De l’éternel féminin

22 août 2011 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.

Il n’y a pas si longtemps, le blog de Comptoir des Cotonniers (marque de vêtements) a buzzé à cause de cet article.  Et, même si j’étais d’accord avec la quasi totalité des commentaires postés, je me suis enervée et ai dénoncé leur hypocrisie. Oui j’étais aussi mal lunée.
Mais pas que.
On ne va pas se mentir, les femmes, à l’heure actuelle remplissent les poches de la presse féminine qui donne une si bonne image d’elles-mêmes.
Je me demande bien, souvent, pourquoi je suis féministe alors que la quasi majorité des femmes ne l’est pas et qu’il faut lutter, non pas sans elles, mais CONTRE elles.

Les communautés féminines sur le web abordent, dans leur immense majorité, des sujets intimes ou futiles ; les enfants, les amies, la mode. Je gère de très grosses communautés féminines qui n’abordent jamais aucun sujet de société ou politique.

Je ne tolère pas – et ne l’ai jamais fait – malgré l’explication du conditionnement – de voir autant de femmes se vautrer dans la niaiserie, le futile et en plus pleurnicher qu’on ne les prenne pas au sérieux.  Je n’en aurais personnellement rien à faire si cela n’influait pas sur ma propre condition et celles des gens que je respecte.

Alors l’explication est claire ; les femmes n’ont aucune conscience de classe. Marx se retournerait dans sa tombe rien que d’y penser. Sauf qu’il y a un moment où on peut et on doit, la leur faire acquérir à coups de pieds au cul. Gentil, le coup de pied, mais ferme.
Parce qu’il n’y a plus l’excuse en France – tout au moins pour les femmes navigant sur les réseaux sociaux – de ne pas savoir, de ne pas se cultiver, de ne pas pouvoir. Quelqu’un qui est occupé à chercher comment finir le mois, a clairement autre chose à faire que de s’intéresser à sa condition et à la  classe à laquelle il appartient. Pas la fille qui fait du haul. (du haul bon dieu, on est en rendu là ? « bonjour je m’appelle Priscilla-Marie et je vais ouvrir devant vous un carton contenant des fringues »).

La solution ? Je n’en ai aucune. Sauf à cesser de trouver des excuses sempiternelles aux filles qui persistent à se conduire éternellement selon des codes sociaux féminins, en bégayant que « ouhlala non non pas féministe ».

Nota : la nouvelle mode est de parler de magazine frais et décalé. Cessons le foutage de gueule : mode, make up, garçons c’est décalé ?

 

45 commentaire to “De l’éternel féminin”

  1. La poule pondeuse | 22/08/11 | 14 h 21 min

    Bonjour ! Premier commentaire sur ce blog même si je lis depuis quelque temps avec intérêt. Assez d’accord avec ce salutaire coup de gueule, même si en temps que blogueuse sur le sujet « enfants » je n’ai pas spécialement l’impression de donner majoritairement dans l’intime et le futile. J’espère aussi par cette porte d’entrée moins « frontale » amener plus de femmes à se poser des questions autour du féminisme, de la maternité etc.
    Et, euh, c’est quoi du « haul » ??

  2. Christine | 22/08/11 | 14 h 26 min

    Même question, j’ai cherché mais pas trouvé la définition de ce mot !

    Sinon, j’aime bien quand t’es en colère, et tu as raison les femmes n’ont aucune excuse pour ne pas être féministes. Vouloir plaire aux hommes est une raison, pas une excuse.

  3. Ciloubidouille | 22/08/11 | 14 h 32 min

    Je comprends et approuve tout ce que tu dis. Je me sens moi-même plutôt en guerre contre toutes ces filles qui ont peur de sortir de leur petit moule (à gâteau). Sauf qu’en fait, je ne me sens pas totalement blanche sur le sujet. J’assume sans souci un petit côté mlf, mais dans les faits, quels sont les combats que je mène ? La politique ? J’en parle volontier au besoin, mais je manque cruellement de culture pour aller loin dans les débats. Je défends la gauche souvent bêtement, par convention personnelle, pas parce que j’ai de gros dossiers sur le bras.
    Parfois je pense à mes enfants. Et finalement, si mon combat féministe doit se résumer à eux 4, je me dis que ce sera tjrs ça de pris. Je parle à mes gars de ma vision du monde, je leur raconte les filles, sans les sacraliser mais en soulignant qu’elles sont moins chiantes que subtiles. Et je dis à mes filles de se battre pour ce qu’elles veulent. Hors de questions qu’elles ne sachent pas maitriser la ds, l’ordi, le tel aussi bien que leurs frangins, hors de questions qu’elles fassent les nouilles en rond de jambe devant les mecs par facilité. A tous, je leur souhaite de la confiance en eux, et surtout, un grand respect pour autrui, ce grand mystère qui dérange tant.

