Cache toi, bordel
12 février 2009 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.
J’avais prévu un article supra chiant sur la prostitution et je pense que vous vous seriez endormis au bout de dix minutes. On va donc se contenter de parler des maisons closes, puisque vous en aviez parlé en commentaires sur un de mes précédents articles. Mry a d’ailleurs réalisé un sujet sur la prostitution et la nécessaire réouverture, selon lui, des maisons closes pour L’express.
Narvic dit à ce sujet « ce petit bijou de pure provocation destinée à choquer le bourgeois ».
Sauf que non. La position d’Mry est surtout rationnelle (ceci dit sans a priori négatif ou positif) et économiquement libérale (frissons d’horreur, voix qui tremble, jambes qui flageolent, bile en bouche), pas provocatrice.
Je précise une chose. Il y a différents types de solutions envisagées face au phénomène prostitutionnel :
- le prohibitionnisme (c’est un peu le système français)
- l’abolitionnisme (on punit le client, on considère que la prostitution est à abolir)
- le règlementarisme (maisons closes)
- et ce que j’appelle le neo règlementarisme ; en faire une profession libérale.
Donc pourquoi les maisons closes ne sont pas une bonne idée ?
- Parce que ca a été un échec au 19eme et au début 20eme. Cela n’a pas endigué la prostitution clandestine, pas diminué les MST.
- Parce que les associations de personnes prostituées militant pour une réglementation ne le souhaitent pas.
- parce qu’à part dans les fantasmes de Panafieu, on n’a jamais vu de personnes prostituées racoler devant des écoles. Ce sont des gens normaux qui comprennent absolument qu’ils n’ont rien à faire devant des établissements où il y a des mineurs. Et il y a déjà des lois punissant le bruit éventuel si les riverains sont dérangés.
- Le tenancier, celui qui tient le bordel, doit, comme toute créateur d’entreprise la rendre rentable. Et donc demanderà ses salariés d’être plus performants et de multiplier les clients et les pratiques sexuelles. Non le sexe n’est pas une activité comme une autre. Passer de la fabrication de dix hamburgers à 15 au mac do n’aura jamais les mêmes conséquences psychologiques que de doubler son nombre de clients ou d’avoir des pratiques sexuelles qu’on ne souhaite pas. Et on ne peut pas réglementer cela.
Ah oui au cas où. Non la prostitution ne diminue pas le viol. S’il faut un éclaircissement là-dessus, je le donne. Je rappelle que des personnes prostituées sont violées d’ailleurs. Et si c’était le cas, je ne vois pas pourquoi on sacrifierait une partie des gens pour la sécurité des autres. On va aussi dire que non ca n’est pas le plus vieux métier du monde. Ca c’est de la phrase toute faite qui ne veut rien dire.
- Dans les pays où les maisons closes sont autorisées comme en Allemagne, certaines ont été rachetées en sous main par des groupes mafieux. Les personnes prostituées paient non seulement leur chambre, mais aussi leur linge et leurs capotes, à des prix évidemment prohibitifs.
- La maison close enferme la personne prostituée dans un système, un lieu qui leur est réservé qui les isole encore davantage du reste de la population et leur empêche si elles le souhaitent, toute réinsertion.
- Au sujet du problème sanitaire. Vous demandez un certificat de non séropositivité à votre chirurgien ou votre dentiste vous ?
Le 20 mars se tiennent les assises de la prostitution.
Ici un texte de gens que j’apprécie.
Je précise que, pour celles et ceux, voulant comprendre les autres solutions envisagées sur le sujet, il y a pléthore de sites ; Le mouvement du nid par exemple pour l’abolitionnisme.



un certain sentiment fataliste me ferait dire que de toute façon, la condition de prostituée est vouée à l’insécurité, aux risques de maladie et à des conditions de travail très médiocres…
A moins d’être jolie et raffinée et de faire escort-girl ou call-girl, et ainsi avoir un peu plus de choix quant au lieu d’exercice.
Mais une prostituée ne sera pas plus en sécurité en louant ses services dans son appartement du VIIIe ou au Costes.
Ma vision des maisons closes est plus proche de celle de Xaviera Hollander que d’un lupanar glauque et flanqué de la pègre locale. (mais Xaviera est super rigolote aussi, ça aide)
Mon rêve quand j’étais petite (genre) c’était de faire escort girl.
i, si c’est vrai.
