cerveau, la volonté, le ptit jesus ? Un mix de tout ça sans doute (excepté le dernier, faut pas déconner).
Autre différence comportementale, prenez des bébés de 6 – 8 mois – peu importe la couleur de leur pyjama – et filez leur des jouets. La majorité des garçons va avoir tendance à les taper les uns sur les autres et faire du bruit, les filles beaucoup moins (oui je vais à la crèche de mes enfants de temps en temps, non pas en tant que pervers
). A cet âge je ne pense pas que l’influence « culturelle » se fasse déjà sentir. Mais je peux me tromper.
Quoiqu’il en soit, si selon moi les différences H/F existent (et heureusement d’ailleurs), là où l’article est pertinent et très important, c’est qu’il souligne l’absence de différence dans les capacités cognitives et intellectuelles.
(et donc dans 90% de ce qui compte dans une société moderne évoluée). Ouf !
Pour les 10% qui restent, faut composer avec ce que la nature nous a fourni.
« A cet âge je ne pense pas que l’influence « culturelle » se fasse déjà sentir. Mais je peux me tromper. »
ah ?
tu as donné un prénom asexué à tes enfants ? tu les habilles de façon asexuée ? tu t’adresses à eux en disant indifféremment « il » ou « elle ? les auxiliaires de puéricultrice, comme toutes les études le démontrent ne sont elles pas davantage à s’occuper des garçons que des filles ?
une étude de fisher price montre que la majorité des parents ne souhaite pas que les garçons jouent avec des poupées (et donc les leur ôtent).
pas de culture chez un enfant de 8 mois, vraiment ?
je rappelle enfin l’étude ou l’on montre à des parents un bébé habillé en fille, puis en garçon. face au premier qu’ils croient fille, il le trouvent « agité ». face à ce qu’ils croient être un garçon, ils le trouvent « plein de vie ».
le comportement adulte joue la dessus ; et on tend à calmer les comportements féminins rapidement.
(les comportements masculins seront tour à tour valorisés et découragés).
« Quoiqu’il en soit, si selon moi les différences H/F existent (et heureusement d’ailleurs) »
lesquelles?
et donc si des études scientifiques te disent le contraire, tu persistes. dans quel but exact ? en quoi ca serait génant pour toi qu’une femme ne soit pas différente de toi?
Je me répète donc, Jean-No.
Je voudrais les sources des deux études : lapdance et pupilles et la citation exacte ou Badinter traite les femmes allaitantes de guenons.
Je sais ca fait de moi quelqu’un de profondément subjectif qui veut juste se convaincre.
Sur le rose/bleu, il existe en effet certaines régions d’origine protestante où on attribuait de façon traditionnelle le bleu aux filles (en référence à la couleur bleu de la sainte-vierge) et le rose au garçon (version atténuée du rouge qui est la force, etc). Quoi qu’il en soit, la convention actuelle rose/bleu est toute récente (depuis la moitié du 20ème siècle) et uniquement en occident. Une petite histoire ici : http://les8petites8mains.blogspot.com/2009/09/bebe-rose-bebe-bleu.html
Alors quand on vient avec des théories scientifiques du genre « il y a 60 millions d’années, les femmes cueillaient des baies rouges et les hommes tuaient les mammouths sur fond de ciel bleu », je rigole doucement.
Sur les hormones. Je suis enceinte, et qu’est-ce qu’on me bassine avec les hormones. Ce seraient les hormones qui seraient responsables des nausées, des vomissements, des envies de fraises, des sautes d’humeur, des crises de larmes. Mes hormones sont à un taux tout à fait normal, sauf que je suis à la moitié de ma grossesse et je n’ai jamais eu le moindre de ces symptômes. Je me suis donc intéressée de plus près à ces fameuses hormones, et je me suis rappelée de mon cours de bio au lycée où j’ai appris que les hormones avaient un rôle de messager. Les hormones ne font que transporter des infos dans le corps, mais ne sont pas l’origine ou la cause de modification du corps. Donc c’est illogique de doter les hormones d’une fonction autre que celle à laquelle elles sont destinées, sans plus de recherches. Si on doit payer sa facture d’électricité, c’est parce qu’on a consommé de l’électricité, ce n’est pas à cause du facteur qui dépose la facture dans la boite aux lettres. J’ai donc trouvé bizarre que tout soit réduit aux hormones, sans rechercher plus en amont les causes réelles.