  4. joelle | 22/08/11 | 14 h 35 min

    le pire c’est que celles qui n’ont pas le temps d’être féministes – parce que comme tu le dis si bien elles sont plus préoccupées à chercher comment finir le mois- le sont probablement davantage que celles qui n’auraient que ça à faire.

    Ce que tu décris là est à la fois un paradoxe de classe moyenne et un conditionnement. La classe moyenne laisse croire qu’on a progressé socialement, l’argent et le confort complètent l’illusion.
    On nous a tellement fait croire que toute cette niaiserie pronée entre autre dans les magazines féminins est ce qui fait de nous des fâââmes que du coup certaines n’arrivent plus à voir en quoi ça joue contre elles.

    Et pire quand gentillement tu essaies d’ouvrir la porte vers une autre façon de voir les choses, tu passes pour une furie féministe anarchiste pas épilée (parce que c’est comme ça que sont décrit(e)s tous les « autres » par lesdits conditionneurs (magazines, pubs, reportages, télé, ma voisine, mon chef, ton cousin, ou ma grand mère…)

  5. cultive ton jardin | 22/08/11 | 14 h 36 min

    « Je me demande bien, souvent, pourquoi je suis féministe alors que la quasi majorité des femmes ne l’est pas et qu’il faut lutter, non pas sans elles, mais CONTRE elles. »

    Il me semble que la contradiction tombe d’elle-même si au lieu de lutter contre des gens (les femmes pas féministes en l’occurrence) tu luttes contre des idées. En plus, je trouve pas très « féministe » de penser que la plupart des femmes sont des connes anti-féministes (mouais, je caricature facilement, c’est mon grand défaut, mais je l’assume car je l’aime bien….)

  6. joelle | 22/08/11 | 14 h 37 min

    y a qu’à voir quand je parle de Causette:

    - tu connais Causette?
    - c’est quoi?
    - Un magazine féminin féminste.
    - Ah… (avec un soupir de sous entendu genre… oh non, encore un truc chiant à lire écrit par des hystériques qui veulent castrer les hommes, mais moi, je suis en paix avec les hommes, je les aime, alros viens pas me faire chier avec tes théories à la con).

  7. cultive ton jardin | 22/08/11 | 14 h 38 min

    En plus, si on choisit de lutter contre des idées, on peut même, sans complexe, lutter contre celles qu’on a en soi, ça augmente considérablement le champ d’action.

  8. MHPA | 22/08/11 | 14 h 44 min

    Très beau billet

  9. valerie | 22/08/11 | 14 h 44 min

    CTJ : « En plus, je trouve pas très « féministe » de penser que la plupart des femmes sont des connes anti-féministes ». la plupart des femmes ne sont pas féministes. la plupart des hommes non plus. je ne saisis pas bien en quoi c’est anti féministe de le dire.
    aujourd’hui je dis qu’elles sont « connes » parce que je suis exaspérée. demain je dirais qu’elle sont conditionnées. sauf qu’il y a aussi un moment où il faut se sortir les doigts du cul ET se déconditionner.

    joelle ; absolument ok avec toi.

    LPP : alors ca serait hauling a priori. bref o ns’en fout. tu achetes des trucs sur internet. et quand tu recrois le paquet tu l’ouvres devant une camera en commentant.

  10. Ciloubidouille | 22/08/11 | 15 h 00 min

    Hauling : pour moi c de la recommandation. Tu as acheté ou on t’a envoyé un truc et tu en fais la promo.
    Du unboxing, c’est quand tu reçois un paquet avec un truc trop mortel et exclusif dedans et tu l’ouvres en te filmant (ou en direct live pour les plus geek)… Genre tu partages la découverte de ton truc avec le monde, que ça passionne, forcément ^^.

    Me trompai-je ?

