Ronde ? non grosse.

28 juillet 2011 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.

Avant-hier j’ai écrit un article dont je ne retirerai pas une ligne. Je savais que les réactions serait nombreuses avec, entre autres, l’emploi d’un mot que j’ai utilisé à dessein et que je ne retirerai pas : « gros ».

Le mot « gros » ou « grosse » n’a pas dans ma bouche (comme les mots « mince, « maigre » ou « obèse ») une connotation péjorative. Il s’agit de désigner une personne comme je pourrais la désigner comme « grande » ou « petite ». Il permet de qualifier une personne, même si bien sûr, il est subjectif, tout comme d’ailleurs les adjectifs désignant la taille d’une personne. Pour moi une femme d’1.70 est grande, elle ne le sera pas pour d’autres.

Le mot « rond » ne renvoie pour moi à rien de précis.

La grossophobie est le nouveau racisme ; elle est d’autant plus dure à subir que les personnes grosses ou obèses sont accusées d’avoir tout faire pour le devenir et de n’avoir aucune volonté pour devenir minces. Ce racisme-là est assez récent car la grosseur a pu être à certaines époques un canon de beauté.

Le gros est vu comme un feignant, un être incapable de volonté. Lorsqu’on interroge les personnes en « surpoids », on constate qu’elles ont pourtant toutes suivi des régimes de famine en faisant des milliards d’abdos, km à vélo d’appartement. On pourra revenir dessus dans un prochain article mais non le poids n’est pas un problème de volonté. Vraiment pas. Comme mon arrêt du tabac (enfin pour l’instant) n’a rien eu à voir avec la volonté.

Un jour, une fille, qui ne fait pas mystère de son poids, a écrit un article juste, mais assez salé. Il lui a été reproché d’écrire uniquement en fonction de ses kilos. En clair, on la ramenait sans cesse à son poids ; ca n’était plus son texte qui était questionné mais elle-même. Et cela n’a posé de problèmes à personne.  Qui aurai osé dire, sans risque l’opprobre générale « tu dis ceci parce que tu es noire. »

Alors  ? S’accommoder de vagues adjectifs tels que « rond » ou « pulpeux » pour ne surtout pas déplaire ?
Et quoi, jusqu’où va-t-on ?
On se dit « foncé de peau » pour ne  pas dire qu’on est noir ? Ah mais on dit déjà « black » !
« Non hétéro » pour ne pas dire qu’on est gay ?

Le problème n’est pas d’être gros – hors évidemment problèmes EVENTUELS (j’appuie sur ce mot) de santé. Le problème n’est pas que j’emploie ce mot pour qualifier les personnes que je vois comme telles. Le seul problème est ce qui a été associé – récemment à ce mot – . Comme on a pu associer aux mots femme, juif, noir, homosexuel, trans tous un tas d’adjectifs méprisants.
Aux personnes concernées de se le réapproprier (et évidemment elles ne m’ont pas attendue pour le faire :) ).

28 commentaire to “Ronde ? non grosse.”

  1. beerseerkr | 28/07/11 | 22 h 05 min

    C’est bien vu, c’est dire l’hypocrisie des gens qui se cachent derrière les mots pour mieux justifier leur regard oblique car la personne en face d’eux n’obéit pas au canon : trop noire, trop homo, trop grosse…

  2. auntie jo | 28/07/11 | 22 h 12 min

    parfois, en parlant de moi, je dis « grosse » (il n’y a aucune connotation négative, lorsque je le dis) mais, tu peux être sure qu’il y a toujours quelqu’un que cela choque, quelqu’un pour dire… mais non, tu n’est pas grosse… or, franchement moi, ça ne me dérange pas ;) )

  3. Bôôh | 28/07/11 | 22 h 31 min

    Puis faut avouer que traiter quelqu’un de ronde conne ça rend moins bien. C’est sympa les tombereaux d’injures et d’analyses à deux balles que ton article a généré…

  4. valerie | 28/07/11 | 22 h 34 min

    « Puis faut avouer que traiter quelqu’un de ronde conne ça rend moins bien. »
    oui mais justement il faut se réapproprier le terme. Il ne doit pas être une insulte ! c’est un simple qualificatif.

