Mineurs en danger
26 novembre 2009 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.Après l’agitation d’hier, reprenons nos activités normales :o).
La protection judiciaire de le jeunesse (PJJ) est un organisme en charge des mineurs en danger, des mineurs délinquants et des jeune adultes en difficulté.
S’occuper des jeunes en danger permet dans, un certain nombre de cas, d’éviter leur passage à l’acte, parfois vers des actes de délinquance. Le ministère de la justice a engagé une restructuration de la PJJ ; leur mission consistant désormais à s’occuper davantage des délinquants que des mineurs en danger.
Le 15 septembre, la directrice départementale de la PJJ de Paris Catherine Kokoszka, a fait une tentative de suicide dans son lieu de travail. Elle a souhaité expliquer son geste dans une lettre que vous pouvez lire ici.
Si beaucoup s’accordent à vouloir mettre les mineurs délinquants en prison, personne ne se demande comment se passera leur sortie. Quels projets peut-on lancer, quelles solutions peut-on proposer pour que ce jeune ne replonge pas aussitôt ?
Le mineur délinquant est tout entier réduit à l’acte qu’il a commis. Le 19 novembre, un enfant de 13 ans s’est rendu à son collège avec une arme à feu ; il avait l’intention de tuer plusieurs de ses professeurs. Il a renoncé à son geste. Il pourrait être mis en examen pour tentative d’assassinat, crime qui peut lui valoir 20 ans de prison. Personne ne niera la gravité de l’acte ; mais quelle est cette société qui peut envisager d’enfermer un enfant pour 20 ans ? Que sera-t-il à 33 ans alors qu’il aura passé la majeure partie de sa vie en prison ? est-il si “soixante-huitard” de comprendre son parcours de vie, de peut-être envisager une thérapie en centre fermé afin de comprendre ce qui l’a motivé ? Bref de lui laisser une chance plutôt que d’imaginer qu’il finira comme les jeunes de Colombine ?
Qu’est ce qui nous motive exactement à vouloir à tout prix mettre les gens en prison ? Les punir ? Cela n’est pas le but de la justice. Leur dangerosité ? En ce cas, un bon nombre de personnes n’ont rien à faire en prison. A moins de vouloir les délinquants et criminels enfermés à vie, il fut bien envisager leur réinsertion, bien admettre qu’il faut tout faire pour qu’il n’y ait pas à nouveau passage à l’acte.
Vous avez ici un texte d’une avocate sur la justice de mineurs.
Vous avez là un texte mettant à mal les idées reçues sur la délinquance.
Je vous note un point important répondant à une phrase de Sarkozy : “L’ensemble des faits susceptibles d’être qualifiés de criminels (à savoir les homicides, les viols, les vols à main armée, les prises d’otages et séquestrations et enfin les trafics de drogue) ne représentent que 1,3 % du total des infractions reprochées aux mineurs. A contrario 98,7 % de cette délinquance n’est donc pas constituée par des actes graves du type de ceux cités par la ministre (ce sont des vols, des dégradations, des bagarres, des simples usages de drogue, etc.).”
En septembre, le gouvernement a annoncé la disparition du poste de “Défenseur des enfants”, poste au sein duquel Dominique Versini avait rendu rapport et observations sur l’avant-projet de code de la justice pénale des mineurs.
En juin 2009, le Comité des droits de l’enfant a rendu un rapport sur la situation française : “Le Comité est préoccupé par l’absence de politique nationale globale de prévention de la délinquance et par l’insuffisance des ressources financières et humaines affectées à la justice pour mineurs. Le Comité se dit une nouvelle fois préoccupé par la législation et la pratique dans ce domaine, qui tendent à favoriser les mesures répressives plutôt que les mesures éducatives, en particulier en ce qui concerne les réformes introduites par la loi no 2007-1198 du 10 août 2007 renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs et permettant de juger des enfants comme des adultes.” (…) Le Comité engage instamment l’État partie à appliquer pleinement les normes internationales concernant la justice pour mineurs, en particulier les articles 37 b), 40 et 39 de la Convention, ainsi que l’Ensemble de règles minima des Nations Unies concernant l’administration de la justice pour mineurs (Règles de Beijing), les Principes directeurs des Nations Unies pour la prévention de la délinquance juvénile (Principes directeurs de Riyad) et les Règles des Nations Unies pour la protection des mineurs privés de liberté (Règles de La Havane).”
Personnellement, lire que la France est rappelée à l’ordre pour non respect des conventions internationales me met UN PEU mal à l’aise.
“Il est peu de problèmes aussi graves que ceux qui accompagnent la protection de l’enfance, et, parmi eux, ceux qui ont trait au sort de l’enfance traduite en justice. La France n’est pas assez riche d’enfants pour qu’elle ait le droit de négliger tout ce qui peut en faire des êtres sains. La guerre et les désordres d’ordre matériel qu’elle a provoqués ont accru dans des proportions importantes la délinquance juvénile. La question de l’enfance coupable est l’une des plus urgentes de l’époque présente.”