  11. CSP | 22/08/11 | 15 h 45 min

    « les femmes n’ont aucune conscience de classe »

    C’est bien pire que ça : c’est absolument plus personne qui n’a de conscience de classe. Y compris les gens se disant « de gauche » puisqu’il paraît qu’on peut l’être sans même comprendre ce que ça veut dire…

    30 années de propagande néolibérale et de télévision ont parfaitement réussi à éradiquer ces notions ; sauf chez une petite minorité qui passent pour des excités et qui de fait sont souvent trop agressifs dans leurs exaspérations, quand bien même légitimes (je me met évidemment dans le lot).

    Conséquemment, on peut désormais se dire « de gauche » sans même savoir exactement ce que ça signifie et quel corpus de valeurs on défend. Demandez en revanche à n’importe quel connard de droite pourquoi il est de droite : lui saura immédiatement quoi répondre.

    Mais si on peu accuser les autres, il faut aussi se regarder soi : et constater que ce qu’on défend n’a pas évolué d’un iota dans sa forme depuis les années 70.
    Au point que dans le seul parti qui aurait pu faire évoluer les choses – et qui s’est suicidé par terreur des compromis inévitables du pouvoir -, on voyait des militantes exprimer ouvertement que « elles, n’étaient pas féministes ah non alors ».
    Les féministes du cru étant toutes des militantes de 50-60 ans assénant des discours culpabilisants et agressifs dans une langue de bois en plomb, en estimant ne pas avoir à faire d’effort de compréhension.

    Avoir une conscience de classe, et être féministe, n’ont absolument rien d’évident : c’est un effort à faire sur soi qui change le regard qu’on porte sur son être et son rapport au monde. Si les personnes encore dépositaires de ces héritages sont incapables de les transmettre et de se mettre au niveau de leurs interlocuteurs, c’est aussi une des raisons du marasme actuel.

    Et de fait, la façon dont on milite et s’organise dans la gauche « conscientisée » n’a pas bougé depuis les années 70. C’est à dire depuis 40 ans…

    L’avant-garde est devenue ringarde et frileuse, le regard dans le rétro en permanence, incapable d’innover ;
    La réaction est devenue « branchée », décomplexée, agressive et rigolarde : dans une époque du « cool », c’est donc elle, logiquement, qui a conquis les esprits.

    De ce point de vue, il n y a pas de « solution » toute faite : il y a un effort politique à repenser et revivifier un corpus idéologique en entier. Ce qui sera très long et très difficile.
    En même temps, avons-nous le choix ?

  12. valerie | 22/08/11 | 15 h 56 min

    « De ce point de vue, il n y a pas de « solution » toute faite : il y a un effort politique à repenser et revivifier un corpus idéologique en entier. Ce qui sera très long et très difficile. »
    quand tu vois combien la gauche (enfin ce qu’on appelle la gauche soit le PS se refuse même à penser peut être que éventuellement, le capitalisme pourrait se redéfini, en effet ca va être long.
    Mais quand tu penses que le sexisme est sans aucun doute la première des discriminations (au sens de la plus ancienne), alors tu te dis qu’on n’a pas le cul sorti des ronces. pour dire ca simplement.

    cilou ; j’avoue j’en sais trop rien.

  13. Swâmi Petaramesh | 22/08/11 | 16 h 24 min

    C’est étonnant, finalement, de ne pas « tolérer de voir » ce qui est. Refuser que ce qui est soit, ne peut conduire qu’à la frustration de celui ou celle qui refuse, sans rien changer à ce qui est.

    L’attitude correcte est plutôt d’accepter pleinement ce qui est, i.e. les « communautés » de filles-qui-font-de-la-fillerie en l’occurrence. Reconnaître simplement que c’est ainsi et à partir de là se poser les questions :
    1/ Est-il souhaitable d’y changer quelque chose ?
    2/ Qu’est-ce que cela dérange en moi ? Quelle est la source de mon désir que cela change ?
    3/ Y a-t-il quelque chose que je puisse y faire ?
    4/ Quel coût ou investissement personnel vais-je devoir consentir pour tenter d’y changer quelque chose ?
    5/ Quelles sont mes chances de succès ?
    6/ Compte tenu de tout cela, est-il raisonnable de me lancer dans l’aventure, le jeu en vaut-il la chandelle ou ne ferais-je pas mieux d’aller faire un peu de shopping ?