  5. Zoé | 28/07/11 | 23 h 17 min

    euh, … je ne suis pas sûre d’être d’accord…
    être rond, c’est être en courbe, en plein, en déliés, avoir des formes marquées quoi… ne pas être toute plate, avec plein d’arêtes et d’os qui font mal quand on les touche (c’est une image…)
    en tout cas, c’est comme ça que je l’entends… mais peut-être suis-je la seule…
    on peut selon moi être grosse sans être ronde et ronde sans être grosse.
    Par contre, ce qui est vrai, c’est qu’il n’y a pas selon moi d’homme rond…
    Par ailleurs, grosse ne me semble vraiment pas plus précis que ronde (au contraire même)… où ça commence, où ça fini…

  6. valerie | 28/07/11 | 23 h 24 min

    je conçois très bien que la définition de chacun change du mot « rond » mais en l’occurrence le mot « rond est souvent utilisé pour décrire des personnes grosses et/ou obèses.

    « où ça commence, où ça fini… » c’est subjectif evidemment. comme tout qualificatif physique.

    mais c’est aussi nécessaire, je crois, de se réapproprier le mot. le fameux « big is beautiful ». et pas « curvy » ou je ne sais quel mot ne correspondant pas à la réalité.

  7. Melle Bistouri | 29/07/11 | 0 h 52 min

    Non de Dieu !
    Je trouve effrayants les commentaires polémiques de ttes ces personnes devant cet article… Ils parlent d’aigreur et de méchanceté ou je ne sais quoi alors que tu commences par souligner que le principe de base est sympathique, mais bon passons !
    Il m’arrive parfois de me repaître de cette émission, tout en ayant conscience de son voyeurisme et de ses paradoxes (elle est énervante, c’est bien-là d’ailleurs que réside tout son intérêt, mais je dois être un peu maso !). Des complexées à mort qui s’inscrivent à une émission en ayant conscience qu’elles finiront à poil devant des milliers de télespectateurs ? Le coup de la gaine aussi m’avait frappée : on prétend que le Big is Beautiful avec des Williamettes qui débordent de leur bikini taille 62 et après on enfile des gaines aux candidates pour « affiner leur taille ». Je ris ! Sans parler du langage pseudo thérapeuthique… depuis quand un « travail sur soi » passe avant tout par l’approbation du regard des autres et le relooking ? Sans parler de la photo nue de la fin et du défilé dans le plus simple appareil dans un supermarché (amis du bon goût bonjour !) qui pose l’équivalence bien dans sa peau = à poil dans un centre commercial…
    Je ne dis pas que le coaching ne les aide pas, ni que le Carmimolla n’est pa sympathique, mais je doute qu’M6 montre des grosses en sous-vêtement et en pleurs (joli zeugma !) par pure philanthropie à l’égard de la ménagère de plus de 80 kilos. A mon avis c’est plus pour flatter les pulsions voyeuristes et sadiques ou pour inspirer une identification pathétique. Bref ds tous les cas leur souffrance est utilisée pour créer de l’audimat. Je trouve juste inquiétant que tant de gens regardent cette émission au premier degré et passent complètement à côté de son hypocrisie…

  8. Resh | 29/07/11 | 3 h 16 min

    Je vais troller un peu, mais je tilte la dessus :
    « Lorsqu’on interroge les personnes en « surpoids », on constate qu’elles ont pourtant toutes suivi des régimes de famine en faisant des milliards d’abdos, km à vélo d’appartement. »
    Non ce n’est pas le cas pour toutes, des gros et des grosses qui n’ont simplement pas la volonté de suivre un régime et de faire du sport, ca m’étonnerait que je sois le seul au monde à en connaitre.
    Il y’a parfois des raisons médicales derrière, mais on ne peux pas nier que l’obésité est aussi souvent inscrit dans un cercle vicieux avec la déprime, le laisser-aller et l’exclusion.

  9. yelle | 29/07/11 | 8 h 19 min

    Je n’ai rien à redire sur cet article, mais je ne peux pas m’empêcher de remarquer que les commentaires haineux (et écrit en sms, mais c’est un détail) me semble plus porter sur le fond de l’article (la critique de l’émission) que sur le vocabulaire.

