Le noir, gentil mais un peu barbare
7 mai 2009 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.
Après avoir abordé les clichés sur nos amis les pervers les homosexuels, nous allons aborder les clichés sur nos amis les animaux les noirs.
Préambule. Avant c’était bien. La couleur de peau déterminait ton caractère. Moi, par exemple qui suis blanche comme un lavabo fraichement nettoyé, j’étais considérée comme gentille, travailleuse, honnête. A l’image de dieu en quelque sorte. (enfin quand même, on abordera ca une autre fois, mais je précise que je suis une femme donc je ne suis pas à l’image de dieu).
Et donc on en conclut aisément que le noir c’était l’inverse.
C’était ce qu’on peut appeler le bon vieux temps.
Là des gens présents au second tour de vagues élections présidentielles d’un obscur pays pouvaient dire « je crois à l’inégalité des races« .
Mais des scientifiques, sans doute inféodés à une puissance africaine quelconque, nous ont expliqué que c’était un peu plus compliqué et qu’une couleur de peau ne conditionnait pas un caractère. Le scientifique aime à pinailler au lieu d’être dans le bon sens.
Donc là il a fallut procéder autrement. Si ce n’était pas ta nature, c’était ta culture.
Là des gens présents au second tour de vagues élections présidentielles d’un obscur pays pouvaient dire « et si on rajoute le bruit et l’odeur » ou « pas encore entrés dans l’histoire ».
1. La non entrée dans l’histoire.
Pendant des siècles, quand il n’était pas occupé à manger des blancs, le noir s’est contenté de dessiner des trucs moches, de faire des poteries dignes d’un enfant de deux ans et s’est promené tout nu pour exhiber son gros sexe.
Il a vaguement construit deux trois trucs, créé quelques œuvres artistiques m’enfin pas comme nous. Et l’histoire c’est nous (les blancs hein).
Rien à voir par exemple avec les pays civilisés qui au début du siècle ont imaginé de chouettes loisirs comme les zoos humains. Ca c’était éducatif au moins.
2. La couleur de peau comme critère déterminant pour juger un humain.
Prenons une couleur sympa ; au hasard le blanc. Le blanc, c’est la virginité, les marguerites, le lait (enfin pas le candia y’a des soucis en ce moment) ; bref des trucs super sympas.
Prenons une couleur super vilaine comme le noir. Déjà vous connaissez des fleurs noires ? Non ? ben VOILA. Le noir c’est les gothiques, les satanistes, le pain grillé brulé, bref que des choses pas du tout sympa.
Précisons aussi que si tu mélanges du noir et du blanc tel un anarchiste, ca reste du noir ; va pas déconner avec ca.
CQFD.
3. LE noir
La science nous a en effet démontré que si tu étudies un noir, tu les as tous étudiés. Pour résumer Mandela = Mugabe.
4. Le noir y sent mauvais.
Chaine de l’évolution
amibe – les gens de droite – le singe – le noir – le blanc – moi
Avez-vous déjà senti un singe ? Ben voila.
5. Le noir est un voleur.
Cette affirmation scientifique explique beaucoup de choses.
Nous avons déjà vu, que scientifiquement on n’a pas encore pu isoler le gène du vol. mais culturellement en revanche, on y arrive très bien.
Prenons une population géographiquement semblable, l’Afrique. Ces gens là ont eu pour habitude pendant des siècles de se voler entre eux ; ‘c’était devenu un jeu national. Machin volait quelque chose à Truc qui le revolait à machin. Ils rigolaient bien. Jusqu’au moment ou ils se sont dits que ca serait plus marrant de voler et de conserver le résultat des larcins.
les noirs ont alors déferlé en occident – des fois ils avaient des chaines au pieds comme les fantômes pour faire peur – et ont tout volé aux blancs.
On le constate d’ailleurs, le blanc pourrit en HLM pendant que le noir se goberge à l’Elysée.
6. Le noir court très vite.
(c’est après qu’il ait volé, il faut bien qu’il fuie).
Nous en avons de nombreux exemples ; Prince connu pour son record au 100 mètres, Sammy Davis junior, et Mickael Jackson quand il n’est pas occupé a ramasser son nez.
Bon tu peux quand même continuer à croire ca – comme à penser qu’ils dansent bien – et tenter de faire courir ton pote Guillaume, cadre sup à la BNP qui s’est levé une fois en 2005 pour aller demander une augmentation, je crains que ca ne marche pas.

7. Le noir est exciseur et violeur.
Quand le noir n’est pas occupé à violer des femmes (blanches), il excise.
Il est comme ca, plein de loisirs rigolos.
Vous l’avez constaté de vous mêmes, depuis qu’il y a des noirs en France, on ne sort plus de chez soi.
Prenons une période sympa ; le moyen-âge. C’était le bon vieux temps ou on te comptait fleurette le couteau à la main, à douze. En Bosnie d’ailleurs, c’est connu, le noir a sévi.
Sur l’excision, on va être sérieux trente secondes vu qu’il y a plein d’idées à la con là-dessus. Les mutilations sexuelles sont un phénomène mondial. On en retrouve en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du sud et centrale.
On a même excisé, de facon certes sporadique, en France au début du 20eme pour lutter contre « la nymphomanie ».
L’excision n’est pas non plus liée à une religion, et donc pas à l’islam.
8. Le noir est paresseux.
En afrique, il faut chaud. Sisi. Tout le temps. Donc ca t’incite pas à bosser. Il suffit d’ailleurs d’aller dans n’importe quel pays d’Afrique, tu les verras allongé à rien foutre à longueur de journée en train de s’éventer. De temps à autre ils vont chercher de l’eau a 40 bornes, mais c’est juste pour le pastis local (le noir boit).
c’est pour ca qu’on a inventé l’esclavage puis le fonctionnariat.
L’esclavage c’était pour inciter des malheureux à bosser un peu. Le noir en plus d’être paresseux, ne sait pas bien ce qui est bon pour lui. L’esclavage a remédié à ca.
Des esprits un peu gauchisants ont trouvé que ca n’était pas super sympa pour ces gens là (va comprendre). On a donc inventé le fonctionnariat ou le noir pouvait donner libre cours à sa flemme légendaire (et au blanc qui a une âme noire genre les profs tiens).
Rajoutons que des fois le noir est musulman donc terroriste et porte des habits de femme de ménage.



Faut dire aussi qu’il maraboute tout ce qui bouge, et qu’il vit dans son habitat naturel en haut des cocotiers.
Et il a le rythme dans la peau, un peu comme le pédé a du gout…
(au fait, quels sont donc les clichés sur LA noirE ?)
