Le masochisme féminin
11 mai 2009 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.J’en ai déjà parlé plusieurs fois mais ce truc-là me fascine complètement : la façon complètement masochiste qu’ont les femmes de se percevoir.
Parcourez la blogosphère féminine. Lisez les 150 000 billets sur « les femmes, ces êtres pervers qui font des coups en douce ».
Qui n’a jamais entendu la phrase suivante, prononcée par une femme « oh moi, je préfère bosser avec des hommes, ils ne te font pas de coups tordus ». Et toi tu es quoi, connasse ?
Pire, ce genre de billets d’auto flagellation est suivie de 150 commentaires du même style, où toutes trouvent que les femmes sont des salopes. Sauf elles, evidemment.
Vous imaginez 5 minutes un noir écrire « ah moi je préfère bosser avec des blancs, au moins ils ne sont pas paresseux ? » , ou un juif dire « moi je bosse qu’avec des goys, ils ne me piquent pas mon pognon au moins ».
C’est strictement pareil, faut se le mettre en tête. Et quand ca vient des concernées, qui cultivent visiblement un masochisme de bon aloi, ca fait un peu peur.
Bon j’attends évidemment les commentaires qui vont venir m’expliquer que c’est vrai « d’ailleurs j’avais une collègue Solange à la compta qu’était rien qu’une vraie garce ». Ca ne suffira pas ton exemple hein. Donc si vraiment tu veux me justifier ca, tu me l’expliques génétiquement (on va rire), socialement mais pas avec trois vagues exemples de ta vie perso, dont on se fout.
Tu as parfaitement le droit, toi qui a commis ce genre de billets, de penser que c’est vrai et de croire que tu es une garce (je dirais plus une conne mais bon), mais réserve ce genre de jugements à ta petite personne , pas à la totalité des femmes.
bisous.



Mais non c’est parce que « les femmes » ont une manière différente d’exprimer leur colère.
La femme prémédite sa vengeance et pratique le coup tordu alors que l’homme criera un bon coup (avant de se réconcilier devant une bière).
C’est comme ca, voilà tout.
Demain je t’expliquerai pourquoi les femmes réagissent pendant que les hommes réfléchissent. [/me file se cacher]
Le mieux dans ce genre de commentaires, (et je l ai entendu plusieurs fois, en fait a chaque fois que dans un des departement de l entreprise, secretariat accueil compta, allez savoir pourquoi, il n y avait que des femmes), « nan mais il nous faudrait un mec dans ce service, ca regule ». Alors la le cliche proprement sexiste y a pas mieux… Un peu comme un taureau au milieu d un troupeau de vaches ( ou un verrat au milieu …. non je le dis pas). N importe quoi les meufs…
Moi, je suis une salope misogyne doublée d’une putain de garce qui préfère bosser avec les mecs pour pouvoir baver sur le dos de l’incompétence de mes collègues féminines !
Oh, les hommes peuvent être d’une immaturité affligeante et d’un nombrilisme insurmontable aussi…
Ce n’est pas une question de sexe mais de caractère.
Par contre oui je supporte mieux des hommes qui hurlent en soutenant le foot que des nanas qui parlent démaquillant toute la soirée. Mais là aussi c’est une question de centres d’intérêts…
Mais ça c’est parce que je suis une petite teigne qui préfère ronronner en se frottant aux mâles, me souviens-je. Huhu.
Je pense que le «so» dans masochisme est en trop, puisqu’il s’agit souvent pas tant de s’autoflageller que de montrer que non, on vaut bien mieux, puisqu’on préfère être avec les mecs que discuter maquillage.
Elly ; pas sûr.
je vois beaucoup de femmes dire « les femmes sont des salopes, qui se font des coups en douce » (sous entendu mais moi je ne suis pas comme ca).
Plus que d’autres groupes discriminés (noirs, jufs etc) les femmes ont bien intégré les stéréotypes attachés à leur sexe qui sont machistes c’est certain).
Mais note qu’il en est de même pour les hommes ; combien ai je entendu d’hommes dire « ah mais oui je suis un queutard, je ne pense qu’à ca » (juste après m’avoir expliqué que les féministes sont misandres, tiens…).