    Vu le timing, je me sens obligé de refaire référence à ce blog: http://pervocracy.blogspot.com/2011/07/simply-naming-it.html

    Sinon, on peut toujours traiter les gens de gros con, j’espère? ^^ (même en cherchant bien, ça n’a pas le moindre lien avec le poids ou la forme du corps)

  10. valerie | 29/07/11 | 8 h 25 min

    resh : non.
    la majorité des personnes en surpoids – hormis celles qui ont un pb médical – souffrent de compulsions alimentaires. C’est à dire que tel quelqu’un qui boirait lorsqu’il y a une émotion ingérable, ils mangent. mal. trop.
    c’est pourquoi les régimes fonctionnent si mal sur ces personnes là ; ce qu’il faut régler n’est pas le pb de poids mais la mauvaise gestion de l’émotion.
    1. pourquoi l’émotion que j’éprouve est si insupportable pour moi
    2. pourquoi mes émotions prennent elles cette intensité ?

    tu parles toi même de dépression (enfin tu dis « deprime » qui ne veut rien dire). si on est en dépression, on est malade.

    le régime crée une frustration. j’en ai moi même suivi qq dizaines. tu perds. et un jour, parce qu’il y a qq chose de dur à gérer, tu reprends te comportements alimentaires anciens. pas parce que tu manques de volonté mais parce qu’ils sont la seule réponse à un trop plein d’émotion.
    c’est la même chose que quelqu’un qui boirait. (enfin on peut aussi penser que quelqu’un qui boit manque de volonté…).

    voilà pourquoi, au passage, tant de gens remplacent une addiction par une autre ; la clope par le chewing gum par exemple. parce que le comportement compulsif n’est pas réglé.

  11. valerie | 29/07/11 | 8 h 26 min

    « , he has no qualms in calling me fat. Affectionately. And I’m glad he does, because I think he’s coming from the same place as me on this: euphemizing it would legitimize the insult. If he called me « curvy » or « solid » or « a bit larger » or simply dodged the issue altogether, the implicit message would be « but you’re not fat, because fat is terrible. »"

    CQFD.

  12. Mooglosaurus | 29/07/11 | 9 h 07 min

    Pour la première fois j’ai un peu du mal avec ce que tu dis. Je comprends tout à fait ton point de vue sur l’émission et sur le terme des grosses et je trouve tes deux billets absolument valables, ne serait-ce que pour titiller le cerveau des lecteurs du nouvel obs (qui en ont bien souvent un peu besoin).

    Par rapport à l’émission, je comprends qu tu accuses l’hypocrisie du concept mais personellement je préfère accentuer la graine qu’elle plante. N’oublions pas que c’est une émission M6 et pas Arte. Le public est un public qui est convaincu à 150% qu’une grosse, c’est moche. Qu’un mec vieux a du charme et qu’une nana vieille, pareil, c’est moche. C’est le public de la nouvelle star, de ADP, de E=M6,… cette chaine est blindée de clichés. En commençant cette émission, j’ai été heureuse de trouver un semblable de « what not to wear » et autres émissions qui ont voulu contrecarrer la violence de « extreme make over » et autres « miss swan » où la beauté ne pouvait être acquise que par le bistouri. J’ai été heureuse de voir que ce genre d’émission ne soit jamais passé en France.
    Donc, vu le public, je pense que cet émission peut éduquer un minimum, peut apprendre qu’une grosse peut être belle, et oui, incroyable! C’est une première petite graine et il faut garder l’espoir (naïf?) qu’un jour la révolution viendra.

    Quant au fait de réapproprier les mots comme « grosse », je n’ai jamais compris à 100% ce que ça voulait dire. En l’occurence je suis assez d’accord avec toi. Je me souviens du sublime « je suis pulpeuse et je m’assume » où des femmes de taille 42 « s’assumaient » chez Elle Magazine. Perso, j’ai un gros cul et puis c’est tout. Mais tout le monde me tombe dessus quand j’en parle. Il semble être inconcevable de ne pas aimer son gros cul… hmpf…
    Non, mon problème (et j’espère que tu vas pouvoir m’aider à comprendre) se passe de par le mouvement des « slutwalk » au Canada & autres pays. La marche des trainées envahit la planète. J’adore le concept, j’adore et j’espère que ça va bientôt arriver en France mais je ne comprends pas en quoi le fait de reconquérir le mot pétasse ou trainée ou pute ou autre insulte sexuelle peut revaloriser la femme et sa sexualité.