Le problème c’est que je ne suis pas certaine que pour la grande majorité des prostitué(e)s, le bois de Boulogne ou les ruelles sordides près du périph soient des lieux où l’on puisse exercer en toute sécurité…
Mais je suis effectivement contre le principe de ghettoisation si cela peut aller à l’encontre de la réinsertion.
Alors que faire ? Être fataliste ? Ca me dérange qu’en 2009 on puisse encore considérer que le sexe sur commande puisse être sale et qu’on doive cacher ça.
Il faudrait interdire le gringue bourré en boite de nuit dans ce cas.
Ca me dérange aussi qu’on pense réellement pouvoir supprimer la prostituion comme on abolit le choléra. Ce n’est pas une maladie, c’est un métier, parfois même choisi – Si si.
Le souci c’est qu’il y aura toujours des imbéciles pour hurler si une prostituée libérale s’installe à côté de chez eux – Mon dieu les enfants, le papi, les bruits et les odeurs (ahah).
Là encore c’est peut-être le seul changement de mentalité qui est la solution…
Enfin bon, je n’ai sûrement pas toutes les cartes en main non plus.
Pour ca, pour te répondre PC, que les personnes que je connais louent un appart à plusieurs ; ca limite les risques.
Tu imagines si en France, on avait aussi un « Ranch des Lapins Coquins » Tu as déjà vu cette émission?
Quand tu vois ça, tu te dis: « ha finalement, c’est peut être pas mal pour les filles » tout ça, mais le revers de la médaille, c’est que les filles sont enfermées là dedans, pensant qu’elles vont se faire plein de fric pour s’en sortir, mais qu’au final… tout cela ressemble à de l’esclavagisme moderne.
Bien sûr elles ne sont pas obligées de venir là dedans, sauf qu’elles se font toute plein d’illusions avant de débarquer dans ce genre de maison close, et qu’ensuite, elles déchantent.
Quelle misère humaine en vrai…
oh Spike, le ranch du lapin coquin c’est énorme !! ça passe encore sur Planète Choc ?? il y a encore Air Force Amy ??
Valerie, partager un appart, effectivement, crée une force mais ne protège pas des mains sales qui voudraient profiter de tout cet argent non déclaré. Si on en faisait une profession légale, soumise à URSSAF, impôts etc (comme bientot les blogueuses influentes? oups !) ça ne les metterait pas non à l’abri de la « concurrence de la performance ».
D’ailleurs, elle existe déjà cette concurrence, tout le monde sait que rue St Denis, c’est Douchka qui pratique le mieux l’accueil par le côté sud. (oups!)
pc : non ca ne protège pas mais c’est toi et nul autre que toi qui choisit de multiplier clients et pratiques.
dans un bordel (non spike jamais vu ca c’est quoi ??) ya quand meme un mec qui se fait du blé sur le dos, si j’ose dire, de nanas.
Alors, pour ôter le doute, je tiens à signaler que l’URSSAF et les impôts imposent déjà les prostitués qui exercent en « libéral »…Vous le saviez pas?
On peut aussi imaginer un autre système de « maisons closes »: Je m’explique, les associations qui travaillent dans ce milieu sont souvent très performantes.
Pourquoi ne pas leur permettre d’ouvrir des centres qu’elles géreraient avec accès aux médecins, services sociaux pour leurs locataires qui exerceraient ainsi dans une relative sécurité.
Nous écarterions ainsi le problème de la récupération par les maffieux (oui j’aime avoir de l’espoir parfois) de la précarité et de la non accession aux soins pour de nombreuses d’entre ces personnes (je ne mets pas de genre car des hommes se prostituent aussi)…non?
bah si je le savais. c’est bien un pb à l’heure actuelle ; elles paient mais ne sont pas reconnues.
« non? » ==> ca n’est pas le souhait des personnes prostituées. je ne mets pas de genre car il y a des trans, cisgenres.
Effectivement les prostituées sont imposables et soumises aux même obligations que les autres.
Les dealers et les bookmakers aussi d’ailleurs. La situation contraire reviendrait à accorder un avantage fiscal aux activités illicites…
(un jour je vous raconterai une histoire sur l’assujettissment à la TVA des cercles de jeux illégaux qu’on ma enseigné à la fac… et je rirai tout seul)
Sur le fond du problème il faut distinguer entre les situations ;
- imposer un cadre de type maison close aux prostituées indépendantes c’est effectivement les mettre à la merci de ceux qui ont les moyens de se la maison close elle-même, donc des mafieux.
