Eve, ta gueule
1 juillet 2011 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.Ce matin, histoire de me mettre en jambes voilà que Pingoo me fait lire ceci et que je tombe sur cela.
Il y a quelque chose de marrant au royaume des complotistes c’est ce que sont les mêmes qui passent leur temps à taper sur les juges (rouges) qui ne feraient rien qu’à libérer des gens qui vont violer ensuite nos enfants et nos compagnes. Donc à leur place, je serai assez peu inquiet envers les foules d’hommes injustement accusés de viol, ils ne devraient pas faire beaucoup d’années de prison. (à moins que le juge passe son temps à libérer des coupables et emprisonner des innocents ce qui est encore possible, la perversité des rouges n’ayant aucune limite).
Posons déjà une chose (qui va mieux en le disant apparemment); il est bien évident que les fausses accusations de viol sont extrêmement graves. Loïc Sécher est d’ailleurs un bon exemple.
N’oublions pas pour autant la réalité ; 45 000 viols par an en France, 4500 plaintes. 10% des victimes de viol portent plainte. Les autres se taisent.
Dans la vraie vie et pas dans les fantasmes de nos deux amis, une victime de viol vit un parcours du combattant – qu’elles qualifient parfois de deuxième viol – avant d’obtenir justice.
Le viol est le seul crime où l’on subit une enquête de personnalité. Imaginez que vous soyez passé à tabac et qu’on enquête en interrogeant votre famille, vos amis et vos collègues pour voir quelle est votre vie (et si d’aventures vous ne l’auriez pas un peu cherché). Vous pouvez aussi avoir droit à une confrontation avec l’agresseur.
Dans la réalité, quand quelqu’un est violé, il se demande quasi systématiquement s’il ne l’aurait pas cherché, s’il s’est assez défendu, s’il n’a pas laissé entendre au violeur qu’il attendait quelque chose.
Notre ami nous dit « Les discours qu’on a beaucoup entendus, sur la responsabilité des méchants hommes qui seraient responsables du fait que beaucoup de femmes n’osent pas parler, de peur de ne pas être crues » Plein de gens disent apparemment plein de choses mais on a rarement une citation exacte.
Ce que disent les féministes c’est qu’un système fait que la parole d’une victime de viol est rarement entendue ; système alimenté et par les hommes et par les femmes (souvenez vous de ces statistiques disant que 50% des femmes anglaises pensaient qu’une femme en mini jupe l’avait bien cherché si elle était violée).
L’argument des « féministes anti hommes » commence à faire long feu.
Deuxième argument du complotiste « Ces affabulations existent, en nombre non négligeable, même si le phénomène n’est pas chiffré. » que nous traduirons par « je n’ai aucun chiffre, et de toutes façons je m’en fous car ils seraient truqués mais comme j’ai la conviction de, et ben ca va suffire ». C’est un peu comme Zemmour et ses arabes en taule en fait.
Jamais à court d’une bonne plaisanterie, Gollnish nous apprend que les femmes moches, au moins ne sont pas violées. Cet argument est au fond assez marrant car il rejoint celui de ceux des islamistes. Au fond mieux vaut quand même planquer un peu les femmes, qui restent, quand même, une tentation pour les hommes.
Un vocabulaire est soigneusement choisi « Kommandantur » car nous savons tous bien que l’UMPS mediatico féministe fait régner une atmosphère digne des nazis dans notre chère France.
« Quant à l’épouse dont le mari se montrait brutal ou tout simplement la rebutait, libre à elle d’y mettre fin en demandant la séparation de corps voire le divorce. » Nous noterons ici qu’entre la violence conjugale et le fait de trouver que Pépère a grossi il n’y a qu’un pas.
« l’intimité conjugale se déroule normalement sans témoins, inutile de direqu’il n’y a pas de limite à la dénonciation calomnieuse : c’est parole contre parole ; on peut donc dire tout et n’importe quoi. »
Ce que j’aime le plus dans cette phrase est cette espèce de confiance aveugle dans la justice de notre pays. Gollnish est apparement persuadé qu’on enferme les gens pour 10 ans sur la foi d’une simple parole.