  14. Durga | 22/08/11 | 17 h 20 min

    « …ou ne ferais-je pas mieux d’aller faire un peu de shopping ? »

    Euh…
    Swami Petaramesh… comment te dire ?…

  15. Noum | 22/08/11 | 17 h 25 min

    Des fois j’ai du mal à suivre.
    Un jour tu mets quiconque au défi de dire ce qui différencie la femme de l’homme, et un autre tu voudrais que la simple condition de femme soit suffisante pour se sentir forcément concernées par la cause féministe…
    Et tous ses hommes qui s’en foutent et préfèrent lire des magazines de tuning ou la page des sports ?
    qu’est ce qui les rend finalement si différents de nous autres « femmes » qu’ils soient dispensés d’une prise de conscience politique? Parce que le beauf qui s’en contrecarre et qui quand il l’ouvre sort une connerie y’en a aussi un bon pourcentage (et pourtant ils ont le droit de vote tous ces gens)
    Et tous ces types qui parlent politique via les blog et autres forums…j’en ai suivi quelques uns des débats en question, et comme souvent sur le net tout revenait en fin de compte à avoir juste le dernier mot…Alors je ne sais pas peut-être qu’en fin de compte l’absence des femmes dans ces débats peut venir du fait qu’elle sont moins intéressées par les concours de grosses bites (et avant qu’on me jette des pierres en me disant que je pars du principe que la femme est moins avide de pouvoir et tout çà, je rappelle qu’il s’agit là d’une thèse qui part de ton postulat sur les femmes qui préfèrent la futilité aux questions de fonds)…

  16. Kyp | 22/08/11 | 18 h 00 min

    Quiconque achète un magazine de presse féminine (ou masculine) mérite de lire ce qui s’y trouve. J’avoue que la baffe dans la gueule semble être un complément appréciable, mais bon, je me dis que ces personnes ont quand même payé pour subir. Il y a des limites à ce qu’on peut infliger à un être humain.

  17. Flashou | 22/08/11 | 18 h 13 min

    Valérie >> « la plupart des femmes ne sont pas féministes. la plupart des hommes non plus. je ne saisis pas bien en quoi c’est anti féministe de le dire. »

    Attention tu fais ton Zemmour là !

    Plus sérieusement ce billet est pour moi un champ de mine ou j’ose difficilement m’aventurer… est ce que mon respect fondamentale pour la gent féminine est affecté par cette image médiatique ? assurement oui, mais je ne saurais dire si c’est en bien ou en mal. Est ce que je ne m’autoflagelle pas en me disant « han ! comment ch’uis trop nul de ne pas comprendre la profondeur intérieure si vaste des femmes ! » ?

    Plus vicelard encore : est ce que cette situation, bien qu’artificielle (en ce sens qu’elle découle de choix arbitraire établi il y’a des siecles pour ne pas dire des millénaires) ne peut pas être acceptable a partir du moment ou les intervenants en sont conscient, ont peser le pour et le contre et se trouve très bien comme ils sont ?

    Je ne prétend pas avoir de réponse, mais ces questions me font sacrement cogiter… pas vous ?

  18. Durga | 22/08/11 | 18 h 36 min

    En même temps, plus qu’un problème de conditionnement, je me demande en quoi ce n’est pas plutôt un problème de socialisation.
    Parce que j’ai du mal à croire qu’à l’époque où la majeure partie des femmes font ou ont fait des études, elles continuent à ne s’intéresser qu’à la mode et aux relations intimes. C’est certainement le cas pour une partie d’entre elles, mais toutes ?!

    J’ai l’impression quelquepart qu’en réalité, les femmes ne s’intéressent pas qu’à des sujets futiles, mais ne s’autorisent à parler que de sujets futiles, la plupart du temps. D’ailleurs, observer les communautés sur Internet n’apprend qu’une chose : les femmes parlent beaucoup plus de ces sujets que de politique. Mais combien de lectrices silencieuses sur les sujets politiques ?
    Et ce silence, s’explique-t-il par un intérêt trop peu prononcé, ou bien par un manque de confiance en soi, l’impression de « ne pas ètre à sa place » ?

  19. valerie | 22/08/11 | 18 h 46 min

    Noum ; oui clairement comme le fait d’être noir, juif, homo, doit faire que vous soyez concerné par les luttes.
    Je ne dis pas de militer ; je dis d’être concerné ou, tout au moins éviter de saper le travail des autres.
    ce qui m’hallucine n’est pas qu’elles ne soient pas féministes mais qu’elles soient carrément sexiste et scient la branche sur laquelle on est. il y a aussi intériorisation des préjugés chez les autres classes dominées mais pas à ce point !

