Des verres vides et pleins

17 février 2012 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.

Je suis quelqu’un d’assez pessimiste ; ou soyons précis d’assez négatif. Montrez moi un verre à moitié plein, non seulement je le verrai à moitié vide mais je vais vous expliquer qu’il va inéluctablement se vider, dans un délai très court pour être en plus remplacé par du cyanure.

Je me disais que « c’était mon tempérament » et qu’il n’y avait pas grand chose à faire là dessus ; tout en rajoutant avec l’esprit de modestie qui me caractérise que seuls les cons avaient des motifs de se réjouir.

Et j’ai lu la semaine dernière le blog d’une américaine assez branchée coaching, reflexion sur soi etc. (le genre de truc qui me fait ricaner) (quand je vous dis que je suis négative).

Elle expliquait qu’elle se force, littéralement, certains jours à positiver. Alors qu’elle se lève, qu’elle est grognon, que tout lui semble moche, gris, sombre, elle fait un travail sur elle même pour tenter de voir les côtés positifs de la journée. Je ne suis pas très spécialiste en coaching, ce genre de choses. J’aurais plutôt tendance quand ca va mal, à laisser aller, voire à faire en sorte que j’aille encore plus mal. (lire un bon article de Rioufol par exemple).

Bref et vous ? Optimistes ou pessimistes ? Etes vous adeptes des méthodes de coaching ? d’essayer de changer votre personnalité ?

 

 

 

23 commentaire to “Des verres vides et pleins”

  1. Alialouette | 17/02/12 | 14 h 50 min

    Je pense comme toi … quand ça va pas, je m’engouffre dans mes déprimes et dans les méandres de mon pessimisme et attends de toucher le fond pour remonter !!
    Mais je dois admettre que le développement personnel (coaching ? ) permet d’aller mieux, de mieux se connaitre et de positiver sur soi et tou ce qui nous entoure !! Je ne suis pas encore capable de la mettre en pratique mais j’observe ça dans ma belle famille (des adeptes) et ça fonctionne à merveille !! vraiment … J’en vois même qui rajeunisse physiquement à force de positiver sur la vie … ca fait rêver !!
    Et puis faire de ses faiblesses des forces et tou ça, ça peut paraitre complétement loufoque mais quand on le travaille vraiment, on comprend à quel point c’est bénéfiques !

  2. jesaipluuu | 17/02/12 | 16 h 16 min

    Mon avis :
    S’occuper de soit est bénéfique et c’est encore heureux.
    C’est un peu le bénéfice automatique de toute méthode de coaching, de toute méthode comportementaliste. C’est la méthode Coué + une bonne hygiène de vie, chacun y a ajoutant son petit plus, ses petites recettes et astuces, et les « preuves scientifiques » (ça c’est la mode) du succès.

    Il suffit d’y croire, c’est comme tout.

    Et il n’y a pas grand chose de neuf, là dedans. A part qu’autrefois les femmes se soutenaient et se confiaient des petites astuces de vie directement, sans passer par les médias, par du scientismes, et les magasines féminins que tu adores :D

    C’est pour adoucir les coups de la vie, mais ça ne change rien, ça demande quelques petits efforts, mais finalement assez peu de réflexion.
    D’autres démarches beaucoup plus philosophiques, spirituelles et culturelles peuvent tout autant (voir d’avantage) changer la vie d’un individu.
    Mais c’est un luxe la culture.

    Donc le coaching c’est très bien pour les gens n’ayant pas les moyens matériels ou intellectuels de s’investir dans un gros processus de réflexion, ni forcement la volonté ou nécessité de changer quoique ce soit dans leur vie.
    Ça ne veut pas dire que le coatching c’est pour les cons hein ! Mais par exemple un cadre qui va investir tout son énergie à réfléchir pour son travail aura besoin d’un coach pour penser à lui à sa place. C’est « normal ».

    Et pour toi Valérie désolé je vais être pessimiste. Au vu de l’intelligence et de la culture qui transpirent dans tes articles, il faut être réaliste. Tu n’auras jamais la chance d’être assez simple d’esprit pour te faire coacher :D
    Mais tu peux toujours t’en amuser :) C’est tout aussi divertissant à lire que la presse féminine. Plein de cliché sur les femmes, de pensées étriquées, tu va te régaler ! J’espère que tu nous racontera :)

  3. Suzanne | 17/02/12 | 17 h 14 min

    Ça dépend si tu te plains, râles et fatigue tout le monde. Quoiqu’en général, on change pour soi, pas pour les autres.
    Circonscrit au blog, c’est plutôt intéressant, puisque tu fais quelque chose de ton pessimisme. Je ne vois pas trop pourquoi tu devrais changer.
    Pour ma part, je tente de limiter le mauvais esprit. J’ai bossé avec une collègue plus mauvais esprit que moi, ce qui a fait effet de miroir sur moi. Ça m’a calmé.
    Je ne pense pas qu’on puisse se dresser à la bonne ou la mauvaise humeur. Mais j’apprends à faire un peu semblant, ça limite les dégâts.