Puis je me suis rappelée de la façon dont parlait ma grand-mère. A son époque, tous les maux des femmes provenaient non pas des hormones (comme aujourd’hui), mais « des nerfs ». En me replongeant dans la littérature populaire de la première moitié du 20ème siècle, j’ai retrouvé bon nombre d’allusions des femmes à leurs « nerfs ». Pourquoi les nerfs ? Je ne sais pas. Est-ce des découvertes médicales de l’époque sur le système nerveux qui sont passées dans le langage populaire en se transformant en cause logique des maux des femmes ? Il faudrait faire des recherches. Mais ce qui me frappe, c’est qu’aujourd’hui, les gens utilisent l’excuse des hormones pour tout expliquer sur les femmes, exactement comme il y a 60 ans les gens utilisaient les nerfs.
@Skai « Autre différence comportementale, prenez des bébés de 6 – 8 mois – peu importe la couleur de leur pyjama – et filez leur des jouets. La majorité des garçons va avoir tendance à les taper les uns sur les autres et faire du bruit, les filles beaucoup moins (oui je vais à la crèche de mes enfants de temps en temps, non pas en tant que pervers ). A cet âge je ne pense pas que l’influence « culturelle » se fasse déjà sentir. Mais je peux me tromper »
Une autre étude a constitué à montrer à 2 groupes d’étudiants un film avec un bébé pleurant devant un pantin qu’on agitait devant lui. On a demandé aux étudiants d’interpréter les pleurs du bébé. Dans le 1er groupe, on a dit que le bébé était un garçon, et les étudiants on majoritairement répondu que le bébé pleurait de rage parce que l’adulte ne voulait pas lui donner le pantin. Dans le 2ème groupe où on a dit que le bébé était une fille, les étudiants ont majoritairement répondu que le bébé pleurait parce qu’il avait peur du pantin. Dès la naissance, l’interprétation et le comportement des adultes est différents si le bébé est une fille ou un garçon.
« Quoiqu’il en soit, si selon moi les différences H/F existent (et heureusement d’ailleurs) »
lesquelles?
et donc si des études scientifiques te disent le contraire, tu persistes. dans quel but exact ? en quoi ca serait génant pour toi qu’une femme ne soit pas différente de toi?
C’est hallucinant à quel point tu te braques. Tu tiens vraiment à être l’exacte réplique des mecs ? Au moins, lis la phrase jusqu’ à la fin.
là où l’article est pertinent et très important, c’est qu’il souligne l’absence de différence dans les capacités cognitives et intellectuelles.
Si tu replaces la phrase dans son contexte, skai est juste en train de dire qu’il est content que les femmes soient des femmes, et non des hommes, et qu’il trouve important qu’aux différences morphologiques (qu’il apprécie, visiblement, et je suis assez d’accord avec lui là dessus) ne soient plus associées de différences « intellectuelles ».
En quoi cette phrase est elle choquante, même pour une féministe ?????????
Les pupilles, ce n’est pas une étude récente citée dans (le douteux) Science & Vie, hein, c’est une vieille observation connue et citée par les éthologistes depuis longtemps. Le Lapdance, tu as trouvé toi-même. Quand à Badinter, elle l’a dit souvent, mais j’avais noté sa saillie dans Libération le 10/02/2010 où elle disait précisément de l’allaitement naturel : « C’est une réduction de la femme au statut d’une espèce animale, comme si nous étions toutes des femelles chimpanzés ». Comme elle est anti-écologiste, « femelle chimpanzé » me semble à l’évidence une insulte, dans sa bouche.
ps ce que je disais à propos du divorce.
Divorcer est un comportement social hautement complexe ; en France le phénomène du divorce de manière aussi répandue et à l’initiative des femmes est très récent.
Si l’on n’était mu que par nos hormones – par la nature disons – on aurait une action/réaction simple.
Par exemple on pense que certaines expressions faciales sont instinctives et pas acquises.