Exposé des motifs de l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante.

Je pense que l objectif des politiques judico-repressives de l actuel presido-gouverno-parlemento-UMPISTE est double, il s agit dans un premier temps d entretenir la légende de la france insecurisée a cause des jeunes (donc banlieues, donc maghrebino-cosmopolite, donc immigrés donc pas francais donc dehors) à des fins electoralistes, ca c est sur mais aussi dans un deuxième temps d asservir la classe laborieuse.
Je pense qu il n ya pas besoin de développer le point 1 c est pourquoi je racourcis le raisonnement avec les parenthèses et les adjectifs collés a l anglaise. On peut rajouter que ce type de décision correspond à une idée bien ancrée dans la droite réactionnaire (électeurs ou élus d ailleurs), qu’une bonne grosse paire de claque et un bon séjour en maison de correction font plus qu’un suivi therapeutique (ou psycho-sociologique) inutile et en plus effectué par des faignants qui coutent chers pour ces petits cons… d ailleurs je sais pas si vous avez remarqué mais en plus ils sont tous à moitié juifs ou polaks ces sales métèques de socilogues tous communiss’… je carricature à peine, bon OK un peu mais pas tant que ca.
Le second point, est relativement simple aussi, dans la mesure où, les lois et procédures developpées pour faire face à la délinquance juvenile, qui est une réponse à une demande, crée de toute pièce, de l “opinion publique” (vous voyez bien que tout le monde en veut!! c’est pas nous!), peuvent également servir à l’encontre de tout mineur, ou jeune adulte en détresse qui pourrait etre attiré par la demonstration de son mécontentement. Que ce soit sous forme d’action organisée de manière légale (action syndicale) ou “illegale”, type action à Poitiers… C’est ainsi une facon, d’ailleurs une excellente stratégie, de dresser les jeunes à ne pas l’ouvrir dans le futur, instaurer une peur de la répression violente et par ailleurs légalisée.
Ca c’est toujours facile à dire ca quand on ne vis pas quelque part où soi et son entourage se font emmerder/insulter/racketter/voler/frapper par des jeunes plusieurs fois par an.
Même les sales polaks juifs communistes de ma ville mettent des flics armés partout maintenant.
Protop : Même analyse de mon côté. J’ajoute qu’il s’agit même de généraliser une classe laborieuse nettement moins nombreuse jusqu’ici, d’assigner et maintenir de force un lumpenproletariat corvéable à merci et prêt à tout pour ne pas crever de faim (”les “forçats de la faim” de la chanson…) : c’est le soutien idéal à tout totalitarisme, surtout quand il est capitaliste. “Travail, Famine, Patrouille”.
resh ; il se trouve que ces constats sont faits par la PJJ qui voit plus de mineurs délinquants que nous n’en verrons jamais en toute une vie.
le pb n’est pas de mettre des flics ; le problème est “on fait quoi de ces délinquants”.
prenons un cas concret. un gamin vit dans une environnement difficile ou ses parents se battent boivent. Un jour, il reproduit cette violence et frappe un prof. Il faut bien sûr une sanction ; la sanction est nécessaire y compris dans le processus éducatif.
Si on le met en taule ca change quoi ? une fois sorti, sa famille aura changé ? la violence qu’il a intégrée aura disparu ?
et la PJJ ne s’occupera même plus, avec la restructuration des mineurs en danger. or un mineur qui vit dans une environnement tel que décrit a tous les risques de reproduire cette violence ; autant prévenir.
que vous souhaitiez une punition, je le conçois. Que pas un instant vous vous demandiez s’il ne faut pas, aussi des méthodes éducatives afin qu’il n’y ait pas récidive me surprend.
protop et GM. “qu’une bonne grosse paire de claque et un bon séjour en maison de correction font plus qu’un suivi therapeutique”
on n’en est plus aux maisons de correction là hein. on en est à la prison ferme avec des peines automatiques où les mineurs sont traités comme des majeurs. les éducs ont du mal à faire leur job car aller en maison d’arrêt travailler avec le môme est difficile.
Mêmes les juges hurlent ; quand ils demandent le suivi judiciaire d’un gamin, il ne peut être assuré vu qu’il manque des éducs.
Pensons bon dieu (je m’énerve mais c’est en général
) , à long terme. qu’est ce que je veux ? qu’un gamin qui a commis un délit ne récidive pas, non ?
Lis ce texte resh : http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants.fr/wp/wp-content/uploads/2009/09/2009-09-defenseure-des-enfants-cjpm-observations.pdf
on ne juge pas un mineur comme un adulte, point barre.