Mais la vraie pensée de Gollnish se révèle plus loin « Haro sur le mâle en effet, surtout s’il est occidental, et, pire encore, tenant de quelque élément de tradition politique, patriotique ou religieuse ! »
Qu’on attaque de façon calomnieuse un arabe ou un gauchiste, passe encore ; mais pas un vrai patriote.
Je sais qu’il est à la mode de croire que les féministes ont pris le pouvoir. Comme les chiffres sont incapables de vous donner raison – et on ne va pas s’embarrasser avec des preuves en plus – mieux vaut parler d’une atmosphère propice à toutes les hystéries qui n’auraient rien de mieux à foutre que de porter plainte pour tout et rien.
Revenons en à « et si les vraies responsables de cette situation, c’étaient toutes ces légions de femmes qui invoquent le viol à tort et à travers, soit parce qu’elles ne se souviennent pas pourquoi elles se retrouvent dans le lit d’un homme, soit parce qu’elles veulent se dédouaner de leurs responsabilités, soit, ce qui est le plus grave, pour se débarrasser de quelqu’un? »
Argument habituel. Si on est raciste, c’est parce qu’il y a des arabes voleurs et si on est antisémite c’est que les israéliens sont vilains.
Donc qu’a-t-on ?
des femmes qui se retrouvent au lit avec des hommes sans savoir pourquoi (ca arrive à beaucoup de gens ce genre de choses ?) (on a une épidémie d’Alzheimer féminin ?)
des femmes qui veulent « se dédouaner de leurs responsabilités » (on apprendra que coucher avec quelqu’un est une responsabilité).
Et nous aurions donc « des légions« . Les tribunaux et autres postes de police seraient remplies de ces dites légions prêts à porter plainte. J’ai bien demandé un chiffre, quelque chose ; j’attends toujours.
«45 000 viols par an en France» Ce chiffre sort d’où ? Comment est-il calculé ?
« par ds associations féministes qui ont besoin de gonfler les chiffres pour survivre en faisant leur beurre sur les dos des qq rares victimes de viol ».
Et sinon tu as une vraie réponse ?
J’ai particulièrement aimé aussi les réponses du modérateur aux commentateurs s’indignant – comme toi et à bon escient – de certaines formulations, pour leur expliquer que pas du tout, ils n’ont rien compris du tout, c’est pas ça que voulait dire B. G. et qu’ils font rien qu’à détourner ses propos en pinaillant.
…Lol.
Il ne faut pas s’attendre à de la bonne foi de la part de tous les hommes. Ils ont un tel pouvoir que certains d’entre eux s’y raccrochent avec les pires arguments les plus stupides qu’ils peuvent trouver.
On en a de « beaux » exemples, là…
Ta comparaison avec les victimes de tabassage est parlante.
Apparemment, si on a menti dans sa vie, si on a triché ou escroqué, hé bien si quelqu’un nous viole, c’est tant pis. Il faut être une sainte pour avoir droit à la justice !
oui j’ai l’enveff comme réponse. mais je devance ton com suivant.
clare ; oh c’est partagé avec les femmes. je n’arrive plus à retrouver l’enquête dont je parle où en Angleterre, les femmes portaient un jugement épouvantable sur les femmes violées !
« Il faut être une sainte pour avoir droit à la justice ! » absolument.
Lledelwin ; le modérateur est génial en effet !
Et ben tu vois ce n’était pas si dur de donner une info.
Si toutefois ça intéresse quelqu’un la méthode de calcul, et larges d’erreur se trouve à l’adresse suivante (dernier paragraphe pour les viols) : http://www.eurowrc.org/01.eurowrc/06.eurowrc_fr/france/13france_ewrc.htm
tu vois on y vient.
la prochaine fois commence par « je sais d’ou tu tires ce chiffre et je n’ai pas confiance en ».
on gagnera du temps.
Je fais confiance à ces chiffres, je voulais simplement savoir comment on l’établissait et qui le faisait.
Je ne suis pas un spécialiste mais je ne vois pas bien l’intérêt que tu as à diaboliser quelqu’un qui ne fait que poser une question de source (somme toute assez naïve et légitime).