Or toi tu dis qu’un changement hormonal entraine chez les femmes, un changement d’humeur qui entraine par exemple l’envie d’être plus tranquilles : et là tu évoques le divorce.
divorce qui n’existe, je le répète que depuis TRES peu de temps.
La science ne fait plus – ou tache de ne plus être – une séparation stricte nature/culture car on est bien incapable de dissocier ce qui est naturel du culturel.
« En quoi cette phrase est elle choquante, même pour une féministe ????????? »
parce que mes comportement sont 100 fois plus proches de ceux d’un mec de mon époque vivant dans mon pays, que ceux d’une femme vivant au 14eme siècle au fin fond de la Russie (ou même qu’une peule au 21eme siècle).
je réagis surtout à » l’influence des hormones (pas que testo et ocyto, mais en général) dans le comportement aussi, le nier est cotre productif (c’est le rôle des hormones). »
on est tous, ici , hommes, femmes, agenres etc, à l’aise pour discuter. on a des références communes, qu’on s’engueule ou non, qu’on soit d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, on comprend ce qu’on veut dire.
discuter avec des hommes d’une tribu amazonienne lambda serait compliqué pour vous ; pas à cause de la langue mais du manque de repères culturels communs. idem pour moi et les femmes.
MM ; quand tu dis que tu es enceinte, c’est un exemple ou tu nous annonces un truc là ?
(merci c’est le lien que je cherchais en vain)
ps ; a priori les nausées c’est pas du au fait que le foetus appuie qq part (l’estomac ?) ?
(j’en sais rien, je précise).
POur le début du siècle, on parlait en effet beaucoup des nerfs et la littérature était pleine de femmes passant leur temps à renifler des sels.
jean-no ; oui mais je voudrais savoir qui sont ces éthologistes.
badinter en contexte :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0c087192-1754-11df-8173-ddeffd5ee403%7C1
ce n’est pas l’allaitement qu’elle refuse ; c’est l’impossibilité de dire non.
il y a des cliniques, aujourd’hui ou si tu n’allaites pas, on va te demander de te justifier.
la leche league dit de continuer l’allaitement meme si tu en es au point à hurler tant tu as des crevasses. la leche league dit que tu DOIS allaiter quitte à interrompre un traitement antidepresseur (interdiction de prendre des antidep en allaitant).
les autres espèces animales (chimpanzés ou autres) n’ont pas cette possibilité de choix que nous avons.
Si l’on n’était mu que par nos hormones – par la nature disons – on aurait une action/réaction simple.
Parfaitement exact si l’on admet :
que les hormones n’ont aucune interactions entre elles,
que seul le type d’hormone induit une réaction, et que son taux et sa vitesse de libération sont sans importance,
que les capteurs des hormones sont à tout moment dans un état de réceptivité optimum et/ou constant.
Ca fait beaucoup de si. J’ai dans l’idée que même mus uniquement par leurs hormones, les schémas actions/réactions des êtres vivants seraient tout sauf simples.
« En quoi cette phrase est elle choquante, même pour une féministe ????????? »
parce que mes comportement sont 100 fois plus proches de ceux d’un mec de mon époque vivant dans mon pays, que ceux d’une femme vivant au 14eme siècle au fin fond de la Russie (ou même qu’une peule au 21eme siècle).
rappel de la phrase :
Quoiqu’il en soit, si selon moi les différences H/F existent (et heureusement d’ailleurs), là où l’article est pertinent et très important, c’est qu’il souligne l’absence de différence dans les capacités cognitives et intellectuelles.
Comportement ??? ou, comportement ? Il parle de capacité intellectuelle et cognitive, pas de comportement.
@Mwana Muke : oui, les hormones sont des messagers, mais un message n’est pas rien ! Le taux d’estrogènes, par exemple, modifie l’apparence de la bouche, qui devient un indicateur de fécondité (en cliquant sur mon nom vous trouverez deux articles intéressants je pense sur le sujet, l’un sur la bouche justement et l’autre sur le maquillage). Mais les hormones ne sont pas en roue libre, elles sont produites par le cerveau. Une étude amusante a montré par exemple que le taux de testostérone augmentait chez les hommes devant une scène de meurtre tirée du film « Le parrain II » tandis que le taux de progestérone (déprime) augmentait chez les femmes qui visionnent « La route de Madison ». Donc une fiction a un effet sur le cerveau qui a un effet sur le reste du corps… ( http://ur.umich.edu/0304/July19_04/23.shtml )
La séparation corps/cerveau est une erreur qui nous viens de la philosophie antique et du christianisme médiévial, mais le cerveau fait partie du corps, et du reste on en a plusieurs – une quantité de neurones importante gère l’estomac, par exemple, ainsi que plusieurs autres organes.
