Démonstration par l’exemple
1 mars 2010 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.On parlait ces jours derniers de l’instinct maternel et des études de sociobiologie qui fleurissent un peu partout. La publicité se sert evidemment des clichés dans l’air du temps afin d’être compréhensible par tous et toutes.
Et voici donc une pub somptueuse (produite par Publicis).
Entre l’instinct maternel et l’homme buvant dans une piscine, je crois qu’on tient là la pub la plus sexiste depuis longtemps, même si je reconnais qu’elle fonctionne bien.
Rappelez-moi qui est l’actionnaire principale de Publicis…
Et alors tu en conclus quoi ? Que Badinter a raison de denoncer le retour de l’instinct maternel que publicis contribue a répandre?
Olympe : J’en conclus que c’est facile de se prétendre féministe en gagnant sa vie avec du sexisme.
Par ailleurs, en tant qu’actionaire principale et prez du conseil d’administration, elle a tout à fait le pouvoir de mettre en place un charte quelconque « interdisant » les pubs sexistes dans sa boîte. Une féministe a le pouvoir dans le 4e groupe mondial de communication, un cas unique au monde, et ne s’en sert même pas dans son combat ? Que dis-je ne fait même pas un effort non pas pour faire avancer la cause mais au moins pour ne pas tirer contre sons camp et elle ne s’en sert pas… De qui se moque-t-on ?
Une autre piste créative n’était-elle pas possible que cette sombre bouse ?
je bosse dans la communication, je sui donc 100 consciente des enjeux d’image et je fait tout mon possible quand je brief créatifs et consultants, par ex :
féminiser et déblanchir toute l’iconographie, mettre des femes en position non habituelle : ingénieures, sur le terrain, femmes en situation de pouvoir…
faire attention à la parité quand on organise colloques, tables rondes, conférences pour les experts, écarter systématiquement les créations sexistes, demander aux graphistes sur la papeterie de féminiser systématiquement toues les fonctions, quitte à se faire retoquer (en général les directeurs changées en directrices ne disent rien, demander aux rédacteurs de féminiser aussi…
Bref quand on dispose d’une moindre possibilité d’influer sur les représentations de la société parce qu’on produit du contenu, il est scandaleux de ne pas le faire.
sauf que c’est pas le créa, le concepteur-rédacteur, le DA ou l’agence qui paye la campagne, c’est le client.
Si tu bosses dans le milieu, tu sais bien comment ça se passe : c’est jamais la campagne la mieux-disante sur le plan créa qui est choisie par le client mais une des deux qui est bien pourrie, bien naze, bien sexiste. C’est celle là qu’il veut.
Et pour en rajouter une couche, tu souhaites une charte ? Mais le capitalisme et son corollaire la pub n’est absolument pas « moral ». Il n’a aucune vertu ou objectif éducatif, ou pire, d’exemple.. Il est là pour gagner de l’argent. Point barre. Et ce que le client veut, l’agence Publicis ou une autre lui donne. C’est juste bien emballé, histoire qu’il croit que c’est créa ++ et qu’il ne rechigne pas à casquer les honoraires de l’agence.
Finalement, Badinter n’a pas grand chose à voir là dedans. Elle n’a aucun rôle opérationnel pour féminiser les teams créatifs, histoire de.. . Elle n’est juste que proprio par héritage de la boîte à papa.
C’est à l’Arpp de faire son boulot. (Autorité de Régul de prof. Pub.) et d’avoir des règles plus drastiques, précises.
Et sur ce sujet là, on pourrait peut être interpeller Badinter pour savoir ce qu’elle en pense.
Pff… Si on m’avait dit un jour que je réagirai pour prendre la défense de Badinter et de Publicis, je me serai marré. Et bé c’est fait !
« Si tu bosses dans le milieu, tu sais bien comment ça se passe : c’est jamais la campagne la mieux-disante sur le plan créa qui est choisie par le client mais une des deux qui est bien pourrie, bien naze, bien sexiste. C’est celle là qu’il veut. »
Ahh oui ? et tu n’a pas la possibilité de NE PAS présenter la merde sexiste ??? toi tu présentes tout ce que tes créas te pondent ? Tu ne els briefe pas ? Tu ne peux pas briefer un créa en lui disant de ne pas faire de piste sexiste ? Parce que sinon qu’est-ce qui nous empêche de faire des pistes racistes ou homophobes ? et puis de les présenter au client en disant « ahh ben désolés mais le client a choisi la bouse raciste….
