Grossophobie
20 janvier 2010 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.Il y a des types à qui j’ai immédiatement envie de mettre ma main dans la gueule. Le genre de gars qui porte une écharpe pourrie – mais qu’il a payée une fortune – pendant négligemment autour du cou, avec l’air satisfait du gars arrivé – mais on ne sait pas où.
Et c’est ce qui arrive régulièrement à la lecture d’un édito de Christophe Barbier.

Note que ce genre de type a toujours la main sur la joue ; c’est pour faire croire qu’il pense.
Et voici donc qu’il commet une video sur l’obésité et l’actuel problème à Air France. Barbier qui a beaucoup réfléchi sur la question en se rasant (ok elle est facile , manquerait plus qu’il lui vienne à l’idée de devenir président) a conclu qu’il y avait des obèses qui l’ont choisi et d’autres qui le sont par maladie.
Oui madame Michu nous l’affirmons aujourd’hui, plein de gens rêvent de trop manger pour avoir des difficultés à se vêtir, se mouvoir, parfois des problèmes de santé. Ils rêvaient qu’on parle d’eux comme des gens sans volonté et que les fines plaisanteries fusent à leur approche.
Barbier ne nous dit pas comment on peut définir l’obèse malade du goinfre qui fait rien qu’à bouffer le salopard. Je propose qu’Air France exige des certificats médicaux ; on fera certes un peu fi du secret médical mais c’est pour le bien de la collectivité.
Attention, il est évident que seront exclus de ce geste commercial, les obèses souffrant de troubles du comportement alimentaire. T’es certes boulimique ma grosse ; t’as qu’à te faire gerber ca se verra moins.
J’ai connu masse de personnes souffrant de TCA ; des obèses, des anorexiques, des boulimiques vomisseuses, des boulimiques ne se faisant pas vomir donc obèses. J’ai connu plein de personnes qui, suite à un traumatisme, qui allait du viol aux simples réflexions répétées pendant dix ans par des parents aimants « oh t’as fini de bouffer tu comptes trouver un mari ainsi, bouboule » compensaient par la nourriture. Et je les ai tout autant vus entamer des régimes de famine, être prêtes à prendre des extraits thyroïdiens, bouffer du porc cru dans l’espoir de choper le ver solitaire, se faire poser un anneau gastrique, tout cela parce que des connards leur expliquaient qu’il FAUT être mince.
Comment qualifiez vous une personne anorexique, Barbier ? Iriez vous dire qu’elle manque de volonté ? Un bon steack et ca repart ? Pourquoi en serait il différent d’une personne obèse ?
Il commence à y en avoir un peu assez de « quand on veut, on peut ». Bah non on ne peut pas toujours. regardez Barbier a bien tenté d’avoir l’air intelligent et c’est raté ; lui en veut-on ?
Et quand je constate – allez voir des forums de personnes obèses ou certains récents billets de blogueurs misogynes – ce que des membres d’une société soit disant évoluée sont foutus de sortir à des gens obèses (ce qui est, au passage, le meilleur moyen qu’ils ne maigrissent jamais), je me dis que les milliards d’humiliations encaissées à longueur de temps valent le cadeau d’un siège gratuit chez Air France.



FAT IS BEAUTIFUL
Et merde aux donneurs de leçons d’ »hygiène ».
On en revient toujours à cette notion de responsabilité. Pour toi en fait c’est simple, personne n’est responsable de rien. Tout le monde fait le mieux qu’il peux, mais c’est notre passé qui trace notre avenir, et on est que les pions du déterminisme. Oui c’est sur, le monde est bien plus simple vu comme ca.
Moi je suis trop maigre. Ca fait des années que je me dis que je dois me forcer à manger et faire du sport, mais je ne le fait pas, parce que j’ai la flemme.
Alors si t’as du temps tu peux me trouver une excuse à moi aussi pour mon manque chronique de volonté s’il te plait ? Ca soulagerait un peu ma conscience, ce serait sympa merci.
Oui tu as bien mis le doigt sur l’idéologie du « quand on veut, on peut », qui est bien répandue et qui a le mérite d’être efficace pour combattre toute forme de mauvaise conscience ou de compassion.
, mais la rengaine sur la volonté vs assistanat est bien pratique pour les forts qui ne souffrent pas (ou du moins ne souffrent de rien mis à part les démangeaisons de leur conscience)
Je ne dis pas qu’il faille considérer chaque individu comme une victime à plaindre et à excuser dans ce bas monde, comme Resh semble vouloir te le faire dire
J’ai déjà entendu ça souvent sur des thématiques pires que la question de l’obésite : avec l’Afrique ou Haiti, ça marche très bien : « Oui c’est horrible, mais quand même si ces gens là se prenaient un peu plus en main… »
En général ça me fait peter les plomb et je dois rester zen pour ne pas que la discussion parte en vrille…
@ Resh
Tu es maigre ? Moi par contre, maintenant, je suis grosse. Maintenant. Parce qu’avant, je ne l’étais pas, mais je ne le savais pas. Mon problème, c’est qu’on m’a fait croire (ma mère [sale garce] et ok magazine [bande d'ignobles trouducs]) que ma petite couche de lard constitutionnelle sur le ventre, c’était le démon, le mal, la lie, la laideur, la gangrène.
Maintenant que je le suis vraiment, grosse, après avoir mis le doigt dans l’engrenage et après 25 ans de régimes de merde et de yoyos, je peux te dire (parce que moi, je sais de quoi je parle) que le poids et la corpulence, ce n’est PAS une affaire de volonté : le corps finit toujours par reprendre le contrôle sur la volonté, quels que soient les efforts déployés pour tenter de contrôler sa corpulence. Et le corps te fait payer avec de GROS intérêts toutes les méchancetés que tu lui fais subir.
Aujourd’hui, je suis grosse, mais ce n’est pas un manque de volonté. J’ai arrêté de fumer du jour au lendemain après 15 ans de tabagisme à 2 paquets par jour. Je me suis astreinte à un entrainement quotidien de deux heures (en dehors du temps de travail) pendant des années pour acquérir et maîtriser une technique le mieux possible, et j’y suis arrivée. J’ai de la volonté, mais elle ne peut pas s’exercer sur mon poids.
Aujourd’hui, pour avoir naïvement cru à 15 ans que je pourrais mincir, j’en suis à me demander comment je vais parvenir à *arrêter de grossir*. Maintenant, ce n’est plus tant mon apparence physique qui me pose problème (bien que je n’en aie toujours pas fait le deuil), c’est mon essoufflement, ma fatigue, ma difficulté à mettre mes chaussures.
Je trouve que je paye vachement cher cette croyance abrutie (et criminelle) selon laquelle le poids serait une affaire de volonté. Ce n’est pas le cas.
Le problème d’AirFrance n’est pas un problème d’obésité, Airfrance vend des trajets et a estimé que la taille de sièges qu’ils ont choisi suffisait à assurer ce service. Pour une partie de la population (trop gros ou trop grand pour le siège) ce n’est pas le cas, c’est parce-qu’avec leur choix ils échouent à remplir le service qu’ils vendent, il est donc normal qu’ils assument leur boulot en fournissant le service, donc un deuxième siège si nécessaire. On remarquera quand-même que les très grands qui se trouvent à ne pas pouvoir voyager en éco n’ont jamais eu l’honneur des média.
Par contre ce que dis Grosse m’ennuie un peu. Dire que ce n’est jamais une affaire de volonté nie l’existence de ceux qui ont réussi. Autant je suis persuadé que pour bon nombre d’obèse rien ne leur permettra de perdre du poids avec toute la volonté du monde, autant je trouve con de dire que c’est peine perdue pour tous en généralisant sur son propre cas. C’est finalement aussi con que dire « quand on veut on peut ».
Ok, peut-être qu’il y a des obèses qui ont réussi à régler leur problème de poids. Sauf que :
- l’ordre de proportion doit se rapprocher de celui des prostitués heureuses et des hommes battus.
- pour les gens concernés, les problèmes de poids existent toute la vie. Avoir « réussi » à maigrir peut n’être qu’une étape. Ça ne garantit pas la guérison, ni surtout la pérennité de l’amaigrissement.
- et surtout, rien ne dit qu’ils ont réglé leur problème *grâce à leur volonté*.