« Mais ça c’est parce que je suis une petite teigne qui préfère ronronner en se frottant aux mâles, me souviens-je »
haha.
Misogynie intériorisée, syndrome de Stockholm, qu’est-ce que tu veux que je te dise… J’ai appris à quelques amies à être des Maîtresses au lieu de larbines. C’est fou ce que ça a changé leur vie…
On reste un peu dans le cliché que c’est celle ou celui qui doit » recevoir » qui doit rouler du cul.
Perso, une femme qui « descend » les fesses d’une autre, c’est qu’elle n’a pas confiance en ses atouts, qui sont bien au-delà du physique. Son string se transforme sur le champs intime directement en ceinture de chasteté.
GouineMum >> « J’ai appris à quelques amies à être des Maîtresses au lieu de larbines »
Y’a pas un juste milieu ?
S’il y’a bien une chose que je trouve pénible, c’est cette pseudo lutte, très présente dans les entreprises. Et ça ne concerne pas que les femmes, là différences avec les hommes étant qu’elle jouent sur un terrain plus « verbale » mais je t’assure que les hommes sont du même bois.
Par contre Valérie je suis étonné que tu utilise la comparaison « etre une femme » et « etre black / juif / polymorphe » parce que je n’y vois vraiment pas de rapport. Je comprend ce que tu cible bien entendu, mais je suis surpris que tu choisisse cet angle là qui me semble peu en accord avec tes idéaux.
un lien avec l’article du monde d’aujourd’hui ?
nb : tu viens à la soirée diantre mercredi soir ?
flashou ; bah c’est assez simple. Les juifs les noirs, les femmes sont des groupes discriminés ui subissent tous des stéréotypes. s’il est facile pour la plupart des gens de comprendre que les stéréotypes à l’égard des noirs sont faux, il n’en est pas de même pour ceux à l’égard des femmes. La comparaison permet la compréhension
christian ; pas lu. et non.
Flashou : D’expérience non, ya pas de juste milieu. Parce que this is a man’s world.
GouineMum > But it wouldn’t be nothing without a woman…
Alors là je suis mal placée pour commenter, il parait que je suis un homme, en vrai.
A part cela, tu vas bien ?
Les filles qui disent préférer bosser uniquement avec des mecs,au fond, je me demande si c’est pas juste pour faire leur petite princesse au milieu de tous ces mâles, sans concurrence aucune…
J’ai bossé dans des supers ambiances avec que des filles, parce qu’on s’entendait toutes bien,dans un autre endroit, je n’avais pas d’affinité avec mes collègues, donc j’ai moins aimé: tout ça est une question de caractères, pas d’homme/femme/juifs/noirs/asiat/gros/citadins/mariés/célib
(à mon avis).
Une ambiance uniquement masculine peut être aussi très chiante à la longue si on a pas du tout les même affinités avec ces messieurs (exemple: j’ai préféré bosser avec des musiciens plutôt que des mecs qui bossaient sur des chantiers… j’avais plus de choses à partager avec les premiers!)
Moi j’ai remarqué un truc : c’est que ce sont précisément celles qui disent ça qui sont elle-mêmes de grosses vicelardes calculatrices et jalouses de tout ce qui est féminin. En réalité, quand j’entends une fille dire « les femmes c’est des connasses jalouses etc », je peux être sûre que c’est d’elle qu’elle parle au fond!
Faudrait pas non plus tomber dans l’autre extrême en affirmant que globalement, les hommes et les femmes sont en fait strictement pareil culturellement comme socialement… dans certaine utopies peut-être, mais dans la réalité actuelle c’est absurde.
Alors tu dis que ce n’est pas en citant un cas particulier qu’on peux briser une théorie, mais c’est valable à l’inverse, tu peux me parler de Chantale, une autre copine à toi qui aime la bière et le foot et n’a aucun gout pour les potins, les ragots, et les intrigues romantico-profesionnelles, mais c’est pas pour ca que ca voudra dire que travailler avec des hommes ou avec des femmes c’est la même chose.