    J’aime appeler un chat un chat. « gros » c’est « gros »; « ronde » c’est du port nawak. Le mot « gros » est en effet en train de devenir une insulte et il faut que le mos reprenne sa valeur. Mais des mots comme « salope » et « trainée », qui sont depuis des générations des insultes exclusivement féminines, en quoi est-ce que ça va valoriser une femme que de se l’approprier?

    Je suis peut-être un peu hors sujet mais bon…

    Pour illustrer, voici une page de mon blog où je suis grosse ^^
    http://mooglosaurus.blogspot.com/2011/04/le-nouveau-blog-beaute-tendance.html

  13. flashou | 29/07/11 | 9 h 22 min

    On notera l’intérressante asymétrie que rêvet « gros » / « grosse » lorsqu’on l’emploi. Il se tourne différemment selon les circonstances.

    « Une grosse connasse » c’est péjoratif, alors que « une grosse bite » c’est censé être plutôt positif. Un « gros batard » c’est péjoratif alors qu’un « gros actionnaire » c’est positif.

    Étonnant non ?

  14. valerie | 29/07/11 | 9 h 29 min

    En fait ca n’est pas l’insulte qu’on se réapproprie mais le comportement associé à l’insulte.
    Les insultes comme « pute » auxquelles toute femme a eu droit au cours de sa vie, servent surtout à réglementer son comportement.
    « tu couches avec des hommes donc tu es une pute »
    « tu sors dans la rue et j’estime que je peux te traiter de pute »
    « tu ne veux pas coucher avec moi alors tu es une pute ».

    il s’agit donc de s’approprier l’insulte pour dedramatiser le comportement qui va avec.
    « si tu juges que coucher avec des hommes c’est être une pute alors oui j’en suis une »
    Parce que que voudrais tu faire ?
    dire que tu n’es pas une pute ? Pourquoi ? ca serait grave de l’être ?

    donc ca n’est pas la femme qui est valorisée, c’est l’insulte qui perd de sa puissance.
    tu as des homosexuels qui se définissent comme « pd » par exemple. ils pourront bien être traités comme tels dans la rue, il y aura une perte de puissance de cette insulte.

    Il y a tout un bouquin de Judith Butler qui parle de l’insulte justement. Pourquoi une insulte blesse ? (pourquoi dit-on justement que ca « blesse » comme si on nous avait frappé).

    http://passerelle.u-bourgogne.fr/publications/atip_insulte/references/butler.htm

  15. valerie | 29/07/11 | 9 h 30 min

    flashou ; bien vu en effet !

  16. flashou | 29/07/11 | 10 h 03 min

    Les insultes sont révélatrice du paraitre et pas tellement de l’être. On est affecter par ce à quoi on semble être attaché et pas ce qu’on est réellement.

    Si j’insulte quelqu’un, je vais en général l’associer a une image considéré socialement comme peu valorisante. On va donc pouvoir taper dans tout le spectre minoritaire (bonjour les insultes raciales) qui vont jouer les clichés (arabes voleurs, noirs feignants, américain crétins etc).

    On va aussi pouvoir attaquer le physique (c’est relativement facile) et on obtient donc tout un assortiment de jolie insultes (nabot, grande perche, gros lard, skeletor, poil de carotte j’en passe et des meilleurs).

    On peut aussi frapper la personne dans ses valeurs en l’associant à des idées, pratiques, personnages, en opposition avec ces véritables conviction. En général, ce registre là est quasi systématiquement constitué de référence sexuelle. Ça donnera les célèbres « va niquer ta mère ! » (signé Œdipe) ou bien le non moins classique « sale pédé » (un pédé qui se douche est donc inattaquable ?).

    Au final, l’insulte n’a de prise sur sa victime que lorsqu’elle rentre dans la dynamique qu’elle instaure, a savoir « ahah ! je te met face a ton paraitre qui est socialement nul ! ».