Pour une raison simple. Je ne te pense pas naïf et parfaitement au courant du sujet. Bien peu de gens « naïfs » posent cette question en tout premier lieu.
(au passage je ne te diabolise pas).
Procès d’intention. C’était vraiment une simple question, et je ne suis pas du tout « parfaitement au courant du sujet ». Sinon d’ailleurs je ne vois pas bien ce que je foutrais ici.
sinon ca va ? la famille tout ca ?
Bien sûr que les féministes sont légions. Elles sont à la tête des entreprises, des ministères, elles sont protégées, en tant que gendarme sur le terrain dans les années 80, quand on en voit une dans la rue, non seulement on ne peut pas l’arrêter, mais on ne peut même pas lui tirer dessus(voir la tirer tout court). Comme les arabes et les nègres en fait. <——– voilà ce qu'il se passe dans la tête d'une bonne partie de l'électorat fn. Étrangers = francs-maçons = aujourd'hui féministe ? Avec la droite et l'extrême droite on est jamais au bout de nos peines…
Valérie > Je ne sais pas si tu te rappel, mais j’avais évoqué ici que je m’étais « potentiellement » trouver dans le rôle de l’abuseur. Ma copine me reprochait en effet un calin du matin dont elle n’avait pas eut envie . et lorsqu’elle me lança que je l’avais limite violée ce jour là. Du coup ta remarque :
« Ce que j’aime le plus dans cette phrase est cette espèce de confiance aveugle dans la justice de notre pays. Gollnish est apparement persuadé qu’on enferme les gens pour 10 ans sur la foi d’une simple parole. »
(remarque O combien brillante ET pertinente) m’a fait m’interroger sur les cas comme le mien. Si une plainte avait été déposé, hormis le parole contre parole, qu’aurait il fallut a la justice pour trancher ? si c’était de la violence morale comment un enquêteur peut le découvrir ?
Bref ta remarque, en plus de souligner avec justesse la paranoïa de certains, appuie encore un peu plus sur le drame de la violence conjugal qui, si elle se fait habilement (c’est moche mais c’est le mot) peut échapper a la justice et ajouter encore plus a la souffrance de la victime.
bien spur que je me souviens ; flashou le ressenti de ta copine ne s’est pas transformé en plainte ; ce qu’évoquaient nos comparses.
ensuite dans un cas de parole contre parole, le doute profite à l’accusé, bien évidemment et heureusement.
» appuie encore un peu plus sur le drame de la violence conjugal qui, si elle se fait habilement (c’est moche mais c’est le mot) peut échapper a la justice et ajouter encore plus a la souffrance de la victime. »
absolument mais j’ai envie de dire que c’est tout à fait normal. on ne peut condamner qui que ce soit sans preuve.
prenons ce cas : http://www.sourds.net/2011/02/08/le-prevenu-relaxe-de-viol-sur-son-ex-femme/
On n’avait pas assez de preuves donc bénéfice du doute. Alors si la femme a effectivement été violée, oui cela fait mal au coeur ; mais c’est à ce prix là qu’on évite au maximum les erreurs judiciaires.
Vous confondez tout, et votre méthode qui consiste à m’amalgamer avec Bruno Gollnisch ou Zemmour, à m’assimiler à un raciste ou un antisémite, est particulièrement répugnante. Ainsi que votre couplet sur les juges rouges : quand les aurais-je dénoncés? c’est n’importe quoi.
En aucun cas mon propos vise à attaquer les féministes. Mais j’ai trouvé tout au long de cette affaire qu’on allait beaucoup trop loin dans l’attaque du « mâle », forcément accusé de tous les maux.
Je ne nie absolument pas qu’il y ait un nombre très important de femmes qui ne déposent pas plainte alors qu’elles sont victimes. Je sais aussi qu’il y a un fort sentiment de culpabilité chez certaines victimes. Quoi que je pourrais aussi contester votre chiffre : justement, si elles ne portent pas plainte, comment pourrait-on les comptabiliser?