Et s’intéresser à tout ça ne signifie pas nier la pertinence de l’analyse bourdieusienne ou de la théorie du genre, il s’agit juste d’ajouter des paramètres. La question est politique, culturelle, philosophique, morale, mais aussi biologique.
@Valérie. Oui oui, c’est une annonce en bonne et due forme
Et mine de rien, ça m’ouvre un nouveau champ d’exploration du sexisme autour de la procréation. Depuis les explications façon magazine féminin qu’on trouve sur le net jusqu’aux réflexions classiques « ah, tu ne veux pas savoir si c’est une fille ou un garçon ? Mais qu’est-ce que je vais t’acheter comme cadeau alors? », il y a du boulot.
Concernant les nausées, la principale explication crédible, est précisément qu’on n’a pas encore trouvé l’explication. Certains viennent avec l’excuse des hormones. C’est ce que ma gyné m’a aussi dit (en utilisant le conditionnel), mais quand je lui ai deamndé plus d’explication sur le role des hormones comme messagers et pas comme cause, elle n’a pas poursuivi la discussion en me disant « c’est vrai les hormones ont un rôle de messager, et on ne connait toujours pas l’origine des nausées ». J’ai un peu ressenti l’excuse des hormones comme une explication facile à donner à des femmes qui cherchent un sens à leurs nausées. Ca doit avoir un effet apaisant pour elles de savoir qu’il y a une raison (soit-elle fausse) plutôt que pas de raison connue. Ce n’est en tout cas pas le foetus qui presse sur l’estomac puisque les nausées ont généralement lieu lors du premier trimestre, quand l’embryon est tout petit.
@Rigel, en quoi les hormones influencent-elles le comportement ? Pour moi, le comportement est d’abord et avant tout influencé par la culture et l’éducation. Quand un homme fait passer une femme devant lui en tenant la porte, c’est parce qu’on lui a appris que c’était plus poli (même si c’est sexiste), pas parce qu’il a de la testostérone.
oui, les hormones sont des messagers
J’ai un problème avec ça. Les hormones ne sont pas des mesagers, mais des messages, c’est un peu différent.
L’hormone, c’est la lettre. Le rôle du facteur, il est tenu par le sang. Et de la même façon que même en ayant consommer de l’électricité, si la facture n’arrive pas, alors tu ne paieras pas, si un stimulus a lieu, et que le corps ne synthétise ou ne relache pas l’hormone/les hormones supposées induire une réaction (un type de réaction, plutôt), la réaction n’aura pas lieu, du moins pas suite à une cause hormonale.
@Rigel, en quoi les hormones influencent-elles le comportement ?
très bonne question. Comme je l’exprime plus haut, probablement en rien, du moins si tu entends par comportement « comportement social ». Les hormones induisent une réaction physiologique, ça, je pense que ça a été démontré depuis un petit moment (la précision et l’étendue des réactions, par contre, me semblent encore asez mal connues).
Maintenant, est-ce que cette réaction physiologique induit, ou amplifie, ou réprime un comportement… C’est possible. Personnellement, je n’en sais rien. J’ai juste tendance à croire que les réactions « animales » (par opposition à sociales) des être humains sont très largement dominées justement, par les réactions sociales.
De là à les rayer d’un trait de plume, je crois que ce serait manquer de prudence.
@Mwana Muke
on peut dire « félicitations » et « heureux pour toi », sans être sexiste ?
Si oui, alors « félicitations », et « heureux pour toi »
@Jean-no, dans l’étude que tu cites, il n’y a aucune indication sur le nombre de sujets testés, ni sur le résultat final. Ensuite, quand bien même il y aurait une modification du taux d’hormone, en quoi cela agirait sur le comportement ?
