Coupables de mourir
12 janvier 2010 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.A travers le web on constate ces temps-ci un phénomène curieux. On devient totalement et entièrement responsable de sa mort.
Si Seguin est mort c’est qu’il mangeait trop.
Si Mano Solo est mort, c’est qu’il a contracté le sida par sa faute.
Les journaux avaient d’ailleurs fait à l’époque tout un pataquès, sur le tabagisme de Bashung, dans un esprit classieux rarement égalé.
Pire. Lorsque l’on est victime de meurtre on se demande si on ne l’a pas un peu cherché.
Lors d’une affaire où un homme avait tué ses voisins au prétexte qu’ils faisaient trop de bruit, 0ù des commentaires des journaux justifiaient son acte. Très peu se demandaient si le rapport coup de fusil dans la tête/bruit était proportionné. La mort d’un SDF suite au vol de quelques bières avait été elle aussi amplement justifiée.
C’est d’ailleurs un phénomène curieux ; imaginez-vous, suite au décès d’une personne, allez poster sur votre journal préféré, que vous vous en foutez, qu’il l’a bien cherché ou que c’était un salopard. je passe sur le décés des deux jeunes la semaine dernière ; leur prénom a fait qu’ils étaient de toutes façons coupables.Un journaliste enlevé se soit reproché d’avoir fait son travail ; sans doute aurait-il mieux fait d’enquêter sur la fabrication de l’andouillette (à consommer avec modération sinon on finit comme Seguin).
Ce phénomène, me semble-t-il, va crescendo. Est ce parce que nous sommes abreuvés d’infos comme nous ne l’avons jamais été ? Est ce parce que notre rapport à la mort est tellement distancié que nous oublions vraiment ce que cela représente ? Est ce parce qu’Internet permet une distanciation face à ces faits ? Est ce parce qu’on est abreuvé de photos de cadavres sans vraiment qu’on puisse réaliser ce qu’ils sont vraiment ?
Je ne sais quelle serait une mort propre, celle qui mérite un minimum de respect. Faut-il se nourrir de graines germées en buvant du jus d’ail tout en écoutant Clayderman à deux décibels sans jamais sortir de chez soi ? La vie manquerait peut être d’un peu de sel (là encore modération bla bla sinon AVC, dépenses de la sécu etc).



J’ai entendu un jour un procureur requérir dans une affaire d’incendie accidentel :
« s’il y a eu un mort c’est nécessairement qu’une faute a été commise ».
Outre que cette phrase est d’une bêtise rare elle illustre pas mal un certain état d’esprit.
C’est le pendant d’une certaine pensée libérale, chacun doit être absolument « responsable » sans que l’on envisage le moindre déterminisme.
J’avais raté le « Si Mano Solo est mort, c’est qu’il a contracté le sida par sa faute. »
J’ai envie de me remettre au lit.
Perso, si j’écoute Clayderman, je trépasse.Et je l’aurai bien cherché.
Mais je ressens ça aussi.
Je pense que par contre cet état d’esprit existe parce que les gens rajoutent la peur de la vie à la peur de la mort.
« C’est le pendant d’une certaine pensée libérale, chacun doit être absolument “responsable” sans que l’on envisage le moindre déterminisme. »
absolument ; mais je crois aussi que nous nous sommes tellement distanciés de la mort qu’on ne voit plus bien ce qu’elle représente.
Une anecdote ; en farfouillant chez ma mère je tome sur des photos de ma gd mère maternelle. les photos étaient très étranges ; elle avait l’air de dormir mais pas vraiment. je questionne ma mère qui m’explique que c’était une certaines tradition (ces photos portent un nom qui m’échappent d’ailleurs) que de prendre le mort en photo comme un dernier souvenir.
