« Tiens ta femme »
30 janvier 2009 par valerie | Classé dans Crêpage de chignon.(pas de photo. soit je balance du Nan Goldin qui tache et vous digérez mal votre déjeuner, soit je m’abstiens).
Après une excellente soirée à écouter Aubry ramer pour ramener des électeurs dans le giron PS (en vrai ca ne me réjouit pas; un parti d’opposition dans un tel état, c’est gravissime pour la démocratie), entendre des gens (Duhamel, Joffrin), pas plus choqués que ca, nous expliquer que Sarkozy, pourrait partir dans une dérive autoritariste, voilà que je regarde une émission sur la violence conjugale.
Oui une soirée placée sous le signe de l’optimisme.
Et des maris violents nous expliquent pourquoi ils le sont :
- « Quand ton mari rentre bourré, faut pas l’engueuler ; faut lui dire « mais pourquoi tu rentres tard, ton repas est froid, tu vas manger froid ». Si tu gueules, il te frappe normal ».
- C’est pas qu’il frappe, c’est que sa femme est tombée sur son pied (est-elle maladroite).
- Puis lui il frappe les mecs quand ils sont malpolis. Alors pourquoi qu’il frapperait pas aussi les femmes ? (l’antisexisme mis au service de la violence conjugale, j’aurais pas trouvé ca seule).
- « C’est mon trop plein d’affection qui part en violence ».
- Quand elle me dit « tu dégages », c’est qu’elle cherche la merde donc je frappe.
Le pire n’est peut-être pas cela. c’est d’entendre les femmes en face, expliquer.
- »Oui mais je lui avais fait plein de reproches ». (Et ? Quand bien même tu serais la pire des connes, ca justifie un coup de boule?)
Et c’est pour cela qu’il faut expliquer qu’une fille vaut autant qu’un homme. Même si vous ne voulez surtout pas être accolé au mot « féminisme ».
Tous les discours de ce soir partent du même présupposé. Une femme n’a pas autant le droit à la parole, autant le droit d’être énervée, autant le droit de se reposer et de ne pas faire à bouffer. Et ça, c’est intériorisé même par les femmes.
Le titre, vous l’aurez compris, est inspiré par la phrase de Moundir dont on a rigolé il y a peu. Ce genre de phrases symbolise parfaitement ce que je dis au dessus ; une femme, ca se tient, comme un clébard, dans la mentalité collective.
Moi le premier qui m’en décolle une, je crois que je lui démonte la tête par toute la violence accumulée au fin fond de moi-même…
Et je suis bien d’accord, le pire c’est la nana qui trouve une justification à l’impensable… qui intègre la faute…et qui par conséquent tend l’autre joue!
Pareil que Little Daewoo : Ca finirait très mal. Dans le sang.
Y’a peut-être une question d’éducation dans tout ça aussi, par les pères notamment… ?
LD ; je prefere préciser – même si je me doute que notre propos est le même – que le pire est bien sûr le mari violent.
Lousia ; c’est générique je dirais. On ne peut pas imputer une faute qu’aux seuls parents, je pense. Et la violence envers les femmes est vraiment un problème social, pas familial.
« Une femme qui est gentille avec toi et qui te parle bien, tu n’as aucune raison de lui taper dessus, tu la traites comme une reine! En revanche, si elle est désagréable, pas souriante, je la frappe, je la traite comme une servante! »
Edifiant: reine ou servante, choisis ton camp.
Parce qu’une servante ça se fait taper dessus?….
Je pense que le type qui tenait ces propos mérite qu’on lui arrache les poils des couilles à la pince à épiler et qu’on lui pèle la bite avec un éplucheur à légumes et qu’on lui fasse bouffer ce qui reste.
Non mais ON EST Où LA SANS BLAGUE!!!!!!????!!!!
Oui tu fais bien de préciser… le pire c’est bien le mari violent… (problème d’égo, petite bite sûrement…)
Sinon j’aime bien le châtiment proposé par Spike… on se croirait dans une recette de Maïté le glamour en plus
Le comportement des victimes de violence, c’est celui des otages, avec une sorte de syndrome de Stockholm. Pire encore, mélangé a l’affect initiale (oui parce qu’a la base le mec a pas croisé la nana dans un couloir « bing » grosse baf dans la tronche et zou je t’épouse)la victime culpabilise. Le « violent » accuse la victime de ne pas comprendre sa souffrance, et la victime se sent impuissante de ne pas pouvoir aider l’autre a s’en sortir, et du coup trouve des excuses.
