C’est quand le bonheur néolibéral ?

16 novembre 2011 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.

En ce jour du 5ème anniversaire de la mort de Milton Friedman, des blogueurs ont adressé à des personnes connues pour leur engagement néolibéral une lettre visant à clarifier leur position. Là voici :


« Madame, Monsieur,
Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.
Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…
Disons le net : nous sommes sceptiques.
Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :
Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?
Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.
Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.
Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?
Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées. »
Cette humble bafouille a été adressée par mail à Jean Quatremer, Eric Le Boucher, Sophie De Menthon, Laurence Parisot, Jean-François Copé, Michel Godet, Agnès Verdier-Molinié, Alain Madelin, H16, Jean-Michel Aphatie, Hervé Novelli, Laurent Wauquiez, Hugues Serraf, Jacques Attali, Jean-Marc Sylvestre, Franz-Olivier Giesbert, Pascal Salin et Monique Canto-Sperber; liste non close.
Nous attendons bien évidemment les réponses avec une certaine curiosité gourmande.
Y participent : Comité de Salut PublicOcéaneMipmipAgnèsSeeMeeSeb MussetMarcoDadavidovVogelsongIntox2007DedalusChristian, Catnatt

P.S personnel : Merci de diffuser cette lettre au maximum !
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hashtag : #bonheur_neoliberal

 

44 commentaire to “C’est quand le bonheur néolibéral ?”

  1. Hoppipolla | 16/11/11 | 11 h 59 min

    Vous avez raison d’attendre les réponses « avec une certaine curiosité gourmande », parce que vous allez déguster. Cette lettre est l’un des textes les plus stupides que j’ai lus, après « Indignez-vous ». Personne ne vous promet un bonheur « néolibéral ». Démerdez-vous pour être heureux. Depuis quand l’état est-il une nounou devant s’occuper du bonheur de ses citoyens? Organiser tout ce petit monde, c’est déjà un exploit. 8 millions de pauvres, sur plus de 60 millions de Français, c’est pas si mal, quand on sait ce qu’on appelle un pauvre. On est dans une France où même le pecno moyen peut s’offrir un voyage au Maroc et un écran plat. Où on est considéré comme pauvre quand on peut même pas se payer des vacances au sport d’hiver. Snif. Jamais le pauvre de France n’a été aussi choyé. Rappelez-vous des années 60. Ou des années Jaurès. Ou de la Renaissance. Ou du Moyen-Âge. Y avait moins de pauvres?

    Donnez-moi un seul état de gauche, dans l’Histoire, ayant rendu ses citoyens moins pauvres qu’ici. Un seul.

  2. ElDesdichado | 16/11/11 | 12 h 17 min

    Difficile de répondre en 140 caractères alors je poste un commentaires :
    Je ne remets pas en cause la bonne foi des signataires, que je lis pour certains régulièrement et avec plaisir, mais ce courrier est pour le moins léger, selon moi.
    Déjà, il oppose une sensibilité « de gauche » à la sensibilité « néolibérale ». Mais économiquement, ça veut dire quoi « de gauche » ? Communiste, socialiste, anti-libéral, régulateur.
    Ensuite, il s’adresse à des destinataires qui occupent des fonctions très diverses, et qui ont pour certains occupé des postes politiques et pour d’autres des postes « de commentateurs », pour faire simple. On ne peut donc pas les accuser en masse de ne pas avoir été foutus de faire quelque chose en 30 ans. Je passe sur le fait qu’il y a trente ans, nous étions en…1981.
    D’ailleurs, je ne connais que peu les écrits de ces gens, mais mettre quelqu’un comme Canto-Sperber dans le même sac qu’Alain Madelin, ça me paraît gros…
    Enfin, selon moi, ce courrier – est-ce d’ailleurs une lettre ouverte ? – est un peu fainéant : pas de référence précise (d’où sort le « bonheur néolibéral »), pas d’adaptation à l’interlocuteur, et, même si ce n’est pas le but, pas de propositions précises.
    Quand on voit la qualité de ce que chacun des signataires peut faire individuellement, il y a de quoi être déçu.

  3. Parle à ma main [invisible] #bonheur_neoliberal » Chez dedalus | 16/11/11 | 12 h 24 min

    [...] – Nicolas, See Mee, Oceane, Dadavidov, Marco, Gaël, Agnès, Ronald, Christian, CSP, Seb, Valerie, Vogelsong – voudrions donc poser une simple question, sous forme de lettre ouverte [...]