    « Et tous ses hommes qui s’en foutent et préfèrent lire des magazines de tuning ou la page des sports ? »
    un homme a, a priori moins d’intérêt au féminisme qu’une femme (je dis bien « a priori »). et parler des uns ne veut pas dire que je ne pense pas aux autres. Un homme a de toutes façons été éduqué à s’intéresser à l’extérieur, alors que la femme est davantage tournée vers l’intime. aux femmes donc de se déconditionner.

    « Alors je ne sais pas peut-être qu’en fin de compte l’absence des femmes dans ces débats peut venir du fait qu’elle sont moins intéressées par les concours de grosses bites »
    oui. et aussi par le fait qu’il est difficile en tant que femme de parler sur un forum 100% homme. sauf que sur des communautés 100% féminines elles en parlent peu. tu sais quand on parle parité par exemple il y a deux choses
    1. les partis refusent de respecter
    2. ils peinent à trouver des femmes.

    Sp : tu garderas ton gloubi boulga bouddhiste pour ailleurs. merci.

    flashou ; elles n’en sont pas conscientes. cf la conscience de classes évoquée au dessus. cf le sujet épineux de l’épilation ou il est difficile d’expliquer que c’est juste une conditionnement(que je suis mais dont j’ai conscience).
    la question est « peut on pleinement peser le pour et le contre ? » d’aucuns te répondaient que tout a été fait (voir message de CSP) pour que cela soit impossible.
    et non pas de zemmour à l’horizon. la majorité des gens n’est pas féministe ; et ca m’emmerde davantage quand il s’agit des femmes.

  20. Swâmi Petaramesh | 22/08/11 | 18 h 47 min

    Vous pensez trop :-}

  21. valerie | 22/08/11 | 18 h 53 min

    durga ; oui il y a clairement un manque de confiance en soi. on le voit pour l’inégalité salariale. et les Rh sous-paient les femmes et celles ci ont tendance à se sous-évaluer donc à réclamer une paie inférieure à celle demandée par un homme. bien sûr qu’il y a dévalorisation. c’est pour cela qu’il y a qq années avaient été créés des ateliers non mixtes pour apprendre l’info.
    - les hommes avaient tendance à s’emparer des outils
    - les femmes avaient tendance à les leur donner et à regarder.

    ca, je ne le nie pas. mais qui, sinon elles mêmes leur donnera confiance ? comment fait on en ce cas ? on attend qu’elles aient confiance ?
    pendant ce temps, on les écoute dire « oui enfin moi Internet c’est pour me détendre kikoolol » ?
    parce qu’encore ca ne concernerait qu’elles, ok. sauf que comme ke signale joelle, en plus on passe pour des bas-bleus chiantes et castratrices.

  22. Kyp | 22/08/11 | 18 h 55 min

    « un homme a, a priori moins d’intérêt au féminisme qu’une femme  »

    Même avec le « a priori », j’ai du mal. Le sexisme et la recherche de l’égalité des droits concernent absolument tout le monde. Les hommes en sont peut-être moins conscients, mais certainement pas moins concernés.

  23. Flashou | 22/08/11 | 19 h 51 min

    Valérie >> qu’on soit d’accord, le Zemmour c’était de l’humour :p

  24. Swâmi Petaramesh | 22/08/11 | 21 h 35 min

    @Valérie : P.S.: Ma Sainteté n’est pas bouddhiste ; toutefois, tu devrais sans doute t’intéresser au bouddhisme, qui est infiniment plus intéressant que ce que tu sembles en penser sans visiblement le connaître ; particulièrement comme méthode pratique conduisant à la cessation de la souffrance :-}

  25. Le Monolecte | 22/08/11 | 21 h 58 min

    La presse féminine est aux femmes ce que TF1 est à l’ensemble de la population : une grosse machine à décérébrer puis à t’injecter une vision du monde complètement déformée qui te transformera en gentil robot consommateur.
    Je ne supporte pas la presse féminine, parce que je ne supporte pas qu’on me prenne pour une conne. L’indigence de toute cette production me révulse d’autant plus qu’elle participe effectivement à cette entreprise massive de fabrique de la soumission à une société fondamentalement malade et insupportable.

    Le problème, c’est que cette hypnose permanente contient son propre système de sécurité en faisant passer pour ringard et hystérique toute critique du système. D’ailleurs, l’esprit critique y est fort mal vu puisque l’essence du business, c’est la marchandise.