Desproges parlait bien du sujet (pour changer) en décrivant les déboires d’un chien que son maître prend pour un punching ball parce qu’il est lui même la victime des gens au dessus de lui.
Ce qui est moche avec la violence, c’est que s’est un jeu de passe à dix ou on refile a son voisin notre mal être. C’est mon patron qui me gueule dessus, et moi qui gueule sur les gens en dessous de moi qui eux même gueulerons sur leur enfants le soir. On se dit que ça ne fait pas de mal parce que ça n’est pas physique, mais la violence, même verbale, elle reste, et elle circule d’une personne a une autre. C’est une sale petite teigne, elle passe de main en main, invisible, tapis dans un coin, et puis soudain elle vous saute a la gorge.
Mais elle est du genre maligne, elle vous fait croire que si vous la redonnez a quelqu’un vous en serez débrasser. Sauf qu’au passage vous la faite grandir, et elle se renforce comme ça.
Au bout d’un moment, la violence arrive chez quelqu’un trop faible pour lui faire face. Il ne sait pas gerer ses émotions, il n’a aucun exultoire… alors il gogne sa femme ou ses enfants, il gifle sa vieille mère parce que c’est commode. Et nous en arrivons aux dernières victimes de la violence : eux c’est le pire parce que comme ils n’ont personne a qui recracher cette haine, ils se l’infligent a eux même.
Je n’excuse pas les bourreaux, mais il m’arrive parfois de me demander si la frontière entre la « normalité » et la violence est si solide que ça. Je me demande ce qui ce serait passer si, les jours ou animé de rage à cause des coups bas de l’existence, je n’avais pas retenu mon bras. Est ce qu’un jour, las d’encaisser, je n’utiliserai pas tout le lot de colère que j’ai accumuler comme un carburant pourpre pour bruler ceux que j’accuse de me causer du tord ?
Je crois que tout est dit là…
Je n’ai pas vu l’émission mais ce que tu en relates est juste… affligeant !
Après, de l’extérieur, j’ai beaucoup de mal à comprendre l’installation sournoise de ce type de relation. Je veux dire par là que l’on trouve toutes et tous cela inadmissible, ceci étant des gens tombent dedans ! Comment ? Pourquoi ce rapport bourreau/ victime dans un couple ?
mais c’était quoi cette émission?? (hmm j’ai une inspiration qui commence par Del et finit par ue c’est ça?)
la plupart des phrases citées je les avais entendue mais le « c’est mon trop plein d’affection qui part en violence » ça j’avoue c’est inédit! si c’est de l’affection alors tant mieux mon chéri, moi aussi je t’aime et je te tends l’autre joue!
bon je ne reviens pas sur ce qu’en disent les femmes, doublement victimes sur ce coup là (et des coups, et de la position dans laquelle elles se trouvent de ce fait)
Aussi facile que puisse paraître l’association, je ne pense pas que la question des violences conjugales soit liée à la place de la femme dans la société.Je pense plutôt comme lousia et Flashou que la violence aux femmes est un pb aux causes personnelles et individuelles plutôt qu’un phénomène dont les causes seraient sociales.
Il y a plus une dimension psychologique que sociale.Et si les femmes en sont les principales victimes, c’est lié à leur faiblesse physique/hommes.Il ne faut pas tout appréhender sous le prisme du féminisme car c’est abusif.
Spike ; ah tu as regardé aussi. il etait merveilleux celui là. J’avais des bouffées de haine. celui ci était le pire ;c’est celui là qui prétendait que sa femme tombait sur son pied.
flashou ; toutes les victimes ne sont pas dans ce syndrome hein. Tu as aussi celles qui haïssent mais ont une peur panique de mourir.
Pour ton propos sur la violence. Tu as des gens qui le sont de manière générale ; c’est leur comportement qui est à travailler de manière générale.