  4. valerie | 16/11/11 | 12 h 25 min

    Je pense même qu’à la Préhistoire le pauvre n’avait pas le RSA.

    « Où on est considéré comme pauvre quand on peut même pas se payer des vacances au sport d’hiver. »
    mais tu crois à ca ? Je veux dire vraiment ?
    ===
    ElDesdichado : merci de tes précisions :)

  5. Hoppipolla | 16/11/11 | 12 h 53 min

    Oui. Et les Gaulois n’avait pas l’écran plat qui plus est. Je suis ravi de voir que vous répondez avec humour, car, finalement, cette lettre ne peut pas être sérieuse. C’est pour de rire hein?

    Mais savez-vous comment le seuil de pauvreté est calculé en France? Celui-ci ne prouve pas qu’il y a plus de pauvres, mais qu’il y a des inégalités. Mais cette lettre aurait été intéressante si vous prouviez vraiment que les gens sont plus pauvres en France maintenant. Allez-y. J’attends. Prouvez qu’un système non-libéral a fait mieux dans l’Histoire.

    Au fait, un couple avec deux enfants gagnant moins de 2200 euros est pauvre en France. Pour dire.

  6. C’est quand le bonheur libéral ? | 16/11/11 | 13 h 04 min

    [...] m’associe donc à la lettre ci-dessous publiée chez  SP,  SeeMee,  ValerieCG,  vogelsong,  sebmusset,  dadavidov, intox2007,  MipMip,  Jegoun,  Ohoceane, [...]

  7. xenomorf | 16/11/11 | 14 h 19 min

    Hoppipolla : on se demande dans quel pays et dans quel monde vous vivez… d’autant que vous reprenez vous même « l’antienne » dénoncée dans le texte. Vous avez oublié vos cours d’histoire, d’économie, la différence entre Keynésianistes et libéraux. Il y a effectivement différentes théories économiques, qu’on va très simplistement schématiser en « plus ou moins de marché, plus ou moins d’Etat (régulation) ». On nous serine effectivement à longueur de journée que le « marché » est le plus à même de nous apporter du bonheur. Les faits montrent que non : si la pauvreté peut parfois diminuer en nombre de personnes, ce n’est pas constant, ce n’est pas linéaire et surtout ce n’est pas définitif. Notre génération est France est la 1ère depuis des siècles qui vivra plus mal que la précédente : accès à l’emploi, accès au logement… A quoi ca sert de gagner un poil plus si les frais de nourriture, logement, etc. font que tout devient inaccessible. Ce n’est pas un hasard si les professions libérales, les commercants, les rentiers, les « riches » votent libéral (à droite quoi).
    Après je suis d’accord avec vous, les inégalités sont un marqueur plus intéressant. Et de fait, elles augmentent, fortement, partout… et notamment dans nos pays « en crise ». Comme quoi la crise, ca n’est pas pour tout le monde. Le libéralisme c’est surtout « au privé les profits, au public les pertes ». Pour répondre à une autre de vos questions, la Bolivie d’Evo Morales a diminué pauvreté ET inégalités, l’Argentine des Kirshcner a fortement diminué la pauvreté et un peu les inégalités. Les deux se sont clairement exprimé pour des pratiques le plus loin possible du néolibéralisme.

  8. catnatt | 16/11/11 | 14 h 40 min

    Oh que c’est vachement bien ça !!
    Je publie sur mon blog !
    Je fais un pomme c pomme v du texte avec les autres blogs, c’est bien ça ? Plus le hastag ?

  9. valerie | 16/11/11 | 14 h 56 min

    absolument. :)

  10. catnatt | 16/11/11 | 15 h 12 min

    Fait !