Resh, j habite aussi en banlieue, et ma famille depuis deux generations, le vol, insulte etc existe depuis ce temps et est effectué (ou perpétré si tu préfères, par des jeunes dis en situation difficile ou plutot pour se rapprocher de la terminologie Sarkoziste en “insécurité sociale” qu’ils soient blancs ou noirs… Je ne remet pas en cause (aujourd’hui parceque ce n’est pas vraiment le débat) l’existence de forces de l’ordre (qui va mieux aux vues de la politique actuelle que gardiens de la paix) mais plutot, comme le soulève Valérie dans son post, de l’utilisation qui en est faite. Je ne crois pas en terme d’organisation sociale à si vis pacem para bellum… D’ailleurs, les résultats de l’insécirité (a qui on fait dire n’importe quoi tu vas voir) sont en constante déterioration, mais ce n est bien sur pas de la faute de la politique non c est la faute de ces abrutis incultes qui ne comprennent pas que s ils prennent des coups de matraque c est pour leur bien… Pas du fait de la disparition des liens construits sous le gouvernement, pourtant de droite de Yoyo Jospinou le gentil lapinou, entre les jeunes et la police…
la question est simple hein ; on a des gamins avec 10-15 récidives derrière eux.
Donc soit on les fout en taule à vie, parce que parti comme ca, autant les enfermer en préventif.
soit on cherche ce qui peut provoquer un changement.
“Donc soit on les fout en taule à vie, parce que parti comme ca, autant les enfermer en préventif.”
Où l’on revient sur la proposition au combien clairvoyante de l’autre Nain là, de détecter des la maternelle, par le biais des instituteurs, tous des collabos comme tout le monde le sait, les comportements à risque. Quia dit que la politique nauséabonde de Sarko I n’était pas cohérente!!!! Qui?
Pardon pour le prosélytisme…
Tu peux d’ailleurs noter que dans le rapport que j’ai mis en lien sur le comité des droits de l’enfant, le comité est préoccupé des fichiers base élèves et autres conneries du genre.
Je ne suis pas pour la répression, ou pour traiter les mineurs comme des adultes, je suis juste énervé par ce discours qui sous-entends que la délinquance n’existe pas, et que c’est une conspiration du gouvernement et des médias…
Après que faire des délinquants mineurs… On peux les déresponsabiliser en rappelant qu’ils ne sont que le produit de leur environnement et de leur éducation, mais au fond, c’est pareil pour les adultes, la prison n’a jamais calmé qui que ce soit, c’est un problème aussi ancestral qu’insoluble.
Un majeur est.. majeur. Il est donc pleinement responsable de ses actes hors maladie quelconque.
ne trouves tu pas étrange qu’on juge un mineur trop jeune pour voter mis pas trop jeune pour aller en prison ?
“On peux les déresponsabiliser en rappelant qu’ils ne sont que le produit de leur environnement et de leur éducation”
déjà je ne sais pas où tu as lu cela. Ensuite, pourquoi ne deviens tu pas éducateur si ceux ci déresponsabilisent les mineurs délinquants ?
valerie : Je ne comprends pas ta réponse à ce que j’ai dit, je n’ai jamais dit, ni pensé, ce que tu cites. Erreru d’aiguillage ?
GM ; non je sais :o) ; j’informais uste.
L’ordonnance de 1945 est dépassée car justement sa conception est archaïque et ne prend pas la juste mesure de ce qu’est devenue notre société.
On parle de mineur mais le mineur est-il l’enfant,le pré-adolescent ou l’adolescent?
Une réflexion profonde du droit pénal applicable et de quelle façon aux mineurs à ce jour devrait constituer la base à mon sens.
J’ai un de mes meilleurs amis à la PJJ. La dégradations des conditions de travail est une chose évidente mais n’est ce pas aussi le cas pour l’ensemble de notre justice?
Si vous avez un juge pour enfant pour une centaine de mineur en difficulté (morale, physique ou délinquance) comment faire…
Autant la réflexion doit être globale, autant chaque cas est particulier.
Pour le jeune garçon de 13 ans, il sera au pire jugé par une Cour d’Assises spécialisée dans les mineurs et il peut être condamné maximum à la moitié des peines encourues par un majeur.
Donc pour résumer un peu ma pensée éparse.
Repensé la politique général du droit pénal envers les mineurs au vu de leur âge et de leur situation et des situations adaptées au cas ( centre ouvert, semi-fermé ou fermé et même le type d’encadrement?)
Après attention Protop,il y a insécurité et sentiment d’insécurité que tu ne pourras jamais quantifier.