Bah, kessetuveux, Noir c’est Noir, il n’y a plus d’espoir…a dit un grand philosophe blanc…
Merde GouineMum m’a piqué m’a réplique…
*ma réplique*
(faut que je me repose)
4)Je proteste ! comment peut on affirmer que le blanc ne soit qu’un noir délavé !
6)Alors là je redeviens serieux 30sec : la plupart des éthnies noires (je sais pas comment le dire autrement sans faire du politiquement correcte) ont génétiquement une musculature beaucoup plus efficace pour des efforts physiques de puissance comme la course. Evidement, un mec noir MAIS qui serait au régime McDo serait une brele à la course.
7)lutter contre la nymphomanie ? mais qui sont les pervers gay capable de penser un tel truc ? il faut la promouvoir au contraire !
Je voudrais finir avec une citation remanier par mes soin, cependant j’en ai oublié l’auteur d’origine, qu’il m’en excuse (ouais sans rancune vieux) :
« Quand l’homme blanc nait, il est rose, quand il à peur il devient vert, quand il à froid il devient bleu, quand il est malade il devient rouge… et c’est moi qui suit noir qu’on appel homme de couleur ? »
Ah mais c’est que le noir a de la chance (quand même un peu)car dans son rien foutage quotidien, les bananes et noix de coco lui tombent dessus pour bouffer à sa faim.
Citation d’un inconnu en réalité…
Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je vais au soleil, je suis noir,
Quand j’ai froid, je suis noir,
Quand j’ai peur, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai,… je serai noir,
Tandis que toi, frère blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras,… tu seras gris,
Alors… de nous deux, qui est l’homme de couleur ?…
Petite rectification…l’inconnu c’était:Léopold Sédar-Senghor…J’étais pas loin de la vérité..
Avec tout ce que je me casse le cul à bronzer et à tâcher de glander sans que ça se voit y paraît que ce serait une prérogative de noirs ? JE SUIS PAS D’ACCORD.
>>GouineMom : cliché ? La noire sent fort et est un bon coup au lit (comme les rousses en fait)
Pour le point 6) petite precision il a ete prouve que certaines populations ( c est le terme mieux qu ethnies) ouest africaines, du fait de leur genome semblable, avaient une proportion de fibre C (dans les muscles) plus importante que toutes les autres populations du monde. Or ces fibres C sont celles (pour aller vite) qui font les muscles « ronds », responsables de la reponse a l effort brutal (pas comme pascal hein plus comme un sprint par exemple). D ou la grosse generalite « ils courent plus vite ». Ceci est a mettre en relation avec la plus forte proportion de fibres longues (je sais plus si c est A) qui sont responsables de l effort a long terme. Celle ci sont presentent plus souvent chez les populations d afrique de l est (en afrique hein)(c est pour ca que c est les ethiopiens qui gagnent les courses de fond, hhihihihihi). Voila petit bemol a tout ca la genetique ne represente qu un potentiel, ces proportions de fibres musculaires peuvent evoluer avec un entrainement adapte.
Petite remarque ils ont eut du pot les gars des plantations americaines que ca se passe comme ca, parceque sinon pour le boulot a la con ils auraient ete bien emmerdes avec les pygmees.
Commentaire sur le billet, j ADOOOOOOOORE. je suis super fan de second degre, surtout quand il sert a se foutre de la gueule des conn… pardon des racistes.
PS : Madaaaaaaaame j ai pas compris la remarque sur les anars…
Babelkot dis moi que c est une blague ton second post…
@ GM : demande a Dieu, vu que son fils etait un peu gris il a bien du le faire avec une noire, si il est a notre image c est a dire blond blanc avec des yeux bleus.
Putain un triple post je me dechire cet aprem, faut dire qu il faut que je me defoule un peu apres mon tour sur Criticus…
Voila une belle tentative de lancer un bon crepage de chignon:
Pourquoi ne pas utiliser negre comme mot pour designer cette populace de tous pareils que de toute facon on paut pas les reconnaitre? Cette couleur me semble plus proche de la realite que noir, proprement…
Protop > parce qu’a mon avis personne ne demande dans un magasin de fringue « Cette chemise, vous l’auriez en nègre ? »
Sur la course à pied et le talent des kenyans, éthiopiens pour l’endurance (en vitesse je n’y connais rien), je pense que ce n’est pas raciste de considérer (comme le dit plus scientifiquement Protop) que le mode de vie traditionnel que connaissent encore, bien plus que nous, ces populations (euh, en Ethiopie tout le monde marche énormément) favorise les facultés à courir longtemps. En France, Serge Cottereau dit dans un de ses bouquins que les plus balaises en endurance sont plus souvent issus de milieux ouvriers, car les courses sur longue distance demandent une certaine acceptation de la souffrance. Je suis convaincu que c’est vrai.
Je ne crois pas qu’être noir ou ouvrier prédispose à être bon en endurance, mais que les modes de vies font que les plus balaise sont plus souvents africains ou ouvriers.
protop ; « petite precision il a ete prouve que certaines populations ( c est le terme mieux qu ethnies) ouest africaines etc etc ».
CERTAINES. OUEST.
Donc pas la totalité des africains, ni des noirs, ni de rien.
je sais qu’on est d’accord hein, mais je préfère préciser.
en clair ce n’est pas parce qu’une population lambda dans UN coin d’Afrique a une capacité génétique donnée que tous l’ont.
Capacité génétique qui se développe, comme tu l’as dit avec l’environnement idoine, donc l’inné a bon dos (fallait que je le colle celui là).
GouineMum . les clichés sur la noire…
alors.
La noire a l’instinct maternel chevillé au corps ; c’est pourquoi elle est engagée comme baby sitter chez les bourgeois blancs. C’est la nounou de Scarlett.
Elle aime bien faire le ménage – enfin sauf chez elle, bruit, odeur tout ca – et adore travailler comme femme de menage ou technicienne de surface. Elle met à cet égard des boubous ; des fois des blanches l’imitent.