Un exemple plus clair, c’est l’excitation devant un film porno. Tout le monde (hommes et femmes) ressentent des phénomènes d’excitation devant du porno. Est-ce qu’ils vont tous agir de la même façon dans l’heure qui suit ? Non. Il y en a certains qui se masturberont, d’autres qui se mettront en quête d’un-e partenaire sexuel, d’autres encore qui snoberont le film, d’autres enfin qui se mettront devant leur pc pour écrire un article sur les aspects sexistes du film.
Le comportement est surtout la résultante d’une accumulation de règles de vie en société, de centres d’intérets, et d’un passé. Ce n’est pas une simple réaction stimuli-response.
@Rigel.
Merci pour les félicitations
« L’hormone, c’est la lettre. Le rôle du facteur, il est tenu par le sang. Et de la même façon que même en ayant consommer de l’électricité, si la facture n’arrive pas, alors tu ne paieras pas, si un stimulus a lieu, et que le corps ne synthétise ou ne relache pas l’hormone/les hormones supposées induire une réaction (un type de réaction, plutôt), la réaction n’aura pas lieu, du moins pas suite à une cause hormonale. »
=> je suis bien d’accord, mais la cause, c’est pas la lettre ou la facture. La cause, c’est la consommation d’électricité. Si je ne consomme pas d’électricité, je ne recevrai pas de facture (et si j’en recevais une, je ne la payerais pas). Ce que je veux dire, c’est que la vraie cause de prétendus comportements ou autre (qui se trouve en amont) ne sont pas les hormones, mais autre chose. Donc pour moi, l’explication des hormones, c’est du même niveau que l’explication des nerfs du siècle dernier.
Le comportement est surtout la résultante d’une accumulation de règles de vie en société, de centres d’intérets, et d’un passé. Ce n’est pas une simple réaction stimuli-response.
Je ne dis rien d’autre ! J’insiste, on n’est pas des fourmis.
rigel ; je réagis à la phrase que j’ai citée. pas celle que tu cites.
En vrac.
Je dis simplement qu’on n’en est plus à dissocier nature et culture parce que les comportements humains sont trop complexes justement.
MM : félicitations
. (et tant mieux donc si la grossesse se passe bien !).
Merci
Je dis simplement qu’on n’en est plus à dissocier nature et culture parce que les comportements humains sont trop complexes justement.
Ca, c’est un sujet hautement polémique, dont nous pourrions discuter pendant des heures sans que ni l’un ni l’autre nous n’ayions raison.
Polémique, mais véritablement intéressant à débattre.
La mode en ce moment, consiste à penser que quasiment plus rien de ce qui fait notre nature animale ne transparait dans notre comportement. Je pense personnellement (et j’insiste sur le personnellement : ce n’est pas une étude, juste mon intime conviction, qui ne vaut strictement rien d’un point de vue strictement scientifique) que certain de nos comportements et de nos réactions sont beaucoup plus « animaux » qu’on ne veut bien se l’avouer.
juste un détail ; un animal n’est pas qu’un être de nature. un chien par exemple a de nombreux reflexes acquis et qui ne doivent rien à l’inné.
Moi je me demande quand même bien comment et pourquoi par exemple un chien de berger fait naturellement son taf la première fois de sa vie où il voit des moutons
Rassure moi tu plaisantes ? ils vont être contents les bergers des quelques centaines d’heures à éduquer le chien au rappel, à l’inhibition de la morsure etc. Et à la connaissance du mouton d’ailleurs ; colle un chien de berger adulte au milieu de moutons sans qu’il n’en ait jamais vu, tu auras un joli mechoui.
En parlant de chiens de berger, une petite vidéo marrante: http://www.metronieuws.nl/nieuws/video-herderskonijn-hit-op-internet/SrZlbc!FucZ46TGl01j/
Alors, inné ou acquis pour le lapin ?
hahaha excellent
Moi ce que je sais c’est que le collie de ma tante on ne lui as jamais rien appris, si on le lâche dans un pré de mouton il fait que de courir en cercle autour du troupeau
ce qui ne sert pas à grand chose.
@Resh : certaines races de chiens semblent naturellement douées (elles sont sélectionnées pour ces raisons) pour apprendre le gardiennage des moutons, mais cette tâche n’a rien d’inné, l’apprentissage est très long au contraire.
