Les phobies

21 décembre 2011 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.

Je voudrais vous parler aujourd’hui des phobies. Et essayer d’expliquer ce qu’est être phobique.

Je conçois que cela soit dur à comprendre pour celui ou celle qui ne l’est pas (et je ne vous dis même pas combien c’est difficile à vivre pour celui ou celle qui partage la vie du phobique).

Précision, je ne suis pas psy ni iatre ni cologue ni rien du tout.

La phobie est une terreur massive, absolue et irrationnelle.

Si un jour un tigre surgit devant vous (sisi ca arrive), vous serez terrifié car, logiquement, il peut vous tuer.
Cela n’a rien de phobique. Vous avez estimé la situation et logiquement vous avez peur.
Ne pas aimer les araignées, ou les souris n’a rien de phobique ; là on ne va pas faire un chapitre sur l’histoire des peurs communes m’enfin on est en plein là dedans.
Vous pouvez avoir peur des chiens par exemple parce que vous estimez qu’un gros chien peut vous causer une morsure dangereuse ; c’est rationnel et n’a rien de phobique. Et vous pouvez être phobique des chiens.

Un phobique aura des symptômes physiques éminemment violents devant l’objet de sa phobie ; il peut faire une chute de tension, une crise de nerfs, avoir des tremblements, pleurer, attraper une migraine, un mal de ventre épouvantable, avoir des nausées etc etc.

Une personne phobique peut voir sa phobie s’étendre. Vous avez peur des chiens, et vous vous mettez a à voir peur des couvertures car  vous avez vu un chien dormir sur une couverture du genre. Puis du rouge car la couverture était rouge. Cela peut envahir toute votre vie.

La phobie cache souvent autre chose. je vais prendre un exemple banal et bateau. Vous avez peur des chiens. Au final après une thérapie vous découvrez qu’il y avait un chien chez une personne qui vous a maltraitée ; se souvenir de cette personne était trop douloureux, cela s’est détourné sur le chien. (je prends evidemment un exemple très – trop – simple).

Je me souviens un jour d’une collègue phobique des chiens à qui un autre collègue a tenté d’expliquer, gestes à l’appui combien un chien c’était sympa. On a échappé de peu au malaise vagal et à la crise de nerfs.
Evitez donc – pour son bien ou pour rigoler – de confronter un phobique à l’objet de sa phobie s’il ne le veut pas, vous seriez juste un gros connard. (et c’est emmerdant de gérer des crises de nerfs).
Il est inutile d’expliquer au phobique qu’il est irrationnel, il est déjà au courant.

Ne succombez pas pour autant à la phobie de votre ami ; s’il s’enterre à la cave dés qu’il entend l’orage, évitez de faire de même. Vous ne feriez que le confortez dans sa phobie.

Vous pourrez entendre parler d’objet contra-phobique ; en gros c’est un objet que le phobique trimballe – qui a un rapport ou non direct avec sa phobie – et qui le calme.

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16 commentaire to “Les phobies”

  1. sasa | 21/12/11 | 15 h 57 min

    Ah ah, je suis phobique des PAPILLONS. Je ne te raconte pas le nombre de personnes qui essaient de me démontrer, que c’est con d’être phobique des papillons, « c’est tellement joli un papillon ». Oui d’accord.
    Par contre j’ai pas d’objet contra phobique, et c’est bien dommage.

  2. valerie | 21/12/11 | 16 h 07 min

    Ca se cherche en thérapie un objet contrat phobique je pense. Je ne sais pas trop.
    la phobie autour des insectes, quels qu’ils soient, est fréquente.
    bon il faut de dire que ca ne dure dieu merci que quelques mois dans l’année cette phobie (quoique tu vas dans les îles toi…).

  3. Flashou | 22/12/11 | 1 h 52 min

    par rapport aux insectes, le lance flamme est un objet contra phobique plutôt efficace.