Elle a décidé – comme ces moitiés de blancs que sont les maghrebines – de conquérir l’europe avec son ventre et fait plein d’enfants (c’est aussi pour les allocs). mais comme c’est une femme, elle ne sait pas les éduquer et ils deviennent violeur-exciseurs-voleurs-islamistes.
notons en plus que c’est une femme donc elle cumule les clichés femme/noir.
pour être un peu sérieux, à propos des zoos humains dont j’ai parlé au dessus
http://www.assemblee-nationale.fr/11/rapports/r3563.asp
c’est l’histoire de Saartjie Baartman.
sur les zoos humains : http://www.monde-diplomatique.fr/2000/08/BANCEL/14145
*soupir* Je pressentais que ce débat allait prendre une tournure essentialiste pseudo-darwinienne…
P.ex. ali (mais d’autres peuvent se sentir viséEs) : et si les EthiopienNEs étaient blancHEs de peau, ils/elles marcheraient moins et courraient mois loin ?…
Bref, qu’y a-t-il de si difficile à comprendre que les conditions de vie conditionnent certes souvent, mais que ça n’a strictement rien à voir avec la couleur de la peau de la personne, qui est un critère totalement absurde ? Et que du reste, ces conditions de vie peuvent très bien être, et le sont la plupart du temps, des constructions sociales dans lesquelles nous, « blancHEs », ne sommes pas innocentEs : si en Ethiopie on marche tellement, c’est peut-être parce que nous rendons ce pays pauve au point que se habitantEs n’ont pas d’autre choix que celui de marcher, non ?…
GouineMum, je ne suis pas assez con pour croire que la pigmentation de la peau a une influence sur la course à pied. Par contre, que les conditions de vie aient à long terme une influence sur la génétique, sans être un chouia scientifique, je crois que oui, par exemple les montagnards ont des plus gros mollets en moyenne (un truc dans le genre).
Euh, je n’ai pas envie de m’autoflageller parce que les éthiopiens marchent beaucoup, qu’ils n’ai pas assez à bouffer, peut être, mais qu’ils marchent beaucoup, pas sur que ça ai un rapport (et d’une manière générale, je ne crois pas que la ruralité soit absolument la misère, et que le top du développement soit forcément de devenir comme nous).
ali : Il ne s’agit pas de nous autoflageller, mais d’abandonner notre arrogance culturelle « premier-mondiste » (ou plus clairement : de riches). De ne plus préjuger sur une base d’apparences différentes. Et surtout de ne pas chercher, même inconsciemment, à « justifier » ces différences : elles sont, point. Sans aucun besoin d’explication, car chercher une cause revient à chercher un remède. Elles sont à accepter inconditionnellement.
Et si le noir était tout simplement un blanc foncé ?
Ha non, ça ferait chier trop de monde.
GouineMum > comprendre la nature de nos différences est aussi une façon de les accepter. Ce dire qu’on est « comme ça et puis c’est tout » est à l’inverse très mal vécu chez certaine personne.
Il est aussi important de savoir tout ça pour éviter la récupération facile (que ça soit la religion ou plus basiquement la connerie humaine). De plus, chercher une cause ne sous entend pas systématiquement chercher un remède.
Tout cela me rappel une scène de l’excellente série Dr House (Episode 3 saison 2 pour ceux que ça interresse) ou un des toubib (un noir) donne à un patient (noir lui aussi) un médicament ciblé spécifiquement pour les afro américain. Le patient s’offusque car il considère que ça n’est pas normal, et qu’il ne veut pas de médicament au rabais mais le même que ceux pour les blancs. Le Dr essaye alors de lui expliquer que ce médicament est adapter à une déficience courante chez les afro américains. Sauf que le monsieur en face reste sur ses positions. le patient revient un peu plus tard dans l’épisode et c’est ce bon dr House qui s’en occupe avec une réplique drolatique « au nom de mon peuple je vous remercie : je vous remercie de mourir pour notre cause ! » Au final, le monsieur insiste et le Dr House cède et lui donne « le médicament qu’on donne au républicain »
Cette scene prouve deux chose : d’une, qu’a force de considèrer que c’est une insulte envers la personne que de prendre en compte sa couleur de peau, on en arrive à des abhérations de ce genre ou une personne va mettre sa santé en péril pour une question de principe qui n’a strictement rien à voir avec la réalité médicale. deux, que culturellement les gentils blancs continuent à penser qu’ils savent ce qui est bon pour les autres et qu’ils n’ont pas a s’expliquer (bah oui les blacks ils sont pas assez affuté des synapses pour comprendre ma bonne dame).
N’allez pas me croire raciste hein ! la preuve j’ai toujours adoré Arnold et Willy.
Val> mon propos etait juste pour corriger l argumentaire de flashou, l exemple de l est africain etait justement pour illustrer que les noirs et ba c est comme les blancs et les jaunes en fait ils se ressemblent pas tous, comme les hommes quoi.
T as bien fait de rejouter le couplet sur LA noire
Pour repondre a ali et GM, sisisisisi je suis d accors regarde tous les tenants du grand capital a force de frequenter leur milieu uniquement sont devenu completement debiles…..;)
Enfin flashou, si moi quand je m achete des chemises (tres rare) ou des futals ou des popmpes et que je les veux en negre (une couleur que j adore soit di en passant) alors je demande negre, pas chocolat, ni noir, ni marron…
GouineMum, j’ai découvert cette théorie sur les forums et blogs féministes, mais je n’arrive vraiment pas à intégrer que parce que je suis un male blanc et hétéro, je suis culturellement arrogant, assez coupable de l’exploitation du reste de la terre etc…
Pour continuer ce que dit Flashou, quand on cherche à expliquer les différences, en prolongeant le raisonnement on dépasse assez vite l’essentialisme.
Donc pour moi, oui il y a des explications sur le fait que dans certaines disciplines d’athlétisme, les gagnants sont presque toujours noirs.
Comme pour moi il y a un jazz noir, ou un reggae noir, donc, si je parle un peu vite, on pourra entendre que je dis que « les noirs on le rythme dans la peau » vu que j’ai une préférence pour ce type de musique.
Je ne suis absolument doué pour ça, mais quand j’étais petit on m’a appris à l’école que l’humanisme était aussi l’art de raisonner et de regarder le monde avec objectivité.
Si on poursuit le raisonnement, on voit assez vite qu’on peut être noir et être nul en sport ou en musique, et il y a des grand marathoniens ou jazzmen blancs (j’ai la flemme de mettre le féminin partout, mais pareil au féminin), et que ces choses là ne sont pas figées et en perpétuelle évolution. Au final, les différences existent partout, mais toujours en train d’évoluer et on peut créer des ensembles de ce que l’on veut, par exemple tous les gens de tel ou tel type de caractère, qui n’a rien à voir avec le teint de la peau ou la culture d’origine, mais peut être le point commun entre ces gens sera un certain environnement familial etc…
Avec ce raisonnement, j’ai du mal à concevoir donc le male blanc hétéro comme un seul homme.
Arrogance de pays dominateur, peut être, mais les japonnais, ou les chinois n’ont t-ils pas une certaines arrogance aussi ?
J’ai le souvenir d’un bon film, « Little Sénégal ». Dans cette histoire, un sénégalais décide de partir pour les USA, à la recherche de ses lointains cousins descendants d’esclaves. Les gens qu’il retrouve, noirs comme lui, ont l’arrogance des américains, et le mépris de l’Afrique, on le considère comme un singe.