Au cours d’une vie en 2010 on verra, avec les infos, infiniment + de cadavres que beaucoup de gens d’époques antérieures, pour autant cela reste un phénomène distancié, étranger à nous mêmes.
je me demande parfois – les jours ou je n’y vois pas de la simple connerie – si les gens n’ont pas ce genre de réactions devant ce qu’ils considèrent être une injustice : « comment pourrai je mourir je n’ai rien fait ! donc si quelqu’un meurt c’est sa faute il ne peut en être autrement ».
romu « les gens rajoutent la peur de la vie à la peur de la mort. » c’est ce que l’on constate je crois avec les politiques « zero mort sur les routes » « zero récidives en matière de meurtres ». cela n’est PAS possible. une vie sans aucun danger n’est pas imaginable.
Une vie sans aucun danger mettrait la vie en danger.
Dérivés de la fameuse tendance sécuritaire ?
Et n’oubliez pas, mangez 5 fruits et légumes par jour.
Oui, je pense que c’est corrélé à la dérive sécuritaire actuelle (mais pas forcément dérivé). On ne supporte plus l’idée de l’imprévu, de l’accidentel. On cherche à contrôler tous les risques. On ne peut plus imaginer que quelque chose « échappe ». Donc si quelqu’un meurt, c’est qu’il s’est mal démerdé. Croire ça nous permet de continuer à croire au fantasme d’une vie où tout risque est maîtrisé.
D’ailleurs, je relie à ça le rejet des personnes âgées. On ne supporte plus l’image de la mort, inéluctable, qu’elles nous renvoient.
Alors qu’effectivement, comme le dit romu, une vie sans danger, où tout est contrôlé, c’est la mort. Il n’y a que dans la mort qu’on ne risque rien.
>>Louisia : et trois produits laitiers, 20 minutes de marche rapide, arrêtez de fumer, et faites pas chier !
Valérie : C’est la société d’aujourd’hui, il faut un coupable, pour tout, quelles que soient les circonstances. Et puis rajoute à cela l’anonymat confortable de derrière son écran, et toutes les plus bas instincts ont libre court.
@Dom :: Et ne traversez pas hors des passages piétons, ou vous paierez une amende.
Et si vous n’êtes pas contents, hop, en garde à vue.
Ça me rappelle « Boire Fumer et Conduire vite », tiens.
Je ne voudrais pas passer pour une aigrie paranoïaque et adoratrice du c’était mieux avant, mais cette époque tiède et fadasse me donne furieusement envie de piloris sur la place publique et d’anarchie dans les chaumières.
Et j’ai encore failli casser ma télé ce matin quand j’ai vu Estrosi et sa manie du couvre-feu pour les mômes.
Oui je mets tout dans le même panier, mais si l’on prend un peu de recul, c’est un marasme généralisé dans lesquels nous pataugeons allègrement.
C’est la caricature de la loi de cause à effet.
Je ne pense pas et je ne vois pas en quoi cela est lié aux lois sécuritaires dont vous parlez…
Je vois plutôt une tendance de la politique à vouloir suivre coûte que coûte les faits divers…
Il y a quelques années, les informations se tenaient aux événements importants et avec un fond intéressant. Maintenant, il faut savoir si le chat de madame Michou est bien mort empoisonné ou si untel couche avec untel…
L’important de nos politiques est de réagir (avec excés et de tout bords) à ce fait divers par des lois ou des demandes de sanction et dans deux jours tout le monde aurait oublié…
Faire le buzz et se faire entendre pour exister médiatiquement.