Resh ; tu pèses 40 kilos ? Tu te fais vomir ? tu pèses tes aliments ? tu vides ton frigo pour gerber ensuite ? non. donc ce que tu dis n’a rien à voir avec le sujet. Enfin je peux te présenter des filles qui sont à 30 kilos tu leur diras de faire du sport et manger des pâtes, elles vont aimer (et puis elles n’y avaient pas pensé seules en plus).
GM ; non fat n’est pas toujours beautiful. mais peu importe d’être beautiful ou pas
). (enfin faudrait que ca importe peu..).
usclade : écoute quand je vois ce que l’on peut faire endurer aux personnes obèses – ce qui est le meilleur moyen qu’elles ne mincissent JAMAIS – si je plains les personnes grosses; pas de l’être, des insultes.
Grosse ; t’as arrêté de fumer avec deux paquets ? je veux ta recette
).
– sont une plaie.
as tu bossé sur les addictions ? malheureusement les tendances addictives – et je sais de quoi je parle aussi
j’ai lu que les rééducs alimentaires marchent chez pas mal de gens (voir caroline de pensées de ronde qui en parle beaucoup), tu as tenté ?
pour te faire « rire » :
http://www.crepegeorgette.com/2008/01/29/je-vienssssssss-du-sud/
(ma mère a lu, elle a rigolé.. sans voir que bon..).
Bôôh ; non cela n’est pas peine perdue. je dis simplement que tous les obèses et gros que j’ai pu lire et rencontrer ont tjs fait preuve de volonté effarante. j’ai moi même fait des régimes de tarés ridicules, rendant malades.
un exemple simple. à l’heure actuelle, des nutritionnistes axés psycho crachent sur le concept de régime. car ils savent fort bien que le régime induit une frustration qui fait que tu finiras par craquer. Ils passent donc par la rééducation alimentaire avec un travail psy (avec toutes les joies du travail psy), on t’apprend par exemple à savoir quand tu n’as plus faim. on t’apprend aussi – et ca c’est long – à ne plus hair par la bouffe une histoire familiale de merde (voir phrase de Grosse sur sa mère). mais ca c’est long. et pas gagnant toujours.
j’ai souvenir d’un livre sur une ancienne obèse ; elle était en plein régime et décidé un jour de manger un gâteau dans une pâtisserie pour se faire un petit plaisir; la réflexion a fusé rapidement « ah ben faut pas qu’elle s’étonne ».c’était son premier gâteau en six mois… pour ne pas tout lâcher face à cela, on est au dela de la volonté.
je suis allée hier sur le forum « vive les rondes » pour voir leur ressenti ; j’ai découvert un sujet de 49 pages (…) sur les reflexions qu’elles ont pu entendre. quand tu as l’impression vraie ou fausse que les gens censés t’aimer (ie tes parents) ne t’aimeront qu’à la condition expresse que tu sois mince, que leur gentillesse est conditionnée à ton poids, que veux tu faire ?
alors tu passes par le yoyo tu alternes régimes pourris et boulimie. et là ca devient compliqué pour maigrir. pas impossible, non. mais ca nécessite sans aucun doute un travail psy epouvantable, travail psy sans garantie de résultats et qui peut te foutre en l’air aussi.
En clair, personne a part un abruti fini, n’irait emmerder une anorexique pour qu’elle bouffe – on sait que cela n’est pas si simple, que le rapport à la nourriture et au corps doit être reconstruit – pourquoi voulez vous emmerder sur le sujet les personnes obèses ?
en disant que c’est une affaire de volonté, vous créez quoi , des gros qui vous lisent, qui se traitent de grosses larves inaptes et vont vider leur frigo. je connais une nana dans ces cas – en pleine crise de boulimie non vomisseuse (dus à de vrais gros problèmes dans son enfance – elle est passée par une clinique pour régler les problèmes qui ont ensuite aidé un peu à régler sa boulimie ; même si elle ne sera jamais mince (et ca l’accepter est difficile). seriez vous allé lui dire, alors qu’aucun médecin n’a osé – « oh la grosse bouffe moins ca ira mieux ? ».
Le rapport à la bouffe peut être maladif, autant qu’il l’est avec la clope, la came, l’alcool. et la maladie psychique, l’angoisse ne se soignent pas à coups de volonté.
).
quoiqu’on entend encore des imbéciles disent qu’une depression se soignent à coups de pied au cul
au passage – parce que j’ai été hardcore mais ton com était idiot resh – je ne nie pas les difficultés d’être maigre. je connais également des filles maigres, qui, et pour le coup c’est visiblement métabolique, multiplient les repas, et ne peuvent grossir. et là encore, elles ont droit aux reflexions de type « planche à pain » « tes anorexique » et autres trucs sympathiques.
Bôôh ; air france évoque aussi un problème de sécurité. Difficulté à attacher sa ceinture ce genre de choses. c’est plus l’edito de barbier que je pointe. imaginons un obèse qui l’est du à des pb de thyroide (un « bon » obèse quoi, un gentil) que fait il ? On ne va pas faire payer plus cher un handicapé moteur, qui peut occuper plus de place qu’un autre. la compagnie va s’adapter. donc il faudrait que la personne obèse par maladie fournisse un certificat médical prouvant qu’elle est obèse par maladie et pas à cause de son manque patent de volonté.
poussons le truc. moi je refuse qu’un handicapé moteur paie le même prix que moi alors qu’il me gonfle avec son fauteuil alors que cet abruti a été paralysé suite à un accident de voiture car il était bourré; c’est sa faute. [nb ceci est de l'ironie ; allez pas prendre ca sérieusement ]
Valérie,
J’ai arrêté de fumer sans l’avoir prévu et sans penser plus loin que le lendemain. Je n’étais pas chez moi, donc j’étais loin de mes automatismes de vie, ça m’a peut-être aidée à tenir pendant la (fatidique) première semaine. J’ai le sentiment d’avoir surpris et même piégé ma volonté jusque-là défaillante en matière de tabac. Ça fait bientôt 10 ans et je me sens évadée de prison.
Le blog de Caroline m’a déjà convaincue de prendre le rendez-vous de la dernière chance avec un thérapeute du GROS… C’est demain. Ça explique peut-être que je sois sensible à la question ces temps-ci
Tous ces points communs entre ta mère et la mienne, c’est presque inquiétant
Je suis tout à fait d’accord avec ton premier commentaire, valerie, mention spécial pour « la rééducation alimentaire » concept hyper interessant que j’ai découvert y a peu, et pour « Le rapport à la bouffe peut être maladif » que trop de gens oublient…
Par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord sur « l’affaire de volonté », j’ai perdu 20kg y à 6 mois et c’est clair que je les ai pas perdut en regardant pousser mes ongles. Par contre je pense qu’une personne qui rate son régime et qui rentre dans la fameuse spiral yoyo n’a pas manqué de volonté. Au contraire, quelqu’un qui rate son régime a simplement eut trop de volonté, s’est trop frustrer, n’a pas assez écouté son corps. J’ai simplement envie de dire, trop de volonté tue la volonté, il faut savoir faire des pauses et « souffler ».
Je n’aurais jamais réussit à tenir 3 mois de régime sans mes « petits moments gourmands » car ce régime m’a demandé pas mal d’efforts. Donc autant je ne remet en doute la volonté des personnes en surpoids, autant quand je lis de la part de Grosse « et surtout, rien ne dit qu’ils ont réglé leur problème *grâce à leur volonté*. », j’ai envie de dire ben si, ça arrive! Et je suis fière d’avoir perdut 20kg. Mais j’ai réussit grace à ma volonté, oui mais grace à une volonté dosé, et une écoute de ses envies. Il ne faut surtout pas que le régime soit dure, sinon personne n’est capable de tenir et le problème c’est que tout les régimes de ses crétinos de magazines féminin font croire que la privation c’est la solution…
Ce genre de « -3 kg avant l’été en 2 jours » a entrainé un surpoids chez de nombreuses personnes qui n’en avaient pas à la base. J’ai découvert la rééducation alimentaire après mon régime, mais je me demande si finalement le no-régime n’est pas le meilleur des régime. Il me reste 10 kg à faire disparaitre et je pense acheter le livre du docteur Zermati, j’ai beaucoup aimé suivre les experimentations de Caroline avec lui. Pas assez de sous pour tenter de franchir la porte d’un thérapeute, par contre le livre « Maigrir sans régime » de Zermati est dans mes prix
Mirabelle, c’est justement ce livre qui m’a fait prendre conscience de l’escroquerie des régimes et du mensonge de la volonté dans ce domaine. Achète-le vite, tu verras qu’il développe une argumentation impressionnante. On ne peut plus parler de volonté après l’avoir lu.