Je trouve très essentialiste aussi de faire de tous les blancs des descendants de colons. Pour moi l’histoire ce n’est pas ça. Des blancs ont exploité l’Afrique comme ils ont exploité les paysans pauvres de l’Europe, pour moi il y a peu de différence en un pauvre de l’Auvergne au début du 20ème siècle et un pauvre d’Afrique.
Je n’ai pas envie d’endosser la culpabilité des gens qui ont aussi exploité mes grands parents.
Par contre je suis sous le choc. Je ne me suis jamais trop intéressé au musée du Quai Branly, mais je sais qu’il est consacré au arts primitifs. Et donc en cliquant sur le lien je tombe la pub pour l’expo sur le jazz. Comme les choses sont présentées, et au vu des autres expos, on dirait que le jazz est pris là comme l’expression des bons nègres… Que vient foutre l’histoire du jazz, musique contemporaine et très vivante, une des choses les plus raffinées de notre civilisation au musée des arts primitifs ???
Le billet de Valérie prend tout son sens. C’est donc ça l’esprit du quai Branly… ça rappelle le « y’a bon banania »
Flashou : On parle de constructions culturelles et sociales, justement pas de biologie. C’est précisément le fait d’établir un lien de cause à effet entre les deux qui est illégitime, et raciste.
ali : Je te rassure, ce n’est pas qu’une théorie, mais aussi une pratique… Et oui, ce musée est un monument raciste.
Du reste, je cite Grandmaster Flash, dans New York New York (en 1984, je crois) : « just play a ball or be an entertainer, ’cause niggaz like me can’t read too well ».
Le mouvement de libération des noirEs américainEs a d’ailleurs dit et écrit beaucoup de choses très intéressantes dans le cadre de ce débat.
« »“just play a ball or be an entertainer, ’cause niggaz like me can’t read too well” »
Je ne serai contre un traduction, ne pratiquant pas l’anglais (en traduction automatique ça donne « “jouez juste une boule ou êtes un artiste de cabaret, ’provoquez niggaz comme moi ne peut pas lire trop bien”).
Je rève aussi qu’on puisse un jour s’affranchir de l’Amérique pour discuter de quoi que ce soit.
>ali : sans vouloir faire de proselytisme, la lutte des classes theorise un peu ton discours…
Non mais c’est pas fini ?
(Vous me préviendrez quand vous en serez au Breton, je ne vous laisserai pas tout salir, ah, non)
Par ailleurs, je crois qu’on met une majuscule à Noir, quand il s’agit du Noir, notre frère, (mais notre frère cadet, restons réalistes). Si, si, même si ça vous déchire le cœur, le Noir y a droit comme les autres, comme l’Italien, le Français, et même l’Arabe et le Jaune. (On aura tout vu)
Cette absence de majuscule, à bien y réfléchir, ne peut être intentionnelle, et dénote un racisme primaire particulièrement abject. Je saisis la Halde et le CRAN.
moi j en met a aucun c est pareil non?
ali : juste bon a jouer a la balle ou etre un comique (musicien), passque un « bamboula » comme moi ne sait pas lire tres bien. (les pseudos fautes de francais et le bamboula sont une tentative de retranscrire l ironie du texte).
Rectificatif : ne peut être QU’intentionnelle.
Protop, merci pour la traduction.
Tu veux dire que j’ai le cerveau pollué par les idées marxistes ?
Ben tu sais, que des pauvres soient/aient été exploités par des riches,en France aussi, ça ne me parait pas franchement de la théorie bolchévique…
Je ne vois pas trop ce que je théorise, dans ma famille j’ai souvent perçu une sorte de solidarité de classe avec les exploité des colonies. Je sais qu’une certaine société française considère les gens d’outre-méditerranée comme des inférieurs, comme elle considère certaines classes sociales de blancs de la même manière. Je ne crois pas que cette proximité soit de la théorie. Bien sur, il existe des prolos racistes comme il y en a de droite. Mais je pense que la solidarité entre exploité-e-s existe aussi.
Bon, j’espère que je te choque pas trop…
Vous vous rappelez des gateaux au chocolat « Bamboula » ? quand je pense que fut un temps y’avait des pubs pour ça a la télé… et que tout le monde s’en foutait (je parle bien sur des gens PAS concerné, les autres gueulaient et ils avaient bien raison).
Je viens de regarder la pub sur youtube, je ne le souviens pas de ces gâteaux. Est ce que tout le monde s’en foutait réellement, ou est ce que c’est assez difficile ou inconcevable pour la plupart des gens de s’exprimer en dehors du bulletin de vote ? (pas d’internet dans les années 80). Sans parler de celles et ceux de certaines générations qui sont assez hérmétiques aux médias et à la pub. Je ne crois pas qu’en France tout le monde soit raciste et sexiste.
(Bon, pardon d’être bavard)
Ali > personnellement à l’époque je devais avoir entre 8 et 10 ans et je ne voyais pas de connotation négative a ce personnage : Bamboula c’était le petit bonhomme rigolo des gateaux, et pour moi il n’était pas noir, il était en chocolat ! (c’est beau d’être jeune hein ?)
Médiatiquement parlant il n’y à jamais eut de gros scandale (le produit est resté des années en magasin) cependant je doute que les communautés africaines aient appréciées.
(tiens c’est marrant : le mot « bamboula » désigne en bantou un tambour, d’ou l’expression « faire la bamboula » pour dire faire la fête… décidement on en apprend tous les jours avec internet !)
ali, on s est mal compris quand je parlais de lutte des classes evidemment car je crois que c est l a seule solution pour regler le probleme du racisme entre autre mais surotut de toutes les discrimination. Je suis un fervent defenseur de cette declinaison de la societe…
floreal : passion peut etre pas mais moi je trouve ce point de vue particulierement drole…
Ali ; nan, nan tu te plantes sur le quai branly, vraiment.
j’ai lu des explications sur l’expo sur le jazz ; c’etait assez intéressant. le responsable de l’expo, sans evidemment JAMAIS justifier quoi que ce soit, posait la question suivante ; « y’aurait il eu ce jazz, ce blues sans l’esclavage ? ». La question est evidemment pertinente ; il aurait sans doute été différent.
Ensuite je ne suis pas fan de Chirac, loin de là mais ca a été le seul, en tant qu’immense connaisseur des arts premiers, à mettre en avant ce qu’on considérait comme des vagues gribouillages de peuples à peine sortis de l’enfance. Ce musée là est très important en termes d’histoire de l’art.
GM. je comprends tes réticences sur les idées de nature, surtout après un texte comme celui là.
