Donc, Qui (chu)chote ?

25 février 2009 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.

C’est un gamin en primaire. Il est un peu chiant, type premier de classe avec ses lunettes. Quand quelqu’un copie sur lui en cours, il le répète à la maitresse. Il en a fait pleurer un ou deux comme ca.
Il n’est pas ultra sympathique comme môme.
Il n’est plus premier depuis un moment ; tant mieux ca n’était pas mérité.

Seul un garçon est allé le voir pour le traiter d’abruti. Les autres ont applaudi, silencieusement, de loin. Quasi en cachette. Alors ils lui envoient des papiers à travers la classe, non signés, et détournent vite les yeux quand il cherche du regard qui a pu lui jeter cette boulette.
Ils en parlent beaucoup de ce môme, les autres. Il les fascine un peu.
Jamais ils n’iront le voir en face pour lui dire. Alors, de temps à autre, quand il n’utilise pas le bon crayon, ou a une mauvaise note, ils se déchainent. A 20 sur lui. Ca n’est pas un môme sympathique, alors bon… ca s’explique non ?
La dernière fois, ils lui ont fait un croche-pied. C’était bien rigolo et toute l’école a ri. Sa maman est venu à l’école , ca a empiré la situation. Il a décidé de les ignorer, ca n’a rien arrangé.
Peut être il changera d’école à la rentrée. Il ne sait pas bien. Ou il attend. Simplement. Que le nouveau premier prenne sa place. Alors il lui jettera aussi des boulettes en papier. De côté.

13 commentaire to “Donc, Qui (chu)chote ?”

  1. skullpat | 25/02/09 | 21 h 52 min

    Etrangement, ça me rappelle quelqu’un ça !!

  2. Lousia | 26/02/09 | 9 h 31 min

    Tiens.
    Même chose…

    [Non je ne parle pas de moi, cela dit.]

  3. Fanny | 26/02/09 | 10 h 22 min

    y’a quand même des cas nuancés. On a tous un copain à l’école. On est tous le gros, le con, le moche de quelqu’un, on a tous notre gros, notre con, notre moche. Et notre revanche aussi… un jour…

    Et même que moi y’avait un petit qu’arrêtait pas de se foutre de ma gueule pendant 2 ANS !! ET au bout j’en pouvais tellement plus que quand je l’ai croisé dans un couloir, il a esquissé la phrase « il est beau ton blouson » (un compliment… c’batard) et moi je lui ai filé la torgnole de sa vie qu’il en avait la marque dudit blouson sur la joue… penser à en faire une note.

    Ca fait du bien de parler !!!

  4. Lousia | 26/02/09 | 10 h 27 min

    Ahah, Fanny a raison : Le meilleur, c’est la vengeance…

  5. romu | 26/02/09 | 10 h 31 min

    le meilleur, c’est la veangeance, mais avec comme arme utilisée celle dont les autres se moquent, en fait

  6. Spike | 26/02/09 | 10 h 35 min

    Peut-être que si le môme avait appris à avoir un peu de répondant, on l’aurait en tant soit peu respecté.
    Quand t’aimes pas qu’on copie sur toi, t’évites de le dire à la maîtresse ou à ta mère: tu règles tes comptes toi même.
    Sinon, faut pas s’étonner de se faire tomber dessus.
    C’est lamentable, mais c’est la vie, et on a jamais dit que c’était juste.
    Quand t’es seul parce que tu te sens différent et qu’en plus personne t’aime, il faut l’assumer.
    Je souligne que ce n’est pas parce que t’es différent que t’es plus intelligent que les autres. ça ne va pas toujours ensemble.

    Enfin toute façon, dans la jungle, les faibles se font toujours bouffer de toute façon.
    La solution? faut changer de tactique.
    Là t’as peut être une chance de t’en sortir… ou d’y survivre plus longtemps du moins.

  7. Petite Cervoise | 26/02/09 | 10 h 45 min

    C’est comme ça que se créent les serial-killers, Elephant de G.Van Sant et les antisociaux ?

    Moi j’avais 5 sarcabanes dans mon cartable, à vous de deviner dans quel camp je me trouvais… mais on faisait des batailles entre nous, on ne martyrisait pas les faibles. C’est juste parce que je vise mal que j’ai un jour touché le bizut en plein dans les lunettes. Promis.

  8. Gazelle | 26/02/09 | 11 h 37 min

    Moi je battais avec les gars, yavait que ça à faire :p

  9. romu | 26/02/09 | 11 h 44 min

    C’est drôle, moi j’étais toujours au dernier rang, près de la fenêtre et du radiateur, et pour faire plus sérieux aux examens, je me mettais des lunettes…au fond je me défendais, mais par rapport aux profs.

  10. valerie | 26/02/09 | 11 h 58 min

    sauf que quand le môme tente de se défendre, ca ne va pas non plus; Il est accusé de pas avoir le sens de l’humour, comme quand on lui a fait un croche-pattes.
    Quand il ne se défend pas c’est qu’il est prétentieux.
    Alors je me doute bien que ce gamin là doit au moins bruler des chats dans sa cave, pour être traitée de la sorte.

    « Enfin toute façon, dans la jungle, les faibles se font toujours bouffer de toute façon. »
    justement non. parce qu’on n’est pas dans la jungle, ni en anarchie. qu’avec ce concept là, les handicapés survivraient trente secondes dans nos sociétés (je parle là de manière générale, je ne compare pas notre môme à un handicapé).
    Que moi, même si ce môme je n’en suis pas fan non plus, car on a visiblement que peu en commun, j’ai juste envie de le défendre quand ca tourne au lynchage organisé. que les anciens ennemis s’allient l’espace d’un instant pour mieux lui taper dessus.
    mais ce qu’ils ont pas compris, les harceleurs, c’est que la roue tourne tout le temps. qu’ils seront un jour ce fameux premier de la classe.
    que le bizuté devient bizuteur. toujours.
    Je les defendrai aussi ce jour là. Mais ils se prendront aussi ce texte dans la tête.

  11. Spike | 26/02/09 | 12 h 24 min

    Le gosse il a plus alors qu’à avoir un vrai talent caché et à faire un truc exceptionnel pour clouer le cul à tous ceux qui se moquent de lui.
    Cela dit, ça le rendra pas forcément plus aimable pour autant, mais au moins, ça forcera peut être le respect.

  12. romu | 26/02/09 | 14 h 33 min

    oui, truc exceptionnel, comme je l’ai dit plus haut, leur clouer le bec par un comportement intelligent ou différent, mais pas avec les mêmes « boulettes ou croche-patte » qu’eux.

  13. NicMo | 3/03/09 | 22 h 57 min

    Je pense quand même que l’apprentissage d’une forme de défense (par l’humour, les poings, le verbe, les alliances fourbes…) est nécessaire à l’évolution des individus.

    Moi, à l’école, j’étais LE noir. Y avait aussi mon frère, mais il avait réglé l’affaire en 10 mn de démonstration de foot. Moi, j’ai dit tranquillement à mes parents inquiets, « je parle pas aux cons ».