Félicitation pour ta perte de poids, mais elle est trop récente pour être considérée comme « réussie ». Ce qui échappe justement à la volonté, c’est le maintient d’un poids stable sur plusieurs années.
Je nous souhaite que Zermatti ait trouvé une solution…
aï aï aï, la droite décomplexée se répand. Barbier est vraiment une tête à claque dans cette vidéo, à prendre des aires de penseur pour dire des conneries de PMU (pour GM, le PMU est pour moi la version de droite du bistrot). Et c’est vraiment fasciste quand on commence à montrer les particularités physique de chacun d’un doigt accusateur… c’est vraiment grave. Il faudrait d’ailleurs taxer plus les grands, pour qui on est obligé de dépenser plus pour le mobilier urbain. Payer moins les petits parce qu’ils bouffent moins (enfin…les maigres). C’est vraiment les bassesses de l’esprit humain dans lesquelles se complaisent, ce pseudo journaliste et ces copains du même genre, qui l’ouvrent de plus en plus.
« En clair, personne a part un abruti fini, n’irait emmerder une anorexique pour qu’elle bouffe – on sait que cela n’est pas si simple, que le rapport à la nourriture et au corps doit être reconstruit - »
Pas si sure, dans mon adolescence on attachait de force les anorexiques au lit, on leur interdisant de sortir, on les privait de télé tant qu’elles n’avaient pas pris 1kg, une vraie stratégie de la carotte et du bâton. Ve ne suis pas spécialiste, peut-être était-ce indispensable pour sauver. une fille de 30kgs mais ça me parait d’une extrême violence.
Grosse 100 % d’accord avec ce que tu dis, et les chiffres sont là a plus de 95% les régimes sont inefficaces sur 10 ans (chiffres du GROS). Et en tant que mince, je suis aussi bien placée pour savoir que ca n’est pas vraiment une question de volonté (quoi que selon les mags féminins débiles, en faisant du 40 pour 1m78, je ne suis pas mince
)
. Donc zéro mérite.
Pourquoi ce n’est pas vraiment une question de volonté : parce que j’ai eu la chance d’avoir une famille et une mère qui m’ont donné un rapport sain, apaisé et décomplexé avec la bouffe, j’adore manger, c’est très important mais je sais qu’on est pas fait pour manger du sucre et des gâteaux tous les jours : résultant j’en mange rarement sans frustration aucune. Je sais quand j’ai faim, et je sais m’arrêter, je sais quand j’ai envie par gourmandise et je sais la satisfaire sans culpabilité (donc 2 marrons glacés suffisent). Et ca, pas par volonté mais par chance d’être née dans une famille bien avec l’alimentation, dans une famille où la nourriture n’a jamais autre chose qu’un moyen de se faire plaisir et d’échanger.
Et en plus j’aime vraiment le sport et les légumes
Et tous ceux qui tel resh critiquent allez lire le blog de pensséesderonde, allez lire les paroles d’obèses, ça vous mettra un vraie claque dans la figure.
@ Valérie : « non cela n’est pas peine perdue. je dis simplement que tous les obèses et gros que j’ai pu lire et rencontrer ont tjs fait preuve de volonté effarante. » J’avais bien compris et je suis parfaitement d’accord, c’était à Grosse que je répondais, et uniquement à ses deux dernières phrases qui ne laissaient pas de place du tout à la volonté, lorsqu’elle disait « cette croyance abrutie (et criminelle) selon laquelle le poids serait une affaire de volonté. Ce n’est pas le cas ». Et c’est la même chose avec ce que dit Maxine (« Pourquoi ce n’est pas vraiment une question de volonté : parce que j’ai eu »), c’est faire une vérité absolue de cas personnels. Donc c’est nier la volonté (effarante, comme tu le dis) de ceux qui ont réussi. Ce n’est pas qu’une question de volonté, et pour nombre de cas la volonté ne suffit pas, mais pour ceux qui ont réussi il a fallu une volonté farouche.
Pour la question de la ceinture, c’est également une fausse excuse, rien n’empêche de mettre une rallonge (simplement un bout de ceinture libre comme celui utilisé pour la démonstration de sécurité -ça tombe bien il y en a minimum deux dans chaque appareil- le côté fermoir de la rallonge prend le brin libre de la ceinture siège, et le côté libre de la rallonge se met dans le fermoir côté siège. C’est déjà ce qui se fait d’ailleurs. Et si un obèse utilise effectivement deux sièges, il suffit d’utiliser les parties de ceintures des deux sièges avec ou sans la rallonge. Bref, excuse bidon. C’est comme le coup de la résistance des sièges, les fixations au sol et les fixations de ceinture peuvent encaisser sans problème, surtout qu’un obèse (pardon pour ce que je vais dire) se déformera plus lors d’une décélération brutale et donc absorbera plus d’énergie.
« En clair, personne a part un abruti fini, n’irait emmerder une anorexique pour qu’elle bouffe » malheureusement il y a beaucoup d’abrutis, il n’y a qu’à voir dans les commentaires chez ton ami Vincent lorsqu’il publie une photo de fille jugée maigre.
« On ne va pas faire payer plus cher un handicapé moteur, qui peut occuper plus de place qu’un autre ». Si la perception publique des handicapés était la même que celle des obèses, ils le feraient sans hésiter. Ce qui bloque Air France, c’est que l’opinion publique a de la pitié pour les handicapés alors qu’elle a du mépris pour les obèses, c’est pas plus constructif, mais ça leur évite de surpayer leur billet d’avion. L’obèse devant soi dans une boulangerie c’est « il ne va plus rien me rester », le handicapé au pied d’un escalier c’est « oh le pauvre, si j’avais le temps je l’aiderais ». L’humanité n’a pas fini de nous ravir.
valerie : FAT IS BEAUTIFUL est bien sûr calqué sur BLACK IS BEAUTIFUL, donc une incitation à la conscientisation et à l’empowerment. Et c’est important que ce soit ressenti comme beautiful au moins aussi longtemps que l’idéologie en place nous dire que c’est moche. C’est ensuite seulement que la beauté du fat pourra devenir sans importance.
Grosse : Le prostituéEs heureuses sont la majorité, donc évitons cet exemple-là si tu veux bien… (et c’est un autre débat)
GouineMum, d’où tires-tu tes stats exactement ? (mais c’est un autre débat)
Booh, 95% des régimes échouent au bout d’un certain temps, avec reprise du poids perdu (désolée, je ne retrouve pas l’étude et pas le temps de chercher). Alors oui, j’ai tendance à interpréter en considérant que, dans 95% des cas, la volonté ne peut rien au poids. Mais ne généralisons pas.
Les 5% de réussite peuvent très bien avoir d’autres raisons que la volonté (traitement approprié, zénitude enfin atteinte, rééducation efficace du comportement alimentaire, etc.)
Valérie > J’ai pas dis que j’étais anorexique mais que j’étais maigre.
Ben oui, tous les gens maigres et tout les obèses n’ont pas de problème médicaux ou même psychologiques.
C’est ce que je disais, moi la seule raison pour laquelle j’ai un IMC de 18, c’est parce que je me laisse aller, et c’est MA responsabilité.
Et c’est la même chose pour beaucoup de gens avec un IMC de 30, et c’est vrai aussi dans les extrêmes.
J’ai pas mal trainé aussi sur des sites et des blogs fréquentés par des gens complexés par leur trop faible poids. Et je dirais qu’au contraire, les gros et les grosses ne se prennent des remarques en pleine tronches que très rarement comparés aux maigres. Il y’a un tabou face à l’obésité qu’il n’y a pas face à la maigreur, rien que de dire « grosse » je trouve ca gênant d’ailleurs, mais à côté de ca, même les sportives se font traité d’anorexiques à tout bout de champ par les filles jalouses autour d’elles, et beaucoup complexent parce qu’elles n’ont pas les fesses de Beyonce.
Alors de mon point de vue, la société actuelle pousse plus les gens à accepter et avoir des formes, que l’inverse, contrairement à ce que beaucoup disent.