Non l’excuse du « le clienta choisi la piste sexiste, et puis c’est lui qui paye » c’est la meilleure !!! MDR
En plus après les super campagnes Charal descendre aussi bas en terme de créativité… De toutes façon Burnett est morte niveau créa depuis qques années.
Quant au non rôle opérationnel de Badinter, c’est un choix de sa part et c’est bien ce que je lui reproche, parce que en revanche pour bloquer toutes les primes et interdire les augmentations, là en revanche le conseil d’administration et les actionnaires ont été très très présents et actifs (j’ait taffé pour une des filiales Publicis), et non ce n’était pas une excuse des managers pour ne pas augmenter ou primer les équipes.
Quant à l’ARP elle a une indignation bien sélective et sait faire interdire des pubs quand ca l’arrange, mais sur le sexisme… plus rien.
Il aurait été tout à fait possible d’utiliser cette comparaison entre le lion et l’humain sans verser dans une vision de la famille que Pétain n’aurait pas désavouée, non ? Surtout que ce sont les lionnes qui ramènent à manger, pas les lions.
Olympe, pour ma part j’en conclus que Badinter devrait choisir entre le féminisme et Publicis.
sans aucunement prendre la défense de qui que ce soit, la pub n’a AUCUN intérêt à vendre un modèle non sexiste.
pensez vous que les gens s’identifieraient – consciemment ou non – à un truc antisexiste ?
La pub n’a pas une vocation militante ; elle se fonde sur ce qui marche et en l’occurrence le sexisme marche.
qui fait a bouffe et s’occupe des gamins ? les femmes. Il est logique de suivre cette voix ; j’ai dit logique pas « moral ».
« Et sur ce sujet là, on pourrait peut être interpeller Badinter pour savoir ce qu’elle en pense. »
bah elle dit – sans avoir tort, sauf qu’elle est partie prenante dans le truc – que c’est la société qu’il faut changer que la pub ne fait que se servir de ce qui existe déjà.
Pour prendre un exemple. Verriez vous franchement en vus mettant du côté des pubeux et de Charal – un couple d’homosexuels dans cette scène avec leur môme ? on peut être sur que les ventes chutent. Là on ne parle que business, ventes, avce des schémas eprouvés. Or maman qui donne à manger c’est éprouvé.
Je ne défends pas ; juste je me demande, au passage, s’il est opportun de critiquer les pubs en attendant qq chose d’antisexiste. La pub propose un truc dans lequel la majorité se reconnait.
Je ne comprends pas pourquoi tu dis que cette pub fonctionne bien…
C’est un peu paradoxal de devoir prendre ses enfants par la peau du cou pour les obliger à bouffer du Ch*r*l, pendant que leur père préfère laper à quatre pattes de l’eau sale mais javellisée.
Ne pas oublier qu’il y a en ce moment non seulement des gens qui (horreur) lavent les couches de leurs enfants, des femmes qui préfèrent leur lait (gratuit et de meilleure qualité) aux mixtures compliquées concoctées par N*stl*, mais qui, en plus, tentent de manger moins de viande, soit par éthique (rendement de 10% des protéines viande de boeuf par rapport aux protéines végétales) soit pour leur santé (cholestérol, problèmes vasculaires, cancers du colon).
On n’est peut-être pas dans le machisme (quoique dans la pub, il soit quasi omniprésent) mais on est à coup sûr dans le productivisme gaspilleur (ce qui est un pléonasme, mais il faut parfois mettre les points sur les i).
Symbole non voulu, on lape bel et bien de l’eau polluée dans certains pays, pendant que d’autres s’engraissent avec du Ch*r*l hyper-emballé dans de l’aluminium (polluant avant, pendant et après)
Je crois par ailleurs qu’il est tout à fait vain (et probablement contre-productif) de vouloir faire interdire la pub sexiste. On va s’empailler à définir en quoi telle ou telle pub est VRAIMENT sexiste (le propre des pubs est d’être porteur de multiples significations contradictoires pour ratisser large) et pendant qu’on aura verrouillé à grand peine la porte, ils rentreront par la fenêtre ou plus probablement par le trou des chiottes.