  4. Alialouette | 17/02/12 | 17 h 49 min

    Euh … je ne pense pas que ceux qui pratiquent le coaching ont un coach qui pensent à leur place … !??? C’est assez choquant de penser que seul les moins brillants devraient faire appel à quelqu’un. Bien sûr que Valérie n’a pas besoin de changer de personnalité », le problème (si il y a pb) n’est pas là …
    simple d’esprit ???
    je ne vois pas ce qu’il y a de mal à vouloir se faire du bien grâce à l’aide de quelqu’un qui va faire qu’on se connait mieux … On aime ou on aime pas mais je ne pense pas qu’on puisse évaluer la pertinence du coaching selon si on est intelligent ou moins ou pas !!

  5. cricrib | 17/02/12 | 17 h 51 min

    j’ai pas de coach, mais ça fait des années que je m’astreint à voir le côté positif des choses.
    Et quand j’y arrive pas, je vide les verres.

  6. Alialouette | 17/02/12 | 17 h 58 min

    mais en effet, je viens de lire la définition de coaching et c’est plus pratiqué dans la vie professionnelle que personnelle … donc moi je défends plus le développement personnel que le coaching que je ne connais pas et dont je n’aurais pas besoin (manque d’ambition) … Donc je comprends un peu mieux ce que jesaispluuu veut dire … :-)

  7. Schmorgluck | 17/02/12 | 19 h 20 min

    Je suis un dépressif chronique qui vient de faire des progrès décisifs pour sortir de ses problèmes.

    Le cœur de mon dysfonctionnement réside dans mes phobies sociales. Je n’ai jamais eu la moindre difficulté à discuter avec une personne du sexe opposé. Aussi facilement qu’avec un mec, vraiment. À condition que je ne ressente pas d’attraction. Là je panique. J’ai gâché plusieurs relations, en ai esquivé plusieurs (probablement plus que je n’en ai conscience) à cause de ce problème, de cette panique. J’ai balancé des vannes méchantes à des amies parce qu’elles m’attiraient (je suis très blagueur, mais mes vannes sont d’ordinaire innofensives). J’ai refusé il y a vingt ans un cadeau d’une fille qui avait le béguin pour moi, parce que c’était réciproque. C’est pour ça que je n’ai toujours pas lu le Portrait de Dorian Gray, et que je ne lirai peut-être jamais : si je trouve l’occasion de lui présenter mes excuses, et si elle a encore l’exemplaire que je ne l’avais pas laissé m’offrir, je le lirai.

    Tout a changé ces dernières semaines, quand j’ai enfin identifié mon problème, que je peux maintenant regarder en face et tenter de surmonter. C’est comme ça que j’ai été capable de tenter une relation avec une copine de longue date. Ça n’a pas marché parce que ça ne pouvait pas marcher entre nous, mais maintenant on est amis (pas copains, amis). Et au passage j’ai pété plusieurs de mes blocages. Elle m’a décomplexé à plein de niveaux, et j’ai pas fini de la remercier pour ça.

    Est-ce que j’ai changé pour autant ? Je n’en suis pas sûr. J’ai plutôt l’impression d’avoir changé de monde. Ma personnalité n’a pas changé, mais j’ai l’impression que je viens de me transporter dans un nouveau monde, moins compliqué et moins hostile que le précédent. Dans ce nouveau monde, j’ai pu sans problème téléphoner à ma mère pour lui dire que je l’aime. J’ai aussi pu engueuler ma soeur par téléphone pour lui dire que si elle a du mal à s’organiser pour la prise de sang qui lui a été prescrite, je lui paye le taxi et puis c’est marre, parce que c’est ma soeur et je l’aime et je ne veux pas qu’elle prenne sa santé à la légère (elle avait l’air assez stupéfaite au téléphone). Et c’était FACILE dans ce nouveau monde.