    http://www.heavencanwait.fr/2011/11/cest-quand-le-bonheur-neoliberal/

  11. jijé | 16/11/11 | 15 h 14 min

    alimentons le débat dans cette foret de commentaire à sens unique :
    j’aimerai retourner la question posée dans certains commentaires plus haut : mais en fait… expliquez moi, je suis sans doute un peu bête… qu’estce que le système néo libéral (années 80) a fait de mieux que les autres systèmes ?
    jetons donc un oeil à l’état des matières premières, à l’état de l’agriculture ou des fonds marins pour comprendre que ce système n’a pas vraiment créé de richesses à partir de rien… tout au juste n’a t’il fait qu’accélérer par la consommation l’exploitation de ressources déjà existantes.
    et puis il me parait un peu facile de défendre ce système du point de vu des bénéficiaires… il est sur que vu depuis la France le système économique libéral a fait beaucoup de bénéficiaires…
    je suis moins sûr que les populations passées par les réajustement structuraux (ce qui attend donc l’europe aujourd’hui) en ai été ravis… je suis moins sur que l’ouverture des marchés africains aux produits agricoles subventionnés occidentaux ai fait leur bonheur, je ne suis pas sur que la fin de la sécurité alimentaire en Inde ai été vue comme un grand progrès vers la liberté par les castes les plus pauvres…
    en fait je ne suis malheureusement pas loin de penser que vos réponses sont aussi bètes que ce que vous dénoncez, pétries qu’elles sont de vérités prémachées des cours d’économie bien pensants (vous affolez pas j’en viens aussi, ça se soigne)…
    Puis enfin mes palmes :
    1 « un couple avec deux enfants et 2200 euros par mois en france est considéré comme pauvre en France » mon vieux si tous les pauvres de France avaient 2200 euros par mois même à deux on vivrait au pays des merveilles… 2 « lEtat est il une nounou devant s’occuper du bonheur de ses citoyens » excusez moi du peu mais si ce n’est pas à ça dans ce cas à quoi peut il bien servir ?
    voilà, personnellement je ne pense pas que le libéralisme soit à éliminer, mais juste franchement à remettre à sa place : c’est à dire au sevice de l’humanité
    en vous remerciant pour votre attention, un dangereux gauchiste…

  12. xenomorf | 16/11/11 | 15 h 20 min

    Bien vu, les « laboratoires » du néolibéralisme qu’ont été la plupart des populations pays d’Amérique du Sud seraient effectivement et certainement ravis d’apprendre que les plans d’ajustement structurels, privatisations massives, démantèlement des services publics, pillage des ressources naturelles, etc. ont crée du bonheur, de la richesse… c’est certainement la raison pour laquelle 20 ans après on revient sur ces politiques. Le « tout marché » est une fumisterie, il revient juste à concentrer les gains, les pouvoirs, les richesses à ceux qui en ont déjà. C’est bien pour ca que pendant la ou les « crises », les riches deviennent… encore plus riches. Le libéralisme feint d’oublier que l’homme est un loup pour l’homme et que sous couvert de « liberté » il permet surtout aux possédants de posséder encore plus. C’est juste la barbarie après plusieurs milliers d’années de civilisation humaine, la barbarie organisée de façon à exploiter son prochain.

  13. C’est quand le bonheur néolibéral ? | Heaven can wait | 16/11/11 | 16 h 35 min

    [...] Note : je ne fais que faire suivre une lettre de blogueurs sur ce texte. Je soutiens évidemment. (Je l’ai lu chez Valerie C G . ) [...]

  14. pupuce | 16/11/11 | 16 h 55 min

    « Jamais le pauvre de France n’a été aussi choyé.  »

    je dois vivre avec mille quatre vingt cinq euros mensuels au total pour moi et mes deux enfants.

    une fois les charges de logement et d’énergie payées, le plein de la voiture fait pour nous rendre aux restos du coeur récupérer un colis alimentaire bourré de fois gras cela va sans dire, il nous reste 100 euros pour payer la cantine, manger, payer une mutuelle (et dans ton cul la cmu cocotte, un peu au dessus du plafond, toi ce sera mutuelle un peu aidée mais pas des masses et pour ce que ça rembourse tu préféreras t’en passer)et veiller à ce que le pantalon suive la croissance du corps de même que les chaussures.

    je vous en prie essayez un peu d’être choyé de façon, vous m’en direz des nouvelles.

    je vous remercie donc, Hoppipolla, de votre insulte et de votre mépris.