Faire désormais des pubs machistes à l’envers ne les dérangera pas le moins du monde, d’ailleurs c’est ce que E.B. préconise, humilier et culpabiliser les hommes pour valoriser les femmes. Comme si les deux attitudes n’étaient pas deux faces de la même médaille…
« La pub propose un truc dans lequel la majorité se reconnait. »
Oui… et non: la pub promeut aussi un certain modèle de société, elle renforce certaines tendances, en freine d’autres (voire les ridiculise, exemple de l’écolo intégriste qui prétend ne pas respirer pour ne pas polluer), elle intervient très fortement dans les débats idéologiques, surtout en ce moment où le productivisme pollueur et gaspilleur est (minoritairement mais dangereusement) remis en question.
La pub, c’est de la POLITIQUE. Aux mains des plus puissants des groupes financiers.
pourquoi elle fonctionne ?
parce qu’on en parle déjà.
parce que les schémas qu’elle donne à lire sont immédiatement compréhensibles.
les codes culturels sont aisément identifiables.
qu’elle soit machiste, n’enlève ps sa lisibilité ; sémiologiquement elle marche.
le reste de ton post est de la provoc ; donc je n’y réponds pas hein
).
Elle marche en effet dans le sens que tu dis (faire parler d’elle) mais je me demande si elle fera vraiment acheter le produit qu’elle est censée promouvoir ou si elle promeut une idée et même une idéologie.
C’est une vraie question (pas du tout une provoc), que je me pose devant certaines pubs, nous « vendent » elles vraiment ce qu’on croit qu’elles veulent nous vendre, ou nous font-elle un « package », produit, idéologie, auto-promotion?
« …humilier et culpabiliser les hommes pour valoriser les femmes… »
C’est sur que c’est le genre d’approche qui fait vachement avancé les choses…
CTJ ; disons qu’il me semble que les codes sont clairs. Charal, viande familiale, bonne viande.
Pour moi cette pub est efficace (tout en étant sexiste l’un n’exclue pas l’autre).
Prenons un autre exemple. les produits ménagers. serait il pertinent de mettre un homme avec un produit nettoyant sachant que ce sont les femmes en majorité qui achètent et nettoient ideologiquement ca ne me pait pas ; mais la pub ne fait pas du miitantisme.
Ca fait longtemps que ce marchand de chair bovine a misé sa stratégie sur l’excitation de nos plus bas instincts de mammifères carnassiers. Cette pub là est pour moi amusante.
Dans mon souvenirs, les pubs précedentes montraient un mec affamé en train d’essayer de bouffer un steack emballé sans se servir de ses mains et des outils typiquement humains (et on sait que ce p****n d’emballage est aussi coriace que polluant!) , comme un fauve essayant de dépecer sa proie pour la bouffer. C’était assez dégradant pour l’humain de se voir rappeler ses origines de fauve pas très malin.
En ce qui me concerne, je trouve que cette pub est plus dégradante pour le mec (en train de boire comme un chien) que pour la femme (lionne responsable et attentive). Ce n’est pas Pétain, mais les lions qui ont inspiré cette scène.
Le mâle lion se barre et laisse à la femelle la charge des lionceaux. La pub n’est pas spécifiquement sexiste, le comportement des lions oui. La pub ne fait que montrer une scène animale qui révèle des analogies avec les comportements humains (nourriture, abnégation maternelle, non implication paternelle…).
C’est ça qui gaze dans cette pub.
Elle nous montre notre côté peu glorieux, et nous dit en substance : souvenez-vous d’où vous venez et assumez, bouffez de la viande !
Désolé, je n’y vois rien de sexiste et il me semblerait extremiste de vouloir dissimuler dans la pub des images de la nature à cause de l’interpretation sexiste qui pourrait en être faite.
Les lions sont sexistes, et alors?