2e chose, j’ai déjà vu un paquet de remarques du genre « mais je peux pas manger plus je vais vomir ! » ou « Autre chose que des pates ou du McDo ca me fait gerber alors me dites pas de manger plus ! », et ces gens là systématiquement si je leur demande à quand remonte la dernière fois qu’ils ont vomi parce que quelque chose ne passaient pas, ils me répondent que ca n’est jamais arrivé, que c’est juste une façon de dire qu’ils n’en ont pas envie…
Bref, ils sont comme moi, ils ont la flemme, pas la volonté nécessaire, sauf qu’ils ne l’assument pas.
Inversement, j’ai été très proche d’une fille obèse, qui me disait que c’était physiologique, qu’elle n’y pouvais rien… Et qui mangeais du riz au lait au petit dej’ aec des tartines super beurrées, un gouter très gras aussi, et 2 fois plus que moi à midi et le soir, sans avoir l’air de comprendre le problème.
Après je suis le premier à jeter la pierre sur les régimes des magasines féminin, et tout ceux dans le même délire « courte durée », ce n’est même pas une question psychologique, c’est biologique et tous les spécialistes le savent, ces conneries n’ont pas d’autres effets que de dérégler le métabolisme et parfois définitivement.
Les privations et les excès sont contre-productifs, et il faudrais graver ca dans le marbre plutôt que de ressortir l’inverse à chaque printemps. Les bonnes habitudes alimentaires doivent être prises pour la vie, et après ca le seul moyen de perdre du gras c’est le cardio, et le seul moyen de prendre de la masse musculaire c’est la muscu.
Resh > « le seul moyen de perdre du gras c’est le cardio »
c’est avec des remarques comme ça que des gens font des arrêts cardiaque sur un tapis roulant…
L’organisme puisse son énergie en priorité dans le sucre, et très peu (voir pas du tout) dans le gras. Ce n’est que lorsqu’il est a sec de sucre qu’il va puiser dans ses réserves de gras. Attention : en fonction de l’équilibrage alimentaire, ce sont plutôt les muscles que le gras qui va y passer.
cette opération (la cétose) dégage énormément de toxine acide dans le sang ce qui nous donne la fameuse acidocétose. Là tu as de quoi te bousiller les reins si tu ne t’envoie pas des litres et des litres de flottes pour bien dilluer.
La perte de poids est une modification de « l’écosysteme » de l’organisme et doit se faire avec subtilité en ayant conscience de ce qu’on fait. Ca peut être une démarche tout a fait « soft » et demandant peu de volonté si on est pret a être patient, ou effectivement plus rude si on brule les étapes (mais là, gare a la chute car la moindre erreur se paye cash).
Si on ne parle que des cas liés au style de vie, il ne faut pas oublier aussi une injustice sociale : les produits bas de gamme qu’on trouve chez les magasins discounts n’ont pas les mêmes vertues nutritive que ceux qui coutent plus cher. Si vous êtes pauvre, toute la volonté du monde ne vous épargnera pas un environnement bien plus « obésogène » (dieu que j’aime les néologisme…) qu’une personne de classe aisé. Autre injustice du même ordre, savez vous quel est la meilleur façon de ne pas reprendre trop vite de poids une fois atteint le niveau idéal ? paradoxalement c’est la liposucion. En effet les cellules adipeuse vont se vider, mais pas disparaitre. Or elles ont la capacité de capter environ 7 fois leur masses (et ce n’est qu’après qu’elles se divisent pour crée de nouvelles cellules). La liposucion les supprimes sans forcement vous faire perdre beaucoup de poids, mais protège de l’effet yoyo. C’est pour ça qu’avec l’age on a plus de mal a gérer son poid : a cause des adipocite qu’on se trimbale depuis des années et qui ne s’en vont jamais.
Si les gens font des arrêts cardiaques sur les tapis roulants c’est pas à cause des « remarques comme ca », c’est à cause de problèmes cardiaques qu’ils n’ont pas dépistés.
Après oui bien sur il faut boire beaucoup d’eau, oui bien sur il faut faire au moins une demi-heure de cardio pour que ce soit efficace, oui bien sur il ne faut pas courir quand on est gros pour préserver ses articulations etc… on peux continuer longtemps comme ca mais je ne crois pas qu’on soit là pour faire un cours, c’est aux intéressés de se pencher sur la question. Parce que une fois encore, notre corps est sous notre responsabilité. Si quelqu’un crève sur un tapis après avoir lu mon post, c’est sa malchance ou sa connerie, pas la mienne, faut arrêter de chercher des coupables partout.
Après je ne suis pas tout à fait d’accord non plus sur le lien entre malbouffe et pauvreté.
C’est vrai si on parle de plats préparés industriels, mais beaucoup moins si on en reste aux produits frais qui reviennent à moins chers même si ils exigent du temps de préparation.
Après il y’a le problème de fast-foods, mais ca n’a pas la même ampleur ici qu’aux USA.
Je suis complètement contre la tendance actuelle de considérer l’humain comme un être uniquement déterminé, qui n’aurait aucun rôle dans son existence, qui ne serait qu’un produit de l’influence des gènes (très à la mode) et de l’environnement. Je pense qu’il est fondamental de lui reconnaître sa responsabilité dans son existence. Mais premièrement, il faut arrêter de confondre responsabilité et faute ; deuxièmement, nier les déterminismes, nier qu’on ne part pas tous avec les mêmes chances, c’est idiot et pas très humain. Si on commence à considérer que les obèses le sont par leur faute et qu’on n’a qu’à les laisser se démerder, alors on ne fait rien non plus pour les SDF, les alcooliques, les femmes battues – elles n’ont qu’à se barrer, merde. Ah, et on prive de Sécu les personnes qui ont un cancer du poumon.
Heureusement que le monde n’est pas encore devenu tout à fait comme ça.
(En y réfléchissant, je me dis que mon exagération jusqu’à l’absurde, avec les SDF, les femmes battues et les cancéreux, n’est probablement pas une exagération pour tout le monde. Je serais curieuse de connaître les résultats d’un sondage où on demanderait aux gens dans la rue s’ils seraient d’accord pour priver les fumeurs de Sécu en cas de cancer du poumon.)
Resh > même pour les produits frais tu as une différence. Une simple pomme n’a pas la même qualité selon là ou tu l’acheté, tout simplement parce que le discount aura tendance a acheter ce que le supermarché n’aura pas voulu. De plus il n’y à pas autant de choix. On pourrait aussi parler des conditions de transport et de conservations (quoi que sur ce point là les supermarchés en font aussi de belles…)
Encore un petit truc : il n’y à pas que notre corps, mais aussi nos propos qui sont sous notre responsabilité. C’est facile de lancer que « les gros ont qu’a se prendre en main et avoir une culture alimentaire digne de ce nom » (même si j’admet que je parodie et simplifie exagérément tes termes) et de leur reprocher après de ne pas avoir de volonté.
Tu as raison quand tu dis que nous sommes responsable, mais c’est seulement en partie : comme le dit Araignée, c’est pareil que les gens qui fument, qui se droguent ou les alcooliques, oui ils ont fait un premier pas vers ça, mais dans quelle circonstance ? la perte d’un être cher, une situation sociale difficile, ou simplement un mal être parce qu’on arrive pas a savoir ce qu’on fait de sa vie même si matériellement tout va bien… il existe de plein de raison d’aller vers l’addiction et aussi plein de raison de tenir.
C’est un équilibre fragile, et le jour ou il lâche tout s’écroule. Des propos comme les tiens que tu penses mesurer parce que TOI tu vois parfaitement ce qu’il représente a tes yeux, peuvent pulvériser le moral d’une personne qui se sent déjà plus bas que terre et être la pichenette qui leur manquait pour sombrer.
Il ne s’agit pas de faire du politiquement correct, mais de garder à l’esprit que nos vrais idées ne transparaissent que rarement lorsque nos propos sont aussi cinglant et expéditif.
Araignée : si notre capacité au libre arbitre est façonner à la base par notre environnement (qui lui est fixé a notre insu) notre libre arbitre est il si libre que ça ? (je ramasse les copies dans 2h).