Sur la question de la douleur :
Je me demande parfois si ça n’est pas un peu difficile pour un dentiste de travailler avec un patient qui se la joue « vrai mec », et n’exprime pas sa douleur, alors que pour le dentiste à l’ouvrage, c’est une information utile. J’ai même posé la question à mon dentiste une fois. Il m’a confirmé que c’est un peu difficile avec certains, systématiquement des mecs. Je suppose que ça peut arriver aussi avec certaines femmes qui n’osent pas se plaindre.
Perso, je fais des sons d’intensités variables pour informer mon dentiste, un tout petit pour de l’inconfort, un petit quand ça picote… en fait je ne me souviens pas avoir eu besoin d’aller au delà. Il perçoit quand je me crispe, sachant qu’en parallèle je m’efforce d’être à la fois détendu et aussi immobile que possible pendant qu’il travaille. Je considère que ça fait partie de ma part dans la coopération entre praticien et patient.
Sur la question de l’ocytocine :
C’est marrant, j’ai découvert mention de cette hormone il y a peu. D’après ce que j’ai lu, elle joue un rôle dans l’orgasme, chez les hommes comme chez les femmes. D’après certaines études, une incapacité physiologique ou psychosomatique à produire suffisemment d’ocytocine bloque la réponse orgasmique, ou du moins l’inhibe fortement. Ça rejoint les notions de confiance et de rapport à l’autre dans des boucles complexes entre la personnalité et la physiologie.
sans rire et pour préciser les choses Resh.
j’avais posé la question à une éthologue qui a travaillé sur le génome du chien.
On pense sans nul doute qu’il y a des aptitudes transmises mais sous quelle forme, comment ? on ne sait pas. sur une portée, tu auras 5 chiens qu’on pourra faire travailler pour ce à quoi ils sont destinés et les autres qui seront vendus comme « compagnie » car d’évidence ils ne sont pas bons.
pourquoi l’embryon d’aptitude touche un chiot et pas l’autre ? on ne sait pas.
Le chien est un animal socialement complexe ; il est donc aussi difficile de dissocier ce qui est naturel du culturel.
je donne un exemple.
le chien qui tourne avant de se coucher.
- tous les chiens ne le font pas
- beaucoup le font ; on pense que c’est un reflexe issu du temps où il avaient à se coucher dans des lieux remplis d’insectes.
- pourquoi cela persiste t il alors qu’ils n’en ont plus besoin ?
- le chiot l’apprend il en voyant sa mère faire ou est ce inné ?
Oh la j’arrive en retard dans ce débat, peut être déjà « mort »… En fait, malgré mon ouverture et mon rejet de tout ce qui semblerait « naturel », j’ai vraiment, mais alors vraiment beaucoup de mal à considérer que les hormones ne modifient rien. J’ai tendance aussi à penser qu’elles ne sont pas le messager mais le message. L’être humain est effectivement et hautement un être de culture, m’enfin nier notre nature animale me semble un peu dangereux… Il y a donc la question des hormones, la « chimie » du corps, influencée par de nombreux facteurs : alimentation, thyroïde défectueuse ou autre. quand on voit par exemple comment une pilule trop ou pas assez dosée peut modifier le comportement… Chez les mecs, j’ai tendance à penser que ca joue aussi, mais on ne le « regarde » pas ou moins. Ensuite, il y a l’interaction cerveau/cervelet, ce dernier gérant les émotions brutes, instinctives, générées par des messages chimiques…. donc les hormones. Je ne pense pas non plus qu’on parte tous dans la vie avec un fonctionnement hormonal optimal… A titre d’exemple aussi, mon ex compagne n’avait PAS de douleurs pré ou menstruelles, mais les signes avant coureurs étaient effectivement les mêmes que ceux que MM décrit, avec une régularité confondante sur plus de 15 ans…
Le tout pour dire qu’il me semble que, comme le dit Mwana Muke, le comportement des êtres humains est un peu plus complexe que « cerveau ou hormones », et est conditionné par l’interaction entre tout ces éléments : cerveau (apprentissage, culture, éducation, raison…), et cervelet (émotions, influencées aussi par l’expérience et l’apprentissage, mais aussi par des messages « bruts »).
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