Et puis tu as ces types. Qui jamais ne piperont mot dans la rue, ou gueuleront sur leur patron. Par contre chez eux, à l’abri, sur la femme,les enfants, le chien (LEURS choses) qui frapperont.
c’est pour ca qu’il faut étudier la violence conjugale sous l’angle du genre, et pas sous le simple angle de la violence,car elle est particulière.
julie ; non pas du tout delarue (le coté compassionnel de delarue me donne la gerbe). c’etait dans Infra rouge cette nuit. On laissait parler les victimes et les violents. Rien de plus, pas de com à la con ou de question idiote.
manou ; un des mecs violents, si on essayait d’écouter sans se dire « je le hais » tentait d’expliquer. c’était maladroit, mais je voyais ou il voulait en venir. beaucoup de femmes victimes de violence sont aussi issues de famille dans ce shema là,avec un père hypra macho, voire violent.
On constate souvent (et c’etait le cas de ce type) que le garcon violent, a subi de la violence (et ca ne veut pas dire que celui qui en a subi va le devenir) ! A l’inverse les femmes qui en ont subi enfant, vont reproduire en en subissant encore. ceci evidemment bien inconsciemment ; je ne dis pas qu’elles cherchent !
Il y a un gros travail à faire en amont, en éduquant encore et encore les enfants. Dire, même si ca semble évident, que, non on ne mérite jamais un coup.
J’ai en souvenir un procès d’un mari violent (sa femme l’avait dénoncé). Au procès elle s’est rétractée disant qu’au fond, tout ca c’etait par amour. après des années de violence, sa mésestime d’elle même était si forte qu’elle estimait mériter cela. Le juge a tranché pour la culpabilité du mari,estimant que des circonstances comme celles là (que j’apparente parfois à une secte) ne permettaient pas à la femme d’avoir un avis objectif.
max. sauf que si. Tout le monde peut décrocher un coup de pied. Tout le monde peut mettre un pain. ca fera moins mal que si c’est un homme de 80 kilos mais ca sera un coup.
Comment expliquerais tu qu’il y ait très peu de femmes violentes ? (il y en a mais ca s’exprime différemment).n’importe qui est apte à prendre un fusil et à tirer sur son conjoint ; ca ne nécessite aucune force. Les femmes ne le font pas ; on inhibe la violence chez les femmes très tôt (c’est un constat pas un regret).
tous les discours des hommes violents – et je rappelle que la majorité des hommes violents ne le sont qu’avec leur femmes,voire leurs enfants – va dans le meme sens. elle n’a pas fait COMME JE voulais. mon repas n’etait pas pret. elle a refusé du sexe. elle m’a mal parlé.
Le discoursque cite spike est caractéristique.ca n’est pas le discours que tiendra un mec lambda qui se bastonne en sortie de boite le samedi soir.
Il ne dira pas « les mecs en face de moi doivent être mes servantes. »
Merde max, le lien est supra clair quand même.
Il y a tout un discours, hyper visible, qui vise à ce que les femmes restent à leur place.
Mais un mec peut être macho, considérer sa femme comme une moins que rien sans lui cogner dessus.pour en arriver là, il faut qd même qu’il y ai un sérieux pb psychologique.Après que ces gens là soient des lâches, assurément.Mais je pense que la reproduction du schéma familial et des traumas de l’enfance est essentielle dans le pb.A la base je pense que ce sont des personnes frustrées affectivement et socialement et dont la seule réponse est la violence.Attention aucune justification de ma part.
Après effectivement la force et la violence sont des « valeurs » masculines, elles sont associées psychanalitiquement à la virilité(à du sexuel quoi)..Et comme tu le dis: »on inhibe la violence chez les femmes très tôt «
« l faut qd même qu’il y ai un sérieux pb psychologique » mais pas forcément max. une femme sur DIX est victime de violences conjugales chaque année. Non un homme sur dix (enfin tu vois ce que je veux dire) n’a pas de pb psychologiques.
une femme sur quatre est ou sera victime de violences sexuelles dans sa vie. meme constat.
« Mais je pense que la reproduction du schéma familial » et oui mais qui vient d’où ? il ne nait pas de rien ce schema familial. c’est toute une perpétuation.
Alors oui il y a de la misère affective, sociale, de l’alcoolisme, des traumas passés. Mais quand on constate que tout ceci s’exerce sur la femme, et pas sur le copain, le passant ou la porte, ca interroge.
« Attention aucune justification de ma part. »
bien sur ; je l’avais bien entendu ainsi.:)
Vaste sujet pour lesquels les solutions et situations sont souvent différentes d’un couple à un autre.
Premièrement, il est faut de dire qu’il y a moins de violences faites aux hommes au sein d’un couple.