Blague à part, je me dis que nous gérons nos existences dans un cadre déterministe MAIS qui dispose d’une marge de manœuvre. C’est un peu comme une arborescence : certes les branches sont figé, mais on peut choisir sa route à chaque intersection.
Je me souviens pas où j’ai bien pu lire (je ne lis pourtant pas d’habitude ce genre de conneries) que son écharpe rouge lui avait été offerte par une certaine C*rl*!
L’argument de la volonté, c’est comme l’histoire du monde qui repose sur une tortue qui repose sur un éléphant qui lui-même…
Il faut beaucoup de volonté pour en avoir et la garder.
resh ; imaginons quelqu’un qui commence à beaucoup manger suite à un traumatisme quelconque. la nourriture devient donc un refuge connu – tout comme le serait la dope ou l’alcool – en cas de problème.
son problème ne se situe donc pas dans la bouffe mais dans le souci antérieur. On peut arrêter de bouffer, on trouvera un autre substitut pour calmer en cas d’angoisse.
Il ne s’agit ici pas de gènes, de déterminisme ou que sais je. Juste de la seule réponse trouvée face à un problème.
On parle ici de conduites addictives et très malheureusement celui qui a cette tendance doit faire attention de manière générale car il peut combler une addiction par une autre. et la bouffe n’est pas la pire.
C’est exactement le cas de la fille dont je parlais plus haut, qui suite à un traumatisme grave s’est réfugiée dans la boulimie. la boulimie – et les kilos allant avec – n’étaient que peu de choses face au traumatisme à traiter.
la faire maigrir sans accompagnement psy aurait sans aucun doute à un effondrement psy parce que cette nourriture, cette masse corporelle l’aidaient aussi.
sans tomber dans le traumatisme grave, des reflexions incessantes sur le poids d’un enfant, souvent par ses parents, créent ce genre de problèmes.
reprenons un exemple. Un enfant ne cesse d’avoir des remarques sur son poids. Ses parents créent donc une relation conflictuelle à la bouffe, au lieu d’assainir tout cela. le moindre bonbon devient angoissant. l’enfant va donc developper une relation malsaine à la bouffe (cas contraire évoqué au dessus). le problème n’est donc pas ici la nourriture mais sa relation aux parents. On le constate souvent ; les enfants emmerdés à longueur de journée par leurs parents sur le sujet
vont developper des TCA .. qui conduisent parfois à l’obésité.
Je reprends mon exemple de la clope qui est passé à la trappe. A l’heure actuelle, si je pense à arrêter de fumer, je panique et j’angoisse. et si j’angoisse.. ben je fume.
Nicolas Rey qui vient de sortir un roman sur ses addictions expliquait qu’il lui était impossible d’imaginer sa vie sans alcool ; il procède donc au pas à pas en se disant chaque jour « hop un de plus ». parce que s’il se disait vraiment qu’il ne boira plus jamais, son angoisse serait trop forte.
Avec toute addiction qu’elle soit drogue, alcool, nourriture, il y a à faire le deuil. Il y a à comprendre pkoi on a trop mangé, trop bu, trop fumé. et il y a à reconstruire sans cela.
l’expression d’une conduite addictive très forte est aussi l’expression d’un mal être qu’il faut traiter par ailleurs. or on ne traite pas un état depressif à coups de pieds au cul ou par la volonté.
En clair pour arrêter de fumer, je dois trouver le moyen d’imaginer ce que je suis sans clope. sans en être paniquée au plus haut point.
au passage,il me désole resh, que tu en sois encore à sortir des conneries d’IMC. l’IMC est à peu près aussi cohérent que le QI ; cela ne veut strictement rien dire.
Gm ; oui tu as evidemment raison ! Ces phrases me font parfois tiquer dans la mesure ou elles conduisent parfois à un rejet de l’autre. on l’a vu chez certains mouvements noirs qui sont passés de « black is beautiful » à « le blanc c’est le mal ». on le voit chez certaines femmes, malheureusement féministes, qui sont misandres. etc.
je renvoie celles et ceux intéressés à ce site au passage :
http://gros.org/accueil/index.php
sur l’anorexie. oui il y a encore des reflexions pourries. On a dieu merci un peu évolué.
CTJ > un monde qui serait un disque plat sur le dos de quatres éléphants eux même sur le dos d’une tortue cosmique traversant le vide sidérale ?
Valérie, pourquoi trouves tu que l’IMC est du n’importe quoi? C’est déjà quand même bien mieux que la « norme » d’avant qui disait que le poids idéal était la taille moins 10 kilos pour les femmes.
Ca me semble donner une bonne idée (quand on n’a pas de thunes pour aller voir des spécialistes, ou qu’on se trouve trop grosse ou trop maigre… ça permet de se dire, mais non, je suis dans une fourchette saine … ou pas) et au moins, ça laisse de la marge dans les deux sens…
enfin, si tu as une meilleure façon de « savoir » quel est le poids de forme, je suis preneuse…
@Zoé
À propos de l’IMC, voici un article [http://www.le-toubib-est-generaliste.net/article-13590333.html] qui explique les reproches que l’on peut attribuer à l’IMC.
Extrait :
«Il ressort de l’étude qu’IMC et mortalité sont effectivement liés, mais de façon inverse à celle attendue !
- en dessous de 18,5 d’IMC, la mortalité a été de 39% et le risque relatif de 2,4
- pour un IMC considéré comme « normal » en théorie, compris entre 18,5 et 25, la mortalité a été de 35%
- pour un IMC définissant soi-disant une surcharge pondérale, entre 25 et 30, la mortalité a été de 24%, risque relatif de 0,65
- pour un IMC supérieur à 30, obésité d’après la théorie, la mortalité a été de 20%, risque relatif de 0,61
Ce qui confirme les doutes que l’on pouvait avoir avec 10 secondes de réflexion : dans les pays développés, on est de plus en plus gros, et on vit de plus en plus vieux.
Ce qui confirme qu’il faudrait, en se basant sur des preuves, et non sur du » con en sus », déplacer la fourchette de l’IMC vers le haut, certains suggérant une normale comprise entre 22 et 30. »
On a toujours tendance à confondre normes de beauté et norme de santé, décidant que ce qui est sain et beau et inversement. Or les normes de beautés changent avec les époques, et les normes de santé les suivent docilement…à méditer.
Et un blog regroupant les travaux scientifiques allant à l’encontre de l’idée gros = mauvaise santé : http://junkfoodscience.blogspot.com/
(moui je sais, c’est en anglais)
valerie : Je suis farouchement et radicalement anti-communautaire (parce que pour moi tout communautarisme est contre-révolutionnaire). Et tu devrais le savoir depuis le temps
zoé ; en plus des liens de claire.
je mesure 1.62. j’ai fait un temps 46 kilos. (o temps béni). pour ma morphologie, mon squelette, ma silhouette j’étais au delà de la maigreur. une autre nana avec la même taille, poids aurait été mince.
En prenant un exemple extrême un culturiste aura un IMC élevé, juste parce qu’il se trimballe X kilos de muscles.
« enfin, si tu as une meilleure façon de “savoir” quel est le poids de forme, je suis preneuse »
justement y’a pas. Nombre de personnes doivent admettre que leur poids de forme sera de qq kilos de trop, c’est ainsi. d’autres – c’est peut être le cas de resh – seront maigres et seront en poids de forme.
GM ; on est donc d’accord comme souvent
.
merci des liens claire, très intéressant.
Bien sur que l’IMC c’est de la merde pour la bonne et simple raison que ca ne prends pas en compte la masse musculaire et osseuse, ni l’âge, ou même le sexe. Le poids de forme aussi, ca ne veux rien dire, vu que ce n’est pas le poids, mais l’excès de masse grasse, et l’abus de nourriture qui jouent sur la santé, et c’est indéniable, même si vos chiffres sur l’IMC brouillent les pistes.
Mais comme je le disais, je ne suis pas là pour faire un cours, et ce sont des raccourcis utiles dans ce genre de conversation.
Mais si t’insistes, pas besoin d’exemples extrêmes, perso si je prends 15 kg de muscle ou 15 kg de gras, j’aurais le même poids idéal selon l’IMC, mais en photo je vous laisse imaginer la différence.