    La conscience de classe ira mieux quand on aura cramé les rotatives et explosé les antennes relais des organes qui pondent de la merde dans la tête des gens…

  26. natoussia | 22/08/11 | 22 h 40 min

    Votre billet pose des questions intéressantes. J’aurais toutefois tendance à penser que le problème vient d’une inhibition qui pousse la femme à taire son opinion, car l’homme qu’elle a en face d’elle parle plus fort, avec plus de confiance apparente, et elle en conclut donc qu’il s’y connait mieux qu’elle.
    Je décris ce mécanisme car je fonctionne souvent comme cela, je n’ose, dans la « vraie vie » en tout cas, entrer dans un débat ou une polémique que lorsque mon opinion est solide et documentée. Et encore, j’ai parfois du mal à faire entendre ma voix, qui manque de coffre.
    C’est peut-être, aussi, une question de voix ?

  27. L'agro | 23/08/11 | 7 h 47 min

    L’absence de conscience de classe chez les femmes n’est pas nouvelle. De mémoire, Simone de Beauvoir l’abordait déjà dans le deuxième sexe.

    C’est juste triste que rien n’ait changé depuis.

  28. Maidy | 23/08/11 | 10 h 05 min

    Ce qui me gonfle le plus je crois, c’est que dans l’inconscient populaire, une femme un tant soit peu militante ou intéressée par autre chose que la forme de son nombril est automatiquement classée comme :
    -laide
    -négligée
    -frustrée du slip ou ayant un quelconque malaise avec sa sexualité
    Et ce, aussi bien par les hommes (qui en ont peur)que par les autres femmes qui estiment que le succès amoureux, professionnel etc passe par la négation de son cerveau au détriment du Big Brother de la plastique et du consumérisme. Hors il y a un juste milieu entre avoir confiance dans son physique et bouger un minimum son cul.

    Résultat, les femmes n’osent pas ouvrir leur gueule parce qu’ »on » estime qu’une femme qui lit , réfléchit, et n’a pas que ça à foutre de se pavaner en Louboutin à 3000 dollars n’est pas « une vraie femme » ou a forcément un « complexe à compenser ». Elle est belle, la vie.

  29. Noum | 23/08/11 | 14 h 38 min

    ok avec Kyp sur:
    « Même avec le « a priori », j’ai du mal. Le sexisme et la recherche de l’égalité des droits concernent absolument tout le monde. Les hommes en sont peut-être moins conscients, mais certainement pas moins concernés. »

  30. Arrakis | 24/08/11 | 5 h 45 min

    Kyp et Noum > Le conditionnement masculin a beau être difficile, il apporte des avantages matériels (les femmes sont moins prises au sérieux, moins bien payées à poste égal et occupent des postes moins prestigieux à diplôme égal, etc, vous connaissez la chanson).
    Je pense donc qu’elles ont effectivement plus d’intérêt que les hommes, ou que la plupart des hommes, à être féministes. De même qu’un non-blanc a généralement plus d’intérêt qu’un blanc à être antiraciste, et un ouvrier plus d’intérêt qu’un bourgeois à être anticapitaliste.
    Ca ne les empêche pas de lutter pour l’égalité, mais dépend du statut leur étant assigné.

  31. plaisir sexuel | 24/08/11 | 6 h 42 min

    ‘Je pense donc qu’elles ont effectivement plus d’intérêt que les hommes, à être féministes’ évidemment, l’équivalent du fémininsme chez l’homme n’existe pas, car si vous pensez au machisme, c’est grave pour le féminisme …

  32. Kyp | 24/08/11 | 8 h 16 min

    Arrakis > Le conditionnement féminin apporte d’autres avantages dans des domaines fort différents. Je ne jouerai pas à chercher s’il est plus intéressant d’être un homme ou une femme (d’autant que chacun ne peut voir la situation que d’un seul coté), je me bornerai à dire qu’il vaudrait beaucoup mieux que tout le monde ait les mêmes droits et les mêmes devoirs.

    Je suis autant énervé de voir quelque chose que seuls les hommes peuvent faire que de voir quelque chose que seules les femmes peuvent faire. D’un coté ou de l’autre, c’est juste démoralisant.

    plaisir sexuel > L’équivalent du féminisme chez l’homme, ça s’appelle le féminisme. Oui, c’est idiot, je sais.