Pour le reste, oui la pub, c’est débile, crétin et dangereux. C’est le propre de la pub que de répéter à longueur de journée : « faites vous plaisir, continuez à scier la branche sur laquelle vous êtes assis ».
La pub c’est simplement le catalyseur super nocif mis en place pour nous faire consommer plus vite les richesses de la terre, et les transformer en déchets et frustration, afin de continuer à devoir accélerer, conformément au modèle prôné par l’idéologie libérale…
Alors je ne vois pas où sont nos origines de fauve, où un côté de l’évolution m’a échappé. Et au passage, on ne sait absolument pas si l’humain a toujours été omnivore ; on pense que c’est par opportunisme, comme d’autres mammifères qu’il s’est mis à manger de a viande. au contraire des lions par exemple qui sont en effet des carnivores stricts, ce que nous ne sommes pas.
On ne peut simplement pas qualifier un animal de sexiste. Le sexisme, le racisme, l’homophobie obligent à penser et conceptualiser sa relation aux autres ; chose que les autres animaux ne peuvent faire. il serait totalement anthropomorphique de penser autre chose. Un lion ne pense pas que c’est à la lionne d’aller chasser (et cette idée est au passage fausse) parce que ca serait son rôle.
enfin si la pub est dégradante pour les hommes elle est donc bien sexiste.
« Les lions sont sexistes, et alors? » n’imp!!
Par pour provoc :
A quand une pub avec une femme menthe religieuse ou veuve noire qui boufferai son bout de charal en même temps que son mari. ça marcherai pas…
C’est vrai que la famille de la veuve noire n’est pas très consensuelle
Ouille, il ne fait pas bon d’être approximatif ou inexact par ici… On se fait vite mordre !
Je rectifie donc : la pub joue sur l’évocation de nos origines animales pour décomplexer nos instincts carnassiers. Elle utilise pour cela les clichés associés au comportements des lions, et notamment l’idée du lion indigne et la lionne vaillante pour faciliter notre identification à ces animaux, via les schémas sexistes qu’on y accole.
Le sexisme est effectivement présent dans cette pub, mais il me semble qu’il tourne en dérision ce schéma sexiste, je n’y vois pas d’apologie. C’est pour ça que j’ai du mal à qualifier cette pub de « sexiste ». Ou bien c’est une autre interprétation de l’humour.
Les blagues de Coluche sur le racisme nous permettait de rire de nos mauvais penchants, et au final ça me donnait l’impression de nous rendre, « nous », racistes inavoués de France et de Navarre, plus sympathiques car drôles (je dis « nous » par solidarité patriotique, mais on s’comprend, hein?).
Qualifie-t-on ces blagues de Coluche de blagues racistes? Je cherche à imager mon raisonnement, pas à polémiquer ni ouvrir un autre débat…
Vois-tu ce que je veux dire?
Sauf que Coluche avait une volonté militante derrière son sketch.
la pub par définition ne peut pas avoir cette vocation ; elle est là pour vendre. Or on ne vend qu’en se servant de schemas très compréhensibles.
« C’est pour ça que j’ai du mal à qualifier cette pub de “sexiste”. Ou bien c’est une autre interprétation de l’humour. »
ca pourrait être drôle si cela n’était pas une pub en fait; si cela nous montrait nos travers pour tenter de les corriger. Or la pub ne peut avoir ce but là.
« A quand une pub avec une femme menthe religieuse ou veuve noire qui boufferai son bout de charal en même temps que son mari. ça marcherai pas… »
tiens question. bon je ne connais rien à la reproduction de ces insectes mais au point de vue évolutif, ca me semble assez débile de bouffer le mâle alors que c’est le seul à pouvoir féconder plusieurs femelles (enfin j’applique la ce qui se passe chez les mammifères c’est peut être différent chez ces bestioles).
Le seul message que je vois dans cette pub c’est que « si tu donnes un steak à ton fils (et pas à ta fille car les filles n’aiment pas la viande hein …) il deviendra grands beau et fort et pourra, comme son père, aller lapper l’eau de la piscine. Et que cela fait de toi une bonne mère ».