Disons plutot la chose suivante.
sur la population mondiale, 1% des gens (chiffre au hasard) ont une capacité physique les poussant à courir plus vite. Point barre. Qu’ils soient noirs, n’a aucune importance vu que ca ne concerne, dans tous les cas qu’une minorité des dites noirs.
ali ; tu ne connais pas encore protop mais il est proche de tes idées hein
Mais si les noirs ne courent pas plus vite comment font-ils pour gagner les courses, alors ? Ils se droguent tous ?
ce ne sont pas « les noirs » qui gagnent les courses, mais une partie infime de la population mondiale qui a
1. des capacités physiques particulières (voir com de protop sur les fibres)
2. a grandi dans des conditions particulières.
Tu t’arretes au fait qu’un nombre important des coureurs sont noirs ; or scientifiquement ce fait là n’a aucune importance. ca n’est pas une couleur de peau qui conditionne une aptitude à la course.
En revanche, le fait d’appartenir à une ethnie qui a plus tel ou tel truc, vit dans une région de hauts plateaux (donc capacités respiratoires développées) avantage en course. et ca ca n’est pas « les noirs ».
Tu as oublié de préciser que le noir n’a aucune conscience politique.
Il suffit de regarder le peu de noirs à l’assemblée nationale pour se rendre compte du peu d’intérêt de ces gens là pour ce qui touche à la vie politique.
Ils préfèrent aller vendre des montres en toc sur les trottoirs plutôt que de s’impliquer…
C’est désolant.
Bah non, les athlètes Noirs américains sont entraînés dans les mêmes clubs que les Blancs.
Je ne m’arrête à rien du tout, je VOIS, c’est tout !
Donc, je reformule ma question : pourquoi, parmi les coureurs de vitesse de compétition les Noirs américains courent-ils plus vite que les Blancs américains?
Je n’ai jamais dit que c’était lié à la couleur de peau, mais pourquoi chercher des explications idéologiquement satisfaisantes pour nier ce que TOUT LE MONDE voit lors de la moindre compétition d’athlétisme ?
De trés nombreuses études depuis 1928 ont démontré que
Les Noirs d’origine ouest-africaine ont généralement :
- relativement moins de graisse sous-cutanée sur les bras et sur les jambes, et un corps et une masse musculaire proportionnellement plus fins, des épaules plus larges, des quadriceps plus étoffés et, en général, une musculature plus développée ;
- une cavité pulmonaire plus petite ;
- un centre de gravité plus élevé, une position assise plus tassée, des hanches plus étroites et des mollets plus légers ;
- une envergure et une élongation maximale des segments plus grande : la main est relativement plus longue que l’avant-bras, qui à son tour est relativement plus long que le bras ; le pied est relativement plus long que le tibia, qui est relativement plus long que la cuisse ;
- un réflexe du tendon rotulaire plus rapide ;
Sources :
http://www.jeuneafrique.com
Ce serait une explication plausible.
« mais pourquoi chercher des explications idéologiquement satisfaisantes pour nier ce que TOUT LE MONDE voit lors de la moindre compétition d’athlétisme ? »
1. ca n’a rien d’idéologiquement satisfaisant mais de scientifiquement vérifié.
2. « tout le monde » voit « des noirs » qui courent vite et en concluent que « les noirs » courent vite.
Or, je vais le répéter pour la 5eme fois, les races n’existent pas; c’est un critère arbitraire choisi sur l’immédiatement visible, la couleur de peau.
tu dis « les Noirs américains courent-ils plus vite que les Blancs américains? »
ce ne sont pas LES noirs et LES blancs, mais DES noirs et DES blancs. Et DES noirs dont les parents sont issus de TELLE region ont des capacités physiques qui font que. pas LES noirs.
http://www.lefaso.net/spip.php?article18530
Point 2. tous les facteurs que tu évoques seraient également utiles en cyclisme par exemple ou dans de multiples sports ou les blancs sont légions.
Tu dis enfin « Les Noirs d’origine ouest-africaine » ; il n’est donc plus question de noirs, catégorie scientifiquement obsolète mais d’une population bien particulière d’un coin d’afrique.
http://www.sceren.fr/revueTDC/744-40932.htm
Valérie : euh, alors, je dirais que les descendants d’africains de l’ouest qui se sont reproduits entre eux en Amérique du Nord depuis plusieurs années ont conservé certaines particularités physiques visibles à l’oeil nu et d’autres mesurables scientifiquement qui, combinées à un entrainement sportif intense, les sacrent champions aux compétitions de course à pied.
Valérie, oui, mais les (zut, je ne recopie pas la phrase ci-dessus) ne sont pas favorisés par ces mêmes particularités physiques pour la natation, et le cyclisme. Pour le foot, oui, parce qu’il faut courir vite.
ah. je tente bien de regarder la composition de l’equipe d’italie en 2006 ou de l’allemagne en 90 et je ne vois pas masse de « descendants d’africains de l’ouest qui se sont reproduits entre eux en Amérique du Nord depuis plusieurs années ».
et je ne vois pas masse de pays d’afrique de l’ouest en finale.
enfin j’attends une étude médicale sur les aptitudes des africains de l’ouest (ca doit bien regrouper 40 ethnies mais soit hein).
Je ne veux pas me faire accuser de compter les joueurs noirs dans les équipes de foot, le foot ne m’intéresse pas. J’aime bien regarder les compétitions d’athlétisme, par contre, quelle que soit la couleur du mollet qui s’allonge. En fait, je m’en fiche tellement que je ne comprends pas pourquoi c’est SI important de nier ce phénomène. Parce que si on admet qu’il y a des différences d’aptidudes physiques entre Noirs et Blancs (alors que franchement, pour quelques dixièmes de seconde au 100m ou des jeux de ballon, ça ne préjuge en RIEN du plus important, à savoir ce qu’il y a sous les os du crâne) ça induit une notion de race, ou de déterminisme quelconque ? Il ne faut pas dire que les hommes sont plus forts physiquement que les femmes, non plus ?
Je reprends donc.
depuis déjà quelques temps, la science a expliqué que scientifiquement, l’idée de race ne tient pas.
Il n’y a donc ni noirs, ni blancs, ni jaunes.
« Parce que si on admet qu’il y a des différences d’aptidudes physiques entre Noirs et Blancs (…) ça induit une notion de race, ou de déterminisme quelconque ? »
non c’est juste faux. Il y a des groupes ethniques (et « noir » n’est pas un groupe ethnique) qui ont des différences physiques. Des gens, d’un groupe ethnique particulier, dans des conditions données deviennent champions du monde.
tous les noirs ne seront jamais champions du monde du 100 mètres. un noir avec des capacités à l’etre ne le sera jamais sans entrainement. etc etc.
oui, je veux bien remplacer le mot Noir par l’expression groupe ethnique, ça n’empêche pas qu’aux compétions mondiales de courses de vitesse, la grande majorité des participants provient de groupes ethniques aux caractéristiques physiques appartenant ou identiques à celles des Africains dont la peau et les cheveux sont noirs. Ce me semble difficilement contestable.
donc, au lieu de dire : les Noirs courent plus vite (que les Blancs, les Jaunes), dire: les coureurs les plus rapides sont Noirs.