Cependant, je vais mettre un peu d’eau dans mon vin si je me suis fait mal comprendre et que j’ai utilisé des termes hâtifs qui vous ont choquée. Mon propos est de dire qu’il y a aussi, dans le lot de celles qui portent plainte, un nombre important (contrairement à vous, je ne me risque pas à des évaluations hâtives) de femmes qui affabulent du début à la fin, et qui dénoncent des viols ou des agressions sexuelles imaginaires. Il y a par exemple ce que les policiers et magistrats nomment les « viols du samedi soir ». Tu te réveilles dans le lit de quelqu’un, tu ne sais plus ce qui s’est passé, et tu accuses l’autre de viol. Il y a aussi beaucoup de mineures qui portent plainte pour ne pas assumer avoir eu une relation par rapport à leurs parents. Sans compter les cas où on accuse un mari ou un ex-mari pour se venger de quelque chose.
Contrairement à ce que vous écrivez, je ne postule pour autant aucun complot.
je dis juste qu’un viol est quelque chose de très grave, qu’il faut donc prouver. Etant donné le nombre de fausses déclarations, et la difficulté à les prouver (même si elles sont vraies, d’ailleurs, ce qui est bien sûr souvent le cas), il n’est pas étonnant qu’on vérifie tout dans les moindres détails.
Ceci étant dit pour répondre à tous ces discours sous-entendant qu’on mettrait systématiquement en doute la parole des femmes. Eh bien non! On vérifie, c’est tout. Et c’est bien normal.
@Clare
« Ils ont un tel pouvoir que certains d’entre eux s’y raccrochent avec les pires arguments les plus stupides qu’ils peuvent trouver. »
C’est vrai que j’ai un pouvoir énorme. Pardon, hein… Et si on arrêtait de dire des âneries? Et si on arrêtait avec le syndrome de persécution?
Je ne t’amalgame pas avec Gollnish et consorts, je compare leurs discours aux tiens.
« Mais j’ai trouvé tout au long de cette affaire qu’on allait beaucoup trop loin dans l’attaque du « mâle », forcément accusé de tous les maux. »
qui, quand, où. Avant de porter ce genre d’accusations, on cite ses sources. qui a donc accusé le mâle de tous les maux ? (et là ca va être compliqué de dire que tu ne tiens pas du tout le même discours que gollnish).
« un nombre important (contrairement à vous, je ne me risque pas à des évaluations hâtives) de femmes qui affabulent du début à la fin »
ok donc « important » n’est pas une évaluation.
d’accord.
encore une fois, d’où tires tu cette idée qu’il y a un nombre important de fausses accusations ?
Tu mets de l’eau dans ton vin en disant, au final qu’un nombre important de plaintes pour viol est fausse.
ok.
heureusement que tu as mis de l’eau dans ton vin donc. Au prochain post, on s’attend à ce que tu nous explique qu’il n’y a en fait pas de viol. jamais.
on va donc poser les choses avec le ministère de l’interieur.
http://www.sosfemmes.com/violences/viol_chiffres.htm
4412 affaires. on en élucide 70% et on arrête 2932 personnes. on en incarcère 800. Où là dedans se situe ton chiffre si important de fausses plaintes ?
» Il y a par exemple ce que les policiers et magistrats nomment les « viols du samedi soir ». Tu te réveilles dans le lit de quelqu’un, tu ne sais plus ce qui s’est passé, et tu accuses l’autre de viol. Il y a aussi beaucoup de mineures qui portent plainte pour ne pas assumer avoir eu une relation par rapport à leurs parents. Sans compter les cas où on accuse un mari ou un ex-mari pour se venger de quelque chose. »
qui. quand. où. des stats. des chiffres.
en tentant de macher le travail au chafouin je suis tombée sur ce document.
http://sip-3030-web.tripod.com/Documents/Cours%202b%20Fausses%20allegations%20de%20viol.pdf
qui sert apparemment de base de travail à la police québécoise.
en vrac comment reconnaitre quelqu’un qui ment sur un viol.
je ne vous recopie pas tout.
« Délai pour faire une plainte à la police »
« A reçu des menaces (écrites ou par téléphone) avant ou après
l’agression sexuelle, harcelé/suivi par l’agresseur »
« Coupures superficielles et égratignures »
» Antécédents psychiatriques ou trouble de la personnalité (hystérique, borderline »
» L’entourage rapporte que le comportement post-trauma de la plaignante n’est pas compatible avec ses allégation »
donc en clair. porte plainte rapidement avec aucun antécédent psy et des déchirures vaginales importantes. (bon je ne sais pas bien quel comportement post trauma il faut avoir. peut être faire une TS).