- en toute hypothèse on ne pourra pas faire rentrer dans cette légalisation de la prostitution ces filles qui sont déjà entre les mains des mafieux…
Ça me fait plutôt rire ce serpent de mer qu’est la légalisation des maisons closes. peut importe qu’un lieu soit public, il peut s’y passer des choses illicites. La vente notoire de drogue dans certaines boites de nuits en est un exemple patent.
Une petite question.
Si on rouvre les maisons closes, comment va t’on les appeler ? [s'enfuit en courant]
Une prostitué libérale qui s’installe en bas de chez moi je signe où ? ( ça mettrais un peu d’animation dans mon immeuble de vieux … ). Sur cette entrefilet sans intérêt (je parle bien sur de la boutade ci-dessus), Je me demande juste quelle solution te semble la moins pire Valérie.
)
Il est inconcevable de vouloir faire disparaitre la prostitution ( à moins que d’un commun accord toute les femmes de la terre devienne polymorphe et accepte toutes les pratiques sexuelle avec n’importe qui … )
Vouloir poursuivre les utilisateur du service en soit est un non sens interdire a qq1 d’utiliser un service qu’il peut payer et qui lui ait librement offert c’est absurde quelque part …
Les « maisons closes » : tel qu’on les imagines « ouverte et géré par des gens peu scrupuleux » c’est forcement impensable vu que ça n’améliorerais rien, mais d’autre solutions ne serait-elle pas envisageable ( elle nécessite un certain changement des mentalités qui est certes pas prés d’arriver si on continue de stigmatiser celle qui offre le service tout comme celui qui l’utilise ) la solution de la gestion des « maisons closes » via les association militantes est une utopie qu’est ce qu’y empêche une « association de malfaiteurs » de monter une telle association ou de se revendiquer comme telle et dés lors d’exercer presque légalement leur activité délictueuse …
La solution la plus adéquate me semblerais être la « prostitution libérale » avec un vrai statut, une convention collective, et tout ce qui va avec … ( attends le billet sur la prostitution Valérie ça sera ptete chiant mais plus instructif
Je précise par avance que j’exclus de ma réflexion les filles qui sont mises sur le trotoire contrainte et forcé pour ne me focalisé que sur celles et ceux qui choisissent cette voie.
Comme bien souvent ce sujet me fait me poser plein de question : déjà est ce que fondamentalement il y’a des gens (homme ou femme on s’en fou) qui veulent être des professionels du sexe AKA prostitué / pute / tapineuse ? (tiens d’ailleurs c’est marrant j’arrive pas tellement à accorder tout ça au masculin… j’suis vraiment une bille en grammaire).
Selon Valérie, et l’Eternel me garde de ne point la croire, ça existe et ils souhaitent plutôt un systeme libérale. Et bien sachez messieurs dame que dans un sens, il existe DEJA une forme de « métier du sexe » qui, sans être un brillant statu social, est plutôt bien accepter dans notre société, je pense évidement aux acteurs porno. Je vois déjà vos regards rond se braquer sur moi vos bouche sur le point de me houspiller en hurlant « MAIS T’ES OUF ? » et pourtant…
L’actrice X couche avec un acteur Y principalement pour l’argent. Elle y trouve aussi certainement d’autres avantages (boulot « facile », sentiment exib, tremplin vers d’autres média etc).
Or que fait la / le prostitué X ? elle couche avec un monsieur Y principalement pour l’argent. La difference ? les sommes engagées, le destinataire (dans le cinéma porno le payeur n’est pas le « consommateur »), les conséquences (on peut imaginer qu’une fille fasse une passe incognito un soir d’infortune et qu’elle garde ce secret à jamais, dans le cas d’un porno il y’a toujours le risque que sa ressurgisse dans sa vie).
Je pense que nous devrions prendre tous ses elements en compte pour nous faire une idée de ce que pourrait être un systeme « moderne » de maison close (car je pense que les choses seraient très differentes de ce qu’elles étaient au 19eme).
Oh et puis un dernier truc : qui dit prostitué dit forcement client. Quelle est la démarche d’un mec qui va « aux filles » comme on disait ? garçon moi même depuis plusieurs années, je n’ai jamais eut l’idée de recourir aux prostitués. Pourtant il m’est arrivé de vivre de penibles periodes de célibat (bah d’ailleurs rien qu’en ce moment ^^) et j’aurai largement de quoi m’offrir cette fantaisie voir même, excusez le langage de boucher, de me prendre un joli morceau. La question est lancé.