    Je suis loin de pouvoir partir en vacances tout court, dix kilomètres représentant déjà une dépense un tantinet considérable sur mon budget, quant à l’écran plat espèce de sombre connard/connasse vous apprendrez qu’on ne vend plus que ça et que chez les pauvres les vrais pas les salopards de bobos dans votre genre qui geignent attablez autour d’un thé vert et de trois macarons il ne remplit pas le mur du salon comme chez vous.

    si je vous avais devant moi, je vous foutrais mon poing sur la gueule sans l’ombre d’une hésitation parce que c’est tout ce que ça mérite.

    vous êtes à vomir.

    salutations aussi distinguées que possible de ma main droite,majeur levé.

    pupuce

  15. pupuce | 16/11/11 | 16 h 56 min

    on ne cessera jamais de le répéter, c’est assez d’être une variable d’ajustement du confort d’autrui, nous n’avons pas à nous laisser insulter en prime.

  16. valerie | 16/11/11 | 17 h 02 min

    ah ben t’es là ? tu as disparu de twitter, j’allais te mailer.

  17. Toi aussi, inscris toi sur #bonheur_neoliberal . com « les échos de la gauchosphère | 16/11/11 | 17 h 11 min

    [...] sans frontières, galuel, drclehmann, cent papiers, dalipas, une Autre vie, dada vidov, 365 mots, crêpe Georgette, Christian [...]

  18. Tankonalasanté | 16/11/11 | 17 h 32 min

    Frappée votre lettre …
    au coin du bon sens , n’en déplaisent aux grincheux , sans doute alimentés au TINA dès la tendre enfance .

    Fallait pas évoquer le bonheur , c’est pas le sujet .
    Le malheur sans doute ?

    Chers libéraux :

    Merci de nous avoir plongés dans le malheur pour une grande majorité …

    Nous savons bien , depuis 2000 ans , que le bonheur n’est pas de ce monde et que nous l’atteindrons plus tard si nous avons été sages, soumis , coopérants et patients ….

    C’est pour cela qu’il nous faut vraiment vous remercier pour toute la misère et la pauvreté qui se déploient sur terre , ces gens sans travail , sans logement , sans espoir .

    Nul doute leur place les attend au paradis .

    Merci, Monsieur M. Friedman pour votre apport à l’humanité , votre sensibilité , votre désintéressement …

    Grâce à vous les élites de ce monde ont pu se développer , s’enrichir , s’amuser avec ce monopoly grandeur nature que vous leur avez livré .

    Et comme il est plus facile de fabriquer des riches sur la misère que de combattre la misère en muselant l’appétit des riches , je pense qu’il serait juste de vous canoniser et qu’un Saint Friedman remplace un Saint Vincent dans notre calendrier .

    Bien à vous .

    L’humanité reconnaissante .

  19. pupuce | 16/11/11 | 22 h 03 min

    chuis là mais ma situation allant de mal en pis j’ai un peu de mal à supporter le bobo moyen ravi de sa connerie et donneur de leçons qu’il mériterait de recevoir (en plus de quelques mandales bien senties, pardon mais mon voeu de non violence me lâche en ce moment) sur twitter, mieux vaut donc que je fasse une pause avant de finir en page faits divers sous rubrique pétage de plombs sanglant à la hache, en gros.

    (tout va bien, c’est juste une réaction de mauvaise victime même pas consentante et même pas humble. laule)
    (tu peux mailer quand même, jusque là j’ai encore droit de garder ma connexion internet bien que son altesse l’assistante sociale de secteur considère que c’est tout de même « un peu luxueux pour des gens comme vous je veux dire enfin bon hein voyez quoi »…je vois moyen et j’aime autant… c’est probablement ça être une pauvresse choyée, hein…saloperies de libéraux. mdr)

  20. Splendeurs invisibles et bonheur néolibéral // Anthony Nelzin | 16/11/11 | 22 h 52 min

    [...] SeeMee, ValerieCG, vogelsong, sebmusset, dadavidov, intox2007, MipMip, Jegoun, Ohoceane, AlterOueb, monolecte, [...]

  21. Hoppipolla | 16/11/11 | 22 h 57 min

    Bien, je commence par les remarques constructives, les insultes on verra après.

    jijé, vous avez raison. Le libéralisme a pompé les richesses de la terre. Il nous a poussé à une surconsommation. Je ne dis pas le contraire. Mais cette surconsommation a touché toutes les échelles de la société. Même le pauvre. Vous savez très bien que nous vivons au-dessus de nos moyens. Nous pompons la planète. Nous nous endettons en prime. Le problème du libéralisme n’est pas d’avoir créé des pauvres, mais au contraire d’avoir habitué la population à la surconsommation. Et je maintiens évidemment que l’état n’est pas une nounou qui doit s’occuper de notre bonheur. Faut-il vraiment que je développe?