@Suzanne et Valérie :
Je ne suis d’accord ni avec l’une ni avec l’autre.
Ou plutôt je suis d’accord avec les deux.
Ou l’inverse d’ailleurs.
- Valérie tu as a raison d’affirmer que les races n’existent pas.
- Suzanne tu constate l’évidence, c’est à dire que des gens dont la peau est de couleur noire dominent certains sports.
Si ces deux affirmations sont vraies cela signifie simplement que ni l’une ni l’autre ne suffit à expliquer le phénomène.
Ne serait-ce que parce que l’inexistence des races ne revient pas à nier celle de tendances aux sein de certaines ethnies.
Tous les « noirs » ne sont pas grands beaux et athlétiques mais l’histoire ethnique et génétique fait que dans certaines régions on est plutôt doté de certaines caractéristiques physiques.
On se rend moins compte du phénomène en Europe parce que le brassage ethnique y est plus ancien et plus marqué que dans certaines régions d’Afrique, voilà tout.
L’autre choses qu’il ne faudrait pas oublier c’est l’influence culturelle.
Le tennis et le football demandent de la vitesse sur courte distance, des réflexes, de l’adresse et de l’endurance.
Si la question se limitait aux aptitudes physiques les « noirs » devraient dominer le tennis autant que le football.
Pour des raisons historiques, culturelles et sociologiques (comprenez financières) il se trouve que les habitants des pays africains ont accès en plus grand nombre à un ballon qu’à une raquette.
Il n’est donc pas étonnant « mathématiquement » de voir émerger plus de champions venant de ces pays.
Le football et l’athlétisme ont en commun d’être des sports accessibles aux pauvres.
Or, et c’est peut être le véritable constat à tirer de la domination des noirs sur l’athlétisme, les « noirs » habitent certains des pays les plus pauvres.
« oui, je veux bien remplacer le mot Noir par l’expression groupe ethnique »
il n’est pas question de « bien vouloir remplacer ». Il est question qu’anthropologiquement « ethnie » veut dire quelque chose (les bambara sont par exemple une ethnie) alors que « les noirs » rien du tout.
Un indien d’inde est 100 fois plus proche d’un africain au niveau de sa couleur de peau par exemple ; tu peux chercher, tu ne trouveras aucun indien champion du 100 mètres.
J’ai déjà expliqué plusieurs fois qu’il s’agit de certaines personnes avec des caractéristiques physiques particulières, un entrainement particulier, une vie particulière. tu peux corréler ca à leur couleur de peau si tu veux… mais il faut fournir une étude en ce sens… étude qui n’existe pas puisqu’on n’étudie pas les gens selon leur couleur de peau, vu que, scientifiquement cela n’est PAS pertinent.
et hop
« Une race est un ensemble de populations dont les patrimoines génétiques ont des structures semblables et nettement différentes des structures des populations considérées comme appartenant à d’autres races.
Il se révèle impossible de classer les différentes populations humaines en races. Selon le niveau de précision que l’on cherche à respecter, on peut finalement énoncer soit qu’il n’y a pas de races dans notre espèce, soit qu’il n’y en a qu’une : l’Humanité, soit qu’il en a autant que d’humains, soit que le « concept de race n’est pas opérationnel pour notre espèce. » La conséquence la plus claire est que tout raisonnement faisant référence à des races humaines est dépourvu de base scientifique.
Il se trouve qu’aucun des groupes formant aujourd’hui l’humanité n’a connu un isolement suffisamment long et rigoureux pour représenter une véritable race. »
Albert Jacquard
« Ne serait-ce que parce que l’inexistence des races ne revient pas à nier celle de tendances aux sein de certaines ethnies.
Tous les “noirs” ne sont pas grands beaux et athlétiques mais l’histoire ethnique et génétique fait que dans certaines régions on est plutôt doté de certaines caractéristiques physiques.
On se rend moins compte du phénomène en Europe parce que le brassage ethnique y est plus ancien et plus marqué que dans certaines régions d’Afrique, voilà tout. »
hum.
il y a peu d’ethnies endogames hein.. donc le brassage ethnique moins présent en afrique…je doute plus que fortement.
deuxièmement.
est ce que vous avez quand même constaté que, pendant des dizaines d’années, TOUS les sports, TOUTES les disciplines avaient des blancs comme champions sans que ca suscite le moindre embryon de question.
depuis 15-20 ans on voit des noirs et voilà qu’il faut trouver une explication.
Alors comme je l ai deja explique certaines populations ont des potentialites plus importantes d ou la recherche de ces potentiels par les entraineurs…
par contre feufol a 200% raison en repondant sur les divers sports, on pourrait rajouter le rugby et le golf (qui sont deux sports oules aptitudes physiques presuposees sont totalement diverse) aux sports « interdits » aux noirs mais la parcequ ils sont tous pauvres ( et ca c est pas genetique mais plutot du fait des blancs hein!!).
De plus le sport (pour rester sur la « sociologie »), est ou etait la seule possibilite d ascension sociale… je vous laisse tirer les conclusions.
Enfin val, si il y a un peuple qu on peut distinguer genetiquement et linguistiquement : les basques… va savoir.
@Valérie : Tu es deux fois deux mauvaise foi
(ou alors je me suis mal exprimé c’est possible)
En Afrique on trouve encore des Pygmées, des Hutus, des Tootsies qui sont des groupes ethniques bien identifiés alors qu’en Europe il n’est plus si évident de trouver un « Provencal » ou un « Wallon » de même que les Suédois n’ont plus forcément le profil type du « vicking » voilà ce que je voulais dire…
Deuxièmement, je comprends ton interrogation.
S’interroger sur la participation des « noirs » ca peut sembler admettre qu’il y aurait un groupe que l’on pourrait appeler les « noirs ».
Mais il me semble que justement il faut accepter la question, ne serait-ce que pour démontrer que l’explication n’a rien à voir avec les lubies racistes.
Des Tootsies ? Je ne savais pas Dustin Hoffman Africain…
(c’est trop mignon)
@GouineMum : Touché ! (pour ma défense il semble que cela s’écrive bien comme je l’ai fait… en anglais)
[PS: oui, ceci est probablement la pire excuse que j'aie sorti ces huit dernières années, et alors ? ]
Pardon Protop, j’avais mal interprété ta phrase, par les temps qui courent je vois le mal partout.