Ensuite, je crois surtout que cette société est dirigée par des gens qui ont participé à mai 1968 ou qui ont été influencé par cette conception de la vie et que maintenant, ils arrivent à un âge où la mort commence à faire peur…
Mais comme je dis souvent: « Le jour où l’on interdira la Mort, les politiques et les journalistes vont être emmerdés… »
Ceci étant une boutade mais qui réglerai nombre de nos soucis…
Je ne donnerai pas mes avis sur la Vie et la Mort, je voudrais vous épargner une crise cardiaque
(et des débats trollesques beaufoïdes inutiles)
Mais je dirai que tout cela est un symptôme à la fois d’hygiénisme (signe très fiable de toute dérive totalitaire, notamment fascistoïde : faut toujours de hautes valeurs de « pureté » et de la « santé » dans tout fascisme, vous avez remarqué ?) et d’une ségrégation classiste croissante : si p.ex. demain Johnny claque d’avoir notoirement festoyé depuis des décennies (ce qui est parfaitement son droit), je ne suis pas bien certaine qu’on entendra dire que c’était de sa faute (mais ça aura bien sûr été de celle de ses médecins). Tout le monde n’est pas traitéE pareil : il y a les rares « saintEs » éluEs, modèles sacrés par l’idéologie au pouvoir et qui doivent être immortelLEs et jamais fautifs/-ves, et puis le bas peuple qui n’a qu’à crever (surtout pour que les saintEs vivent, éternellement), et ce sera toujours de sa faute.
Tout cela est très féodal, modèle « le sabre et le goupillon ». La France vit toujours sous l’Ancien Régime, et y retourne même de plus en plus et à haute vitesse.
Alors que tout le monde sait que si Mano Solo est mort, c’est à cause des internautes qui téléchargeaient sa discographie.
Ce que tu dis est vrai et je pense que tu oublies juste un élément : aujourd’hui il faut à tout prix être cynique, ça fait smart. Et tout ce que tu décris là est une forme médiocre de cynisme.
il me semble que c’est surtout le sensationalisme, et le fait que les tabous, et les frontières de l’intimité on beaucoup évolué ces dernières année(pas forcément dans le bon sens) qui font qu’on aborde la mort sous un angle différent et moins respectueux.
Présenter Manu Solo comme un dépravé qui avait le sida, ça fait plus vendre que de dire qu’un artiste est mort des suites d’une longue maladie (ce qu’on faisait avant).
C’est un prisme qui touche tous les domaines de l’intime à mon avis, pas seulement la mort.
personnellement je ne cherche pas le pourquoi du comment, le parce que il vivait/il a fait ci il a fait çà lorsqu’on m’apprend un décès.
Je relis juste le poème de John Donne qu’on résume par « pour qui sonne le glas »
je voulais dire « prisme déformant »
désolée, j’oublie des mots en ce moment.
mmm…je crois que tout cela a toujours existé.Ce n’est qu’une histoire de médias en surnombre qui doivent franchir des limites déontologiques pour être viables ( merdiquement).On ne fait que crier plus fort les ragots de village, qui sont depuis la nuit des temps.Quitte à les créer.
Je crois que les photos de personnes mortes s’appellent Mememto mori (comme les peintures de cranes et squelettes et autres représentations de la mort). A l’époque victorienne les anglo-saxons leur faisaient carrément prendre des poses (http://en.wikipedia.org/wiki/Post-mortem_photography).
Sinon, dans le même genre, il y a les transi, ces sculptures montrant le corps du défunt en cours de décomposition.
merci marion
)
je suis allée voir des représentations de transi c’est très curieux à voir.
je sais pas si je vais être brillante mais tentons:
à mon humble avis c’est une forme d’exorcisme. nous vivons dans une société guidée par la peur, les peurs, de tout poil. On prétend avoir des solutions à tout, du radar contre le délinquant routier, de la télésurveillance contre le voleur, etc mais il reste un ennemi particulièrement salopard: la faucheuse.
Celle là, pour la battre, c’est pas gagné. En plus cette vacharde s’attaque à tout le monde, sans aucune distinction, dites voir, c’est bien le comble ça, tu peux être pauvre et malade ou riche et bien portant ça change rien, à la fin de l’histoire, tu claques, point barre, et personne ne peut te dire à l’avance où elle est, la fin de ton histoire personnelle. (là je vous dirais bien que pour moi la mort et la maladie sont les derniers bastions de l’égalité, mais on tomberait dans des débats trollesques en effet, lol).