  4. valerie | 22/12/11 | 7 h 37 min

    (mais qu’il est con :) )

  5. Marion | 22/12/11 | 10 h 29 min

    Moi je suis phobique des serpents, enfin me semble que ça tient plus de la phobie que de la peur légitime. Si je vois un serpent en photo, je sursaute, si c’est un magazine, j’ai tendance à jeter le machin comme s’il m’avait brulée. Je me souviens d’un jour en cours à la fac, en anglais, on étudiait des couvertures de magazines, les mags tournaient dans la salle pour que chacun les passe en revue. Moi je regarde les machins distraitement en les passant en revue , et là, une couv avec un énorme serpent arrive dans mes mains. Bien sûr j’ai crié, et j’ai jeté le truc un peu plus loin. Toute la salle a rigolé, logique.

    J’en fais des cauchemars de temps en temps, qui me réveillent car je crois ensuite qu’il y en a dans mon lit.

    Ça va que j’habite en ville où j’ai objectivement peu de chance d’en croiser un. Cet été j’ai prévu un voyage dans un pays relativement infesté, alors depuis qu’on m’a dit que les poules étaient un prédateur naturel pour eux je pense m’y promener avec une poule en laisse…Ça peut être pas mal comme objet contra phobique, une poule…

    (pardon pour cet instant doctissimo)

  6. Flashou | 22/12/11 | 11 h 26 min

    Valérie > je précise que bien évidement je ne me moque absolument pas des phobiques : c’est comme tout, il en faut ;)

    Pour ma part je me considère comme le contraire d’un phobique, pas dans le sens ou je serai doté d’un courage exceptionnel, mais plutôt dans le sens ou je suis un parfait inconscient et que c’est miraculeux si j’ai atteint l’age adulte.

    Par exemple un jour, j’ai été témoin du braquage d’une bijouterie dans un centre commerciale (avec mec en cagoule, coup de feu en l’air et tout le bazar) : j’ai assisté à la scène tout en mangeant tranquillement une glace italienne, et la seule chose que je me suis demandé c’est « tiens c’est marrant : pourquoi il n’y à pas de douille qui tombe de son flingue quant il tire ? »

    Trop de télé sans doute…

  7. lledelwin | 22/12/11 | 11 h 40 min

    J’avais une solide peur des araignées, sans aller jusqu’à la phobie, ça en était quand même pas trop loin : freeze et sensation de malaise ou bon énorme pour s’en éloigner, etc.

    Cette peur tout à fait irrationnelle s’est fortement atténuée pour deux raisons :

    1) chantier de fouilles archéo sur terrain en pente en forêt. A un moment, quand une araignée déboule sous votre nez mais que vous avez derrière vous 500 metre de dénivelé avec une pente de 40 % jusqu’à la rivière, ben votre vertige larvé reprend le dessus et vous dis « fait pas l’con, cocotte, tu sais très bien qu’elle n’est pas dangereuse, en revanche la chute, elle, elle l’est ! »

    2) mon copain est phobique des araignées. Vraiment phobique, pas « je n’aime pas, c’est vilain » Il en croise une dans l’escalier, il est limite malade, il pense qu’il y en a une dans la chambre, il roupille dans le canapé, il en voit une passé, il l’écrabouille à coup d’encyclopédie puis ne touche plus au bouquin… Pour éviter qu’il ne se confronte à son objet de terreur trop souvent, ben… c’est moi qui gère l’évacuation d’araignée des caves ou des greniers.

    Et bien c’est fou à quelle vitesse quelqu’un qui a peur d’un truc peut se transformer en cet emmerdeur qui vous balance l’objet de votre peur sous le pif en vous expliquant que c’est tout meugnon dans le fond, tout cela parce qu’ils sont eux-même en train de combattre leurs propres répulsions qui se transforme en fascination macabre.