En fait c’est même possible que cette Chantale fasse du coup partie de toutes celles qui préfèrent trainer avec des mecs qu’avec des filles.
Ben soit, et alors ? C’est une vile traitresses à son sexe et à sa cause ? Faut lui raser le crâne et la pendre haut et court avec son string pour avoir osé collaboré avec l’enemi ?
Ou peut-être qu’elle se reconnait juste davantage dans certaines cultures et une certaines philosophies de vie qui pour des raisons sociologiques se retrouvent davantages chez les hommes que chez les femmes. Et que donc forcemment, à la pause café elle aura plutôt tendance à aller taper la discute avec Jean-Guillaume qu’avec Solange. Bref, c’est le cas d’énormément de filles dans mon entourage, et je vois pas de raison de s’exciter la dessus, il n’existe aps encore de délit de masculinité à ce que je sache.
Autre point qui m’enerve de plus en plus, cette tendance à amalgamer racisme antisémitisme et sexisme, quand leurs mécanismes sont très différents.
En l’occurence, en effet, les noirs ne sont pas plus fondamentalement paresseux que les juifs sont voleurs, et je ne pense pas qu’ils se disent le matin en se rasant « tiens, ce s’rais cool si j’étais paresseux, j’me sentirais plus black »… parce que ces clichés racistes sont simplement péjoratifs.
Rien à voir donc avec ce cliché de la femme intrigante, qui lui est senti comme plutôt mélioratif par nombre d’entre elles.
Et du coup je pense bien qu’il y a bien un paquet de gamines élevées aux sitcoms qui se complaisent totalement dans cette images de la féminité qu’on leur a inculquée, celle la même qui agace tant une autre partie de la gente féminine (et masculine aussi par ailleurs).
En fait, tout ca part des stéreotypes sexistes que se font les hommes, qui traversent le petit écran pour devenir une partie de la réalité chez certaines femmes…
Donc ce sont des clichés certes, sauf que des clichés ambulants, des pâles imitatrices, ou imitateurs de couvertures de magazines, et de personages de série au rabais, j’en croise tout les jours. Alors c’est bien triste, mais au final, toutes ces manipulatrices superficielles niaises et briseuses de gonades, elles existent bien hein, et ce ne sont pas des mythes, des fatasmes ou des exceptions, alors si t’en connais pas faut que t’ouvrse les yeux, ou que tu me dise ou t’habite que je démenage. Et si t’en connais, alors tu dois comprendre pourquoi beaucoup d’autres filles péfèrent les fuir elles, ainsi que par précaution, tout être humain pourvu d’un vagin, quitte à pour cela devoir plutôt partager leur temps libre avec d’horribles machistes.
« Ben soit, et alors ? C’est une vile traitresses à son sexe et à sa cause ? Faut lui raser le crâne et la pendre haut et court avec son string pour avoir osé collaboré avec l’enemi ? » tu as des problèmes dans ta vie non ?
Suis d’accord avec Resh en fait.
le problème n’est pas le propos de Resh.
Le problème est qu’il fantasme sur ce que je peux penser.
Ensuite, ce que je dénoncais, ca n’est pas tant que certaines femmes soient comme ci ou comme ca – tu intériorises tjs plus ou moins une éducation qui veut que. c’est que des femmes, qui, un jour ou l’autre dans leur vie, seront en butte à ce genre de clichés, les intériorisent, les déversent sur d’autres femmes sans chercher à les déconstruire, sans voir 5 minutes qu’elles s’auto-insultent.
resh dit « Rien à voir donc avec ce cliché de la femme intrigante, qui lui est senti comme plutôt mélioratif par nombre d’entre elles. »
sauf que ca n’etait pas le propos. le propos est le suivant. « des femmes disent que les femmes sont intrigantes mais que attention elles, elles ne sont pas du tout comme ca ».
C’est l’interiorisation du cliché dans lesquels les femmes excellent et qui mérite, au minimum, quelques coups de pied au cul.
Tin t’as bouffé du lion, j’adore.