Il existe d’autres systèmes, les balances à impedencemètre donnent (avec une précision discutable), la masse grasse, et ce n’est pas trop cher. Encore moins cher et plus simple, il y’a le miroir, à condition de ne pas être perturbé psychologiquement sur le sujet. Il existe aussi des méthodes plus précises et complexes basées sur l’épaisseur de gras qu’on peux mesurer avec une pince à différents endroits du corps, et la circonférence des articulations (j’ai un poignet de 16 cm de tour donc je suis naturellement fin).
Flashou > Oui je suis d’accord, la vie est une question de choix, de priorités, et on ne peux pas se focaliser efficacement à la fois sur son boulot, sa famille, et sa prise/perte de poids.
Toujours est il qu’on a le choix.
Tout comme on a le choix de laisser couler ou d’aller voir un psy, tout comme j’ai le choix de faire l’effort de répondre ici ou l’effort d’aller me faire à bouffer.
Une enfance difficile est un fardeau, mais c’est un devoir de s’en débarrasser pour devenir un adulte pleinement responsable.
Je suis bien d’accord avec vous toutes. Je suis moi-même une grassouillette, genre ptite tête, gros cul, … ce que je voulais juste dire, c’est que l’IMC était déjà un large « progrès ». D’autant plus que toi même Valérie, parle de « kilos en trop »: en trop par rapport à quoi donc???
Il y a une dizaine d’année, j’ai été chez un toubib qui m’a dit que j’avais 20 kilos en trop, sans autre analyse. Maintenant je vais chez un toubib et je suis dans un poids « sain » parce que dans une « fourchette ». Et pour moi, c’est déjà pas mal de me savoir « saine »… Et c’est d’autant plus appréciable que ces trucs sont diffusés dans les magazines qui ont « de l’influence ». Je pense que c’est quand même plus sain qu’il y a quinze ans. Même s’il y aura toujours des critiques. Même si les liens cités ne remettent pas vraiment en cause le calcul, mais l’interprétation (jusqu’à 30 plutôt que 25)…
j’estime que sous le couvert d’un « discours moralisateur » il y a des propos obscenes et dangereux qu’il faut rejeter. Hier les fumeurs, aujourd’hui les obsèdes, demain les borgnes ou les myopes. Les propos de ce gars sont purement innaceptables.
Resh > oui on a le choix a tout moment dans notre vie, sauf qu’il y’a des choix plus difficile a prendre que d’autre.
Tu pestais contre l’administration dans un autre message : pourquoi ne t’en passe tu pas ? tu peux choisir d’étudier a titre personnel avec des bouquins : c’est plus dur mais en faisant des efforts c’est possible d’appendre ? tu ne dépendra pas d’une fac et tu passera l’examen en candidat libre, tu peux utiliser FedEx au lieu de la poste, tu peux faire comme certains et n’acheter que des produits remboursé pour ne quasi jamais dépenser d’argent dans tes courses (mais en contrepartie tu renonce a choisir ce que tu achetera)…
Le tout n’est pas dire que les gens n’ont pas le choix (oui on l’a sur ce point tu as 100% raison) mais de comprendre que c’est parfois difficile et que dire « il suffit de » est réducteur et culpabilisant.
Pour s’arrêter de fumer (pour le reste je n’y connais rien), je crois que chaque personne trouve seule la manière d’avoir la volonté phénoménale de tenir les premiers mois, ça m’étonnerai qu’il y ai une recette commune (et ce n’est pas parce que c’est une histoire de volonté qu’il suffis de le décider pour que cette volonté tombe du ciel, les libéraux sont des gens en général socialement privilégiés et pensent que tout le monde à le même train de vie… tout le monde aspire au bonheur, on est donc rarement responsable de son malheur, l’existence est un truc plus compliqué que les théories du genre « quand on veut on peut » bien sur).
Mais pour remplacer le tabac, je conseille vivement le sport, qui d’abord à un effet un peu semblable à une drogue en provoquant l’extase. Et aussi, de cette manière, on découvre peut-être plus facilement qu’avec les psy qui on est surtout… d’abord un corps qui se suffis à lui même (entre-autre pour éprouver la joie de vivre). C’est impossible de ressentir qui on est réellement tant qu’on fume (c’est d’ailleurs surement le but de la toxicomanie, ne pas être soi-même), donc il faudrai plonger pour devenir soi-même. Mais bien sur ce n’est pas si simple.
Moi le destin m’a aidé, j’ai du bol, mais je conseille vivement d’envisager de faire du sport.
Armando ; salut, je vire ton dernier message donc.
pour ca je risque un procès (nb je vais vous faire un sujet sur la loi).
resh « Tout comme on a le choix de laisser couler ou d’aller voir un psy » là tu m’as causé un fou rire tiens.
ali ; sauf que.. ca marche pour toi. je souhaiterai hein. j’ai rêvé remplacer l’addiction de la clope par du sport. je tente en ce moment ; de faire du sport (pas d’arrêter de fumer c’est pas le moment là).
zoé ; je parlais déjà de kilos en trop quand jen faisais 45. je m’étends pas ici sur moi (Internet tout ca) mais ma relation au corps est aussi saine que celle de benoit 16 et la sexualité :p.
On a donc le poids de forme médical, le poids qu’on voudrait avoir (en général pas accessible) etc.
une très bonne réponse : http://dariamarx.tumblr.com/post/346364336
attention y’a des vulgarités c’est très vilain dans la bouche d’une fille.
En tout, j’ai appris un truc :
C’est une écharpe que Christophe BARBIER porte « négligemment autour du cou ».
Je croyais que c’était une serviette, comme Rocky
(juste histoire d’alléger le débat…)
Tiens, comment culpabiliser encore plus les « grosSEs » : http://fr.news.yahoo.com/80/20100122/thl-un-mdicament-contre-l-obsit-suspendu-8709c9a.html
Et aussi, si vous lisez l’allemand (ou si vous connaissez un bon site traducteur en ligne…) : http://www.spiegel.de/panorama/gesellschaft/0,1518,670038,00.html (ça parle spécifiquement de la mode qu’on fait, ou pas, pour les considéréEs « grosSEs », et des mannequins qu’il faut pour ça)
CMZ : Mais non voyons, c’est l’insigne d’un grand toreador…
ok cool pas de malaise.
« »"sauf que.. ca marche pour toi. je souhaiterai hein. j’ai rêvé remplacer l’addiction de la clope par du sport. je tente en ce moment ; de faire du sport (pas d’arrêter de fumer c’est pas le moment là). »" »
Ok, ben tant mieux. Si je me permet de prêcher la bonne parole, tel un témoin de Jéhovah, c’est que pendant les 28 ans où j’ai fumé (comme un pompier de 14 à 42 ans), j’avais un mépris total pour l’idée du sport, des sportifs etc… (faut dire que les Gérard Holtz, Virenque et cie nous ont pas trop rendu service, + le mépris judéo-chrétien des choses du corps)… et ça me semble assez répandu chez les toxicos de toute sorte. Aujourd’hui je découvre le bonheur en même temps que mon corps. Peut-être que c’est mon cas particulier, mais je suis assez persuadé que pas mal de problèmes d’anxiété, responsables des addictions, viennent de nos modes de vie sédentaires. La psy est une chose, mais il y a pas mal de nos mal-être qui semblent exister surtout dans les pays « développés » (enfin, c’est peut-être naïf de le penser). Notre corps n’a pas évolué depuis le Paléolithique où probablement les gens se dépensaient du matin au soir, et je crois qu’on ne peut pas vivre sereinement sans un minimum d’exercice physique.
Voilà la fin du prêche et de la parenthèse hors-sujet. C’est plutôt du cerveau de ce pauvre Barbier qu’il était question.
Ali, au sujet du sport et angoisse : c’est intéressant ce que tu dis car il y a eu des études cliniques faites sur les dépressif « lourds » hospitalisés, et bien on avait prescrit jogging à un gpe et ant-dépresseurs à un autre, seuls ce qui ses sont mis au jogging sont vraiment allés mieux à cause surement des endorphines…
Et sur le risque cardio vasculaire, els dernières études font apparaître que le fait de n’être pas sédentaire est bien plus prépondérant que le l’IMC, bref un gros qui se bouge aura une meilleur santé cardiovasculaire qu’une maigre très sédentaire, tout ça pour une histoire de graisse intra-abdominale entre autres. Bref, une soit disant bonne raison de culpabiliser les gros qui tombe !
ali ; non, non je n’ai aucun mépris pour les sortifs. c’est vrai que je m’emmerde profondément quand je tente de faire du sport en revanche.