    Pour en savoir plus sur les insultes, je vous conseil de jouer à la série des « Monkey Island » qui traite avec beaucoup de talent du sujet.

    Et pour en revenir a notre thème principal, les insultes sur les gros / grosses sont des attaques facile et efficace car culpabilisante car le gros / la grosse, à souvent tendance a être d’accord avec l’insulte (« p’tain il à raison ch’uis gros et c’est nul… ») ce qui est d’autant plus douloureux pour lui. C’est l’un des rares cas je pense où la victime de discrimination cautionne les propos de son agresseur.

  17. yelle | 29/07/11 | 10 h 10 min

    @flashou: je ne trouve pas ça étonnant: le mot gros, en tant qu’adjectif, et comme le mot grand, set à mettre de l’enphase. Connasse, bâtard sont péjoratif, grosse connasse/gros bâtard le sont encore plus. Un actionnaire c’est quelqu’un qui à un peu de pouvoir de décision, un gros actionnaire c’est quelqu’un qui en a beaucoup.
    Quand à grosse bite, là ça désigne directement la taille du pénis, qui est valoriser dans notre culture. (encore que, j’ai souviens entendu l’expression « être une grosse bite » dans le sens idiot/nigaud, à rapprocher de l’expression « ne rien biter » cad « ne rien comprendre » Mais je me demande bien d’où ça viens.

  18. flashou | 29/07/11 | 10 h 25 min

    yelle > biter / débiter ? (ne rien extraire ne rien comprendre) sur ce coup là j’en sais trop rien ^^

    Tu relève parfaitement la relativité de ces termes qui jouent sur notre perception de nous même vis à vis des autres.

    Par un exemple si un bon pote me dit « qu’il est con celui là » je ne verrai pas ça comme une insulte, alors que de la part de mon patron, ça me mettrais tout de suite moins à l’aise :)

  19. Tiresias | 29/07/11 | 13 h 08 min

    Les premières insultes sont souvent balancées sans en connaître le sens. A 5-10 ans, on ne sait pas ce que signifient exactement « pédé », « pute », etc. J’ai entendu une anecdote sur des enfants qui avaient confondu « BD » et « pédé », et l’ »insulte » marchait tout aussi bien.

    Il y a, je crois, quelque chose qui va au delà du simple sens de l’insulte.

    Pour en revenir à rond/gros, je ne le voyais pas comme un synonyme « politiquement correct », mais plutôt pour désigner les personnes (généralement les femmes) qui ne rentrent pas dans les critères de minceur actuels sans être grosses pour autant, soient entre le poids moyen et un léger surpoids.

  20. Resh | 29/07/11 | 13 h 29 min

     » pas parce que tu manques de volonté mais parce qu’ils sont la seule réponse à un trop plein d’émotion. »
    Mais ne pas savoir surpasser ses émotions c’est pas justement ca le manque de volonté ?

    Que ce soit un problème très présent aujourd’hui où qu’il provienne d’un mauvais démarrage dès l’enfance, c’est pas étonnant que ce soit interprété comme un facteur de risque et une faiblesse, au même titre que les alcooliques, les dépressifs, les fumeurs, les timides, les sac d’os, les insomniaques etc…
    Les addicts et les complexés ca ne séduit ni les employeurs ni le sexe opposé ni personne, parce qu’on fuit les problèmes, en particulier ceux des autres. C’est très dommage et j’en sais quelque chose, mais c’est une réalité qu’on ne peux pas nier.

  21. valerie | 29/07/11 | 13 h 56 min

    « Mais ne pas savoir surpasser ses émotions c’est pas justement ca le manque de volonté ? »
    je ne dois pas bien comprendre ce que tu appelles un manque de volonté.
    quelqu’un qui se stresse de façon démesurée par exemple (moi) est dépassée par cette émotion là.
    il n’est pas capable de se dire « bon allez hop je me détresse » parce que cette émotion là prend le pas sur tout. ca n’est pas qu’on ne veut pas, c’est qu’on ne peut pas (parce qu’on ne sait pas).
    me dire « t’as qu’a être moins stressée » « force toi » oui ok soit. je fais comment ?
    bon peut-être crois tu aussi qu’on se sort d’une dépression à coups de pied au cul.. alors en ce cas, oui le surpoids est lié à la volonté.