    En plus… Un mec comme moi, qui se souhaite féministe, se demande souvent si, au fond de lui même, il n’est pas juste un hypocrite qui veut se rendre intéressant auprès des femmes. Je suis sûr que même quelqu’un comme Mathieu (pour ceux qui connaissent) a dû se poser la question à l’occasion. Eh ben non, j’ai changé de monde, mais je suis toujours le même. Hier soir j’ai pas mal discuté avec un groupe d’étudiantes, je suis intervenu dans la conversation parce qu’elle portait sur le féminisme. Elle m’ont gentiment testé, sur le mode « c’est quoi un homme féministe ? ». C’est de bonne guerre, et puis j’aime bien retremper mon engagement au feu des questions. Quand j’ai dit que je voulais péter le Mur, il y en a une qui n’a pas compris tout de suite, mais sa copine lui a expliqué de quoi je parlais. J’ai même pas eu l’occasion de caser « quand on me dit non, j’entends non », je la gardais pour plus tard. Mais la conversation était tellement intéressante que j’en ai oublié d’essayer de flirter.

  8. Schmorgluck | 17/02/12 | 19 h 24 min

    Euh, désolé, c’était peut-être inapproprié tout cet étalage. Je me sens joyeux et volubile dans ce nouveau monde.

  9. jesaipluuu | 17/02/12 | 21 h 51 min

    Être joyeux c’est bien ! Volubile ça l’est moins.
    C’est pas grave mais bon ça peut faire jaser.
    Enfin à ta place je ferai effacer ce post et je laisserai reposer mes idées. C’est pour toi hein.

    « Comment être un homme féministe » c’est un vaste sujet :)
    Mais là on est assez hors sujet, c’est trop perso pour être « quote » par respect pour toi.

  10. valerie | 18/02/12 | 1 h 02 min

    Schmorgluck ; je suis VRAIMENT heureuse pour toi de ce que tu nous racontes et ta joie se ressent à travers ton post :) . Merci de nous faire partager ce moment visiblement très important et bravo t’avoir réussi à surmonter certaines choses.
    Je suis toujours surprise de la particularité du cerveau humain ; on bloque sur qq chose, un problème nous paralyse. Parfois on sait même l’identifier, on en sait même la source mais.. impossible de le dépasser. Et un jour on le dépasse sans savoir trop comment. Pour moi qui voudrait que 1+1 fassent toujours 2 c’est pénible !

    Alialouette ; jesaispluuu est aussi un plaisantin ;)

    jesaipluuu ; moqueur que tu es !
    attention je ne parle pas de ces débilités genre « exploiter le potentiel qui est en vous en faisant ressortir votre cerveau reptilien ». Je veux juste, tout connement, toute seule, tout bêtement tenter de plus voir le chouette côté d’une journée que les mauvais côtés.

    suzanne ; parce qu’être moins pessimiste permet d’être plus heureux je pense :) . Et oui on m’a fait remarquer que je râle beaucoup et que je trouve beaucoup de choses « nulles ». J’ai bien noté la remarque et compte faire des efforts.

    cricrib ; la question est « comment tu t’y astreins » ?

  11. MHPA | 18/02/12 | 1 h 21 min

    Peut- y avoir des effets d’humeur, des poussées mauvaises, grinçantes, après il y a également les gens que l’on côtoie parfois, où le boulot qu’on est obligé de se taper.
    Coaching je ne sais pas, mais peut-être y a t’il parfois, une « façon  » de voir les choses, où un entrainement à essayer de les voir, qui font que les trucs se passent mieux, et surtout le rapport avec le très proche entourage, qui n’a pas envie de se taper un (ou une) pénible, dès le matin.
    Suffit juste de s’en rendre compte, et d’essayer de régler le curseur vers soleil intérieur (oui, je sais, pas toujours facile).
    Mais Rioufol, aaaaahhhh non !

  12. Schmorgluck | 18/02/12 | 8 h 55 min

    Oh, et pour être plus dans le sujet, on peut très bien se forcer à sourire jusqu’à ce que le sourire devienne vrai. Ça ne marche pas à tout les coups mais ça ne mange pas de pain. (bon, ces temps-ci, pour les raisons sus-citées, je n’ai pas besoin de me forcer)

  13. véronique | 18/02/12 | 10 h 17 min

    « Ma personnalité n’a pas changé, mais j’ai l’impression que je viens de me transporter dans un nouveau monde, moins compliqué et moins hostile que le précédent »
    j’adore!c’est parfaitement impossible et carrément vrai.

    bravo Schmorgluck!

  14. Le cynique | 18/02/12 | 12 h 32 min

    Moi, un verre vide, je le plains; un verre plein, je le vide.