  8. Resh | 22/12/11 | 18 h 34 min

    C’est pas faux !
    En tant qu’ancien phobique des araignées, je me suis soigné le jour où je n’avais plus que 2 choix : Tuer l’araignée en vadrouille près de mon lit, ou alors la surveiller toute la nuit en tremblotant comme un con en position fœtale adossé au mur à l’autre bout de la pièce.
    Au bout d’une heure j’ai fini par réussir à m’approcher d’elle pour la tuer, et par la suite, à chaque fois que j’en revoyais une je la tuais avec une certaine jouissance vengeresse et libératrice (mais pas sadique), et à chaque fois, j’en avais encore un peu moins peur.
    Fascination macabre peut-être, en tout cas maintenant je ne les tue même plus j’en ai juste plus rien à cirer, ca aura été une sacré bonne thérapie. Évitez juste de faire ca si vous avez la phobie des chiots ou des enfants.

  9. pyrope | 22/12/11 | 23 h 05 min

    Très bien cet article. Je me suis souvent demandé si je l’étais… Parce que mes phobies, si c’en sont, sont un peu ridicules.
    La première, c’est bob l’éponge. Je ne peux pas le voir, il me fait (très) peur. La dernière fois que ma soeur m’a mis une figurine sous le nez pour rire, elle s’est pris une claque !
    La deuxième, ce sont toutes les icônes tristes (ça ne marche pas avec des photos) : le visage triste d’un enfant sur les produits « interdits au moins de 3 ans », le monsieur triste parce qu’il a cassé son meuble dans le mode d’emploi Ikéa… Ca, ça me fait pleurer (et rien que d’y penser, je ne me sens pas très bien).

    Même pas honte ! (enfin si, un petit peu)
    C’est grave docteur ? :D

  10. GouineMum | 24/12/11 | 20 h 42 min

    Les objets contra-phobiques sont habituellement trouvés tout seuls par les phobiques eux/elles-mêmes.

    Et pour compléter utilement : Les phobies se traitent bien à l’aide des psychothérapies brèves, p.ex. par l’hypnothérapie (hypnose ericksonienne).

  11. Vagaly | 30/12/11 | 14 h 56 min

    Oh ben merde alors. Ca fait combien. Allez, un an? Peut-être quelques mois en fait quand même…que je n’avais pas mis le nez ici, curieuse des choses intéressantes qu’on peut y lire. Et voilà que je tombe sur quoi? Qu’on parle de moi. #flattée.

    Bref, histoire de ne pas être venue troller inutilement, je tiens à apporter ma pierre de phobique à l’édifice. Et comme mon ego est gonflé alors qu’il ne devrait pas, je vais même me lancer dans un pavé. Raconter sa life/thérapie/genre.

    Cet article m’a rappelé que j’ai eu, un temps, autrefois, un objet contra-phobique. Pour vivre avec ma phobie des chiens. Et là, nos amis les amis des animaux vont hurler : mercimaman m’avait offert un appareil bien connu des facteurs, ce truc laid qu’on met dans sa poche et qui déclenche par pression d’un petit bouton un ultrason, qui éloigne l’objet de ma phobie. En principe. Bon, manque de bol, une fois sur 5 disons, le Monstre s’énerve au lieu de se barrer la queue entre les jambes. Mais avoir ce truc dans ma poche m’avait un peu calmée, me rassurait comme un doudou. A la fin, je ne m’en servait même plus en croisant les chiens, c’était mon petit challenge, et j’étais contente. Contente = sueurs froides moins froides. Donc c’est toujours ça. Je ne sais plus comment cette histoire d’amour s’est terminée, mais j’ai paumé ce truc il y a bien longtemps. J’y ai repensé il y a quelques temps et je me suis dit qu’il faudrait que je retrouve un machin à coller dans ma poche, merci de me le rappeler. En attendant, j’enfonce mes ongles dans les paumes. Pas HYPER efficace.