Lectrice de l’ombre, je sors de l’anonymat : ton article du jour me fait du bien ! L’ambiance « la présomption d’innocence ne marche que pour DSK / si la nana a un mode de vie que l’on juge douteux, c’est qu’elle n’a pas son mot à dire » dépasse l’entendement…
Je crois que l’expérience à laquelle tu fais référence pourrait être celle de Kleinke et Meyer (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=19356303), je n’ai pas trouvé sur le web la version complète (mais j’en ai un peu parlé ici : http://www.madmoizelle.com/croyance-monde-juste-29064 )(un peu naze de s’auto-linker, mais au beau milieu de la nuit je ne retrouvais plus les bons liens)…
A bientôt
alors non c’était vraiment une étude faite dans un canard anglais et pas une étude universitaire mais ton article illustre tout à fait ce que je voulais montrer. et il est passionnant merci du lien
« Je ne t’amalgame pas avec Gollnish et consorts, je compare leurs discours aux tiens. »
Mais oui bien sûr.
« ok donc « important » n’est pas une évaluation.
d’accord. »
Il y a me semble-t-il une différence entre dire « important » d’un côté, et de l’autre, dire que seulement 10% des femmes victimes d’agressions sexuelles portent plainte. En outre, si j’en crois votre lien, les chiffres que vous donnez dans votre billet sont faux. OU en tout cas ce ne sont pas les mêmes. Passons.
Sur les chiffres que vous donnez : s’agit-il des plaintes hors classement sans suite? Du nombre total des plaintes?
« encore une fois, d’où tires tu cette idée qu’il y a un nombre important de fausses accusations ? »
Je ne vais pas l’expliquer vingt fois : de mes contacts policiers et magistrats. Ces fausses déclarations semblaient les mettre hors d’eux, car c’est beaucoup de travail de vérification et ça les oblige à placer en garde à vue des innocents. Et bien souvent les motifs de ces fausses déclarations étaient très futiles.
Visiblement je ne suis pas le seul à le dire. Et ça, c’est de l’invention? http://www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info-2009-02-13-enquete-sur-ces-plaintes-mensongeres-pour-viol-252328-81-184.html
Au fond, votre scepticisme montre exactement ce que je dénonce : vous avez tellement peur qu’on passe sous silence de vraies plaintes que vous préférez nier qu’il y ait des affabulations. Et pourtant elles existent aussi. Et cela contribue à augmenter la méfiance des enquêteurs.
10%. C’est pas « important »? 1 sur 10.
« Tu mets de l’eau dans ton vin en disant, au final qu’un nombre important de plaintes pour viol est fausse. »
Mettre de l’eau dans son vin signifie ici modifier la façon de dire les choses. Le mot légion était excessif. Maintenant, je ne vais pas changer d’avis pour vous faire plaisir…
Ce qui est étrange c’est que des gens croient que les femmes vont déposer plainte pour viol comme elles iraient chez le boulanger chercher une baguette. Mais franchement ces gens ont l’air d’ignorer ce que représente un parcours judiciaire pour une femme qui porte plainte pour viol.Répéter dix mille fois en détail le viol, se faire traiter de menteuse, d’aguicheuse… Il faut être sacrément maso pour avoir envie de se faire hara kiri en saisissant le justice pour un viol inventé (genre).
Sans compter les enquêtes sur la vie de celle qui porte plainte, sur son « honorabilité » etc.
C’est juste nimporte quoi. C’est d’ailleurs parce que c’est très pénible de se voir transformée en coupable quand on est victime de viol, que la majorité des violées ne portent pas plainte.
Non mes chiffres ne sont pas faux.
Il y a 4500 plaintes pour viol par an et plusieurs enquêtes estiment à 45 000 le nombre de viols (j’ai pris l’estimation la plus basse car l’enquête n’a pas questionné les mineurs et les hommes). Il y a donc bien seulement 10% des femmes qui portent plainte.