« mais je suis assez persuadé que pas mal de problèmes d’anxiété, responsables des addictions, viennent de nos modes de vie sédentaires. »
je me suis mal exprimée sur le mot addiction. Quand je parle de tempérament addictif, c’est une tendance d’un individu à trop consommer de qq chose. Le risque donc sur de tels tempéraments en arrêtant une addiction est de la remplacer par une autre. Ca s’apparenterait aux toc ; si tu supprimes un toc, tu risques d’en voir un autre apparaitre.
« La psy est une chose, mais il y a pas mal de nos mal-être qui semblent exister surtout dans les pays “développés” (enfin, c’est peut-être naïf de le penser). »
je pense que c’est naif (désolée). ils s’expriment juste d’une autre manière dans les PVD et PSD.
« et bien on avait prescrit jogging à un gpe et ant-dépresseurs à un autre, seuls ce qui ses sont mis au jogging sont vraiment allés mieux à cause surement des endorphines… »
su cela je doute un peu car c’est la sérotonine qui est en jeu pas les endorphines. T’es sure qu’on ne les avait pas plutôt collés sous anxiolitiques ?
Valérie > le sport augmente aussi la production de sérotonine (c’est à ce demander ce que ça ne fait pas ^^).
Etrangement, il semblerait que la sérotonine joue sur l’humeur, mais que l’humeur joue sur la production de sérotonine (plus j’ai de pensé positive, plus je vais crée de la sérotonine qui me fera me sentir bien).
Le bien être serait donc à la fois cause et conséquence d’un esprit positif. surprenant non ?
@Valérie : Je me suis certainement trompée de molécule, mais les résultats étaient là : le jogging est plus efficace que les médocs. Ceci dit on peut remplacer le jogging pas une activité sportive mois rébarbative et répétitive, genre danse modern jazz ou africaine, ou basket ou… autre chose. Enfin un truc qui fait travailler en cardio, je crois que la force pure ne stimule pas les mêmes choses et ne permet pas de produire les molécules intéressantes.
Je persiste et signe, ce que je trouve dangereux c’est cette compassion mal placée qui tends à faire croire à tous les gros même aux plus jeunes, qu’ils faut qu’ils s’acceptent comme ca parce qu’ils ne peuvent rien y faire, ce qui est complétement faux.
Comme je le disais plus haut, le seul vrai moyen de perde du gras, et de changer son métabolisme, c’est de faire du sport. On ne peux pas dire qu’on a tout essayé pour maigrir tant qu’on ne fait pas 3 fois 45 min de cardio par semaine.
Et pour celles et ceux qui sont trop complexés pour faire du sport en club, le velo elliptique chez soit bien au chaud en regardant la télé ou en écoutant de la zik pour pas trop se faire chier, y’a pas plus efficace pour cramer des calories tout en préservant les articulations. On en trouve à partir de 120€ dans les grands magasins de sport.
Mais c’est vrai que s’inscrire dans un club ca pousse plus à se bouger le cul même quand on a une grosse flemme de fin de journée.
Après sur les milliers de sports qui existent, y’en a bien un fait pour soi, le tout c’est de le trouver.
Quelle ordure, ce Barbier…
Bonjour, Valérie. C’est mon premier commentaire ici.
Je voudrais faire une petite remarque à propos de l’orientation qu’à pris le débat : la question de savoir si perdre du poids est ou non une question de volonté me semble secondaire.
La question centrale me semble plutôt être ce culte de la volonté. Cette injonction à faire preuve de volonté n’est finalement pas très éloignée de l’injonction à être mince, jeune et beau et à s’identifier à des modèles sexués rigides.
Tous ces modèles irréels, auxquels personne ne peut correspondre entièrement, sont une caractéristique commune à tous les fascismes et autres darwinismes sociaux. Ils servent à justifier toutes les injustices et à légitimer l’ordre existant.
Barbier accepte qu’on ne stigmatise pas trop les « bons » obèses qui n’en sont pas responsables. Si la cavité osseuse située derrière son visage de batracien asthmatique renfermait autre chose qu’une flaque de chou fleur en putréfaction, il aurait pu pousser le raisonnement un peu plus loin – ou plutôt commencer à raisonner – et se poser la question du traitement qu’il faudrait réserver, dans sa société idéale d’übermenschen, à ceux qui ne sont pas responsables de l’atrophie de leur volonté.
resh ; et bien écoute tu me calculeras le temps à passer sur un vélo pour perdre 50 kilos.
« On ne peux pas dire qu’on a tout essayé pour maigrir » et ca n’est pas la question. POURQUOI faudrait il maigrir ?
candy ; bienvenue ! je suis contente de te lire ici aussi. Je rejoins tout à fait ton point de vue ; c’est pour cela que je parlais de l’injonction « si tu veux tu peux » ce qui est une annerie libérale.
« la question du traitement qu’il faudrait réserver, dans sa société idéale d’übermenschen, à ceux qui ne sont pas responsables de l’atrophie de leur volonté. »
oh il te répondra sans doute à l’instar de resh, qu’il suffit d’aller voir un psy, suffit de se bouger le cul, suffit de se regarder le nombril (invisible sous la graisse notez).
Comme l’a fait remarquer un de mes magnifiques internautes (NB je suis modératrice de communautés Internet) « on n’a jamais vu d’obèses à Dachau ». (on se demande après pourquoi je fume autant tiens
) ).
Culte du corps ou pas, le but dans la vie c’est de se rapprocher du bonheur non ?
Alors de mon point de vue, pour un obèse, il y’a 2 solutions pour se débarrasser de ses complexes qui pourrissent l’existence.
-S’appuyer sur le gentil discours de tous ceux qui nous disent que des « rondeurs » « généreuses » ne sont pas un problème, et chercher à s’en autopersuader : Vaste blague à mon avis. Un écran de fumée qui n’aide pas à vivre mieux pour autant.
-Prendre les choses en main, faire du sport, se faire un régime stricte et efficace. Et là aussi difficile que ce soit, on voit son ego remonter à mesure que son poids diminue.
Une obèse ne sera jamais Megan Fox, et je ne serais jamais Schwarzenegger, mais la joie n’est pas dans l’atteinte d’un objectif, mais dans les progrès quotidien.
Tout le monde a ses complexes, ce n’est pas réservé aux femmes ou aux gros, je dis ca en tant que jeune homme très complexé par son poids depuis l’adolescence, l’aide que j’attends des autres, ce n’est pas de la compassion hypocrite, mais des coups de pieds au cul pour m’aider à avancer.
« POURQUOI faudrait il maigrir ? »
La question serait plutôt « pourquoi faudrait il ne pas grossir », et la réponse est simple, quand la bouffe devient une addiction parmi d’autres qui détruit le corps et l’esprit, alors il faut en aider les victimes, et surtout les futures victimes potentielles.
Or on n’a jamais aidé un alcoolo en lui disant
« Tu sais c’est pas grave, y’a des femmes qui trouvent ca sexy les hommes rougeauds et les sautes d’humeurs ! », « C’est pas ta faute t’as eu une enfance difficile, et puis ca doit être génétique ! », « Faut que tu apprennes à t’accepter en tant qu’alcoolique maintenant ! » ou « Et POURQUOI faudrait il ne pas être alcoolique ?! »
euh, si on prend les choses comme ça, évidemment. Il ne « faut » rien du tout. Il ne faut pas maigrir, ni grossir, ni boire, ni ne pas boire, ni manger, ni ne pas manger, ni faire du sport, ni ne pas faire du sport, ni fumer, ni ne pas fumer, ni avoir de volonté, ni ne pas avoir de volonté, ni être satisfait, ni être insatisfait, ni heureux, ni malheureux… Tout est relatif. Rien n’est absolu. Tout dépend de chacun, de chacune. Par contre, ce qu’on ne pourra pas changer, c’est qu’on vit en société, et que donc, il y a des interactions entre les gens et des choses qui se font. Et ce que nous ressentons ou pensons ou voulons (zut j’ai dit vouloir??? j’ai parlé de volonté???) est forcément le résultat de quelque chose qui nous préexiste, avec lequel on n’est pas forcément d’accord, sur laquelle on n’a pas forcément de prise, mais sur laquelle on peut avoir prise, du moins en partie, si on veut changer ces choses (oups, j’ai dit vouloir??? j’ai parlé de volonté???). Je fais évidemment de l’ironie, mais cette discussion devient un peu surréaliste non?