    Pas hyper efficace non plus le fameux concept de « se confronter à sa peur ». Déjà peut-être parce que ce n’est pas vraiment une « peur »? J’ai même testé pour vous, il y a environ un an. Si si, enfin. Pas trop le choix en fait, puisque je suis allée crapahuter en Amérique du Sud. Et là, comment vous dire. Il y a dans certaines rues plus de chiens errant que de mendiants. Dans un terrain vague en face de ma chambre à Cusco, j’en ai compté 36. Oui j’ai de super occupations à l’autre bout du monde oui. J’en ai même trouvé au milieu du désert bolivien, au milieu de rien et de personne, comme ça, juste pour faire chier quand même au paradis. Ben j’ai réussi quelques efforts, mais ça n’a rien changé. Surtout que la plupart des spécimens locaux sont plutôt mous de la puce, c’est pas trop du jeu. « Non je ne descendrait pas de ce cheval y a plein de chiens autour », dit la fille pas du tout à l’aise sur le canasson après une chute spectaculaire. Ca donne le sens de l’auto-dérision me direz-vous. Enfin satisfaction notée dans mon carnet de voyage : ça n’a vraiment rien gâché pour autant, c’est déjà exceptionnel. +1 point Godchien

  12. leleu | 3/01/12 | 10 h 32 min

    Bonjour,

    Journaliste pour direct 8 je prépare un reportage sur les phobies pour lequel je recherche des témoignages.

    - Peur des ondes
    - Peur de vomir
    - Peur de l’eau
    - Peur de mourir
    - Peur du noir
    - Peur de l’école
    - Peur du sang….
    - Peur des oiseaux
    - Peur de……

    Les phobies, un mal être qui peut se déclarer à n’importe quel âge ! A 30 ans, à 50 ans où dans votre petite enfance et qui touche 20% des français soit une personne sur 5 !

    Aussi, dans le cadre de l’émission « A chacun son histoire » diffusée sur Direct 8 et présentée par Karine Ferri, je prépare un reportage sur Les phobies.
    A travers ce magazine sincère, positif et ouvert sur notre société, nous aimerions suivre 4 personnes dans leur quotidien afin de mieux comprendre le trouble dont ils sont atteints.

    Mais ne confondons pas peur et phobie ! Est-ce que la peur des araignées est une phobie ou une peur normale? Est-ce que d’avoir peur de prendre le métro ou l’autobus est une phobie? L’enfant qui refuse d’aller à l’école souffre-t-il d’une phobie?

    Une personne qui souffre de phobie reconnaît ses peurs, sans toutefois pouvoir en expliquer l’origine, qui est irraisonnée. Ses peurs la contrôle totalement, contrairement à la majorité des gens qui, bien qu’ils éprouvent des peurs, telles craindre une entrevue d’emploi ou dormir seul à la maison, trouvent cependant des stratégies  » pour passer à travers « . C’est donc la gravité de cette incapacité de la personne à s’adapter à son environnement qui permet de différencier les phobies des  » peurs normales « .

    Alors comment, les personnes atteintes de phobies, vivent-elles au quotidien avec cette « peur » qui parfois peut nuire considérablement à la qualité de la vie de tous les jours ? Quelles sont les méthodes qui existent aujourd’hui pour tenter de dépasser cet « handicap » ?

    Bien des questions auxquelles nous tenterons de répondre dans ce reportage.

    Aussi, si vous souhaitez témoigner, que vous soyez dans une démarche de guérison ou que vous vous posiez des questions sur la manière dont vous allez devoir aborder le problème, n’hésitez pas à me contacter.

    Je vous remercie par avance pour votre aide et reste à votre entière disposition pour toutes informations supplémentaires.

    Cordialement

    Sandrine Leleu Celier

    Sandrine Leleu Celier
    06 98 59 25 35
    leleums@hotmail.com

  13. valerie | 3/01/12 | 15 h 37 min

    « sincère, positif et ouvert sur notre société »
    huhuhuhu.

  14. Kyp | 4/01/12 | 9 h 19 min

    J’ai réagi de la même façon. ^^

  15. m.antonin | 4/01/12 | 19 h 17 min

    Bonjour,
    Êtes-vous intéressé par un échange de liens avec notre blog http://www.histoiresamour.com/ ?
    Cordialement,
    Michel

  16. GouineMum | 13/01/12 | 13 h 35 min

    Site intéressant pour les phobiques : http://www.rewindtechnique.com/

Sois brillant, voire pertinent !