Je sais bien que je caricature et que j’en fait des tonnes, c’est mon style qui veux ca, et dans le fond on est plutôt d’accord sur ce thème, juste que de mon point de vue, je sens quand même dans tes propos une certaine opposition conflictuelle hommes/femmes qui n’a pas de sens.
Parce que y a aussi des mecs qui vont dire que les hommes sont trop des beaufs et qu’ils préfèrent les femmes qui sont plus douces et raffinées, mais là on s’en fout, ou alors on applaudi.
En somme ces généralisations sont plus des raccourcis de langage que des vrais préjugés stigmatisant chaque individus du groupe. C’est comme dire « Les routiers sont sympas » ou « Rhalala les jeunes de nos jours… », c’est peut-être un premier pas vers la discrimination, mais c’est bien difficile de faire autrement.
« Parce que y a aussi des mecs qui vont dire que les hommes sont trop des beaufs et qu’ils préfèrent les femmes qui sont plus douces et raffinées, mais là on s’en fout, ou alors on applaudi. »
applaudis si tu veux ; ca n’est pas mon cas. et j’ai expliqué des milliers de fois à des abrutis des deux sexes que non les hommes ne pensent pas qu’avec leur bite, non les hommes ne sont pas néanderthaliens etc.
« En somme ces généralisations sont plus des raccourcis de langage que des vrais préjugés stigmatisant chaque individus du groupe. »
du tout. ca fonde le sexisme et dans les deux sens.
Dire qu’une femme est une garce qui va faire des coups en douce, ca sert aussi à expliquer qu’une femme n’a rien à faire à un poste à responsabilités car elle y mettra le bordel.
Dire qu’un homme est naturellement ou culturellement violent, ca sert à expliquer qu’il n’est donc pas apte à éduquer des gamins. etc etc.
Il est évident (en tout il me parait évident)comme l’a mentionné déjà quelqu’un dans les commentaires à ce billet que quand on dit: « p****n les mecs ce sont de vrais machines à b**e! » quand on est soit même un homme, il me semble donc évident que c’est de soi que l’on parle.
Consciemment ou inconsciemment.
Autre problème que vous avez évoqué, les groupes unisexes sur les lieux de travail. Il faudra m’expliquer en quoi un homme n’est pas foutu de travailler à l’accueil, de faire de la vente en magasin ou du secrétariat. Personnellement je suis infirmier, un milieu où nous sommes assez peu nombreux (nous, les hommes) et dans lequel les clichés ne sont pas rares. D’ailleurs les collégues sont plutôt contentes qu’il y ait des gars parce que « tu comprends quand on travaille qu’entre nous, c’est d’un lourd… »
Et je ne sais toujours pas pourquoi ce serait plus lourd que quand il y a mixité.
Avant ça, j’étais étudiant en fac de lettres, même constat, un milieu essentiellement féminin, une amie m’avait dit à ce moment là qu’elle y voyait une expression de la puissance sexuelle féminine, sans objet pour se déverser (un focus masculin, à priori, la plupart des femmes se refusant le droit de ne pas être autre chose qu’hétérosexuelles) cette puissance pourrissait et revenait sur le groupe.
Or on assiste à peu prés à la même chose dans certains milieux exclusivement masculin, avec des phénomènes de groupe, d’amplification et de radicalisation des comportements…
Un autre apport qui est intéressant, on en discutait avec un ami marseillais qui travaille dans le milieu social. Sa remarque concerne plus ces jeunes caïds de banlieue de treize à quatorze ans qui n’hésite pas à négocier une fellation en échange de baffes à des gamines de deux ans leurs cadettes avant de balancer les images sur le net grâce à leurs téléphones portables mais elle vaut pour tout un chacun.
Qui donnent en premier lieu les valeurs? l’école et les parents.
On entend fréquemment les femmes se plaindre du comportement outrageusement machiste de leurs compagnons et plus généralement des hommes mais ces hommes qui les a élevées sinon des femmes?
Et peut-être justement, les mêmes femmes qui pensent que les autres (mais pas elles?) sont « de tristes pétasses intrigantes. »
Remarque qui passent chez les enfants et se traduit pas « toutes des salopes sauf maman. »