SS ; je pensais que c’était clair
. ma solution est la tienne soit celle ci « La solution la plus adéquate me semblerais être la “prostitution libérale” avec un vrai statut, une convention collective, et tout ce qui va avec ».
flashou ; le rapprochement que tu fais n’a rien de choquant. deplus en plus de personnes mettent de ce genre d’activités sous l’appellation « travail du sexe ».
Est-ce que je suis le seul ?
Je ne m’imagine pas payer pour un acte sexuel quelconque, je ne sais pas mais c’est peut-être en amont d’agir non ?
Je ne sais pas quoi dire, je n’arrive pas a m’imaginer, c’est un peu comme le type qui se loue une ferrari ?
Ah merde je viens de voir que Flashou a la même idée que moi..
Du coup est ce que tu te sens moins seul au moins ?
ça rassure oui
J’y ai pensé toute la nuit tiens, pour moi, faire l’amour, baiser ou tout ce qu’on veux, c’est quand même (essayer de ) donner du plaisir et en recevoir et l’argent (toujours selon moi) fausse cette logique, je paie pour recevoir du plaisir et je me fout que t’en aie pas, ben moi, ça m’enlèverait mon plaisir tiens
Ca c’est parce que tu es un être sensible, doué d’une forte empathie, du coup a cause d’un transfert vers ta partenaire tu ne pourrai effectivement pas apprécier la chose.
Y’a aussi une théorie machiste qui voudrait que tu sois une sale chochotte de hippie fumeur de hashish mais je ne la cautionne pas sinon je devrais m’inclure dedans (tout hasish mis à part).
Sinon histoire de creuser la question, je pense que les mecs qui se payent des prostitués se répartissent entre ceux qui n’ont pas de nana, ceux qui ont des pratiques qu’ils ne veulent pas / peuvent pas pratiquer avec leur partenaires habituels, ceux qui y voient un coté utilitaire (genre « oh j’ai rien a faire pendant 3h avant de prendre mon train, tiens si j’allais au pute ? »). On trouve aussi ceux qui peuvent ainsi se défoulé d’une mauvaise journée sur quelqu’un, ceux qui ont trouver la tapineuse plus jolie que ce à quoi ils sont habitués.
ce qui est triste c’est de voir que dans la plupart des cas on retrouve à la source la misère morale / sexuelle.
Question terriblement Trollesque et follement sujette à controverse : qu’est ce qui se passerait si il n’y avait plus de client ? Y’a quelques mois de cela, un livre avait fait scandale parce qu’une étudiante y racontait qu’elle « devait » se prostituer pour faire ses études. Elle a pensée quoi dans sa tête ? que c’était ça ou arreter ses études ? qu’elle n’avait pas d’autre solution ? je me dis que se vendre pour une jeune fille ne doit pas etre un acte facile a prendre, mais je me dis quand même que a partir du moment ou elle initie la démarche, y’a un truc qui change.
Je ferai un developpement plus construit sur ma page et je vous fait signe (là j’ai les idées qui s’embrouille, c’est le manque d’alcool)
Flashou : se vendre ? Tu situes une personne dans son sexe toi ? en fait ton expression est un gros débat chez les féministes. je ne situe pas ma personne toute entière dans mon sexe (ou tout orifice servant pour un rapport sexuel). Une personne prostituée vend un rapport sexuel, pas sa personne.
Ce qui est compliqué est que le sexe ne sera jamais une activité comme une autre. Une connaissance call girl me disait que si tu ne veux pas vraiment faire cette activité, alors ca sera la pire à vivre.
Une question qui anime aussi les juristes amateurs de droit des contrats.
La prostitution consiste t’elle à vendre son corps ou une simple prestation de travail ?
Dans la première hypothèse le contrat serait « nul » puisque le corps humain est par nature hors du commerce…
Cela reste quoi qu’il en soit un débat purement intellectuel s’agissant d’une activité illicite.
Valérie : se vendre oui, un commercial ou un metallo se vend, que ce soit le sexe ou les mains ou l’intellect, a mon avis c’est que le sexe ne doit pas être un emploi et que c’est juste une réminiscence machiste, on prend la prostitution comme un fait, mais à la base, faut pas combattre le fait qu’il y aie des clients ?