    « Les addicts et les complexés ca ne séduit ni les employeurs »
    pas tout à fait vrai. un addict peut être très intéressant pour un employeur.. il calmera par exemple ses angoisses en bossant comme un forcené.

  22. Arrakis | 29/07/11 | 14 h 56 min

    « « être une grosse bite » dans le sens idiot/nigaud, à rapprocher de l’expression « ne rien biter » cad « ne rien comprendre » Mais je me demande bien d’où ça viens. »

    C’est peut être dérivé d’être « un peu gland / un gros gland », à mon avis. Mais ça reste de l’étymologie de comptoir, hein.

    « Les addicts et les complexés ca ne séduit ni les employeurs ni le sexe opposé ni personne, »

    En plus de la compensation éventuelle par le boulot soulignée par Valérie, ça peut intéresser pas mal de monde dans divers contextes (à défaut de séduire), dans la mesure où ce sont souvent des personnes plus faciles à « soumettre » que quelqu’un d’à l’aise dans ses bottes.
    Une personne complexée et s’estimant peu négociera moins aprement une augmentation, se remettra plus facilement en cause lors d’un conflit relationnel… Bref, ça arrange pas mal les requins, je pense. Tout dépend de la fonction qu’on veut lui assigner.

  23. yelle | 29/07/11 | 16 h 13 min

    @Arrakis: (à défaut de séduire)
    je ne sais pas si tu as lu le billet que j’ai mis en lien, et que Valérie à en partie recopié, mais il s’agit d’une personne qui se définie comme grosse, qui ne semble pas crouler sous les problème d’image personnelle et qui ne semble pas non plus avoir de problème pour séduire.

  24. Arrakis | 30/07/11 | 18 h 40 min

    Je répondais à Resh qui disait que les addicts et les complexés ne séduisent personne (j’ai cité la phrase entre guillemets au dessus pour indiquer que mon paragraphe portait exclusivement sur ce propos), je ne parlais en aucun cas de la grossitude, qui, même socialement dévalorisée, n’a en elle même pas grand chose à voir avec l’image de soi ou les capacités de séduction.

  25. la_graula | 1/08/11 | 8 h 52 min

    Je n’ai pas lu tous les commentaires, donc ça peut faire doublon, mais une réaction personnelle à ce billet : être gros c’est d’abord dans sa tête; savoir si on accepte son corps, si on aime se voir en photo ou pas. Bien que n’ayant pas été obèse, j’ai dépassé largement l’IMC conseillée allant jusqu’à presque 100 kg pour 1,82 m. Aujourd’hui j’en fait moins de 74 !!! Que c’est il passé dans ma tête ? J’ai trainé au moins 3 ans le besoin de régime conseillé par la médecine car diabète + cholestérol. Mais mon mal être prenait le dessus et grignotage… Finalement, il y a 10 mois, décision de séparation, décision de bouger mon corps (vélo,natation), décision de changer d’alimentation sérieusement : tout ça vient d’abord de la tête. Aujourd’hui je regarde ma nouvelle image avec plaisir… et l’amour vient de frapper à ma porte :-) #toutvabien

  26. kloelle | 20/08/11 | 14 h 34 min

    Regardé une fois et cette émission m’a mise très très mal à l’aise.
    Je ne sais pas si elle se sentent vraiment mieux ces femmes aprés cette sur-exposition: je l’espère sincèrement pour elles.
    En tant que téléspectatrice j’ai trouvé ça un brin malsain et j’ai zappé.

  27. Françoise | 26/08/12 | 12 h 07 min

    Y a rien de plus agaçant que d’entendre « ronde » au lieu de « GROSSE »! Celles qui bouffe trop doivent assumer elles sont GROSSES!!!
    Ces deux mots « ronde » et « grosse » sont bien différents…

  28. valerie | 26/08/12 | 17 h 48 min

    francoise ; tu penses qu’être grosse se résume à un « bouffe trop ».

Sois brillant, voire pertinent !