  15. zelda (la bouseuse) | 18/02/12 | 16 h 05 min

    Ca vaut ce que ça vaut …
    Je suis très ambivalente envers le « développement personnel ». Il y a un côté « bonheur obligatoire » et très souvent également un côté extrêmement narcissique que je soupçonne d’exister pour nous détourner davantage de la chose politique.

    Cela étant, quand on essaie pas de me faire acheter quelque chose, je veux bien tenter.
    En ce moment la liste de gratitudes marche pas mal pour moi et mon compagnon.
    Quand notre petite fille a mis deux heures de hurlements à s’endormir, qu’on est épuisés de l’avoir accompagnée pendant tout ce temps, ça nous fait bien de récapituler que dans la journée elle a gazouillé, on a planté des arbres, on est allés à une réu … Bref, ça nous permet de ne pas focaliser que sur le négatif.
    Histoire de pour une fois parler des trains qui arrivent à l’heure en quelque sorte.

  16. Flashou | 18/02/12 | 18 h 02 min

    Je suis personnellement un indécrotable optimiste, je vois souvent le verre plein, et je me dis qu’a la limite s’il est vide et bien je n’aurais qu’a le re-remplir !

    L’optimise c’est dans un premier temps savoir accepter les « solutions positives » à une situation. Et quant bien même il n’y'en aurait pas, un esprit positif se dira qu’avec le temps une solution pourra survenir.

    Quelque part, c’est un peu un acte de foi, mais en y réfléchissant rationnellement, c’est une attitude on ne peut plus logique : pour ce qu’il « coute » l’optimisme est un mode de vie bien plus appréciable que le pessimisme et qui en plus à tendance à s’auto entretenir… comme le pessimisme :)

  17. Kyp | 18/02/12 | 18 h 11 min

    Les gens autour de moi me décrivent plutôt comme un pessimiste.

    Mais je ne sais pas. Je vois du bien et du mal partout. Certains trucs énervent les gens alors que je vois (aussi) de bons cotés derrière. D’autres choses donnent de l’espoir là où j’ai plutôt envie de me tirer une balle.

    J’ai fait le test de Rorschach. La psychologue qui me l’a fait faire ne savait pas trop quoi en tirer : je voyais du bien et du mal, très optimiste parfois, très pessimiste ailleurs.

    En même temps, j’ai toujours essayé d’éviter le manichéisme.

    Au final, je vois du bien et du mal, mais je tire le plus souvent la conclusion que le bien ne vaut pas le coup de se taper le mal qui va avec.

  18. Resh | 18/02/12 | 23 h 57 min

    Vide ou plein moi je m’en fous, j’ai pas soif.
    Il y’a quelques années j’ai subi des grandes victoires, aussitôt suivies de grosses déceptions, depuis je me suis coincé dans ma carapace, et c’est pas folichon non plus à l’intérieur.
    En fait j’ai l’impression que la vie est un jeu auquel je ne joue plus parce que je n’aime pas les règles.
    Mais parfois je me dis que mieux vaut risquer la défaite et les blessures sur le terrain plutôt que de bailler sur le banc de touche.

  19. zelda (la bouseuse) | 19/02/12 | 17 h 18 min

    Mon commentaire n’apparaît pas … antispam ?

  20. Schmorgluck | 20/02/12 | 0 h 50 min

    Depuis ce que j’avais raconté plus haut, je me suis pris plein de rateaux, c’est énorme. Et c’est pas grave. Faut juste que je reconsidère ma façon de chercher avec qui flirter. Et je vous jure que j’ai pris grâcieusement toutes les fois où on m’a envoyé bouler.

    Faut pas se prendre la tête…

  21. RiGeL | 20/02/12 | 10 h 28 min

    Définitivement pessimiste.
    J’adore être agréablement surpris, et être pessimiste, s’attendre systématiquement au pire est la meilleure façon d’être satisfait d’une situation « pas si pourrie que ça ».

  22. valerie | 20/02/12 | 18 h 21 min

    zelda ; oui tu étais en spam (ne pas chercher à comprendre…).

  23. Kyp | 20/02/12 | 20 h 06 min

    Etre pessimiste pour ne jamais être déçu, c’est auto-destructeur. D’accord, toute surprise ou presque sera bonne. Mais vivre en ne s’attendant qu’au pire supprime toute motivation et entraine généralement ce à quoi on s’attendait.

    Comme l’a dit je-n’ai-aucune-idée-de-qui-ça-peut-être, « A la fin du monde, les pessimistes auront eu raison, mais les optimistes auront mieux vécu. »
    Si j’avais le choix, je préférerai mieux vivre. :p