  33. valerie | 24/08/11 | 8 h 59 min

    Kyp ; on dirait plutôt l’antisexisme. car historiquement le féminisme ce sont les seuls droits des femmes. (même si ca évolue ok).
    et, même si on ne va pas nier que les hommes sont aussi victimes du patriarcat, à l’heure actuelle, les gens les plus précarisés, violés, excisés etc ce sont des femmes.
    et oui beaucoup d’hommes n’ont aucun envie, aucun intérêt à ce que les femmes acquièrent leurs privilèges.
    ca n’est pas parce que tu n’en fais pas partie que cela est pour autant faux.
    beaucoup d’hommes souhaitent conserver leur pré carré, leurs avantages, leur salaire supérieur et trouveront tjs une infinité de bonnes raisons pour justifier de leur supériorité (en cela suivis par les femmes n’ayant, on y revient, aucune conscience de classe).

    les exemples d’arrakis sont clairs ; un patron n’est evidemment et pas forcément un capitaliste. pour autant s’il est anticapitaliste c’est un saint ou un masochiste (je plisante).

  34. Resh | 24/08/11 | 9 h 37 min

    « dans l’inconscient populaire, une femme un tant soit peu militante ou intéressée par autre chose que la forme de son nombril est automatiquement classée comme :
    -laide
    -négligée
    -frustrée du slip ou ayant un quelconque malaise avec sa sexualité »

    Mouais ! Je ne pense pas qu’il y ai de généralité à faire là dessus, on est aussi beaucoup à chercher des filles avec qui on peux causer d’autres choses que ragots / boulot / télé.
    En ce qui me concernent, celles qui refusent d’avoir ou d’émettre des opinions sont déjà soulante avant le 2e verre, alors je n’ose imaginer pour une relation à long terme…

    Je ne pense pas non plus que les femmes en général soient plus désintéressée de la politique et du social que les hommes, au contraire, il y’a une très grosse majorité de filles dans les études en sciences humaines, il y’en a aussi beaucoup dans les manifs.

    La différence est dans l’attitude, et dans ce bon vieux conditionnement, et ce rapport à la séduction, qui pousse les hommes a être d’inébranlables grandes gueules, et les femmes à être discrètes sinon soumises, parce qu’on nous a inculqué que c’était comme ca qu’on était naturellement, et comme ca qu’on devait être pour plaire au sexe opposé.
    Sauf que c’est de la connerie, et heureusement, ca ne marche que quand on est jeune et con, ou naïf et hypocrite

  35. Maidy | 24/08/11 | 11 h 38 min

    Oui bah, je l’espère bien que ce n’est pas une généralité !
    J’ai la foi, je peux croire sans avoir vu.

    Mais ça ne m’ôtera pas l’idée que les femmes à grande gueule sont souvent victimes de préjugés tenaces.

  36. valerie | 24/08/11 | 13 h 53 min

    « Je ne pense pas qu’il y ai de généralité à faire là dessus, on est aussi beaucoup à chercher des filles avec qui on peux causer d’autres choses que ragots / boulot / télé. »
    /mode psycho a deux balles on.
    oui ben je me demande sérieusement si les gens cherchent vraiment dans leur partenaire quelqu’un avec qui discuter. je le pensais et n’en suis plus si sûre.
    c’est vrai ce que tu dis pour les sc humaines (et je crois que c’est la meme pour les écoles de journalisme). comment se fait il donc, ce désintérêt massif pour la politique ?

    au passage un texte

    http://www.sexactu.com/2011/08/23/stupeur-et-monde-de-mode/

  37. ali | 24/08/11 | 18 h 10 min

    Je suis d’accord avec Resh, c’est plus parce que les femmes ont l’habitude de se taire qu’elles paraissent moins politisées.
    A la limite, ceux qui sont dans les schémas classique, la femme qui parle chiffons avec ses voisines, et le mec qui parle politique au PMU, en sont au même point. Il ne suffis pas de jouer son rôle de consommateur de JT de TF1 pour parler vraiment politique. Pour ce qui est de prendre ses responsabilités vis à vis du fonctionnement du Monde, je crois que c’est égal.
    C’est vrai qu’il y a plus de femmes dans les filières « sciences humaines », mais peut-être aussi parce que les femmes peuvent se permettre (enfin, dans les schémas traditionnels) d’être moins productives.
    Ce que j’observe aussi, dans le monde du travail chez les gens de mon age (avant que les femmes soient majoritaires en sciences humaines), c’est qu’elles ont globalement moins fait d’études, et sont donc moins à l’aise pour parler de politique sérieusement. Mais si on mesure l’intensité du sentiment de révolte, je pense qu’elles sont plus politisées (logique).