Il faut trouver un pourquoi. Comme ça la faucheuse elle fait moins peur.
ça c’est pour le commun des mortels. De tout temps on a cherché des raisons à la mort, accusé des innocents, fui les veuves par crainte de contagion. c’est de l’exorcisme. C’est un peu nunuche mais ma foi, ça marche, on dirait, hein. ;-P
Pour les gouvernants c’est autre chose. Eux qui ont basé tout leur système sur le trouillomètre, un facteur de peur sans solution, c’est ballot. Faudrait pas que le tout venant se rende compte qu’il est égal aux grands de ce monde, tout de même…nan, on va pas les laisser penser ça, alors on va trouver la cause du décès. Il ne sera pas dit qu’on meurt tous n’importe quand et sans savoir pourquoi, non de non, il ne sera pas dit que ça peut te tomber dessus demain matin ou même là de suite, un avc pourquoi pas?
Non, tu ne le mérites pas, toi, sois rassuré. Tu ne fumes pas, tu ne bois pas, tu roules à 50 en ville, tu manges tes 5 fruits et légumes, tu fais du sport, tu ne risques rien. là. Mais fais gaffe, hein. Si tu fautes, si tu clopes, si tu bouffes gras, si tu baises, si ton imc monte, on ne pourra plus rien te garantir!
Continue d’obéir petit scarabée et tu ne mourras pas.
(et on rend les vieux les malades et les handicapés de moins en moins visibles, ça va avec. faudrait pas que les gens comprennent que l’obéissance ne les préserve pas de tout voire même ne les préserve de rien..)
pupuce : Ah ben évidemment que c’est un exorcisme. Notre culture pratique une superstition de la vie à tout prix et un rejet de la Mort, alors que la Mort fait bien partie de la Vie. L’ennui étant que cette superstition est hautement mortifère, puisqu’elle nous enterre vivantEs…
(Je ne crois d’ailleurs pas que cette superstition soit, comme on pourrait le penser (« résurrection », « vie éternelle » etc), d’origine judéo-chrétienne. Car beaucoup d’époques très croyantes n’avaient pas du tout cete attitude-là envers la Vie et la Mort, p.ex. tout le Moyen-Age. Je pense que c’est plutôt une superstition moderne en les capacités de la « Science ».)
C’est plus qu’une superstition, les progrès de la médecine sont indéniables, à l’échelle de l’humanité, ca ne fait pas un battement de cil qu’on sait comment prévenir et guérir cancers et arrêts cardiaques pour ne citer qu’eux…
Et tout ca évolue à une telle vitesse que forcement une part de nous peux s’empêcher d’y voir un espoir d’immortalité.
Si j’ai le coeur ou les poumons pourris dans 10 ans, je suis mort. Mais si c’est dans 20 ans, qui sait… peut-être qu’on pourra m’en cloner des tout neufs et me les greffer tranquillou, et puis contre les métastases et le VIH on aura bien dégoté un truc d’ici là, et tant qu’à faire, on me réimplantera des tifs, on me fera une peau toute neuve, on me graissera les articulations et je pourrais retourner draguer des minettes entre 2 clopes et 2 bières !
…
Bref, plus ce genre de fantasmes SF s’approche de la crédibilité, plus il devient difficile d’accepter la mort.
Et tout ca est aussi du à mon avis à un certain individualisme grandissant mais mal digéré par la société.
Coupable ? Non, mais responsable oui.
Live fast, Die young, c’est une décision individuelle, on a plus de compte à rendre à la société, ou même à ses proches pour ca. Et puis de toute façon, bien difficile aujourd’hui de claquer avec encore des mômes à la maison une femme qui nous aime et un patron qui a besoin de nous.
Et pourtant ca dérange, accepter de ne pas vivre vieux choque une frange de la population, atteinte par un deuil difficile, effrayée par sa propre mort, ou endoctrinée dans le culte du corps instrumentalisé à longueur de temps par tous les partis, les pubards, industriels ou bobos.