Un jour dans notre pays, de quelques bords que se soient nous pourrons parler de Sécurité au sens large, je pense, déjà, que nous le pouvons plus facilement que dans certains pays du monde…
Valérie, tu as tout dit, la prison est une école du crime et je ne pense pas que ça soit une solution pour des mineurs de - de 15 ans.Il faut trouver une solution alternative permettant que le mineur intègre l’idée de sanction sans l’envoyer en milieu carcéral.Des centres éducatifs? En tout cas la mesure que tu relates s’agissant des services de la PJJ est une très mauvaise chose s’agissant du traitement de la délinquance juvénile.
“Responsable de ses actes”, ca a un sens uniquement au niveau légal.
Ne pas être responsable de ses actes veux dire qu’on a pas à en répondre devant la justice, mais pas que ce n’est pas de sa faute.
A 13 ans, on ne sais peut-être pas ce que veux dire républicain, socialiste, ou communiste, mais on sais que la violence est illégale.
Si les mineurs ont un traitement de faveur c’est bien justement parce qu’ils sont plus propices à évoluer mentalement, et à acquérir une certaine morale qui irais dans le sens du respect de la loi.
Mais le libre arbitre, si il existe, on l’a autant à 11 ans qu’à 40. Certain diront qu’un ado est influençable, mais un adulte aussi, la seule différence, c’est influençable par QUI. Les adultes suivent celui qui a le plus beau costard, les ados celui qui a la plus belle casquette (je schématise à peine)
Je serais curieux de voir la différence de résultat de l’expérience de Milgram entre majeurs et mineurs…
Bref, comment faire évoluer positivement un gamin délinquant pendant que c’est encore possible ?
Et bien je vous le demande…
“Mais le libre arbitre, si il existe, on l’a autant à 11 ans qu’à 40.”
…. ah bah au moins tu es pire que le gouvernement. oui pourquoi n’y a t on pas pensé, juger un gamin de 11 comme un majeur de 40.
“Bref, comment faire évoluer positivement un gamin délinquant pendant que c’est encore possible ?
Et bien je vous le demande…”
En ne réduisant pas un mineur à l’acte qu’il a commis.
En s’occupant des mineurs en danger ce qui ne sera plus fait. Un gamin dans un sale environnement (voir cas au dessus) a tous les risques de tomber dans la délinquance.
En travaillant avec eux sur un projet professionnel, en leur trouvant des stages, des emplois, des formations.
en ” il faut s’attacher à prendre des mesures positives assurant la mobilisation complète de toutes les ressources existantes, notamment la famille, les bénévoles et autres groupements communautaires ainsi que les écoles et autres institutions communautaires, afin de promouvoir le bien-être du mineur et donc de réduire le besoin d’intervention de la loi et de traiter efficacement, équitablement et humainement l’intéressé” (ONU)
- en le sortant si nécessaire du milieu ou il est (sauf qu’il n’y a pas de places dans les centres)
- en le suivant au quotidien (sauf qu’il n’y a pas d’éducs)
et je réière une phrase de mon texte car ca n’a pas été lu apparemment. 98% des actes commis par des mineurs sont des délits ; on est loin du mineur qui poignarde 50 personnes après avoir violé 12 filles.
“Il faut trouver une solution alternative permettant que le mineur intègre l’idée de sanction sans l’envoyer en milieu carcéral.Des centres éducatifs?”
de ce que je sais des éducs, ceux ci préfèrent bosser en centre. la prison ne leur permet pas un boulot efficace puisqu’ils sont vus par le mineur comme “des ennemis” “des matons”.
“Pour le jeune garçon de 13 ans, il sera au pire jugé par une Cour d’Assises spécialisée dans les mineurs et il peut être condamné maximum à la moitié des peines encourues par un majeur.”
c’est déjà trop. c’est le foutre en l’air. on ne met pas des mineurs de moins de 15 ans en prison. (j’aurais envie de dire que, sauf rares cas, on ne met personne en prison d’ailleurs ; machin inutile, “école du crime” comme dit max, improductif et inhumain).
Une de plus belles choses pour moi est une prison qui brûle (sans les prisonnierEs, hein).
C’est pas par hasard qu’à la Libération on a chargé le juge des enfants aussi bien des mineurs maltraités que des mineurs délinquants. On partait du principe que les deux étaient en danger, que les deux étaient à protéger.
Et quoi qu’en disent les pisse-vinaigre, c’est en protégeant les enfants, TOUS les enfants qu’on fera régresser la barbarie des adultes, puisque les adultes sont, généralement, d’anciens enfants.
C’est pas les “enfants à risque” qu’il faut chercher. C’est les enfants en souffrance. Et pas pour les ficher. Pour les aider, les protéger, les soigner.
Et en effet, on peut repérer très précocement les signes de souffrance chez un enfant. Parfois, dès quelques mois, un regard qui fuit, une tristesse qui s’installe, des comportements bizarres. Mais pour faire quoi de ce savoir? Pour coller sur le paquet une étiquette indélébile “Attention, danger”? Ou pour tenter de repérer les causes de cette souffrance et pour les faire cesser?