La pub sert à vendre, pour ça elle utilise tous les ressorts possibles sans se soucier de savoir si c’est sexiste, communiste ou opportuniste (ah si ça peut-être quand-même)… Ce que je me dis souvent quand j’en regarde c’est que les créas prennent juste les gens pour des cons …
Quand je vois une nana se mettre une combi latex pour m’expliquer comment c’est trop de la balle de nettoyer ses chiotes avec c**** WC et que ça fait de moi une vraie catwoman par exemple, je n’ose pas imaginer à quoi la fameuse « ménagère » ressemble dans l’esprit d’un créa sans doute une minette bloquée dans les années 40/50 avec un QI à deux chiffres.
« une femme menthe religieuse »
j’adore ces coquilles poétiques !
En fait, ce qui rend cette pub réellement sexiste, c’est le commentaire : « d’instinct, une mère sait ce qu’il y a de meilleur… »
La même pub avec un autre message, genre « Beefsteack-industriel-bourré-d’hormones, ce qu’il y a de meilleur pour le plus grand des carnivores », serait plus acceptable.
C’est surtout ce slogan, cette référence à l’ « instinct maternel », qui a inspiré ma comparaison avec Pétain.
Vais-je briller, je ne sais, mais je vais tâcher de pertiner, déjà
A mon sens, cette pub est bien plus viandarde que sexiste. Basiquement, elle dit « L’instinct noble (des lions et des lionnes, quoi) c’est de bouffer de la viande.
Si vous voulez être du côté du roi des zanimos, voilà ce que doit dicter votre instinct ».
Le sexisme de cette pub est totalement accessoire, il n’est là que pour faire « norme » c’est à dire tapisserie, si un autre schéma était adopté (homo, par exemple) il détournerait le propos, qui est qu’en tant que brutes naturelles et épaisses, nous DEVONS avoir l’agressivité de bouffer de la viande, et voilà tout.
D’une pierre deux coups, parce que la nature, c’est vachement écolo, comme trip, et l’instinct (maternel ou carnivore) aussi, non ?
Suite de mon précédent message : ne me dites pas que Badinter, principale actionnaire de Publicis, n’a pas le pouvoir d’imposer un simple changement de slogan qui évacuerait cette référence à l’instinct maternel, sans pour autant changer quoi que ce soit d’autre à cette pub.
Elle a ce pouvoir. Elle ne l’utilise pas. C’est dommage, ça nuit à son image et surtout, ça nuit au féminisme.
C’est bien beau de vouloir culpabiliser les hommes (sauf que ça ne marche pas et que c’est probablement contre-productif), mais elle devrait commencer par s’auto-culpabiliser un petit peu.
Je précise une nouvelle fois que je n’ai rien contre Elisabeth Badinter, que je la respecte et que L’un est l’autre a contribué à ma prise de conscience du féminisme qui sommeillait en moi. Qui aime bien châtie bien, comme on dit. Si je n’aime pas du tout sa récente évolution, je continue malgré tout à la considérer comme une grande dame.
@ Chomp’ : Ah, les joies du pertinage artistique !
J’veux pas cafter, hein, mais je crois qu’en matière de sexisme, ceci :
http://www.francoisrodrigue.com/blogstory/images/puissance-diamant.jpg
(qui émane de Publicis, sauf erreur) est fichtrement plus…
heu… « direct », on va dire …
« Le diamant qui dort entre leurs f*ss*s » comme chantait Jacques Brel.
Va savoir pourquoi, je préfère la misogynie de Brel eu « féminisme » de Ch*r*l…
E.B. est féministe… Comme la plupart des chefs d’entreprises sont profondéments écolos… Tant que ça ne touche pas à leur portefeuille.
La société dans laquelle nous vivons est ainsi faite, que les grandes idées s’effacent instantanément dès qu’on les met en rapport avec le sacrosaint profit.
Le jour ou des gens comme E.B., qui disposent d’un pouvoir, même partiel, seront capables de faire passer leurs convictions (à condition qu’ils/elles en aient vraiment, et que ce ne soit pas juste de vagues idées en l’air) avant leur portefeuille, ce jour là on aura peut-être la chance de voir le monde évoluer dans une direction intéressante. En attendant, rien de fondamental ne changera.