Tout simplement, par taboo social, ces derniers ne viennent pas signaler leurs situations.
On a pris conscience du nombre d’incestes à partir du moment où les victimes se sont décidés à en parler (grâce à des campagnes la plupart du temps et à une nouvelle écoute de la part des intervenant)
Ensuite, je reste persuader que le schéma de violences continues au sein d’un couple vient de la difficulté d’extraire ces faits des sentiments qui y sont mêlées…pour la victime.
Cette spirale est difficile à apprécier pour quelqu’un d’extérieur. Il faut arriver à faire prendre conscience à la personne que ce n’est pas une situation normale et qu’une fois que les violences se sont exercées; elles reviennent jusqu’à leur issue ultime malheureusement.
Cette prise de conscience est nécessaire. Si elle ne veut pas être aidé, on arrive à rien.
Après, sur le fait qu’il s’agit d’un problème machiste ou un combat féministe…Non…C’est un problème de société qui touche toutes les catégories sociales et tous les milieux.
Cela passe par l’éducation mais tu trouveras toujours des gens qui passeront le pas…
On voit bien que la politique pénale et les orientations des services de police et de gendarmerie ont changé depuis une dizaine d’années sur ce sujet.
Vos réactions « Moi je lui ferait voir… »sont très bien quand nous ne sommes pas mis en face d’une telle situation mais quand elle survient on ne connaît pas notre façon de réagir.
J’ai connu des femmes cultivées, travaillant avec des postes à responsabilité, « féministes » se faire battre et ne rien dire…
Secouer la carpette
Un iranien de petite taille a demandé le divorce devant le tribunal en affirmant que sa femme, de grande taille et très forte, le battait tous les soirs.
Je suis un agent de nettoyage dans un hôtel et je dois quitter tard mon travail. Mais ma femme croit que je vais ailleurs avant de rentrer à la maison. Quant à sa femme, elle réplique que par ses coups, elle ne fait que réclamer ce qu’une épouse est en droit d’attendre d’un petit mari qui nettoie tout le temps : de l’amour propre.
Pascal ; oui c’est dans tous les milieux. personne ne l’a nié. Tu peux ne pas être d’accord mais ca reste un fait ; les femmes sont davantage frappées qu’elles ne frappent. Pas par une nature plus gentille bien evidemment ; juste parce qu’une femme inhibe sa violence physique c’est ce qu’on lui a appris à faire.
Comme je le disais à max ; il y a des spécificités à prendre en compte dans la violence conjugale et la violence de genre. je peux fournir des études si besoin.
Le seul cas de violence d’une femme envers son mec que j’ai personnellement connu obéissait aux memes schemas. Une femme à la recherche d’une image virile, d’un mec qui lui en imposerait (mais qu’elle n’aurait pas supporté). Elle choisit un homme effacé, qui se plie à ses désirs. Il ne correspond pas à l’image traditionnelle de l’homme ; elle le méprise, le frappe.
c’est là qu’on constate qu’on est dans le meme type de problématique. Une société qui renvoie chacun dans des roles sexués figés; si on ne s’y conforme pas, on le paie. Cet homme n’etait pas un « vrai homme » (viril, dominant) comme les femmes battues ne sont pas des « vraies femmes »(soumises). Je veux bien sur dire par là « qui ne correspondent pas au role social attendu ».
Bien sur que l’éducation ne pallie pas tout, mais elle aide énormément.
romu ; tu es horrible !
)
Comme je le laissais sous entendre dans mon message précédent, la question de la violence dans le couple me travaille beaucoup. J’ai un tempérament sanguin, et un gabarit haut / large combiné à une connaissance poussé des manières de faire mal qui me permetrai facilement de finir toute discution qui ne me convient pas. Après tout comme disait Audiard « Quand les mecs de 120kg parlent, les mecs de 60kg écoutent… »
Mais voila, j’ai un bloquage vis-à-vis de ma propre capacité a propager la violence. Enfant, j’ai tabasser un autre gamin dans un acces de rage a tel point que 3 adultes durent me tomber dessus nous séparer. Le résultat de cet acte stupide me laissa une profonde blessure, car j’avais pris conscience que j’étais potentiellement dangereux si je n’y prenais pas garde.