    Xenomorf, je ne crois pas qu’il y ait moins de pauvre dans la Bolivie d’Evo Morales, ce sublime lauréat du prix Kadhafi des droits de l’homme. Et je critique justement l’établissement de ce seuil de pauvreté, fondé sur les inégalités. Avec cet outil statistique, il n’existerait aucun pauvre dans le Cambodge de Pol Pot.

    @pupuce. Vous êtes impolie. Mais je vous pardonne, car je suis bon. Cependant, vous ne me connaissez pas: je déteste le thé.

    Je n’ai jamais insulté le pauvre. Je sais qu’il a la vie dure. Je ne vais cependant pas vous raconter ma vie pour vous prouver ce que je connais de la pauvreté. Seulement, je ne dis rien d’autre que « c’était bien pire avant ». C’est que je ne suis pas un réac qui répète à longueur de temps que « c’était mieux avant ». Et je rajoute que c’est bien pire dans les pays fermés au libéralisme. Donc oui, je maintiens: le pauvre est plus choyé qu’avant. Est-ce insuffisant? Certainement. Ça le sera toujours de toute façon. Il faut toujours avoir une vision diachronique des choses.

    Maintenant vous pouvez continuer à vomir.

  22. Emily | 17/11/11 | 8 h 11 min

    C’est dommage, je reste sur ma faim, en lisant le titre je m’attendais à lire des arguments détaillés, à voir des idées, des solutions. Mais, non, au fond cette vaste « bafouille » était juste une fausse bonne idée. On y lit un gros « j’en ai marre », ce que pourrait dire un enfant de 4 ans. On y lit pas vraiment des critiques ou griefs dignes de ce nom, rien d’argumenté. En gros, « vous » vous êtes plantés mais « je » ne propose rien qui pourrait arrangé la situation.. ce n’est pas constructif, on n’avance pas avec ce genre de discours.

  23. pupuce | 17/11/11 | 9 h 54 min

    @ Hoppipolla

    oui oui on sait les pauvres ils sont sales ils sont moches ils sont incultes fainéants et en prime ils sont même pas polis.

    les riches sont si « bons », eux, hein. et puis ils ont l’expérience de la pauvreté, en plus, ils ont même la légitimité de parole, dites voir.

    prêche mon con, prêche. dans ta paroisse on te dira toujours amen, va.

  24. Parle à ma main [invisible] #bonheur_neoliberal » Le blog politique de Dedalus | 17/11/11 | 10 h 07 min

    [...] – Nicolas, See Mee, Oceane, Dadavidov, Marco, Gaël, Agnès, Ronald, Christian, CSP, Seb, Valerie, Vogelsong – voudrions donc poser une simple question, sous forme de lettre ouverte [...]

  25. [Malaberg] A quand le bonheur libéral ? « J'ai rarement tort … | 17/11/11 | 11 h 12 min

    [...] sans frontières, galuel, drclehmann, cent papiers, dalipas, une Autre vie, dada vidov, 365 mots, crêpe Georgette, Christian Lehmann, Heaven can wait, mes coups de coeur, gnaffron, Gauche de Combat, et Malaberg [...]

  26. xenomorf | 17/11/11 | 11 h 48 min

    Hoppipolla : on pourrait presque s’en moquer de ce que vous pensez, dans la mesure où vous n’étayez rien par des chiffres. Vous évoquez vos « sensations » ou croyances. La baisse des inégalités et de la pauvreté en Bolivie est établie par des statistiques du PNUD. Evo Morales « prix Khadafi des droits de l’homme… » je vois très bien où vous prenez vos références… chez les plus caricaturaux des neo conservateurs on dirait.

  27. clirstrim | 17/11/11 | 13 h 04 min

    Hoppipolla : Sors la tête de ton cul et va te balader au delà des centres villes, va faire un tour au CCAS, pose des questions aux services d’Action Sociale des CAF, tu verras si les pauvres sont choyés et ont tous des écrans plats, CONNARD.

  28. clirstrim | 17/11/11 | 13 h 07 min

    PS: Des cyniques comme toi qui croient connaître la vie et qui se permettent des jugements à l’emporte-pièce aussi débiles, j’en ai croisé des brouettes quand je bossais aux Allocs. J’ai bien envie de t’écraser la gueule dans la misère que j’ai pu observer.