Ok Valérie, je regarderai différement cette expo sur le jazz.
ça faisait un bail que je n’étais pas venu traîner sur le net, donc sur votre blog… je trébuche sur ce billet… et je me risque à poser la question suivante, sans grand éclat – est-elle seulement pertinente ? – :
Quel est l’objet de ce billet ?
Le même que celui sur les homosexuels. Ridiculiser les clichés entourant les noirs.
le danger, est, j’en ai bien conscience, que tout en les dénoncant, je les évoque, je les écris ; c’est la grande difficulté à parler du racisme par exemple, on est souvent obligé de citer des exemples racistes donc de figer ce racisme pour le dénoncer.
Il y a aussi un autre danger d’où ton « trébuche » peut être, c’est que nous autres, gens super sympas antiracistes, nous permettons des blagues que ne désavouerait pas un raciste.
Le billet et les coms sont donc borderline j’en ai conscience. (c’était le but de ton questionnement ?).
Oui merci
Je crains alors, en effet, que ce type de billet ne soit voué à l’échec. D’autant plus que séparé d’autres billets dans le même ton, il ne dit pas ce qu’il est vraiment.
Un esprit éclairé y saisira sans doute la visée « critique », un autre, pas forcément.
Le traitement de la différence lorsqu’elle met en avant celle-ci avant tout autre point, même au second degré ou sur le ton de l’humour (dernière campagne sur le handicap avec jamel debouze), ne laisse en mémoire que la manière dont se constitue la différence, dont elle s’inscrit à la fois physiquement mais aussi abstraitement dans notre quotidien (au rang des stéréotypes, clichés, et plus largement et solidement au rang des représentations sociales) : le simple fait de dire le handicap, les différence de couleur, de sexe, de taille, que sais-je encore ?, de les poser en préalable à tout échange, suffit à maintenir un rapport inégalitaire, de racisme dans le pire des cas, de compassion, de pitié… dans le meilleur. Si je ne m’autorise pas à voir la personne en face de moi, de manière neutre, sans attribut pré-attribués, j’ai une infime chance d’entrer dans un échange qui dépasse la différence en ne la niant pas.
Les hommes politiques, les champions du commerce équitable sont les premiers à maintenir un rapport de domination lié au fait qu’il faut venir en aide, respectueusement, à ses populations tant et tant opprimées par le passé et encore aujourd’hui… avec de bons sentiments, une certaine noblesse, une réduction de l’inégalité posé comme préalable… on se rachète, on humanise dit-on les rapports… Mais la domination demeure, sans faille.
Le président noir américain Obama, comme la secrétaire d’état Rama yade ne sont malheureusement là que pour nous rappeler que « c’est possible, même si on est noir ». Ils deviennent des alibis. Nous ne sommes pas racistes, nous sommes égalitaires, équitables, regardez, même notre président est noir. C’est bien cela qui reste, jusque dans les propos d’une journaliste française, TF1, affirmant que désormais nous serons « color blind », la différence demeurant inscrite dans ce terme, étant au fondement du rapport qui s’établira par la suite. Je suis aveugle à ta couleur (noire), parce que nous sommes pareils (sauf que je suis blanche et que toi et moi nous n’en sommes que trop conscients)
Le rapport de domination ainsi réaffirmé, tout est possible derrière, notamment adopter des comportements d’exclusions couverts par l’alibi de la visibilité, de la déclaration d’intention.
On ne se proclame pas antiraciste. On devient raciste, cas majoritaire, ou on ne le devient pas, cas rare.
Je travaille dans le champ du handicap sans être handicapé moi-même, pourrais-je dire.
J’ai des pratiques sociales (travail, accompagnement, formation, relations familiales, amicales, amoureuses…) avec d’autres, les mêmes, des être humains habitants de ma planète. Qu’il ne parle pas ma langue, qu’il ne mange pas la même chose que moi, qu’il soit différent en tous points anatomiques, je n’en doute pas un seul instant, mais le simple fait de ne pas poser cela en préalable, m’autorise à manger autour du bol, apprendre le malgache, visionner un film indien, taper un cent mètres à plusieurs, travailler ensemble… et, parfois, avoir envie de tuer
J’espère ne pas avoir été trop brouillon, je glisse ces mots entre une réunion de travail et la lecture d’un mémoire d’un étudiant (je ne suis pas obligé de dire ici son origine, sa taille, son poids, ses difficultés de langues dont je tiens néanmoins compte dans l’accompagnement de sa recherche,…)
Valérie: je crois que les clichés racistes que tu as dénoncés, la tendance YaBonBanania sont autant de portes ouvertes depuis très très longtemps. Pourquoi un cliché est-il un cliché ? Parce qu’il comporte une part de réalité vérifiable par tous. Le cliché ne s’embarrasse pas d’explications, ce n’est pas son but. Il généralise. « Les villes du Nord sont plus propres que les villes du Sud ». « Les japonais n’arrêtent pas de se prendre en photo devant les monuments » C’est souvent vrai si on ne fouille pas dans les détails style: « tel quartier de telle ville du nord est plus sale que tel quartier de telle ville du sud »
Vois-tu, à se crisper sur le politiquement correct au point de ne pouvoir admettre comme juste la phrase suivante « aux vingt derniers jeux olympiques, les Noirs ont montré leur supériorité manifeste dans les courses de vitesse », ça peut produire sur des interlocuteurs pas au fait des subtilités de langage idéalement adapté à une pensée idéalement pas raciste du tout un effet d’hébêtude, de « mais qu’est-ce qu’elle veut dire, au juste, et de quoi elle m’accuse, alors que je dis un truc tout simple que n’importe quel gosse de quater ans peut vérifier. » Est-ce que ça ne sous entend pas un peu, au moins un peu, que si on n’essaie pas d’adopter un new langage qui exclut tellement la réalité au profit d’une vision que je trouve, moi, très incolore, on se classe soi-même (c’est bien pratique, l’autre n’a plus qu’à t’emballer) dans le rang des racistes xénophobes abjects ?
Il ne sont pas là, aussi, les clichés ?
je suis parfaitement d’accord avec toi. mais dans les faits, les idées recues que je dénonce c’est ce que je lis, jour après jour, dans le cadre de mon boulot. Oui signaler la différence, pour la dénoncer c’est toujours la signaler (et Butler a magnifiquement écrit là dessus).
Mais… je n’ai pas d’autres solutions que celle choisie ici.
A l’heure actuelle, dire « voir l’autre sans préalable de couleur, de sexe, de handicap » ne fonctionne pas encore.
alors qu’au moins on voit l’autre sans accoler à sa couleur, son orientation sexuelle des qualités ou défauts.