4500 représente le nombre total de « faits constatés ».
De plus une part des faits de viol sont décriminalisés et passent en correctionnelle (souvent à la demande même des avocats de la victime) ; on a donc une sous-évaluation du nombre de viols.
« Je ne vais pas l’expliquer vingt fois : de mes contacts policiers et magistrats. »
Je te rappelle que les lecteurs d’ici n’ont pas tous le bonheur de te lire sur twitter.
Tes « contacts » ne sont pas une source statistique avec méthodologie. Tout comme le mot « important » qui est complètement subjectif. Il n’y aurait qu’une seule plainte mensongère par an que je jugerais déjà cela « important ».
Ton lien france-info nous apprend qu’il y a de fausses acusations ; personne ne l’a nié. Ce que nous niions c’est l’importance de ces fausses accusations. La pseudo enquête menée ne dit pas quelle méthodologie a été employée pour dire qu’une plainte est mensongère. Est ce qu’une classement sans suite en fait partie par exemple ? La relaxe au bénéfice du doute en fait elle partie ?
Je passe sur l’aguicheur «
David Barbas se souvient des fausses plaintes, nombreuses, sur lesquelles il a travaillé.
« pour un lien de 35 secondes alors qu’on s’attend à une thèse étayée.
Cce qui ne cesse de me surprendre est cette habitude continuelle de minimiser les faits dont seraient victimes les classes dominées.
Je me souviens, lors de cette fausse accusation d’agression antisémite, on n’a eu de cesse de montrer que si l’une (tiens donc) fabulait, alors tous les autres devaient le faire aussi. Manière habile de démontrer au fond que les juifs sont peut être un peu paranoïaques pour ne pas dire menteurs et surtout de se laver les mains des problèmes d’antisémitisme en France.
Même chose pour les femmes qui au fond sont légions à porter plainte de façon mensongère.
A ce sujet une chose m’étonne.
Les discours chafouinesques et gollnishesques ne cessent d’éructer que nous chassons le mâle, que nous détestons bien evidemment.
Lorsque je lis que sous leur clavier que
- les femmes passent leur temps à porter plainte contre leur amant ou mari
- les épouses contre leur mari
- les mères contre les pères.
Je me demande quelle espèce de vision ils ont des femmes. Personnellement je me refuserais à cotoyer des êtres aussi pervers. Et visiblement selon chafouin cela commence dés l’adolescence où des hordes d’adolescences portent plainte contre d’innocents garçons.
Evidemment en corollaire si on ne croit pas les femmes victimes de viol, cela n’est absolument pas du au discours de Chafouin et Gollnish. Pas du tout. Pensez donc une victime de viol est très en confiance, au top de sa forme et se culpabilise jamais en lisant, par exemple que « toutes ces légions de femmes qui invoquent le viol à tort et à travers ».
@valerie
j’ai regretté le mot légion, donc ne vous mettez pas a utiliser le mot horde. De toutes facons, votre conviction est faite depuis le début : je suis un parfait salaud et vous savez mieux que tout le monde, y compris que les policiers de la pj de paris qui il est vrai, ne connaissent rien au viol.
Dans ces conditions, pourquoi discuter? pourquoi essayer de contrer votre argumentaire lamentable son lequel mon billet participerait a la culpabilisation des femmes victimes de viol? Pathetique.
Un dernier mot: donc on devrait croire sur parole l evaluation du nombre de viol, mais douter par principe d’une etude policiere sur les fausses declarations. Belle objectivité…
les fausses déclarations ne portent pas que sur les délits sexuels : fausse déclaration de vol (merci les assurances) ou d’accident, ou bien accusation de maltraitance sur les enfants par des voisins malveillant qui en on marre de les entendre jouer dehors… ce n’est pas l’apanage des femmes d’accuser autrui dans le cadre d’une machination. Alors certes le crime sexuel est moralement plus délicat en cas d’erreur, mais ça ne devrait pas entamer le travail de la justice pour autant.
Avant de s’inquiéter de ceux qui instrumentalisent la justice à leur avantage, occupons nous d’abord des vraies victimes car si les premiers sont légion, n’oublions pas que les autres sont pléthores.