  29. Quid du bonheur néolibéral ? | Politiko.fr | 17/11/11 | 13 h 41 min

    [...] frontières,galuel, drclehmann, cent papiers, dalipas, une Autre vie,dada vidov, 365 mots, crêpe Georgette, Christian Lehmann, Heaven can wait, mes coups de coeur, gnaffron,Gauche de Combat, [...]

  30. xenomorf | 17/11/11 | 16 h 01 min

    « les salaires perçus en moyenne par les 1 % des salariés les mieux rémunérés ont augmenté plus rapidement que ceux des autres salariés. » entre 96 et 2008 (observatoire des inégalités)
    - « Entre 2004 et 2008, les 0,01 % les plus riches ont vu leur revenu annuel (salaire et revenus du patrimoine) s’accroître de 33 %, soit 180 000 euros (…) une augmentation équivalente à plus de 14 années de Smic… Et encore, il s’agit de la frontière (revenu minimum) des 0,01 % et non du revenu moyen de cette tranche, encore bien supérieur… »(observatoire des inégalités)
    - aux USA « les inégalités ont commencé à s’accroître dès la fin des années 70 sous la présidence du démocrate Jimmy Carter, avant l’arrivée au pouvoir du conservateur Ronald Reagan en 1981. La suite est une lente montée, quasiment sans heurts. Mais après une période de stabilisation entre 2003 et 2007, l’évolution des inégalités repart à la hausse. »
    - « Entre 2000 et 2010, le nombre de pauvres est passé de 31,6 à 46,2 millions et le taux de pauvreté de 11,3 à 15,1 % aux Etats-Unis. »
    Sinon effectivement le marché c’est le bonheur… pour 0.1 %

  31. Hoppipolla | 17/11/11 | 17 h 42 min

    Que d’excitation. C’est qu’en plus ils sont grossiers.

    On me propose d’aller tâter la pauvreté en France, dans ce vilain pays néolibéral. Je l’ai déjà fait. J’ai plein d’anecdotes à ce sujets. Mais ça ne fera pas avancer le débat. Qui est, je le rappelle (notamment pour pupuce et clirtrim, qui comme des blaireaux de Pavlov montrent les dents dès quand on ose ne pas broder une gloire au pauvre) le néolibéralisme comme cause de notre non-bonheur. En tant que homme de logique, je compare un état libéral à un état non-libéral. Je les mets dans la balance. Je regarde. Ciel, c’est pire chez les non-néolibéraux. Je vous propose de me démontrer le contraire. La Bolivie, je m’assoie dessus, (pays à 60% de pauvreté). Étant pire chez les non-néolibéraux, ma logique infaillible déduit que les causes de nos malheurs ne peuvent être uniquement le libéralisme. Eh oui.

    C’ét

  32. Hoppipolla | 17/11/11 | 17 h 46 min

    * désolé pour les fautes de frappe

    Toujours est-il que je ne vois pas ce qui vous échappe là-dedans. Et que si vous avez des contre-exemples pour bibi, ce sera bien plus intéressant que vos insultes. (« Connard », « poing dans la gueule », « mon con »…) Si vous continuez je risque de bouder.

  33. xenomorf | 17/11/11 | 21 h 42 min

    Hoppipolla : les insultes fusent facilement car tu es pourri de condescendance, et de certitudes. Moi je les ai retenu car je pensais que tu voulais discuter, je vois juste que tu es un troll.
    Tu vis dans une bulle de cynisme, d’égoïsme et de malveillance. Si ta réflexion économique ne repose que sur le blanc/noir, bush/amadinedjad, libéralisme/bolchevisme, ce genre de simplisme utile quand on a pas de cerveau, tu peux retourner à TF1, les pages éco du Figaro et continuer à participer à ce monde de merde que vous nous avez créé.
    Les contres exemples on en trouve tout les jours, en lisant (pas Baverez évidemment), en s’intéressant à ce qui se passe autour de toi. En attendant, je te souhaite les pires galères que la vie peut apporter à un homme et à sa famille, tu auras peut être sur ton lit de mort un sursaut de lucidité. Maintenant quelques insultes tu les as bien mérité. Je te rencontrerai dans un diner, tu te prendrai le contenu d’une carafe dans la gueule, et ensuite la carafe proprement dite. Fin du dialogue.