Va dire aujourd’hui que t’en a rien à cirer des dangers de la grippe A, y’en aura pour t’applaudir, dis au même que t’en a rien à cirer des dangers des OGMs, tout de suite ils font une autre gueule.
Qu’importe le risque qu’on décide de prendre, y’en aura toujours un pour te regarder de travers.
de rien
D’ailleurs : http://www.tetu.com/actualites/france/daniel-bensad-est-mort-du-sida–16345
J’arrive ici après la bataille, pour compléter un peu l’approche de pupuce sur l’exorcisme vis à vis de l’injustice.
Je pense que la mort de quelqu’un est toujours ressenti comme une injustice à partir du moment où il faisait partie de notre entourage réel ou bien notre entourage ajouté (notre entourage médiatique : ces gens dits « connus » qui nous sont familiers alors qu’ils nous sont étrangers, vu qu’eux ne nous connaissent pas..)
La mort d’un être médiatique devient un évènement médiatique imprévu qui s’impose à tous. L’injustice de la mort s’impose soudainement à tous , y compris à ceux qui connaissaient à peine Mano Solo ou Philippe Seguin. Et nous voilà contraints à devoir faire un travail de deuil, même léger, pour un étranger à qui on n’avait rien demandé.
Face à ce déferlement émotionnel imposé, la plupart allons communier dans la douleur, la compassion, les regrets.
Mais d’autres, et cela ne me surprend pas, rejettent cette quête imposée de compassion collective. Se sentir obligé d’offrir sa compassion à quelqu’un de connu, peut être ressenti chez l’individu lambda comme une injustice bien plus pénible que ce que représente la disparition du défunt.
Cela peut provenir de multiple raisons, en particulier d’une situation personnelle dégradée interdisant toute forme de générosité compassionnelle.
Sinon une hypothèse qui me semblerait être la plus répandue : le dénigrement du défunt comme contrepied aux bons sentiments de circonstance, traduisant une défiance, un sentiment d’inégalité..
Pourquoi en effet souffrir pour le défunt et souffrir de l’injustice qui l’a frappée, alors que lui n’aurait pas souffert pour moi si les rôles avaient été inversés?
Je pense que dans la rationnalisation post-mortem tel vous la décrivez, il y a sans doute souvent la recherche d’un echappatoire pour éviter de participer à une manifestation imposée trop consensuelle et émotionnellement trop coûteuse…
Pas d’injustice, pas de compassion !
Usclade > Très bonne analyse.
J’ajouterai que certains se montrent ainsi hostile a ces élans de guimauve, parfois effectivement mal placé, pour se la jouer « Bad Ass ». Paradoxe : il y’a exactement le phénomène inverse, a savoir des gens qui voulant sortir de la masses de ceux qui « crachent ». Et il n’y a pas besoin d’attendre la mort des vedettes pour constater cela.
J’ai eu pas mal de posts rejoignant ton analyse usclade.
beaucoup de gens, suite parce exemple à la maladie de halliday, disait « oui et alors moi ma mère a telle maladie et on n’en fait pas un article ».
« il y a sans doute souvent la recherche d’un echappatoire pour éviter de participer à une manifestation imposée trop consensuelle et émotionnellement trop coûteuse… »
il y aurait sans doute à dire sur cela. la mort de « super nanny » m’a offert le spectacle de gens dans des états épouvantables (bon j’avais eu droit à pire lors de la mort de grégory lemarchal). Beaucoup de réactions émanaient de jeunes, ans doute ados, je me suis dit que c’était peut être un moyen pour eux de se confronter d’une certaine manière à la mort – sans en être directement affectés puisqu’ils ne la connaissaient pas – donc au final est ce si inquiétant ?
Personnellement je trouve la Mort extrêmement juste : personne n’y échappe, et c’est très bien ainsi. Il n’existe d’ailleurs pas de notion de Justice dans ce que nous appelons la Nature.
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