Quand j’ai écrit le premier texte, sur les homos, je me suis vraiment dit qu’il ne servait à rien ; j’avais juste besoin de dénoncer toutes le horreurs lues dans la journée. Au final, il a visiblement plu à certains.
et donc c’est compliqué ; parce que je suis profondément d’accord avec toi et qu’à la fois j’estime aussi que combattre encore et encore els idées recues (donc pointer la différentiation) est utile.
paradoxe
merci en tout cas, beaucoup pour ton com ; j’avais bien noté un problème dans tous ces billets que je pointais vaguement du doigt mais sans le percevoir vraiment
.
Johnny, ok, mais la solution pour le café, c’est ne pas boire de café. dis moi que tu n’en bois pas, par cohérence avec tes idées.
Moi je préfère acheter du café commerce équitable, me^me si j’ai le sentiment que je fais pas quelque chose d’héroïque. Au moins, payer quelques euros de plus par mois pour être utile, je peux, et c’est concret. Evidemment, faire le bel esprit et en appeler à la révolution totale, au bouleversement des rapports Nord-Sud, à la grande fraternité sinon rien, je peux aussi, et au moins je garde mes euros supplémentaires pour enrichir les industriels du tabac ou une salle de cinéma.
« Pourquoi un cliché est-il un cliché ? Parce qu’il comporte une part de réalité vérifiable par tous. »
ouhla…. Un cliché sur les juifs c’est de dire qu’ils sont riches… moi je veux bien qu’il y ait une part de réalité la dedans, il faut me le démontrer scientifiquement. Comme de dire que le noir sent mauvais tiens…
Il n’est pas question de subtilité de langage ou de politiquement correct.
Il est juste question d’une démarche scientifique (et l’observation ne suffit pas…). Et en clair dire « il y a des noirs sur les podiums » ne suffit pas, du tout, à dire que les noirs courrent + vite.
Je refuse, vraiment, l’évidence, le « tout le monde le voit », le « ah mais c’est comme ca ».
au sujet du commerce équitable (on dévie, on dévie !). Il y a eu qq problèmes face à ce genre de pratiques (contre lesquelles je n’ai aucune solutions hein, j’énonce juste). On s’est rendu compte que le commerce équitable avait suscité des tensions dans les régions concernées ente les agriculteurs bénéficiant de cette pratique là et les autres. Logique ; si machin voit que son café lui est acheté 1 euro alors que le voisin le vend à 5, ca rend un peu furax.
J’imagine qu’il faut du temps – et que cela ne sera pas possible dans tous les cas – d’étendre à toute une région afin que personne ne soit paradoxalement lésé par ce commerce là.
Je continue à acheter certains produits en équitable bien sûr mais, pour autant, ce truc là m’avait marquée.
Je ne t’ennuie plus, après j’arrête, mais
faire des professions de foi, toujours réaffirmer que non, il n’y a pas plus de champions de course de vitesse Noirs que Blancs, c’est incompréhensible pour moi parce que c’est du domaine de la Foi et non de l’observation.
(Toutes les Valérie sont têtues, poétiques et mystiques, j’ai déjà remarqué ça, d’ailleurs, Paul Valéry…)
NON JE NE SUIS PAS TETUE.
)
« différence de couleur, de sexe, de taille, » t es sur un blog de filles ici johny elles peuvnet pas comprendre… c est un truc de mec le complexe de… bon j arrete de deconner.
Sur la deviation en cours (pardon suzanne de couper ton echange avec val)… le principe contrairement a ce qui a ete dit est excellent, car il doit servir de catalyseur a une reflexion sur d autre moyen de produire et d entreprendre. Le principal probleme est qu il a ete recupere par nos amis les liberaux, qui en ont fait un commerce…
@Suzanne
Je bois du café en connaissance de cause, je n’appelle pas à la révolution totale ni au bouleversement des rapports nort-sud, je ne supporte simplement pas le fait que l’appellation équitable masque un rapport de domination, que l’expression Nord-Sud induise nécessairement le rapport de domination également… que comparer revient toujours à résumer la relation « au plus que », « au moins que »… et ce, dans tous les rapports sociaux. Ce rapport est inculqué en Occident à travers le système éducatif qui, sous couvert de l’objectivité de ses maîtres, renvoie à tous les gamins qui le traversent une vision du monde emplie de stéréotypes tous plus dangereux les uns que les autres. On peut jouer avec, cela ne mène à rien, sinon à l’augmentation de leurs effets les plus néfastes. Le jour où l’on apprendra au gamin qu’il n’y a pas à travers la planète, une unique manière réciproque, universelle, de signifier une même chose à l’autre, par exemple qu’il faut se serrer la main pour dire bonjour ou les porter jointes au menton, ou encore se taper la poitrine au niveau du coeur, etc… et que ni l’une, ni l’autre, ni la dernière ne mérite quelque avantage que ce soit sur les autres, alors, peut-être on aura avancé…
@protop
si tu commences par dire qu’on est sur un blog de filles et qu’elles ne peuvent pas comprendre (avec tout l’humour, le cynisme, l’hypocrisie, le premier degré, que tu veux) on tombe dans le piège… ignore donc le rapport de genre, s’il est des spécificités qui doivent réapparaître, elles réapparaîtront, mais moins figées, moins stéréotypées… pas simple.
« voir l’autre sans préalable de couleur, de sexe, de handicap » ne fonctionne qu’après avoir déconstruit, individuellement et collectivement, les idées reçues. Je vois (et pratique) ça tous les jours concernant le genre et le sexe. Et la déconstruction des idées reçues de « race » fonctionne sur des principes assez similaires.
@GouineMum
pas faux. la psychosociologie et la psychologie offrent des outils pour déconstruire les représentations sociales, mais nos élites ne savent que trop bien que la compréhension du monde ne doit surtout pas atteindre l’intellect des plus faibles économiquement, culturellement, socialement et symboliquement… dominer est un maître mot, individuellement comme collectivement. il y a encore des intérêts à trouver (à prouver, fallacieusement) que l’homme est supérieur à la femme ou que le blanc est supérieur au noir, que l’Occident est supérieur au reste du monde, etc.
johnnyfrenchman : C’est exactement ça, en effet.
[...] avoir abordé les idées reçues sur les noirs, les homosexuels, nous allons parler d’une autre catégorie d’êtres, les [...]
« Les noirs ont plus de muscles » « les noirs courent plus vite » « les noirs sont de meilleurs athlètes… »
Vous en avez vu beaucoup, des Pygmés ou des Bushmen qui gagnent le 100 mètre haie aux JO ?
ah mais tu as beau répéter ca 500 fois, beaucoup continuent à penser que « le noir » court vite.