Je m’estime être une personne intelligente et raisonable, pourtant le Mister Hyde en moi se rappel de temps à autre, et je me demande vraiment si il serait si difficile que je bascule dans le coté obscure. Pour revenir sur la violence conjugale, je n’ai jamais touché mes petites amies (enfin si ! n’aller pas croire n’importe quoi ^^) mais il y’a eut plus d’une fois ou ce n’était pas l’envie qui m’en manquait.
Qu’est ce qui fait la difference entre moi qui me retient alors que j’ai clairement ce genre de « pulsion » (le Thanos dans toute sa superbe) et ceux qui passent à l’acte ?? vivant moi même dans la crainte de ma propre violence, je serai assez curieux d’avoir vos avis.
Parce que ce n’est justement pas une pulsion. Une pulsion ne se réfléchit pas, tu n’as pas le temps de dire « alors si je frappe,je vais faire mal ». Pire, frapper va soulager un cours instant.
On peut penser aussi que cette expérience gamin t’a marqué au point d’inhiber toute violence. ca aurait pu être strictement l’inverse.
je pense aussi que les gens qui disent « je pourrais le faire » ont suffisamment travaillé sur eux mêmes pour ne pas le faire.
Valérie >> hum… ça serait pour ça alors que je suis super fort a Street Fighter et consors, c’est lié a une frustration infantile.
Remarquez, la je rigole mais quand j’y repense c’est effectivement un truc qui me marquera toute ma vie : j’avais briser chaque doigts chaque ongles du gamin avec les crampons de mes chaussures de foot.
Tiens c’est marrant : depuis le temps j’aime plus trop le foot…
elle ne m’a pas fait marrer moi la phrase de Moundir.
je préfère qu’on pense que je n’ai pas d’humour plutôt que de rire jaune ce qui serait déjà de trop sur le sujet.
Qu’une personne puisse être violente, malheureusement tu n’en es jamais à l’abri, tu ne maîtrises pas la réaction de l’autre, mais l’acceptation de la violence par la victime sur fond de culpabilité en prime, c’est une violence qu’on se fait à soi,une double peine en somme. Ouvrir et faire ouvrir les yeux sur l’inacceptable, ça me paraît encore plus urgent et salvateur que d’espérer qu’un connard le soit moins le lendemain. (Merde, je perds mon idéalisme de jour en jour ces derniers temps, LLM sort de mon corps !)
flashou : visiblement c’est qq chose qui t’a très durablement marqué, ca explique sans doute ta vigileance actuelle.
Jt’avoue Nath que je suis capable de rire d’à peu près tout cf mes blagues immondes sur la shoah.
).
Et je pense que via l’humour on fait comprendre pas mal de trucs (et c’est à toi que je dis ca !
Disons, pour les mecs violents, que ces mecs là sortiront de taule un jour (enfin s’ils rentrent) ; faut donc bien faire qq chose pour qu’ils travaillent sur ca.
Pour les femmes… ah. on a constaté que si les femmes sont moins payées à salaire et poste égal c’est aussi parce qu’elles ne négocient pas,ne s’estiment pas. donc repeter encore et encore qu’une femme vaut autant qu’un homme, qu’elle n’est pas plus conne, plus méchante ou que sais je, ca aidera aussi les futures femmes battues (cette expression est atroce mais realiste) à refuser, partir, ne pas accepter.
« Il faut se rire de tout de crainte d’avoir à en pleurer »
Genghis Khan « méditation a dos de cheval tome 1″ (ed Plon)
Oui, je pense que l’humour peut aider à faire passer des messages, pour autant je me sens bien incapable de rire de tout. Pas plus de la shoah que d’autres drames.
Contrairement à Genghis Khan, « je préfère ne pas me rire de tout de crainte de me donner envie de gerber ».(ed personnelle)
je comprends le propos de Nath perso.
Souviens toi flashou de certaines réactions à mes images sur pingoo.
C’est justement l’inverse moi « rire pour pas gerber » ; mais la frontière est mince. (et mes images ou les textes de romu n’auraient pas suscité autant de réactions indignées si le sujet était limpide).
La violence conjugale, est un mal souvent insidieux, bien sûr, comme toutes les femmes, elle aussi a dit un jour, le premier qui me baffe se prend une baffe, mais c’est pas si simple.
Ca commence par dévaloriser, rabaisser, humilier.
Puis un jour, un coup.
Des excuses
puis un autre coup
d’autres excuses
puis ce sont les enfants qui sont otages
tu sors de la chambre, où je te tue ton fils?
puis les coups, les cris, les hurlements.