    Après, ça dépend des milieux. La fille bébête qui ne pense qu’a se faire les ongles est une petite partie de la population. Elle a son pendant masculin, du genre qui doit passer son temps à bricoler sa moto d’enduro (moi j’ai les clichés de la campagne…).

  38. ali | 24/08/11 | 19 h 36 min

    Je suis tout à fait d’accord avec Noum qui exprime mieux ce que je voulais dire (dont la phrase «  »"Et tous ces types qui parlent politique via les blog et autres forums…j’en ai suivi quelques uns des débats en question, et comme souvent sur le net tout revenait en fin de compte à avoir juste le dernier mot »" »).

    Quand au fait que les femmes devraient plus se sentir concernées par le féminisme parce que les premières victimes, on pourrait dire la même chose des prolos en général qui sont les premiers défenseurs de leurs exploiteurs. Pour diverses raisons, comme quelqu’un l’a dit, parce que plus on est dans la survie, moins on à le temps et l’énergie de se défendre, on fonctionne dans l’urgence. Et plus on fait partie des exploités, plus on est sensible à la propagande.
    Comme dit CSP, après 40 ans de propagande néo-libérale intensive, il n’y a plus grand monde qui échappe à la lobotomie.
    Dans les années 60/70, même les plus prolottes étaient féministes.
    Aujourd’hui, la désertion de la politique ne concerne pas que les femmes et le féminisme (quand on voit comment nos philosophes officiels se vautrent dans la discussion de comptoir).

    Sinon, j’entend aussi des femmes bien aussi autonomes que les plus libres des mecs déclarer : « féministe…non merci », je pense que ça vient du (des)discours féministe médiatisé(s), qui n’inspire(nt) pas franchement confiance.

  39. Kyp | 25/08/11 | 8 h 22 min

    Personnellement, je dis aussi « Féministe… Non merci ».
    Je préfère dire « Pour l’égalité des sexes ». même si « féminisme » a une définition officielle, cette définition varie du tout au tout selon les personnes qui en parlent. Et je n’aime pas les mots vagues.

  40. Suzanne ou Suzie Creamcheese | 27/08/11 | 6 h 15 min

    @ ali
    « je pense que ça vient du (des)discours féministe médiatisé(s), qui n’inspire(nt) pas franchement confiance. »
    Soit mais lesquels de discours féministes ? C’est vague.
    De toutes façons, le féminisme peut être une théorie, un mouvement avec ses tendances majoritaires, minoritaires. Il faut aussi prendre en compte ça.
    « Comme dit CSP, après 40 ans de propagande néo-libérale intensive, il n’y a plus grand monde qui échappe à la lobotomie. » Là je te/le rejoins dans cette citation. Le constat est amer certes. Mais en même temps, je n’ai pas envie de donner raison aux chantres du néo-libéralisme. On vit une époque ultra individualiste, justement battons-nous pour un monde plus juste. A lire justement « La stratégie du chaos » de Naomi Klein (tiens on en parle pas beaucoup dans les mag féminins), à lire l’excellent blog d’Elsa Fayner, Etc.
    De toutes façons je n’achète pas de mags féminins : ça ne parle que régime, sexo, et c’est gavant.

  41. Hecatessence | 28/08/11 | 18 h 10 min

    Pourquoi pas…mais franchement quelle dose de généralité dans cet article!

    Les blogs mode ne représentent pas  »les femmes », si tant est que cette catégorie existe, merci.

  42. Malicia | 30/08/11 | 14 h 18 min

    C’est « la stratégie du choc » le bouquin de Naomi Klein. A lire, en effet, de même que « No Logo » qui explique très bien comment la propagande des grands marques à envahi l’espace public.

  43. Suzanne ou Suzie Creamcheese | 6/09/11 | 19 h 01 min

    Ah oui en effet merci Malicia.
    Suzanne

  44. Nezu | 1/05/13 | 0 h 30 min

    Salut! Juste pour dire qu’il faut être attentif: les journaux féminins font croire (et c’est là qu’il représente un danger) que toutes les femmes qui les lisent et les écrivent ainsi que la majorité des femmes en général sont futiles, égocentriques et jemenfoutiste, ce qui n’est pas le cas, on le sait.

  45. Nezu | 1/05/13 | 0 h 31 min

    Il suffit de regarder son entourage!

Sois brillant, voire pertinent !