L’indigence sexuelle mon cul oui !
Si c’était vrai, il y aurait autant de prostitués hommes que femmes non ?
Valérie : Lorsque je parle de se vendre, je parle du « raccolage », de la démarche d’aller sur le net (ou dans la rue mais là ça ne colle pas avec mon exemple) et de parler à un mec pour négocier une passe. Si on devais etre pointilleux du dictionnaire, on devrait parler de « location », mais je pense que le terme de « vendre » marque le coté irréversible psychologiquement d’avoir accepter un tel deal.
Vaste sujet.
Jipé > en plus la plupart des hommes qui se prostitue le fond… avec des hommes ^^
jipe : c’est l’éternel débat entre abos et non abos… souviens toi des engueulades mémorables que j’ai eus à ce sujet chez les cdg. Pour moi vendre un service sexuel ne pose pas de pb en soi, n’est pas sexiste en soi.
La majorité des personnes faisant des ménages sont des femmes… baby sitters idem…
C’est le débat habituel hein. est ce que la prostitution est par nature même sexiste ? je dis que non. Plein de féministes diront que si.
leurs arguments tiennent la route.
Ce sur quoi il faudrait qu’on s’entende au minimum, c’est qu’est ce qui assurera au mieux la sécurité des personnes prostituées. Pour moi la punition du client ne protège pas les prostituées. Elles continuent à se prostituer et vont chez le client ou dans des lieux isolés pour éviter qu’il court des risques.
Note qu’en théorie avec la loi sur la sécu intérieure de sarkozy, les clients devraient AUSSI être arrêtés. dans les faits evidemment…
et ce qui est grave, c’est qu’avec cette bon dieu de loi sur le racolage passif, les prostituées foutent le camp en périphérie pour éviter les amendes (donc sont agressées, violées), jettent leurs capotes en urgence dés que les flics arrivent, n’osent plus s’approcher des permanences d’aide (car certaines ont été arrétées à la sortie). cette loi me met dans une colère inimaginable. (on passera sur la symbolique « tu t’habilles court vêtue et tu es dehors à deux h du matin, tu peux être arrêtée pour racolage passif… en clair, une femme n’a rien à faire dehors la nuit).
[...] là on cause bordels. Posté par Valérie (www) le 16 février 2009 à 7:00 | Musique | Société | Trackback | Lire [...]
En tant que féministe convaincue, je milite pour la prostitution masculine pas trop cher, genre une sorte de H&M du sexe.
Avec des suédois blonds.
ainsi s’achève mon marathon de commentaires chez Crèpe Georgette, je m’en vais pourrir quelqu’un d’autre.
[...] Edit du 10 mars : Ce mail, nous ne sommes pas les seules à l’avoir reçu, il semblerait que d’autres “agitées du bocal” sévissent sur la blogosphère, mais c’est pas là l’important, même si il s’agit d’un buzz monté de toutes pièces, même si il s’agit d’une opération commerciale, ce billet à non seulement suscité des commentaires intéressants et ouvert un débat sur une question que nous connaissions pas, mais en plus il permet de faire remonter un billet de Valérie, défendant avec brio exactement la position inverse : ici, blog de Crêpe Geoargette. [...]
[...] ne vais pas vous refaire un billet sur les maisons closes ; j’en ai fait un ici. Je me contenterai de contrer plusieurs éléments de ce fameux mail : – les personnes prostituées [...]
La prostitution est accessible en un claquement de doigts, en cherchant le mot « escort » sur internet, on y découvre des milliers de propositions, à domicile ou en hotel. Des maisons closes ne ferait que redonner des règles et un cadre à cette pratique, en la replaçant dans une ambiance, celle désuète des salons de courtisanes façon Balzac qui ne devait pas manquer de piquant.
Lire http://4321paris.fr/article.php?id_article=145 , http://www.rfi.fr/contenu/20100413-france-faut-il-rouvrir-maisons-closes , http://site.strass-syndicat.org/2010/03/groupe-de-travail-sur-la-prostitution-pas-sans-nous/
sextoy : Des maisons closes créeraient surtout une nouvelle ségrégation entre « bonnes » et « mauvaises » putes, les premières se voyant alors « accorder » quelques (miettes de) droits, et les secondes se voyant pourchasser, sans aucun droit.