Les voisins que l’enfant va chercher
« pour pas qu’il tue maman »
l’alcool.
les excuses, les pardons
les flics, qui disent, « mais madame, on peut pas l’arrêter, il vous a rien fait ».
Ou alors qui l’arrêtent
puis le laissent ressortir, c’est la loi.
puis des excuses
des pardons
l’alcool
des excuses, sans fin.
une spirale infernale bien en place, une horreur bien cachée, qu’on ne doit pas dire, qu’on ne doit pas montrer. La famille qui ferme les yeux, pire ! qui cherche des excuses, des explications à l’inexplicable.
il n’est pas loin le temps où si on se frappait une femme, même si on ne savait pas pourquoi, on partait du principe, que elle, elle savait pourquoi, et qu’elle l’avait forcément mérité.
Maintenant avec tous ces bons conseils, Monsieur saura désormais comment « bien » me traiter !
C’est la police qui laisse ressortir..c’est la justice qui décide de la chose même si certains devraient apprendre à écouter….
Valérie > oui je me rappel des réactions et je trouvais que la façon dont les gens s’en plaignaient était vraiment navrante. Que tu n’adhere pas et que tu trouve ça pourri c’est une chose, après de tomber sur la personne en lui disant « MAIS TU TE REND COMPTE ! TU FAIS L’APOLOGIE DE LA SHOAH ET DES MECHANTS NAZI !! » (là c’est moi qui caricature bien entendu) et bien c’est très culcul. Je préfere dire du mal et ne pas le penser que l’inverse.
Je sais que tu partage avec moi une admiration immodéré pour Desproges, et je pense du coup connaitre tes critères en matière de « drole / pas drole ». Pas de bol pour nous, Saint Pierre faisait autant grincer de dents que s’agiter les zygomatiques, nous classant ainsi dans la frange délicate et sujette a controverse des amoureux de l’humour noir avec-juste-un-nuage-de-lait-merci-madame-oh-bordel-c’est-chaud
En réfléchissant au sujet, je me suis poser la question de l’apparition de ces bandes de jeunes filles très violentes voir parfois plus violentes que des garçons…
Qu’en pensez vous?
Pascal > les filles se « masculinise » pour ne pas être emmerdées. Dans une cité, une fille féminine est une cible, alors il faut bien avoir du répondant. C’est peut etre aussi générationnel, là je n’ai pas trop de point de vue… (ah tiens, pour une fois j’ai fait court ^^)
J’ai regardé cette émission. Et non, je ne comprend pas pourquoi ces femmes restent. j’ai moi même été victime de mon ex mari. Une fois, une seule (en même temps, il m’a quand même pété le nez). Mais pas 2. Je ne me suis pas défendue (tellement j’ai été surprise), mais j’ai pris mon fils, quelques affaires et je suis partie. De toute façon, il devenait violent verbalement déjà, et je cherchais discrètement un appartement car cela non plus je ne le tolérais pas. je reste persuadée que la viloence verbale, le harcèlement moral déboucheront un jour sur la violence physique. Il a bien essayé par la suite de demander pardon, de me jurer qu’il ne recommencerait pas. Ben non merci. La confiance est rompue, l’amour s’est transformé en mépris, en pitié, même pas en haine bizarrement, juste une un grand mépris et un dégout. C’est pourquoi je ne comprends vraiment pas qu’une femme puisse encore éprouver de l’amour pour son bourreau malgré toutes les explications de celles-ci dans cette émission.
Quant à Monsieur le philosophe…. je faisais des bonds de 2 mètres et insultais la télé (oui chez moi, la télé se fait souvent insulter. Va t’elle un jour me quitter ? . Ce type est un grand malade pour moi. Comment peut il même croire en ce qu’il dit ???? En plus, il m’a fait rire avec son interprétation de la femme reine ou servante. Je pense que le sens premier était qu’une femme est soit dominatrice (reine) ou soumise (servante). Et non pas le contraire. Un grans moment de philosophie ! Sa femme qui vient se jeter sur son pied….. Et qui ose l’engueuler quand il rentre super tard alors qu’elle lui avait fait à bouffer… Mes poils se dressaient sur mes bras.