  34. valerie | 17/11/11 | 22 h 07 min

    H : en temps normal j’aurais effacé les insultes, menaces à ton endroit (au passage les autres, quoi qu’il dise, je ne suis pas du tout partisane de ce genre de propos.. on retient quoi de vos idées, vos menaces pas vos bons arguments).
    mais là tu es imbuvable.
    on te corne sur tous les tons que nous vivrons moins bien que nos parents – ce qui implique que les pauvres actuels vivront moins bien que les anciens.
    http://inegalites.fr/spip.php?article343

    voilà ce qu’est être pauvre.

    « Et je maintiens évidemment que l’état n’est pas une nounou qui doit s’occuper de notre bonheur. »
    tu caricatures.
    On cotise, on paie des impots ; il est normal qu’on ait une compensation. Que la personne pauvre soit soutenue. c’est même à notre avantage collectif s’il faut parler pragmatisme !
    plus tôt on aide une personne en difficulté, plus vite elle remet le pied à l’étrier.
    plus l’on tarde, plus c’est compliqué.

    On ne se situe pas à l’échelle de l’humanité.
    c’est à peu près comme si, lorsque je me plaignais des 50 000 viols par an tu me sortais qu’au Moyen-age je n’aurais même pas pu porter plainte.
    Evidemment que c’est mieux qu’à la renaissance… sauf que tu me demandes d’oublier le cholera car la peste a fait plus de ravages…

    xenomorf t’a donné des exemples que tu as balayées d’un revers de main par des idées toutes faites. Honnêtement tu es d’habitude plus en forme, le coup du pauvre avec ses 12 écrans plats c’est niveau PMU.

    emilie ; vu les blogueurs qui ont signé ce papier je crois que la réponse proposée va de soi.

  35. ElDesdichado | 17/11/11 | 23 h 31 min

    Je me trompe peut-être, mais je trouve que l’on accorde trop d’importance au problème du modèle économique pour expliquer les dysfonctionnements que rencontre notre société.
    Certes, cela joue certainement, mais je pense que les choix politiques et sur les priorités de l’Etat dépassent ce simple aspect.
    Le choix de plus d’investissement dans la Justice ou l’éducation, par exemple, me paraît un problème indépendant du modèle économique retenu, d’autant plus que peu de personnes croient sincèrement à la possibilité d’abandonner complètement l’économie de marché ou la propriété privée.
    Accuser systématiquement « les marchés », c’est abandonner selon moi la poursuite des vrais responsables (ceux qui profitent d’autres citoyens et abusent du bien public, principalement en abusant de leurs rentes de situation ou de leur pouvoir de classe) au profit d’une cible virtuelle, et, je le crains, chimérique.

  36. ali | 18/11/11 | 8 h 46 min

    ELDesdichado, le projet du libéralisme, c’est que l’éducation et la justice soient à terme privatisées, donc je ne vois pas comment on peut dire que le modèle économique n’a pas tant d’importance… dans le paradis néolibéral l’Etat n’existe plus et ne risque donc plus de choisir telle ou telle priorité.
    Et puis le néolibéralisme c’est aussi une culture. On peut mettre la justice et la culture au dessus de tout et être libéral en même tant,(on est pour un équilibre entre une certaine fonction de l’Etat et la libre entreprise) mais pas « néo-libéral », pour qui l’Etat doit se réduire à une police qui protège la libre entreprise.

    (voir sur une même liste Monique Canto-Speber et H16, ça fait quand même bizarre)

  37. ali | 18/11/11 | 8 h 49 min

    (ehm ehm, j’écris mal, j’aurai du dire « le néolibéralisme c’est aussi une manière de voir les choses » ou « mettre la justice et l’éducation au dessus de tout » pour être moins confus)

  38. Hoppipolla | 18/11/11 | 11 h 40 min

    I feel like Machiavel. C’est en somme la critique qu’on me porte. On me dit machiavélique, sans comprendre ce qu’est le machiavélisme. C’est peut-être du cynisme, mais le machiavélisme c’est surtout la stratégie du moindre mal. On me reproche une vision binaire des choses, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Comme dit Machiavel, le choix ne se situe pas entre le bien et le mal, mais entre « le pire et le moindre mal ». Le libéralisme a ses travers, j’en conviens. Pour le pauvre, les autres systèmes sont pires. Quel système cette lettre propose? Rien. On fout une révolution, et on verra après. Je ne suis pas révolutionnaire.