@ Valérie
Merci pour l’accueil. Je te lisais en silence depuis quelques temps, toi aussi.
Je suppose que tu vois juste : la réponse de Barbier à ma question serait un alignement de « y’a qu’à » et de « suffit de » qui ne répondraient évidemment pas du tout à la question. Pouce sur la joue ou pas, il n’a de toute évidence pas les capacités intellectuelles requises pour produire une réflexion un peu plus élaborée que la bouillie pré mâchée à laquelle il nous a habitués. Comme quoi, effectivement, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir…
@ Resh
« Culte du corps ou pas, le but dans la vie c’est de se rapprocher du bonheur non ? »
Euh…N’étant pas créationniste, je pense que la vie est le fruit du hasard. Parler d’un « but » dans la vie est déjà très orienté idéologiquement, à mon humble avis.
Mais ce qui me dérange surtout dans cette phrase, c’est, d’une part, qu’on ne rendra pas les gros plus heureux en les rejetant encore plus, et d’autre part qu’on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux. Le XXe siècle a abondamment démontré la dangerosité et la fausseté de cette idée.
D’ailleurs, qu’est-ce que c’est, le bonheur ? Comment le définir ? Sur quels critères autres que subjectifs, sans tomber dans l’uniformisation impérative ? Barbier ne parle de toute façon pas du bonheur des gros. C’est le cadet de ses soucis. Il se préoccupe surtout des actionnaires d’Air France, me semble-t-il.
Pour terminer, j’ai moi aussi une masse corporelle « insuffisante », et je m’en fous. Enfin, disons plutôt que j’apprends à relativiser, à cultiver mes qualités plutôt qu’à me focaliser sur mes innombrables tares. Les modèles que tu cites me montrent que je suis plutôt sur la bonne voie. Tu aimerais vraiment ressembler à Schwarzenegger, ce tas de bidoche gonflée aux hormones, ce rêve humide de néo-nazillon impuissant ? Moi pas. Pour rien au monde. Je ne m’aime pas beaucoup, mais je vaux mille fois mieux que lui. Et toi aussi, certainement.
@ Zoé
La volonté, ça peut aussi signifier trouver quelque part en soi la force de se libérer d’une dictature de l’apparence et de se réinventer sur d’autres bases. Se pourrir la vie à essayer de correspondre de gré ou de force à un modèle qu’on n’a pas choisi soi-même, c’est juste du conformisme, un aveuglement moutonnier. Ce n’est pas la volonté en elle-même que je critique, mais l’idée que s’en font les petits fachos comme Barbier.
zoé ; quand je disais « pourquoi faudrait il » c’est que le verbe falloir implique une injonction absolue, comme s’il était d’une nécessite sociale totale d’être mince. et en fait non.
« quand la bouffe devient une addiction parmi d’autres qui détruit le corps et l’esprit, alors il faut en aider les victimes, et surtout les futures victimes potentielles. »
et l’aide n’implique pas une réussite, une culpabilisation de celui qui restera gros/alcoolique/fumeur/drogué.
Si je dis « se rapprocher » du bonheur c’est qu’il est inatteignable, par contre chercher à l’atteindre, ca commence par essayer d’être en paix avec soi même. Or à mon avis, le plus dur à vivre dans les problèmes de poids, c’est la culpabilité. Quand on ne se sent même pas capable de se contrôler sur la bouffe, on se sent capable de rien, et quand on voit jusqu’où ca peux nous mener, on fini par se détester, et c’est le début d’une spirale infernale.
Et non je n’aimerais pas ressembler à Schwarzy, mais j’aimerais déjà ne plus faire la moitié de son poids.
Je caricature, mais j’admire le travail incroyable que les culturistes peuvent accomplir sur leur corps en quelques années. Quand on est incapable de se motiver pour aller courir ou soulever de la fonte le dimanche, et qu’on voit ce que eux peuvent faire chaque jour pour prendre du muscle et fondre leur graisse, ca pousse à remettre en question ses propres limites physiques.
Très bon billet. Je te découvre via Olivier SC et Du bleu dans mes nuages, et je ne suis pas déçu de ce petit détour.
Si les gros doivent acheter deux billets lorsqu’ils prennent l’avion, ils devraient logiquement avoir droit à deux plateaux repas…
…et à deux fois la ration de papier-cul…
Par ailleurs on devrait mettre deux maigres sur un seul fauteuil aussi…
et deux coupes de champ’. (bah quoi).
et donc aussi deux fois plus de bagage en soute ?
Pour finir sur le sport, vous parlez des endorphines, de la sérotonine, et on commence à parler d’une substance proche du THC :
« »D’après des chercheurs du Georgia Tech à Atlanta et de l’Université de Californie à Irvine, les endocannabinoïdes pourraient être responsable des sensations euphoriques perçues par les personnes pratiquant l’exercice physique. Les endocannabinoïdes sont produits par le corps et se lient aux mêmes récepteurs dans le cerveau que le THC, la substance psycho active du cannabis. »"
http://www.vo2max.com.fr/physio_actualite.html
et puis sinon des amphétamines :
« »L’effet antidépresseur du sport serait lié à une substance chimique déjà isolée dans le chocolat, révèlent des chercheurs de l’université de Nottingham (Royaume-Uni). Chez les coureurs le taux de phényléthylamine, dont la structure est similaire à celle des amphétamines monte en flèche après l’effort,[...]« »
Mais fumer du cannabis ou prendre des amphétamines ne me semblent pourtant pas de bons moyens de guérir de la dépression… bien au contraire, c’est bien connu que les gens qui prennent des amphés vont bien plus mal après la descente.
Il y a tout un tas d’autres choses dans le sport, plus psychologiques, comme par exemple acquérir une plus grande estime de soi, avoir l’âme en paix (ben oui, le mammifère que nous sommes a à mon avis plus l’âme en paix quand il gère bien sa santé, comme tout autre animal). Personnellement, en développant mes capacités à courir, je cultive une sorte de sentiment de sécurité, très animal, à pouvoir plus facilement prendre la fuite en cas de danger (je crois beaucoup à ce genre de choses, les préoccupation un peu primaires qui sont en nous).
« »je me suis mal exprimée sur le mot addiction. Quand je parle de tempérament addictif, c’est une tendance d’un individu à trop consommer de qq chose. Le risque donc sur de tels tempéraments en arrêtant une addiction est de la remplacer par une autre. Ca s’apparenterait aux toc ; si tu supprimes un toc, tu risques d’en voir un autre apparaitre. »"
Tu ne t’es surement pas mal exprimée, car je suis un si mauvais lecteur. Mais je pense que pas mal d’addictions sont tout de même causées pas le stress. Par exemple moi, ma consommation d’alcool, anxiolytique, est fonction de mon stress. Si je supprime mon stress, je n’ai pas besoin de remplacer l’alcool par autre chose… On peut considérer que le sport est aussi une addiction, on remplace une drogue par une autre, le sport. Sauf que le sport ne provoque pas de maladies, il n’y a pas d’effet de « descente » (par exemple après l’effet anxiolytique de l’alcool, le taux d’anxiété a plutôt tendance a être plus haut qu’avant la prise d’alcool, ce qui crée un effet d’accoutumance infernal)… et notre corps est spécialement étudié pour faire du sport… donc le sport est seulement l’utilisation normale de notre corps (bon, c’est sur que dans les conditions où nous le pratiquons, il y a quelque chose d’un peu artificiel… mais infiniment moins que de prendre des amphétamines par exemple).
Ali > je suis en très grande majorité d’accord avec toi, donc ne vois là que du pinaillage sans arrière pensée
Le sport provoque son lot de tracas, que ça soit les déchirure musculaire ou bien les douleurs articulaires, tu peux te faire ça dans n’importe discipline. Evidement, ça arrive principalement lorsque c’est fait dans l’excès, et c’est justement un des « problème » du sport, c’est qu’il peut devenir un tel exutoire a tout le reste qu’on en devient omnibulé (je pense là au cas des bodybuilders qui poussent leur corps exagérément).
Que ça soit manger, boire ou faire du sport, c’est toujours une question de dosage.