Bref, cette émission n’a apporté aucune solution. Aucun conseil aux éventuelles victimes. bien entendu, celles-ci se reconnaitront dans les femmes qui témoignaient… Mais est(-ce une bonne chose puisque celles-ci avouaient aimer leur mari… et ne songeaient apparemment pas à une rupture ?
Pascal ; que j’ai pas de solution ? Dans un mag féminin de ce mois ci, il y a un article sur le sujet. Une jeune fille est devenue ultra violente après une agression inommable. depuis elle a commis des actes graves. Sauf… qu’elle agresse des filles, pas des hommes. C’est là que c’est intéressant. Les filles se masculinisent pour ne courir aucun risque. Elles frappent celles qui auraient dit du mal d’elles, parce que si rumeur il y a, elles pensent être foutues.
Mais je ne sais pas si elles s’en prennent à leurs agresseurs. Toutes les affaires violentes concernant des filles concernaient des « filles contre filles ».
De manière caricaturale, les victimes se tapent dessus entre elles.
dans l’article, l’affaire de sohane, brulée vive, etait evoquée. Les filles disaient d’elle « ah elle était faible, c’est pour ca ».
C’est très grave ; on revient à ce qu’on disait plus haut « tu as été faible DONC pas étonnant ». faible ou pas, est il besoin de préciser que Sohane n’a jamais mérité ce qui lui est arrivé ?? on dirait que oui !
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Nad. le reportage ne pretendait pas apporter des solutions, simplement montrer.
Tu sais chaque parcours est différent. Quand tu as une estime de toi très basse, que toute ta vie on te répéter que tu ne vaux rien alors tu peux penser que c’est vrai. Et rester.
Il y a aussi des gens très manipulateurs, adorables en public ou adorables après avoir frappé « pardon, je t’aime, j’etais fatigué, mon travail c’est horrible ». c’est très sectaire.
Dom (merci dom) décrit très bien ce processus.
J’ai battu ma femme, une fois.. puis après jamais plus, j’avais failli plusieurs fois avant mais ça avait toujours avorté, faut dire qu’elle est trop forte a Space invaders..
Nan sérieux, j’ai essayé de lire tous les messages, c’est con a dire, mais y a de l’amour dedans, on pense toujours qu’on va le ou la faire changer, qu’il ou elle est mal et que c’est pas de sa faute.
Croyez moi c’est vachement compliqué une situation comme celle là, super plus compliqué pour un femme en fait je le crois, mais toujours difficile de justifier la balafre au boulot, et ça se guérit parfois a force de paroles.
Ni brillant, ni pertinent..
Valérie, je n’ai rien dit j’ai juste évoqué le sujet de ces filles qui deviennent de plus en plus violentes….
Justement, je trouve ton éclairage pertinent…On pourrait le mettre en parallèle.
Est ce que ces hommes qui battent ont été à un moment de leurs enfances ou adolescences battus?
Je ne cherche pas à excuser à minimiser mais à réfléchir à ce qui amène cette violence…
Oui je l’ai évoqué au dessus. Les hommes violents ont souvent des parcours difficiles. (attention, un homme violent a pu avoir une enfance difficile mais ca ne veut pas dire qu’un enfant à l’enfance difficile deviendra violent ! ).
ce qui est intéressant à voir c’est que les femmes qui ont connu des traumas enfant ou ado ; ont tendance à se blesser, tomber sur des maris violents etc (evidemment c’est tout à fait inconscient). elles passent de victimes à victime.
un homme lui de victime deviendra bourreau (evidemment pas toujours ! ).
c’est ce que disait un homme du reportage. il avait été abusé sexuellement, il etait battu par son pere sous les yeux de samere qui ne disait rien (mais a fini par partir avec lui sous le bras). Il pensait que, lorsqu’il battait ses femmes (marié trois fois), il punissait en fait sa mère.
Valérie > n’est ce pas là une application du schéma d’évolution classique ou les petites filles sont attaché sentimentalement à l’image du père (transition vers une autre image paternelle qui continuera à les victimiser) tandis que les garçons eux, doivent prendre sa place (passage du status de victime a celui de bourreau) ?
« il avait été abusé sexuellement, il etait battu par son pere sous les yeux de samere qui ne disait rien (mais a fini par partir avec lui sous le bras). Il pensait que, lorsqu’il battait ses femmes (marié trois fois), il punissait en fait sa mère. »:C’est bien ce que je disais!et je crois qu’il y en a beaucoup comme cela