    Bien sûr que d’un point de vue pragmatique (et humain), il faut aider le pauvre. Ai-je dit le contraire Valérie? Contre quoi vous battez-vous? Savez-vous seulement ce qu’est le libéralisme? Hollande, c’est du libéralisme? Mitterrand? Et Thatcher, pour beaucoup de libéraux, n’est pas libérale. Vous ne savez pas sur qui vous tapez. Tout comme vous ne savez pas sur qui vous tapez en voulant me foutre une carafe d’eau dans la gueule. D’ailleurs, xenomorf, ayant été ouvrier (sous le seuil de pauvreté), je peux vous affirmer que vous aurez à balancer des carafes sur à peu près tous mes collègues. Des plus grosses que pour moi. Ces types, quand ils font de 13h à 21h du travail à la chaîne, ne crachent pas sur le patron plus riche qu’eux, mais sur le fonctionnaire qui a un boulot plus light. Sur le chômeur qui gagne presque comme lui. Sur cet autre collègue, le cadre, même pas ouvrier, qui gagne avec sa femme 3000 euros et se vante d’aller aux restos du coeur, tout en se payant deux vacances à l’année. On est très mesquin à l’usine. Y a pas que les petits bourgeois qui votent à droite. ‘Faut essayer de comprendre l’électeur. J’espère que vous avez des munitions en carafe pour au moins 30% de vos concitoyens. Minimum.

    C’est à vous d’ouvrir les yeux, et de comprendre le pourquoi de l’élection de Sarkozy (que je n’applaudis évidemment pas). Mais arrêtez de dire que le libéralisme est la cause unique de la pauvreté. C’est faux. Je n’ai toujours pas eu d’exemple convenable de société non-libérale ayant moins de pauvres. Je n’ai pas dit moins d’inégalité. Car je le répète, le Cambodge sous Pol Pot était l’un des pays ayant le plus d’égalité. Et, évidemment, le plus de pauvreté.

  39. Hoppipolla | 18/11/11 | 11 h 48 min

    Une dernière chose: Valérie, je suis d’accord que nous vivrons moins bien que nos parents. C’est l’envers du libéralisme. Je ne suis pas un néolibéral forcené car je m’inquiète du développement durable. Et on sur-consomme. Mais sous quel système vivaient nos parents Valérie? Le libéralisme n’est-ce pas? Vous voyez bien qu’ils ont plutôt bien vécus. Moins de pauvreté. Les Trentes glorieuses. On a surconsommé et vous voudriez retrouver ce train de vie. Il me semble que ce sera difficile. J’espère me tromper.

  40. valerie | 18/11/11 | 11 h 49 min

    On te reproche plutôt de ne pas lire les arguments comme « on vit moins bien que la génération précédente ».
    Et on te reproche d’avoir formulé une énormité du genre « les pauvres c’est a 2200 à deux avec des gosses » « les pauvres ont plein d’écrans plats ».

    J’ai donné des liens et je ne suis pas la seule.

    Enfin nul ne déifie les pauvres.

  41. Hoppipolla | 18/11/11 | 11 h 50 min

    vécu*

  42. valerie | 19/11/11 | 2 h 44 min

    Comme vous êtes visiblement incapables de vous gendarmer et que certains sont infoutus de s’exprimer autrement que par l’insulte et la menace physique, je ferme les commentaires.

    Félicitations.

  43. « Serons-nous heureux, demain ? » (1) | 27/11/11 | 1 h 38 min

    [...] galuel, drclehmann, cent papiers, dalipas, une Autre vie, dada vidov, 365 mots, crêpe Georgette, Christian Lehmann, Heaven can wait, mes coups de coeur, gnaffron, Gauche de Combat, [...]

  44. « Serons-nous heureux, demain ? » (1) | Pensez Bibi | 25/08/12 | 16 h 27 min

    [...] galuel, drclehmann, cent papiers, dalipas, une Autre vie, dada vidov, 365 mots, crêpe Georgette, Christian Lehmann, Heaven can wait, mes coups de coeur, gnaffron, Gauche de Combat, [...]